• Mardi 7 septembre au soir, les 4 secrétaires nationaux du POI publient un communiqué affirmant :
« Au soir du 7 septembre, exceptionnel, pour l’immense majorité des manifestants, les
choses sont claires : personne n’a reçu mandat pour entrer dans le jeu grossier de
Sarkozy. »
Ce communiqué est diffusé à des dizaines de milliers d’exemplaires dans tout le pays.
• Mercredi 8 septembre, Informations ouvrières rend compte de la journée du 7 septembre :
« Tandis que des millions sont dans la rue, Sarkozy déclare maintenir son projet, se dit prêt à « négocier aux marges ». Des millions de manifestants n’ont pas donné mandat pour amender le projet de loi. Ni amendable, ni négociable. Retrait. »
• Jeudi 9 septembre : Le POI estime devoir — à la demande de ses adhérents et de nombreux travailleurs de toutes tendances — faire connaître des informations en sa possession, afin de contribuer sur le plan qui est le sien au débat en cours dans la classe ouvrière dans le combat pour arracher le retrait du projet de loi Woerth-Sarkozy.
• Samedi 11 septembre, le Bureau national du POI se réunira. Il discutera de cette situation et exposera publiquement ses conclusions politiques.
Le 8 septembre dans l’après-midi, les
organisations syndicales CFDT, CFE/CGC,
CFTC, CGT, FSU, UNSA ont adopté un
communiqué commun dans lequel on peut lire :
« Réunies le 8 septembre 2010 elles décident de
poursuivre et d’amplifier le processus de
mobilisation pour obtenir des mesures justes et
efficaces afin d’assurer la pérennité du système
de retraites par répartition. »
Ce communiqué appelle à « une journée forte
d’initiatives et d’interpellations » le 15
septembre et à « une grande journée de grèves et
de manifestations » le 23 septembre.
Le contenu de ce communiqué commun avait été
donné le matin même par Eric Aubin,
responsable des retraites à la CGT, dans une
interview à l’Express : « Aujourd’hui 8
septembre, le président de la République réunit
François Fillon, Eric Woerth et Georges Tron
pour discuter de la réforme. On voit que les
choses bougent. »
Suite au communiqué commun, Nadine Prigent,
autre responsable de la CGT, déclare que ces
initiatives visent à obtenir « des modifications
substantielles du texte gouvernemental ».
Chérèque, de son côté, déclare : « On est en train
de faire bouger les lignes. On est train de faire
douter y compris les personnes de bonne volonté
de la majorité. (…) Je ne comprends pas que le
gouvernement ne soit pas capable de lui tendre
la main qu’on lui tend. »
Force ouvrière et Solidaires ne sont pas
signataires du communiqué commun.
Dans une circulaire, Jean-Claude Mailly
explique à propos de la réunion des
organisations syndicales : « Nous avons formulé
notre exigence de retrait, ce qui a été refusé. La
discussion a surtout porté sur la date de la
journée d’action. L’Assemblée nationale votant
le 15, nous étions partisans de mobiliser ce jour,
ainsi que la FSU et SUD. Mais … la CGT et la
CFDT ont objecté qu’il serait difficile de
mobiliser au même niveau que le 7. La date du
23 septembre a finalement été retenue.
Incontestablement, avec leur communiqué
commun, Thibault et Chérèque vise à semer le
désarroi parmi les travailleurs et cela peut peser.
Cependant, dès le 8 septembre en soirée et le 9,
dans de nombreuses réunions de la CGT, le
communiqué commun a soulevé une vague de
protestations.
Ainsi, à l’issue d’une assemblée de militants
dans le Val-de-Marne, l’Union départementale
CGT publie un communiqué : « Concernant le
15 septembre jour du vote », l’UD
considère « après en avoir débattu [qu’] une
manifestation en direction de l’Assemblée
nationale est indispensable pour faire entendre
aux représentants de la République la voix de
ceux qui rejettent le projet de réforme des
retraites gouvernemental. »
Et « appelle l’ensemble des salariés actifs,
retraités, privés d’emploi…, à amplifier la
mobilisation pour le retrait du projet Sarkozy. »
La réunion fut l’occasion d’un âpre débat. Un
militant exprime le sentiment de tous : « Je suis
en colère ! Le 23 c’est trop tard. Une
mobilisation symbolique le 15 c’est insuffisant.
Pour moi, la CGT s’est une fois de plus couchée
devant la CFDT. J’en ai plus qu’assez de cette
politique d’alignement systématique sur la
CFDT. La CGT a suffisamment de poids pour
entraîner la FSU sur ses positions, elle aurait dû
faire l’unité avec FO et SUD. »
Le même vent de révolte s’est exprimé dans une
réunion analogue à Paris.
Dans la journée du 9, de nombreuses
instances ont pris position pour manifester le 15
à l’Assemblée nationale. Ainsi, le syndicat CGT
Energie à Paris « afin d’obtenir, comme
l’expriment nos syndiqués, le retrait total de la
loi contre les retraites, la mobilisation doit
s’amplifier. La Commission exécutive du
syndicat CGT Energie Paris exprime son total
désaccord avec les propositions de
l’interfédérale d’une journée d’initiative le 15
septembre et d’une nouvelle grève le 23, soit 8
jours après le vote de la loi au Parlement. Notre
CE exige que la CGT appelle dès le 15
septembre, jour du vote de la loi, dans l’unité la
plus large, à une grève et à une manifestation
centrale vers l’Assemblée nationale. »
D’autres instances ont pris position dans le
même sens tant dans la région parisienne qu’en
province. Ainsi le syndicat CGT PTT d’Eure et
Loir déclare : « Ce projet de loi n’est ni
amendable ni négociable, ceci est absent de la
déclaration syndicale du 8 septembre. Nous le
regrettons, et demandons que ce soit clairement
affirmé par notre confédération (des dizaines
d’UD et des milliers de syndicats de la CGT le
demandent). Le projet de loi passe à l’Assemblée
nationale le 15 septembre. Nous demandons
qu’il y ait appel à la grève nationale
interprofessionnelle et à manifester le 15 dans
les départements et à l’Assemblée nationale.
Cela suffit que Chérèque mène la barque. »
Le conseil national du Parti socialiste
déclare : « Les François sont parfaitement prêts
à faire des efforts. Beaucoup d’entre eux sont
disposés à travailler plus longtemps, compte
tenu de l’allongement de l’espérance de vie ;
mais à condition que les efforts soient justes,
partagés équitablement et utiles. »
Le PS « mènera le combat au Parlement contre
ces mesures iniques et y portera ses propres
propositions. » Martine Aubry déclare :
« Partout en Europe il y a eu un débat national
et pratiquement un consensus dans tous les
pays. »
Les députés du PCF et du Parti de Gauche
dénoncent également un « passage en force » :
« On n’a pas le temps de discuter les
amendements. On essaie de passer en force à
l’Assemblée nationale. C’est inacceptable. Nous
allons nous battre pour qu’il y ait un peu de
démocratie dans cette enceinte », déclare Marie-
George Buffet.
Et pendant ce temps-là, François Baroin
annonce que l’Etat entend ramener son déficit de
152 milliards à 100 milliards d’euros. Il qualifie
« d’intangible » l’objectif du gouvernement de
ramener son déficit public tel que défini par
l’Union européenne, Etat, Sécurité sociale et
collectivités locales, à 6% du PIB.
Cela pendant que la crise de l’Etat se
poursuit. Ce jeudi 8 au matin, le siège de l’UMP
a été perquisitionné…
Réunion ouverte POI
Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
samedi 11 septembre 2010
Communiqué du bureau national du Parti ouvrier indépendant
7 septembre : trois millions de travailleurs font grève et manifestent contre le projet de loi sur les retraites.
10 septembre : l’Assemblée nationale vote l’article 5 du projet de loi, qui porte à 62 ans et 67 ans le droit au départ à la retraite et le droit de départ à la retraite à taux plein !
En trois jours, au mépris de toute démocratie, au mépris de l’exigence du retrait de la réforme, l’Assemblée nationale s’arroge le pouvoir de tenter de porter un coup majeur aux conditions d’existence de millions de salariés !
• Une Assemblée nationale aux ordres, qui, dans le cadre de la Ve République, n’a d’autre pouvoir que d’exécuter les exigences du président de la République, lui-même aux ordres de l’Union européenne et des institutions du capital international ;
• une Assemblée nationale dont 90 % du travail consiste à transcrire les directives
européennes ;
• une Assemblée nationale qui, comme l’a déclaré un député UMP ce 9 septembre, vote
cette contre-réforme parce qu’« elle nous permet de conserver la signature de la France auprès des agences de notation » ;
• une Assemblée nationale aux ordres de ceux qui spéculent, détruisent les emplois,
privatisent et pillent le pays ;
• une Assemblée nationale qui met en application la décision prise dès 2002 au sommet
européen de Barcelone, avec la participation de Chirac et Jospin, d’augmenter dans toute l’Europe de 5 ans l’âge de départ à la retraite.
CETTE ASSEMBLÉE NATIONALE CROUPION, sans autre pouvoir que d’appliquer les diktats des agences de notation, c’est-à-dire de la classe capitaliste, n’a rien à voir avec la démocratie. Elle n’a aucune légitimité.
A l’origine des coups majeurs portés contre la classe ouvrière, on trouve la soumission totale aux exigences des grands groupes capitalistes et de
leurs actionnaires, avides de profits et de dividendes.
Le capital financier a obtenu du gouvernement le renflouement de ses pertes dans la spéculation et la crise de 2007-2008, poussant les Etats sur la voie
d’un nouvel et gigantesque endettement.
Aujourd’hui, il exige de baisser encore plus le « coût du travail » par la précarité, l’austérité salariale, la réduction des effectifs de la fonction
publique, les délocalisations et destructions massives d’emplois, l’attaque contre les retraites et la privatisation de la protection sociale, créant une
situation où les travailleurs et les jeunes se posent chaque jour davantage la question : où est l’issue ?
Pour l’heure, pour tous, la première des questions est l’unité d’action pour le retrait du projet Sarkozy, projet ni amendable ni négociable.
Mais la vérité doit être dite. Cette prétendue Assemblée nationale n’aurait certainement pas pu se livrer à ce véritable forfait si les députés du Parti
socialiste, du Parti communiste et du Parti de gauche qui y siègent n’avaient pas offert leur concours à cette parodie de « débat » parlementaire.
Qu’ont-ils dit à l’Assemblée nationale ? Travailleurs, vous avez le droit de savoir. (…/…)
Quand des millions de salariés exigent, le 7 septembre, « Retrait du plan sur les retraites », Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste,
déclare à l’Assemblée : « Ce matin, deux projets sont en présence et la bataille va continuer projet contre projet. » Quelle « bataille projet contre projet » ? Y at-il bataille quand le résultat est connu d’avance ?
Membre du même groupe, le député Gaëtan Gorce déclare à l’intention de l’UMP : « En 2003, vous avez travaillé sur la notion d’un allongement de la durée
de cotisation, ce que nous acceptons aujourd’hui comme une base de travail normale. » Base de travail normale, l’allongement de la durée de cotisation
? Les travailleurs n’ont-ils pas suffisamment cotisé ? Il faut bien constater que ces interventions et amendements du Parti socialiste tournent le dos
à l’exigencemassive du retrait.
Quand le 7 septembre, les manifestants scandent : « Ni amendable ni négociable », Marie-George Buffet, au nom du groupe communiste, déclare en direction du gouvernement : « Arrêtez de répéter qu’il n’y a pas d’autres solutions que votre
réforme. Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche en proposent : acceptez d’en débattre.
» Qui peut croire que l’enjeu de la situation, ce 10 septembre, c’est que le gouvernement accepte de débattre dans une Assemblée nationale privée de tout pouvoir ?
Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche veulent « obtenir le plus rapidement possible le retrait de votre texte » et « proposer, le moment
venu, une véritable alternative pourmettre en oeuvre un projet de rupture avec la politique qui est la vôtre », déclare son collègue Marc Dolez. Le plus
rapidement possible ? Lemoment venu ? Si lesmots ont un sens, cela veut dire attendre 2012. Ce n’est rien d’autre que ce qu’a déclaré Ségolène Royal la
veille à la télévision. C’est maintenant, c’est tout de suite que les travailleurs veulent faire reculer par leurmobilisation, par la lutte de classe, le gouvernement
aux ordres des agences de notation. Le seul enjeu, c’est le retrait.
Quelle est la signification de ces discours et prétendus débats, apparences de polémique dans une enceinte « parlementaire » dans laquelle, chacun le
sait, tout est joué par avance ?
Soyons clairs. En cautionnant cette sinistre comédie, les partis qui prétendent défendre la classe ouvrière et la démocratie prennent la responsabilité
— parce qu’ils respectent le cadre fixé par l’Union européenne—de tourner le dos aumandat des millions de grévistes et manifestants du 7 septembre,
de fournir au gouvernement la légitimité inespérée qui lui fait défaut.
Le Parti ouvrier indépendant combat pour la reconquête de la démocratie politique. Reconquérir la démocratie politique, ce n’est pas attendre 2012 pour une « alternance » sous contrôle de l’Union européenne. C’est, tout de suite, combattre pour la rupture avec les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne, institutions au seul service de la classe capitaliste engagée
dans une offensive sans précédent contre la force de travail, contre la jeunesse et les travailleurs des villes et des campagnes.
Reconquête de la démocratie qui aujourd’hui, sur le terrain même de la lutte de classe, se concentre dans la réalisation de l’unité, travailleurs et organisations,
sur l’exigence commune : la contreréforme des retraites doit être immédiatement
retirée.
Rejoignez le Parti ouvrier indépendant !
10 septembre : l’Assemblée nationale vote l’article 5 du projet de loi, qui porte à 62 ans et 67 ans le droit au départ à la retraite et le droit de départ à la retraite à taux plein !
En trois jours, au mépris de toute démocratie, au mépris de l’exigence du retrait de la réforme, l’Assemblée nationale s’arroge le pouvoir de tenter de porter un coup majeur aux conditions d’existence de millions de salariés !
• Une Assemblée nationale aux ordres, qui, dans le cadre de la Ve République, n’a d’autre pouvoir que d’exécuter les exigences du président de la République, lui-même aux ordres de l’Union européenne et des institutions du capital international ;
• une Assemblée nationale dont 90 % du travail consiste à transcrire les directives
européennes ;
• une Assemblée nationale qui, comme l’a déclaré un député UMP ce 9 septembre, vote
cette contre-réforme parce qu’« elle nous permet de conserver la signature de la France auprès des agences de notation » ;
• une Assemblée nationale aux ordres de ceux qui spéculent, détruisent les emplois,
privatisent et pillent le pays ;
• une Assemblée nationale qui met en application la décision prise dès 2002 au sommet
européen de Barcelone, avec la participation de Chirac et Jospin, d’augmenter dans toute l’Europe de 5 ans l’âge de départ à la retraite.
CETTE ASSEMBLÉE NATIONALE CROUPION, sans autre pouvoir que d’appliquer les diktats des agences de notation, c’est-à-dire de la classe capitaliste, n’a rien à voir avec la démocratie. Elle n’a aucune légitimité.
A l’origine des coups majeurs portés contre la classe ouvrière, on trouve la soumission totale aux exigences des grands groupes capitalistes et de
leurs actionnaires, avides de profits et de dividendes.
Le capital financier a obtenu du gouvernement le renflouement de ses pertes dans la spéculation et la crise de 2007-2008, poussant les Etats sur la voie
d’un nouvel et gigantesque endettement.
Aujourd’hui, il exige de baisser encore plus le « coût du travail » par la précarité, l’austérité salariale, la réduction des effectifs de la fonction
publique, les délocalisations et destructions massives d’emplois, l’attaque contre les retraites et la privatisation de la protection sociale, créant une
situation où les travailleurs et les jeunes se posent chaque jour davantage la question : où est l’issue ?
Pour l’heure, pour tous, la première des questions est l’unité d’action pour le retrait du projet Sarkozy, projet ni amendable ni négociable.
Mais la vérité doit être dite. Cette prétendue Assemblée nationale n’aurait certainement pas pu se livrer à ce véritable forfait si les députés du Parti
socialiste, du Parti communiste et du Parti de gauche qui y siègent n’avaient pas offert leur concours à cette parodie de « débat » parlementaire.
Qu’ont-ils dit à l’Assemblée nationale ? Travailleurs, vous avez le droit de savoir. (…/…)
Quand des millions de salariés exigent, le 7 septembre, « Retrait du plan sur les retraites », Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste,
déclare à l’Assemblée : « Ce matin, deux projets sont en présence et la bataille va continuer projet contre projet. » Quelle « bataille projet contre projet » ? Y at-il bataille quand le résultat est connu d’avance ?
Membre du même groupe, le député Gaëtan Gorce déclare à l’intention de l’UMP : « En 2003, vous avez travaillé sur la notion d’un allongement de la durée
de cotisation, ce que nous acceptons aujourd’hui comme une base de travail normale. » Base de travail normale, l’allongement de la durée de cotisation
? Les travailleurs n’ont-ils pas suffisamment cotisé ? Il faut bien constater que ces interventions et amendements du Parti socialiste tournent le dos
à l’exigencemassive du retrait.
Quand le 7 septembre, les manifestants scandent : « Ni amendable ni négociable », Marie-George Buffet, au nom du groupe communiste, déclare en direction du gouvernement : « Arrêtez de répéter qu’il n’y a pas d’autres solutions que votre
réforme. Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche en proposent : acceptez d’en débattre.
» Qui peut croire que l’enjeu de la situation, ce 10 septembre, c’est que le gouvernement accepte de débattre dans une Assemblée nationale privée de tout pouvoir ?
Les députés du Parti communiste et du Parti de gauche veulent « obtenir le plus rapidement possible le retrait de votre texte » et « proposer, le moment
venu, une véritable alternative pourmettre en oeuvre un projet de rupture avec la politique qui est la vôtre », déclare son collègue Marc Dolez. Le plus
rapidement possible ? Lemoment venu ? Si lesmots ont un sens, cela veut dire attendre 2012. Ce n’est rien d’autre que ce qu’a déclaré Ségolène Royal la
veille à la télévision. C’est maintenant, c’est tout de suite que les travailleurs veulent faire reculer par leurmobilisation, par la lutte de classe, le gouvernement
aux ordres des agences de notation. Le seul enjeu, c’est le retrait.
Quelle est la signification de ces discours et prétendus débats, apparences de polémique dans une enceinte « parlementaire » dans laquelle, chacun le
sait, tout est joué par avance ?
Soyons clairs. En cautionnant cette sinistre comédie, les partis qui prétendent défendre la classe ouvrière et la démocratie prennent la responsabilité
— parce qu’ils respectent le cadre fixé par l’Union européenne—de tourner le dos aumandat des millions de grévistes et manifestants du 7 septembre,
de fournir au gouvernement la légitimité inespérée qui lui fait défaut.
Le Parti ouvrier indépendant combat pour la reconquête de la démocratie politique. Reconquérir la démocratie politique, ce n’est pas attendre 2012 pour une « alternance » sous contrôle de l’Union européenne. C’est, tout de suite, combattre pour la rupture avec les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne, institutions au seul service de la classe capitaliste engagée
dans une offensive sans précédent contre la force de travail, contre la jeunesse et les travailleurs des villes et des campagnes.
Reconquête de la démocratie qui aujourd’hui, sur le terrain même de la lutte de classe, se concentre dans la réalisation de l’unité, travailleurs et organisations,
sur l’exigence commune : la contreréforme des retraites doit être immédiatement
retirée.
Rejoignez le Parti ouvrier indépendant !
samedi 28 août 2010
Le POI 06 informe:
Déclaration du Bureau National du 21 août.
Les responsables politiques du département des Alpes-Maritimes se sont distingués ces dernières semaines par une surenchère de propositions et de déclarations abjectes visant à stigmatiser, à sanctionner et à réprimer certaines catégories de la population : les Roms, les immigrés, les français d'origine étrangère qu'ils opposent aux français d'origine non étrangère... Ils l'ont fait dans le cadre d'une politique nationale sur laquelle revient la déclaration du Bureau National.
Il est indiscutable que l’abjecte campagne anti-Roms et anti-immigrés déclenchée par le gouvernement a pour objectif immédiat de jouer un rôle de diversion. Elle se révèle néanmoins pour ce qu’elle est : un symptôme majeur de la barbarie dans laquelle la société capitaliste en crise entraîne l’humanité.
La stigmatisation d’un « groupe », les Roms chassés de chez eux par l’effondrement de la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie… et qui ne pourront trouver aucune place dans cette Europe ravagée par la crise, dessine l’avenir que le système promet à des pans entiers des peuples d’Europe.
Le FMI et l’Union Européenne, instruments du capital financier, dictent une politique qui a pour objectif de désintégrer toutes les relations sociales établies au lendemain de la deuxième guerre mondiale dans tous les pays européens.
Le gouvernement qui désigne à la vindicte populaire un « groupe », est celui-là même qui est en train de tenter de « segmenter » l’ensemble de la société en une série de « groupes » que plus rien ne relie entre eux.
Logique ultime de l’individualisation des relations sociales, cet éclatement de la classe ouvrière en « groupes » et en « communautés » est la conséquence immédiatement prévisible de la remise en cause des conquêtes sociales qui établissent le seul lien de solidarité qui puisse exister dans la société capitaliste entre toutes les couches de la classe ouvrière au sens large du terme.
S’ils réussissaient, nous entrerions de plain pied dans une société où on aurait à faire, non plus à une classe ouvrière, mais à des « groupes » constitués des « 15-25 ans », des « seniors », des « populations de chômeurs longue durée sans logement », des « communautés d’origine africaine », ...
En ce sens, cette campagne nous ramène à quelque chose d’encore plus proche de nous que les horreurs de la deuxième guerre mondiale : ce qui s’est passé dans les Balkans dans les années 1990. Les exigences du rétablissement de l’économie de marché dans les pays où il avait été exproprié formulées par le FMI, l’Union Européenne et ses directives, ont exigé la « balkanisation » des peuples dans tous les sens du terme, avec toutes ses horreurs. Une balkanisation qui a exigé la désintégration préalable de la classe ouvrière Yougoslave, de ses conquêtes sociales et de son organisation syndicale commune.
C’est une nouvelle fois l’Union Européenne, l’institution qui exige le démantèlement de tous les systèmes de droits collectifs, les systèmes de retraite et de Sécurité sociale dans toute l’Europe, qui se propose de fixer le cadre européen d’intégration du « groupe » des Roms. Elle le fait dans le cadre de la mise en place d’une politique « d’immigration maîtrisée » capable de fournir au capital la main d'oeuvre bon marché conforme aux exigences de la baisse de la valeur de la force de travail.
Ce sont les institutions anti-démocratiques de la Vème République qui permettent à ce gouvernement totalement discrédité de continuer sa besogne sous la dictée de l'UE et du FMI.
Sauver la République une et indivisible, c'est d'abord et avant tout sauver l'ensemble des conquêtes sociales qui garantissent la solidarité et l'égalité des droits : sécurité sociale, régimes de retraites, code du travail, conventions collectives, statuts ...
Plus que jamais, tout se concentre dans la mobilisation du 7 septembre pour le retrait du projet de réforme des retraites, contre la logique des amendements qui prépare le vote de la loi.
Les responsables politiques du département des Alpes-Maritimes se sont distingués ces dernières semaines par une surenchère de propositions et de déclarations abjectes visant à stigmatiser, à sanctionner et à réprimer certaines catégories de la population : les Roms, les immigrés, les français d'origine étrangère qu'ils opposent aux français d'origine non étrangère... Ils l'ont fait dans le cadre d'une politique nationale sur laquelle revient la déclaration du Bureau National.
Il est indiscutable que l’abjecte campagne anti-Roms et anti-immigrés déclenchée par le gouvernement a pour objectif immédiat de jouer un rôle de diversion. Elle se révèle néanmoins pour ce qu’elle est : un symptôme majeur de la barbarie dans laquelle la société capitaliste en crise entraîne l’humanité.
La stigmatisation d’un « groupe », les Roms chassés de chez eux par l’effondrement de la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie… et qui ne pourront trouver aucune place dans cette Europe ravagée par la crise, dessine l’avenir que le système promet à des pans entiers des peuples d’Europe.
Le FMI et l’Union Européenne, instruments du capital financier, dictent une politique qui a pour objectif de désintégrer toutes les relations sociales établies au lendemain de la deuxième guerre mondiale dans tous les pays européens.
Le gouvernement qui désigne à la vindicte populaire un « groupe », est celui-là même qui est en train de tenter de « segmenter » l’ensemble de la société en une série de « groupes » que plus rien ne relie entre eux.
Logique ultime de l’individualisation des relations sociales, cet éclatement de la classe ouvrière en « groupes » et en « communautés » est la conséquence immédiatement prévisible de la remise en cause des conquêtes sociales qui établissent le seul lien de solidarité qui puisse exister dans la société capitaliste entre toutes les couches de la classe ouvrière au sens large du terme.
S’ils réussissaient, nous entrerions de plain pied dans une société où on aurait à faire, non plus à une classe ouvrière, mais à des « groupes » constitués des « 15-25 ans », des « seniors », des « populations de chômeurs longue durée sans logement », des « communautés d’origine africaine », ...
En ce sens, cette campagne nous ramène à quelque chose d’encore plus proche de nous que les horreurs de la deuxième guerre mondiale : ce qui s’est passé dans les Balkans dans les années 1990. Les exigences du rétablissement de l’économie de marché dans les pays où il avait été exproprié formulées par le FMI, l’Union Européenne et ses directives, ont exigé la « balkanisation » des peuples dans tous les sens du terme, avec toutes ses horreurs. Une balkanisation qui a exigé la désintégration préalable de la classe ouvrière Yougoslave, de ses conquêtes sociales et de son organisation syndicale commune.
C’est une nouvelle fois l’Union Européenne, l’institution qui exige le démantèlement de tous les systèmes de droits collectifs, les systèmes de retraite et de Sécurité sociale dans toute l’Europe, qui se propose de fixer le cadre européen d’intégration du « groupe » des Roms. Elle le fait dans le cadre de la mise en place d’une politique « d’immigration maîtrisée » capable de fournir au capital la main d'oeuvre bon marché conforme aux exigences de la baisse de la valeur de la force de travail.
Ce sont les institutions anti-démocratiques de la Vème République qui permettent à ce gouvernement totalement discrédité de continuer sa besogne sous la dictée de l'UE et du FMI.
Sauver la République une et indivisible, c'est d'abord et avant tout sauver l'ensemble des conquêtes sociales qui garantissent la solidarité et l'égalité des droits : sécurité sociale, régimes de retraites, code du travail, conventions collectives, statuts ...
Plus que jamais, tout se concentre dans la mobilisation du 7 septembre pour le retrait du projet de réforme des retraites, contre la logique des amendements qui prépare le vote de la loi.
samedi 14 août 2010
Les travailleurs ne seront pas dupes
Communiqué du Parti Ouvrier Indépendant:
A trois reprises, au cours de ce mois de juillet, le gouvernement Sarkozy-Fillon a pris ou annoncé des mesures d’ordre législatif antidémocratiques visant à désigner des boucs émissaires.
— Début juillet, avec la loi sur la burqa, l’Etat, sous couvert de références fallacieuses à la laïcité et au droit des femmes, est amené à intervenir dans un domaine qui n’est pas le sien, celui de la vie privée. Cette loi vise clairement à ostraciser une partie de la population. Elle vise à encourager le communautarisme et les tensions communautaires.
— De nouveau, le 28 juillet, saisissant l’occasion de faits divers intervenus dans le Loir-et-Cher, ce sont des populations entières, celle des « gens du voyage », celle des Roms, qui sont jetées en pâture et contre lesquelles des dispositions sont prises pour restreindre les libertés individuelles. En effet, la réunion interministérielle présidée par Nicolas Sarkozy a décidé leur expulsion « quasi immédiate » en cas de délit. Ainsi, sur décision de la police, la notion
de « trouble à l’ordre public » sera un instrument irrévocable. Avec la seconde mesure, la moitié des quelque 600 campements considérés comme illicites devraient être évacués dans les trois mois. Ce qui signifie que des milliers de citoyens, avec leurs familles, vont être chassés brutalement des endroits dans lesquels ils vivent. C’est une provocation évidente, source d’incidents dont le gouvernement porte l’entière responsabilité.
— Enfin, utilisant les événements de Grenoble, Nicolas Sarkozy avance une proposition sans précédents depuis Vichy : pour la première fois serait introduite la possibilité de remettre en cause la nationalité française acquise par naturalisation.
Le Parti ouvrier indépendant met en garde contre cette dérive qui menace toutes les libertés démocratiques. Les travailleurs ne seront pas dupes. Par ce biais, le gouvernement cherche à désigner des boucs émissaires, à diviser la classe ouvrière et la jeunesse, et donc à les détourner du nécessaire combat uni contre les plans anti-ouvriers, et en particulier pour le retrait de la contre-réforme des retraites.
Le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’abrogation de la loi sur la burqa, le rejet et le retrait de tous ces projets antidémocratiques et discriminatoires annoncés.
Le Parti ouvrier indépendant rappelle que les dérives totalitaires dans l’histoire ont toujours commencé par la mise en cause et la stigmatisation d’une catégorie de la population.
Dans cette situation dangereuse, plus que jamais, l’heure est à réaliser l’unité la plus solide et la plus large possible de tous les rangs ouvriers, des travailleurs de toutes origines, de tous les secteurs et de leurs organisations dans l’exigence commune : retrait de la contre-réforme des retraites.
Paris, le 1er août 2010
Les secrétaires nationaux du POI,
Daniel Gluckstein, Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi
A trois reprises, au cours de ce mois de juillet, le gouvernement Sarkozy-Fillon a pris ou annoncé des mesures d’ordre législatif antidémocratiques visant à désigner des boucs émissaires.
— Début juillet, avec la loi sur la burqa, l’Etat, sous couvert de références fallacieuses à la laïcité et au droit des femmes, est amené à intervenir dans un domaine qui n’est pas le sien, celui de la vie privée. Cette loi vise clairement à ostraciser une partie de la population. Elle vise à encourager le communautarisme et les tensions communautaires.
— De nouveau, le 28 juillet, saisissant l’occasion de faits divers intervenus dans le Loir-et-Cher, ce sont des populations entières, celle des « gens du voyage », celle des Roms, qui sont jetées en pâture et contre lesquelles des dispositions sont prises pour restreindre les libertés individuelles. En effet, la réunion interministérielle présidée par Nicolas Sarkozy a décidé leur expulsion « quasi immédiate » en cas de délit. Ainsi, sur décision de la police, la notion
de « trouble à l’ordre public » sera un instrument irrévocable. Avec la seconde mesure, la moitié des quelque 600 campements considérés comme illicites devraient être évacués dans les trois mois. Ce qui signifie que des milliers de citoyens, avec leurs familles, vont être chassés brutalement des endroits dans lesquels ils vivent. C’est une provocation évidente, source d’incidents dont le gouvernement porte l’entière responsabilité.
— Enfin, utilisant les événements de Grenoble, Nicolas Sarkozy avance une proposition sans précédents depuis Vichy : pour la première fois serait introduite la possibilité de remettre en cause la nationalité française acquise par naturalisation.
Le Parti ouvrier indépendant met en garde contre cette dérive qui menace toutes les libertés démocratiques. Les travailleurs ne seront pas dupes. Par ce biais, le gouvernement cherche à désigner des boucs émissaires, à diviser la classe ouvrière et la jeunesse, et donc à les détourner du nécessaire combat uni contre les plans anti-ouvriers, et en particulier pour le retrait de la contre-réforme des retraites.
Le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’abrogation de la loi sur la burqa, le rejet et le retrait de tous ces projets antidémocratiques et discriminatoires annoncés.
Le Parti ouvrier indépendant rappelle que les dérives totalitaires dans l’histoire ont toujours commencé par la mise en cause et la stigmatisation d’une catégorie de la population.
Dans cette situation dangereuse, plus que jamais, l’heure est à réaliser l’unité la plus solide et la plus large possible de tous les rangs ouvriers, des travailleurs de toutes origines, de tous les secteurs et de leurs organisations dans l’exigence commune : retrait de la contre-réforme des retraites.
Paris, le 1er août 2010
Les secrétaires nationaux du POI,
Daniel Gluckstein, Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi
lundi 26 juillet 2010
INITIATIVES OUVRIERES N°16 SPECIAL ETE 2010 - ALPES-MARITIMES
Réforme des RETRAITES :
comment préparer la rentrée ?
Chaque adhérent peut prendre sa place dans le combat pour le retrait du projet de réforme des retraites :
Ø en proposant autour de soi l’abonnement au journal Informations Ouvrières : l’outil indispensable pour informer et armer ceux qui veulent faire reculer le gouvernement !
Ø diffuser le TRACT du POI et faire signer la lettre ouverte aux dirigeants du PS, du PCF et du PG (documents en annexe).
Ø dans le respect des prérogatives des organisations, les adhérents du Parti Ouvrier Indépendant pourront chercher à alimenter le débat en cours dans la classe ouvrière autour de la question : que faire pour imposer le retrait ?
Depuis le 17 juin, après la publication du projet de loi gouvernemental sur les retraites, les motions et déclarations de syndicats CGT, FO, FSU … des personnels avec leurs syndicats se multiplient pour exiger le retrait du projet et formuler l’exigence de la grève interprofessionnelle pour bloquer le gouvernement. Nous en publions des extraits.
Appel de l'union syndicale départementale de la santé et de l'action sociale CGT des Alpes-maritimes à la grève le 24 juin:
( …) C’EST PAR L’UNITE, DANS LA GREVE INTERPROFESSIONNELLE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE REFORME SARKOZY/FILLON QUE NOUS POURRONS LES FAIRE RECULER ! (…)
La CGT Santé et Action Sociale, dans le public et le privé demande :
· L'augmentation générale des salaires et des pensions,
· L'arrêt des licenciements et de la précarité, et création de vrais emplois pour tous
· L’arrêt des exonérations des cotisations attribuées, sans garanties, aux employeurs
· La retraite à taux plein à 60 ans, 75 % du salaire, et en aucun cas la retraite ne doit être inférieure au SMIC pour une carrière complète,
· Le maintien et le développement de la possibilité de partir à 55 ans. Il s'agit de la reconnaissance de la pénibilité,
· Le maintien et le développement des régimes particuliers de retraites.
La CGT est contre tout allongement de la durée de cotisations qui serait catastrophique pour les salariés déjà en grandes difficultés.
Déclaration commune CGT et FO d'amadeus (Sophia-Antipolis, Alpes-Maritimes)
Le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites le 16 juin :
· Allongement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ;
· Report de l’âge de départ en retraite à taux plein (sans décote) de 65 à 67 ans ;
· Nouvel allongement de la durée de cotisation, portée à 41,5 ans en 2020.
Il s’agit d’un recul social majeur.
Pour la CGT comme pour FO, il faut maintenir les 60 ans, stopper l’allongement de la durée de cotisation, augmenter les salaires, arrêter les licenciements et les délocalisations, réduire le chômage et supprimer les exonérations patronales pour assurer l’avenir de nos régimes de retraite et des générations futures.
C’est pourquoi nos organisations syndicales, CGT et FO, déclarent ensemble :
LE PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES SARKOZY/FILLON/WOERTH DOIT ÊTRE RETIRÉ !
Pour cela, il n’y a qu’un seul moyen : la grève interprofessionnelle, public-privé, pour le RETRAIT.
Déclaration commune des syndicats santé/action sociale CGT et FO des Bouches-du-Rhône
Le projet de loi gouvernemental sur les retraites est une remise en cause sans précédent de nos acquis, c'est la spoliation de nos droits et de notre salaire différé.
C'est pourquoi nous déclarons qu'il faut dire clairement les choses, ce projet de loi n'est ni
amendable, ni discutable, ni négociable donc il DOIT ETRE RETIRE!!!
Nos deux organisations considèrent que seule une grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction du public et du privé peut faire reculer le gouvernement.
Face à cette situation nos deux organisations considèrent et appellent tous les salariés de l’action sociale et du secteur de la santé publique et privée du département, à la grève et à la manifestation le 7 septembre pour EXIGER ENSEMBLE ET DANS L’UNITE :
LE RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET
WOERTH-FILLON-SARKOZY !
- MAINTIEN DE TOUS LES REGIMES PAR REPARTITON
- MAINTIEN DE L’AGE LEGAL DE DEPART A LA RETRAITE A TAUX PLEIN
- RETOUR AUX 37,5 ANS PRIVE ET PUBLIC
Sur cette base, nos deux organisations s’adressent d’ores et déjà aux autres syndicats du département pour leur proposer de rejoindre notre déclaration pour réussir la mobilisation du 7 septembre 2010.
Appel commun CGT et FO de l'Hôpital Sainte-Anne de Toulon
Nous refusons :
· L’allongement du départ à la retraite, 62 ans au lieu de 60 ans actuellement.
· Le passage à 67 ans au lieu de 65 ans pour une retraite sans décote.
· L’allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi.
· L’augmentation du taux de cotisation de 7,85% en 2010 à 10,55% en 2020 engendrant une baisse immédiate de plusieurs dizaines d’euros par mois de nos salaires.
· Suppression de la possibilité de bénéficier de la « retraite mère de famille » pour les femmes ayant cotisé au moins 15 ans et trois enfants....
Aujourd’hui il y a urgence, organisons dans l’unité la mobilisation jusqu’au retrait de la contre-réforme.
Pour cela grève interprofessionnelle jusqu'à satisfaction.
La lettre flash actualité du SNES-FSU du 30 juin
(…) Le combat pour le retrait du projet de loi de réforme des retraites doit s'amplifier !
La FSU s'adresse au secrétaire d'état chargé de la fonction publique
(…) Dans le prolongement des reculs imposés en 2003, le projet de réforme, on le voit à travers ces quelques exemples, aggraverait encore la situation de l’ensemble des agents publics.
C’est pourquoi la FSU rappelle son exigence de retrait du projet de loi de réforme des retraites, inscrit à l’ordre du jour du prochain CSFPE.
Alpes-Maritimes
Le POI s’adresse au PS, au PCF et au PG
« Chers camarades,
Sous les scandales à répétition, le gouvernement chancelle. Et c’est pourtant ce gouvernement qui prétend déposer son projet de loi de destruction des retraites.
Peut-il y avoir une autre exigence que : Retrait ! Retrait immédiat du projet de loi de réforme des retraites !
Le projet du gouvernement n’est ni amendable, ni négociable. Le seul moyen de le faire reculer n’est pas au Parlement ni au Sénat où l’UMP et ses alliés sont majoritaires.
Il est dans la grève interprofessionnelle pour le RETRAIT de ce projet. C’est d’ailleurs ce qu’exigent la masse des salariés dans les entreprises, les établissements, les services avec leurs syndicats.
Rien ne doit s’opposer à l’unité pour le retrait du projet gouvernemental.
C’est pourquoi le POI vous propose de rédiger ensemble et dès que possible une déclaration commune pour exiger le retrait immédiat du projet de réforme Sarkozy/Fillon/Woerth ! »
*
* *
Travailleurs, jeunes, retraités, construisons ensemble un vrai parti ouvrier indépendant,
· implanté au cœur de la lutte des classes
· organisé autour d’un vrai journal qui informe et donne les moyens d’agir
· un parti internationaliste qui prépare la Conférence Mondiale d’Alger
Rejoignez le POI !
comment préparer la rentrée ?
Chaque adhérent peut prendre sa place dans le combat pour le retrait du projet de réforme des retraites :
Ø en proposant autour de soi l’abonnement au journal Informations Ouvrières : l’outil indispensable pour informer et armer ceux qui veulent faire reculer le gouvernement !
Ø diffuser le TRACT du POI et faire signer la lettre ouverte aux dirigeants du PS, du PCF et du PG (documents en annexe).
Ø dans le respect des prérogatives des organisations, les adhérents du Parti Ouvrier Indépendant pourront chercher à alimenter le débat en cours dans la classe ouvrière autour de la question : que faire pour imposer le retrait ?
Depuis le 17 juin, après la publication du projet de loi gouvernemental sur les retraites, les motions et déclarations de syndicats CGT, FO, FSU … des personnels avec leurs syndicats se multiplient pour exiger le retrait du projet et formuler l’exigence de la grève interprofessionnelle pour bloquer le gouvernement. Nous en publions des extraits.
Appel de l'union syndicale départementale de la santé et de l'action sociale CGT des Alpes-maritimes à la grève le 24 juin:
( …) C’EST PAR L’UNITE, DANS LA GREVE INTERPROFESSIONNELLE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE REFORME SARKOZY/FILLON QUE NOUS POURRONS LES FAIRE RECULER ! (…)
La CGT Santé et Action Sociale, dans le public et le privé demande :
· L'augmentation générale des salaires et des pensions,
· L'arrêt des licenciements et de la précarité, et création de vrais emplois pour tous
· L’arrêt des exonérations des cotisations attribuées, sans garanties, aux employeurs
· La retraite à taux plein à 60 ans, 75 % du salaire, et en aucun cas la retraite ne doit être inférieure au SMIC pour une carrière complète,
· Le maintien et le développement de la possibilité de partir à 55 ans. Il s'agit de la reconnaissance de la pénibilité,
· Le maintien et le développement des régimes particuliers de retraites.
La CGT est contre tout allongement de la durée de cotisations qui serait catastrophique pour les salariés déjà en grandes difficultés.
Déclaration commune CGT et FO d'amadeus (Sophia-Antipolis, Alpes-Maritimes)
Le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites le 16 juin :
· Allongement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ;
· Report de l’âge de départ en retraite à taux plein (sans décote) de 65 à 67 ans ;
· Nouvel allongement de la durée de cotisation, portée à 41,5 ans en 2020.
Il s’agit d’un recul social majeur.
Pour la CGT comme pour FO, il faut maintenir les 60 ans, stopper l’allongement de la durée de cotisation, augmenter les salaires, arrêter les licenciements et les délocalisations, réduire le chômage et supprimer les exonérations patronales pour assurer l’avenir de nos régimes de retraite et des générations futures.
C’est pourquoi nos organisations syndicales, CGT et FO, déclarent ensemble :
LE PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES SARKOZY/FILLON/WOERTH DOIT ÊTRE RETIRÉ !
Pour cela, il n’y a qu’un seul moyen : la grève interprofessionnelle, public-privé, pour le RETRAIT.
Déclaration commune des syndicats santé/action sociale CGT et FO des Bouches-du-Rhône
Le projet de loi gouvernemental sur les retraites est une remise en cause sans précédent de nos acquis, c'est la spoliation de nos droits et de notre salaire différé.
C'est pourquoi nous déclarons qu'il faut dire clairement les choses, ce projet de loi n'est ni
amendable, ni discutable, ni négociable donc il DOIT ETRE RETIRE!!!
Nos deux organisations considèrent que seule une grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction du public et du privé peut faire reculer le gouvernement.
Face à cette situation nos deux organisations considèrent et appellent tous les salariés de l’action sociale et du secteur de la santé publique et privée du département, à la grève et à la manifestation le 7 septembre pour EXIGER ENSEMBLE ET DANS L’UNITE :
LE RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET
WOERTH-FILLON-SARKOZY !
- MAINTIEN DE TOUS LES REGIMES PAR REPARTITON
- MAINTIEN DE L’AGE LEGAL DE DEPART A LA RETRAITE A TAUX PLEIN
- RETOUR AUX 37,5 ANS PRIVE ET PUBLIC
Sur cette base, nos deux organisations s’adressent d’ores et déjà aux autres syndicats du département pour leur proposer de rejoindre notre déclaration pour réussir la mobilisation du 7 septembre 2010.
Appel commun CGT et FO de l'Hôpital Sainte-Anne de Toulon
Nous refusons :
· L’allongement du départ à la retraite, 62 ans au lieu de 60 ans actuellement.
· Le passage à 67 ans au lieu de 65 ans pour une retraite sans décote.
· L’allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi.
· L’augmentation du taux de cotisation de 7,85% en 2010 à 10,55% en 2020 engendrant une baisse immédiate de plusieurs dizaines d’euros par mois de nos salaires.
· Suppression de la possibilité de bénéficier de la « retraite mère de famille » pour les femmes ayant cotisé au moins 15 ans et trois enfants....
Aujourd’hui il y a urgence, organisons dans l’unité la mobilisation jusqu’au retrait de la contre-réforme.
Pour cela grève interprofessionnelle jusqu'à satisfaction.
La lettre flash actualité du SNES-FSU du 30 juin
(…) Le combat pour le retrait du projet de loi de réforme des retraites doit s'amplifier !
La FSU s'adresse au secrétaire d'état chargé de la fonction publique
(…) Dans le prolongement des reculs imposés en 2003, le projet de réforme, on le voit à travers ces quelques exemples, aggraverait encore la situation de l’ensemble des agents publics.
C’est pourquoi la FSU rappelle son exigence de retrait du projet de loi de réforme des retraites, inscrit à l’ordre du jour du prochain CSFPE.
Alpes-Maritimes
Le POI s’adresse au PS, au PCF et au PG
« Chers camarades,
Sous les scandales à répétition, le gouvernement chancelle. Et c’est pourtant ce gouvernement qui prétend déposer son projet de loi de destruction des retraites.
Peut-il y avoir une autre exigence que : Retrait ! Retrait immédiat du projet de loi de réforme des retraites !
Le projet du gouvernement n’est ni amendable, ni négociable. Le seul moyen de le faire reculer n’est pas au Parlement ni au Sénat où l’UMP et ses alliés sont majoritaires.
Il est dans la grève interprofessionnelle pour le RETRAIT de ce projet. C’est d’ailleurs ce qu’exigent la masse des salariés dans les entreprises, les établissements, les services avec leurs syndicats.
Rien ne doit s’opposer à l’unité pour le retrait du projet gouvernemental.
C’est pourquoi le POI vous propose de rédiger ensemble et dès que possible une déclaration commune pour exiger le retrait immédiat du projet de réforme Sarkozy/Fillon/Woerth ! »
*
* *
Travailleurs, jeunes, retraités, construisons ensemble un vrai parti ouvrier indépendant,
· implanté au cœur de la lutte des classes
· organisé autour d’un vrai journal qui informe et donne les moyens d’agir
· un parti internationaliste qui prépare la Conférence Mondiale d’Alger
Rejoignez le POI !
INITIATIVES OUVRIERES N°16 SPECIAL ETE 2010 - ALPES-MARITIMES
Pour rappel:
Les dirigeants socialistes à la manœuvre pour imposer les plans d’austérité et sauver le régime de la propriété privée des moyens de production
Georges Papandréou : premier Ministre grec, dirigeant du Parti Socialiste et président de l’Internationale Socialiste.
Luis Zapatero : premier Ministre espagnol et dirigeant du parti socialiste espagnol.
Dominique Strauss-Kahn : dirigeant du Fonds Monétaire International et dirigeant du Parti Socialiste français.
Pascal Lamy : dirigeant de l’Organisation Mondiale du Commerce et membre du Parti Socialiste français.
Quelques enseignements de la conférence ouvrière européenne de Berlin, par un militant du POI des Alpes-Maritimes, syndicaliste à Sophia-Antipolis et délégué à la conférence de Berlin
La conférence s’est déroulée dans les locaux de la centrale syndicale allemande Ver.di à Berlin les 19 et 20 juin 2010.
Elle a rassemblé une centaine de délégués venus de 16 pays.
La discussion s’est essentiellement concentrée sur une question : face à l’avalanche des plans d’austérité, faut-il se battre pour exiger leur RETRAIT ou « négocier des efforts équitablement répartis » comme le réclament les principaux dirigeants du mouvement ouvrier, par exemple en Italie où la CGIL a appelé à la grève pour que « les salariés ne soient pas les seuls à payer la crise » ou encore en France où la direction de la CGT juge la réforme des retraites injuste et inéquitable car « elle fait reposer 85% des efforts sur les salariés » ?
Une vraie discussion a eu lieu, s’appuyant sur la situation précise dans chaque pays.
Elle s’est conclue par l’adoption d’un appel publié dans ce bulletin.
Nous reproduisons ici quelques notes prises lors de la conférence (extraits des interventions).
Allemagne:
20 000 manifestants à Berlin le 12 juin.
Baisse des pensions de 18% en 3 ans.
Les syndicats acceptent de signer des accords avec des grilles de salaire différentes entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est. Il faut que cela s’arrête.
La question clé est celle de l’indépendance de nos organisations, remises en cause au nom de la responsabilité nationale et du consensus.
La privatisation des chemins de fer, sur les ordres de l’UE, mène la Deutschebahn à la faillite et au chaos. Après chaque accident, les enquêtes montrent que la sécurité n’a pas été respectée. Ca commence à ressembler à l’Angleterre. Notre syndicat des cheminots est pour la renationalisation.
Le SPD (Parti Socialiste) est encore plus à droite que Merkel. Ils veulent que la réforme des retraites, qui repousse l’âge de départ à 67 ans, s’applique dès 2012.
La loi Hartz IV a imposé des jobs à un euro de l’heure, condition pour bénéficier des allocations chômage.
47% des femmes ont une retraite inférieure à 600 euros.
10 000 emplois sont menacés chez OPEL. Le président du syndicat est proposé pour devenir Ministre du Travail et il ne dit pas un mot pour interdire les licenciements et sauver les ouvriers d’OPEL.
Notre syndicat de base s’est prononcé pour la grève contre le plan d’austérité.
Le 18 juin, le président du DGB (la centrale syndicale des ouvriers allemands) a participé à une rencontre secrète avec les patrons et les représentants du gouvernement dans le dos des ouvriers et du syndicat. Il refuse d’exiger le retrait du plan d’austérité mais dans mon syndicat, nous voulons la grève pour arrêter ce désastre.
La première grève de l’histoire à eu lieu ici il y a 162 ans, à Berlin. C’était une grève des imprimeurs. Il y a 17 jours, le porte-parole des patrons a dit : « le droit de grève n’est pas un droit absolu ». Il faut défendre les Conventions Collectives et le droit de grève.
A Berlin, nous avons un gouvernement local SPD et Die Linke. Ils ont passé un accord secret de Partenariat Public-Privé qui va augmenter le prix de l’eau de 35%.
Les universités viennent de connaître une mobilisation historique des étudiants allemands contre le processus de Bologne, LMD et la Mastérisation imposés par l’Union Européenne.
Danemark:
100 000 manifestants il y a une semaine à Copenhague contre le plan d’austérité, qui prévoit de réduire les allocations chômage de 4 à 2 ans.
Turquie:
30 milliards de privatisations dont 22 depuis 2003, date de demande d’adhésion à l’UE. Une entreprise nationalisée depuis la constitution de la République Turque va être privatisée sous le commandement de l’Union Européenne.
La souveraineté de la Turquie est remise en cause avant même l’adhésion à l’UE.
Le chômage a augmenté de 14% en 1 an. Le premier Ministre a dit : « sauver les emplois serait remettre en cause la demande d’adhésion à l’Union Européenne. »
Ils veulent imposer la régionalisation du salaire minimum.
L’âge de départ à la retraite a été repoussé à 67 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes, alors que l’espérance de vie est de 70 ans.
Grèce:
C’est une véritable guerre qui est menée contre le peuple grec, sous la direction directe du FMI et de l’UE.
Ils ont supprimé 2 mois de salaire pour les fonctionnaires.
Gel des salaires – Blocage des embauches pendant 3 ans – Remplacement d’un départ à la retraite sur 5 – Plus de facilités de licenciement et de flexibilité – Retraite à 65 ans après 40 ans de cotisation sur l’ensemble de la carrière – Minimum retraite à 360 euros.
Pour le premier Ministre socialiste Papandréou, il n’y a pas d’alternative à ces mesures.
La masse du peuple grec refuse ce plan et la remise en cause de la souveraineté par le FMI et l’UE.
Royaume-uni:
13 ans de réformes anti-ouvrières ont conduit à la défaite du New Labour Party de Blair et de Brown. Le nouveau gouvernement a décidé un plan d’austérité drastique de 22% d’économie sur le budget. Le secrétaire général des TUC (syndicats) a déclaré : « je suis prêt à un dialogue constructif avec le gouvernement ».
Espagne:
-5% sur le salaire des fonctionnaires représente 10% de moins que ce que nous avions en 1980.
Ils veulent imposer des négociations d’entreprise et non plus de branche.
Plan d’austérité équivalent à ce qui se passe dans les autres pays d’Europe.
Le roi a effectué une visité à Bilbao. Un militant a crié : « vive la République ! ». La police l’a arrêté et lui a dit : « ici, on crie Vive le Roi ! ». La presse a fait pression contre une commission d’enquête.
Portugal:
10,8% de chômage.
370 000 chômeurs sans allocation selon la CGT portugaise.
Blocage des salaires dans la fonction publique.
Privatisations et fermetures d’écoles. Mobilisation historique des enseignants.
29 mai : 300 000 manifestants à Lisbonne.
Les dirigeants syndicaux organisent des journées éparpillées pour éviter la centralisation du mouvement.
Roumanie:
La TVA va passer de 19 à 24%. Baisse de 10% des allocations pour les mères seules, des pensions et des allocations chômage.
-25% sur le salaire des fonctionnaires et le salaire minimum.
-140 000 emplois d’ici janvier 2011 sur les ordres du FMI.
Doublement des droits d’inscription à l’Université.
19 mai : plus grand meeting syndical des 20 dernières années, avec plus de 50 000 travailleurs de tous les secteurs à Bucarest.
Hongrie:
Blocage des salaires pendant 2 ans.
Suppression du 13ème mois sur les salaires et les pensions. Augmentation de l’âge de départ à la retraite à 65 ans.
12% de chômage – inflation à 5% - impôt sur les sociétés en baisse de 9%.
Finances publiques : -15%. Aux syndicats de choisir : les salaires ou les emplois.
Licenciement possible sans justification.
Par contre, le parlement a voté le budget pour la guerre en Irak et en Afghanistan.
Nous demandons les libertés syndicales, y compris dans les multinationales où les syndicats sont interdits.
Italie:
La FIAT va fermer 2 usines en Sicile.
Il y a 2 ans, ils ont délocalisé la production de la Panda en Pologne. Depuis, 5 000 ouvriers sont en chômage technique à Naples. Maintenant, le patron propose de relocaliser la production à Naples à la condition que les ouvriers renoncent au contrat national (convention collective). Sinon, c’est 5 000 licenciements.
La direction propose un accord qui interdit le droit de grève sur les éléments de l’accord.
C’est un chantage incroyable. Les partis de gauche ont pris position pour l’accord. La pression est considérable sur le syndicat (FIOM, branche de la métallurgie de la CGIL) mais avec les ouvriers, le syndicat refuse ce chantage.
Une camarade allemande:
L’UE n’a pas pour objectif la justice, la démocratie, la vie des ouvriers.
Son objectif, c’est le capital et les spéculateurs.
La crise a un nom : Maastricht, Lisbonne !
Dans ce cadre, il ne doit plus y avoir de syndicats indépendants ni de conventions collectives. Ce qui nous attend, c’est le chaos.
La cause n’est pas la crise, c’est la capital. Il faut sortir de l’UE, exiger le RETRAIT de tous ces plans, de toutes les privatisations, défendre nos syndicats !
CONFÉRENCE MONDIALE D’ALGER 27, 28 ET 29 NOVEMBRE 2010
Pour aider au financement des délégations des pays ne pouvant pas assurer le paiement de leurs visas et de leurs voyages, envoyez un chèque à l’ordre de AFPOI, mention « Alger – Alpes Maritimes» à
POI, 87 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS.
Les dirigeants socialistes à la manœuvre pour imposer les plans d’austérité et sauver le régime de la propriété privée des moyens de production
Georges Papandréou : premier Ministre grec, dirigeant du Parti Socialiste et président de l’Internationale Socialiste.
Luis Zapatero : premier Ministre espagnol et dirigeant du parti socialiste espagnol.
Dominique Strauss-Kahn : dirigeant du Fonds Monétaire International et dirigeant du Parti Socialiste français.
Pascal Lamy : dirigeant de l’Organisation Mondiale du Commerce et membre du Parti Socialiste français.
Quelques enseignements de la conférence ouvrière européenne de Berlin, par un militant du POI des Alpes-Maritimes, syndicaliste à Sophia-Antipolis et délégué à la conférence de Berlin
La conférence s’est déroulée dans les locaux de la centrale syndicale allemande Ver.di à Berlin les 19 et 20 juin 2010.
Elle a rassemblé une centaine de délégués venus de 16 pays.
La discussion s’est essentiellement concentrée sur une question : face à l’avalanche des plans d’austérité, faut-il se battre pour exiger leur RETRAIT ou « négocier des efforts équitablement répartis » comme le réclament les principaux dirigeants du mouvement ouvrier, par exemple en Italie où la CGIL a appelé à la grève pour que « les salariés ne soient pas les seuls à payer la crise » ou encore en France où la direction de la CGT juge la réforme des retraites injuste et inéquitable car « elle fait reposer 85% des efforts sur les salariés » ?
Une vraie discussion a eu lieu, s’appuyant sur la situation précise dans chaque pays.
Elle s’est conclue par l’adoption d’un appel publié dans ce bulletin.
Nous reproduisons ici quelques notes prises lors de la conférence (extraits des interventions).
Allemagne:
20 000 manifestants à Berlin le 12 juin.
Baisse des pensions de 18% en 3 ans.
Les syndicats acceptent de signer des accords avec des grilles de salaire différentes entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est. Il faut que cela s’arrête.
La question clé est celle de l’indépendance de nos organisations, remises en cause au nom de la responsabilité nationale et du consensus.
La privatisation des chemins de fer, sur les ordres de l’UE, mène la Deutschebahn à la faillite et au chaos. Après chaque accident, les enquêtes montrent que la sécurité n’a pas été respectée. Ca commence à ressembler à l’Angleterre. Notre syndicat des cheminots est pour la renationalisation.
Le SPD (Parti Socialiste) est encore plus à droite que Merkel. Ils veulent que la réforme des retraites, qui repousse l’âge de départ à 67 ans, s’applique dès 2012.
La loi Hartz IV a imposé des jobs à un euro de l’heure, condition pour bénéficier des allocations chômage.
47% des femmes ont une retraite inférieure à 600 euros.
10 000 emplois sont menacés chez OPEL. Le président du syndicat est proposé pour devenir Ministre du Travail et il ne dit pas un mot pour interdire les licenciements et sauver les ouvriers d’OPEL.
Notre syndicat de base s’est prononcé pour la grève contre le plan d’austérité.
Le 18 juin, le président du DGB (la centrale syndicale des ouvriers allemands) a participé à une rencontre secrète avec les patrons et les représentants du gouvernement dans le dos des ouvriers et du syndicat. Il refuse d’exiger le retrait du plan d’austérité mais dans mon syndicat, nous voulons la grève pour arrêter ce désastre.
La première grève de l’histoire à eu lieu ici il y a 162 ans, à Berlin. C’était une grève des imprimeurs. Il y a 17 jours, le porte-parole des patrons a dit : « le droit de grève n’est pas un droit absolu ». Il faut défendre les Conventions Collectives et le droit de grève.
A Berlin, nous avons un gouvernement local SPD et Die Linke. Ils ont passé un accord secret de Partenariat Public-Privé qui va augmenter le prix de l’eau de 35%.
Les universités viennent de connaître une mobilisation historique des étudiants allemands contre le processus de Bologne, LMD et la Mastérisation imposés par l’Union Européenne.
Danemark:
100 000 manifestants il y a une semaine à Copenhague contre le plan d’austérité, qui prévoit de réduire les allocations chômage de 4 à 2 ans.
Turquie:
30 milliards de privatisations dont 22 depuis 2003, date de demande d’adhésion à l’UE. Une entreprise nationalisée depuis la constitution de la République Turque va être privatisée sous le commandement de l’Union Européenne.
La souveraineté de la Turquie est remise en cause avant même l’adhésion à l’UE.
Le chômage a augmenté de 14% en 1 an. Le premier Ministre a dit : « sauver les emplois serait remettre en cause la demande d’adhésion à l’Union Européenne. »
Ils veulent imposer la régionalisation du salaire minimum.
L’âge de départ à la retraite a été repoussé à 67 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes, alors que l’espérance de vie est de 70 ans.
Grèce:
C’est une véritable guerre qui est menée contre le peuple grec, sous la direction directe du FMI et de l’UE.
Ils ont supprimé 2 mois de salaire pour les fonctionnaires.
Gel des salaires – Blocage des embauches pendant 3 ans – Remplacement d’un départ à la retraite sur 5 – Plus de facilités de licenciement et de flexibilité – Retraite à 65 ans après 40 ans de cotisation sur l’ensemble de la carrière – Minimum retraite à 360 euros.
Pour le premier Ministre socialiste Papandréou, il n’y a pas d’alternative à ces mesures.
La masse du peuple grec refuse ce plan et la remise en cause de la souveraineté par le FMI et l’UE.
Royaume-uni:
13 ans de réformes anti-ouvrières ont conduit à la défaite du New Labour Party de Blair et de Brown. Le nouveau gouvernement a décidé un plan d’austérité drastique de 22% d’économie sur le budget. Le secrétaire général des TUC (syndicats) a déclaré : « je suis prêt à un dialogue constructif avec le gouvernement ».
Espagne:
-5% sur le salaire des fonctionnaires représente 10% de moins que ce que nous avions en 1980.
Ils veulent imposer des négociations d’entreprise et non plus de branche.
Plan d’austérité équivalent à ce qui se passe dans les autres pays d’Europe.
Le roi a effectué une visité à Bilbao. Un militant a crié : « vive la République ! ». La police l’a arrêté et lui a dit : « ici, on crie Vive le Roi ! ». La presse a fait pression contre une commission d’enquête.
Portugal:
10,8% de chômage.
370 000 chômeurs sans allocation selon la CGT portugaise.
Blocage des salaires dans la fonction publique.
Privatisations et fermetures d’écoles. Mobilisation historique des enseignants.
29 mai : 300 000 manifestants à Lisbonne.
Les dirigeants syndicaux organisent des journées éparpillées pour éviter la centralisation du mouvement.
Roumanie:
La TVA va passer de 19 à 24%. Baisse de 10% des allocations pour les mères seules, des pensions et des allocations chômage.
-25% sur le salaire des fonctionnaires et le salaire minimum.
-140 000 emplois d’ici janvier 2011 sur les ordres du FMI.
Doublement des droits d’inscription à l’Université.
19 mai : plus grand meeting syndical des 20 dernières années, avec plus de 50 000 travailleurs de tous les secteurs à Bucarest.
Hongrie:
Blocage des salaires pendant 2 ans.
Suppression du 13ème mois sur les salaires et les pensions. Augmentation de l’âge de départ à la retraite à 65 ans.
12% de chômage – inflation à 5% - impôt sur les sociétés en baisse de 9%.
Finances publiques : -15%. Aux syndicats de choisir : les salaires ou les emplois.
Licenciement possible sans justification.
Par contre, le parlement a voté le budget pour la guerre en Irak et en Afghanistan.
Nous demandons les libertés syndicales, y compris dans les multinationales où les syndicats sont interdits.
Italie:
La FIAT va fermer 2 usines en Sicile.
Il y a 2 ans, ils ont délocalisé la production de la Panda en Pologne. Depuis, 5 000 ouvriers sont en chômage technique à Naples. Maintenant, le patron propose de relocaliser la production à Naples à la condition que les ouvriers renoncent au contrat national (convention collective). Sinon, c’est 5 000 licenciements.
La direction propose un accord qui interdit le droit de grève sur les éléments de l’accord.
C’est un chantage incroyable. Les partis de gauche ont pris position pour l’accord. La pression est considérable sur le syndicat (FIOM, branche de la métallurgie de la CGIL) mais avec les ouvriers, le syndicat refuse ce chantage.
Une camarade allemande:
L’UE n’a pas pour objectif la justice, la démocratie, la vie des ouvriers.
Son objectif, c’est le capital et les spéculateurs.
La crise a un nom : Maastricht, Lisbonne !
Dans ce cadre, il ne doit plus y avoir de syndicats indépendants ni de conventions collectives. Ce qui nous attend, c’est le chaos.
La cause n’est pas la crise, c’est la capital. Il faut sortir de l’UE, exiger le RETRAIT de tous ces plans, de toutes les privatisations, défendre nos syndicats !
CONFÉRENCE MONDIALE D’ALGER 27, 28 ET 29 NOVEMBRE 2010
Pour aider au financement des délégations des pays ne pouvant pas assurer le paiement de leurs visas et de leurs voyages, envoyez un chèque à l’ordre de AFPOI, mention « Alger – Alpes Maritimes» à
POI, 87 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS.
jeudi 1 juillet 2010
Conférence ouvrière européenne d’urgence
Déclaration finale:
Nous délégués, venus de seize pays (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie, Serbie, Suède, Suisse, Tchéquie, Turquie),confrontés simultanément à la plus violente offensive contre toutes les conquêtes et tous les droits de la classe ouvrière qui ait eu lieu depuis la guerre, nous décidons de nous constituer en « Comité pour une Entente européenne des travailleurs ».
En quelques semaines, nous sommes passés de la « crise de la dette » des « Etats périphériques de l’Union européenne », à la crise de la dette de tous les Etats d’Europe, à commencer par l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Les « grands de ce monde » et les sommités économiques « découvrent » que tous les Etats européens ont trop emprunté. Ils ont trop emprunté, pour venir en aide au secteur privé, pour relancer l’économie menacée d’asphyxie par l’effondrement de la demande, et enfin, depuis 2008, pour sauver le système bancaire au bord du gouffre. Ils ont « collectivisé » les pertes des banques et des spéculateurs. Et maintenant, parce que tout le système des marchés financiers mondiaux est menacé de faillite, l’administration Obama, le FMI et l’Union européenne ordonnent à tous les gouvernements européens de franchir un nouveau pas dans la déréglementation du travail, l’écrasement des salaires, l’organisation des délocalisations, préparant de nouvelles vagues de licenciements. Ils ordonnent de démolir les systèmes de protection sociale, de fermer et privatiser les hôpitaux, de licencier des centaines de milliers d’enseignants… Pendant qu’ils engloutissent des centaines de milliards dans les scandaleuses opérations militaires de l’OTAN, ils exigent l’accélération de la mise en oeuvre d’une politique qui vide littéralement des régions entières de leur population, que ce soit en Espagne, en Roumanie, à l’Est de l’Europe, ou même en Allemagne, où l’hémorragie des Länders de l’Est qui s’était ralentie, menace de reprendre : une politique criminelle de dislocation des nations et d’incitation aux provocations à caractère « ethnique », une politique de fauteurs de guerre.
Dans tous nos pays, l’immense majorité des travailleurs rejette la totalité de ces plans. Pas un jour ne passe, depuis quatre mois, sans qu’en Grèce, en Roumanie, en Espagne, au Portugal, en France, en Allemagne, au Danemark… des centaines de milliers de travailleurs ne manifestent leur colère, leur refus
d’accepter et leur volonté de se rassembler pour défaire tous ces plans monstrueux et arracher leur retrait.
Or, du coté des dirigeants des partis qui trouvent leur origine dans les combats historiques de la classe ouvrière en Europe, force est de constater que, quand ils sont au pouvoir, ils se sont fait les serviteurs zélés de l’Union européenne et du FMI, comme l’ont fait Papandréou, Zapatero, Socrates…
Quand ils sont dans l’opposition, on les entend timidement « protester », mais aucun d’entre eux n’a pris la moindre initiative (quand ils ne les ont pas approuvés dans leurs parlements nationaux) contre le nouveau plan européen mettant des centaines de milliards de fonds publics au service des marchés financiers.
Quand aux directions de nos confédérations syndicales, qui regroupent et organisent des millions de travailleurs dans tous nos pays, si elles ont, les unes ou les autres, émis des protestations, elles n’ont, dans leur immense majorité, pris aucune des dispositions qu’en attendaient les millions de travailleurs de toute l’Europe.
Alors que tous attendaient de ces directions – de nos directions, à nous qui sommes tous des militants ouvriers, des militants syndicaux – une condamnation claire et nette de ces plans, ainsi qu’un appel à les défaire sans délai, ils n’ont rien entendu. Au lieu de l’appel à l’action immédiate pour défaire ces plans, on nous
oppose de prétendues actions coordonnées à l’échelle européenne, dans le cadre d’une CES qui revendique « de réviser, et si nécessaire ajuster, la conception du travail, des systèmes de protection de l’emploi (…) et, pour assurer le succès des mécanismes
de cette nouvelle gouvernance, associer de façon plus étroite les partenaires sociaux à tous les niveaux à la conception et au suivi des stratégies de réforme nationales et européennes » Comme s’il n’y avait, pour les travailleurs, aucune possibilité d’échapper au chantage des agences de notation et de leurs patrons ; comme s’il n’existait pour l’humanité d’autre solution que la négociation des concessions « socialement acceptables » susceptibles de satisfaire la soif des marchés financiers. Qu’on cesse de nous parler de « règlementation des marchés
financiers », de « démocratisation de la BCE » et des institutions de l’UE ! Car, qui en effet, se charge de « réglementer » les marchés au G20 et de « démocratiser » l’Union européenne à Bruxelles ? Qui, sinon ceux là même qui ont provoqué la crise,
ceux qui ont dirigé le sauvetage des banques en 2008 par le pillage des budgets publics, et qu’ils se proposent de poursuivre.
Est-il possible aujourd’hui, que les directions de nos organisations puissent subordonner la survie de dizaines de millions de travailleurs et de leurs familles aux exigences des responsables de ce désastre dont les instruments sont l’Union européenne et le FMI ?
Est-il possible aujourd’hui, que les directions de nos organisations entraînent celles-ci dans une intégration à la « gouvernance » prônée par la CSI et la CES, intégration qui les détruirait ?
Nous, délégués de seize pays réunis à Berlin les 19 et 20 juin, répondons : NON ! Nous avons entendu les délégués qui ont pris la parole à cette conférence. Ils nous ont expliqué le combat qui fait rage aujourd’hui, en Allemagne, en France, en Espagne, en Belgique… contre cette politique du consensus, mise en oeuvre
par les directions en violation de leur mandat. Ils nous ont dit :
Laisser aujourd’hui démanteler le droit du travail, les retraites, la sécurité sociale, l’école… laisser se poursuivre la vague de délocalisations-licenciements,
parce que les banques l’exigent, Laisser porter atteinte au droit de grève, au droit à l’organisation indépendante de nos syndicats ….ce serait ouvrir la voie à une catastrophe sociale et politique dont notre continent a déjà dramatiquement fait l’expérience.
Sur la base de ces rapports, nous disons : la classe ouvrière de nos pays n’est pas battue, elle est là, elle est prête ! Les grèves et les manifestations qui ont eu lieu dans nos différents pays ne sont que de premières manifestations. Il n’y a rien de plus urgent que la réalisation, de bas en haut et de haut en bas, de l’unité de front des organisations ouvrières pour défaire tous ces plans, chacun des plans nationaux comme l’ensemble du plan européen.
Rien ne doit s’y opposer ! L’immense force des millions de travailleurs européens a la capacité d’imposer aux directions des organisations qu’ils ont construites de se conformer à leur mandat, de dire non aux plans d’austérité, aux réformes des retraites, du système de santé, à la destruction des codes du travail, d’imposer
les nationalisations que le sauvetage de dizaines de milliers d’emplois exige, et nous décidons de nous y employer de toutes nos forces.
Nous le répétons : défaire tous ces plans, arracher leur retrait, constitue le premier pas réel dans la voie d’une véritable union fraternelle des peuples d’Europe. Voilà le « pacte ouvrier » que nous scellons.
L’histoire de ces derniers mois ne laisse subsister aucun doute. Il n’y aura pas d’issue conforme aux intérêts des travailleurs d’Europe, sans rupture avec les directives européennes, les diktats du FMI, les institutions européennes elles-mêmes.
C’est la condition de toute réorganisation de la production au profit du travail, de la garantie de l’emploi, et donc d’une véritable reconstruction de nos pays, de la reconquête de la souveraineté de nos peuples et de la démocratie, c’est la condition de la constitution de gouvernements capables de satisfaire les besoins de la population.
C’est dans cet objectif que nous décidons de resserrer l’échange politique entre nous, de nous épauler pour aider les travailleurs, dans chacun de nos pays, à imposer – par la réalisation de l’unité de leurs organisations sur la base du mandat ouvrier – leurs propres solutions débarrassées des exigences des marchés financiers,
et du capital dont le système d’exploitation est seul responsable du désastre.
C’est dans cette voie que, pas à pas, pourra triompher une véritable union libre des peuples d’Europe, et pas dans celle du sauvetage de l’euro pour les plus grands profits des marchés financiers.
Une union fondée sur la solidarité, la fraternité et la paix.
Voilà l’objectif que se fixe le « Comité pour l’Entente européenne des travailleurs » que nous constituons à l’issue de cette conférence.
Nous invitons les délégations de nos seize pays d’Europe à mandater leurs délégués à la Conférence mondiale contre la guerreet l’exploitation d’Alger (27, 28, 29 novembre 2010), convoquée par l’Entente internationale des travailleurs et le Parti des travailleurs d’Algérie, pour l’expliquer en notre nom.
SIGNATAIRES :
ALLEMAGNE : Michael Altmann, SPD, membre du bureau local de l’AfA, ver.di ; Bahr Bernd, ver.di, SPD ; Bahr Detlef, ver.di ; Beyer Peter, ver.di ;
Boulboullé Carla, Comité de rédaction de la revue «Soziale Politik & Demokratie» ; Bunz Kerstin, ver.di/SPD ; Cornely Matthias, IG Metall, Président des délégués du
personnel, « Die Linke »; Dröge Wolfgang, ver.di ; Eisner Udo, IG Metall ; Engstfeld Ellen, ver.di, délégué du personnel, SPD ; Ernst Manfred, IG Metall, AfA ; Falk Elke,
ver.di ; Frey Henning, GEW , SPD ; Fürst Kerstin, délégué du syndicat TRANSNET ; Futterer Michael, Vice-président du GEW pour le Land de Baden-Württemberg ;
Gehring Ursula ; Gellrich Carmen, SPD ; Gürster Eva, ver.di, SPD membre du bureau de la commission santé du SPD ; Gürster Julian, IRJ ; Hahn Gaby, ver.di, SPD,
présidente de l’AfA pour la ville de Chemnitz ; Henze Eberhard, ver.di/ SPD ; Jaremischak Peter ; Kischkat Mirko, membre du bureau de la commission jeunes de ver.di
pour le Land de NRW, vice-président de l’AfA pour le canton ; Kreutler Peter, ver.di / SPD, AfA ; Krupp Gotthard, ver.di, bureau de ver.di pour la circonscription, SPD,
membre du bureau de l’AfA pour le Land ; Lätsch Winfried, NGG ; Leisling Monika ; Ludwig Barbara, GEW, SPD ; Ludwig Helmut ; Müller Jürgen, SPD, AGS ; Ott Lothar,
GEW, SPD ; Polke Peter, délégué des cheminots, TRANSNET ; Prasuhn Volker, SPD, président de l’AfA pour la circonscription, ver.di ; Richter Peter, SPD, AfA ; Röser
Ingo, ver.di, PA-Vorsitzender ; Saalmüller Peter, ver.di, SPD ; Schermer Gerlinde, SPD ; Schüller Klaus, secrétaire du DGB et président de l’AfA pour le Land de Thuringe ;
Schuster Anna, déléguée pour le syndicat ver.di ; Schuster H.-W. délégué pour le syndicat ver.di, président de l’AfA pour la ville de Dusseldorf ; Schwefing Günter, ver.di ;
Seyhun Ersin, IG Metall ; Sichelt Winfried ; Timmermann Olaf, ver.di ; Türke Peter, IG Metall, SPD, AfA ; Uhde Werner, ver.di, AIT ; Weigt Hans, ver.di ; Weiß Dirk,
IGBCE, SPD ; Wernecke Monika, ver.di.
BELGIQUE : Philippe Larsimont, MDT, FGTB ; Fayçal Draidi, Comité unité, FGTB. DANEMARK : Per Sörensen.
ETAT ESPAGNOL :
Francisco Cepeda Gonzalez, membre de la Commission exécutive de la Fédération des Arts de l’imprimerie (CCOO Madrid) ; Blas Ortega, syndicaliste Fédération des
services publics (UGT Valence) ; Andrès Moreno, syndicaliste CCOO Castellon ; Maria Jesus Fernandez, membre du PSOE, syndicaliste Fédération des services publics
(UGT Biscaye) ; Miguel Gonzalez Mendoza, avocat à l’UGT (Taragone) ; Victor Guisado Munoz, syndicaliste enseignement UGT (Barcelone).
FRANCE : Jacques Paris,
syndicaliste ; Bruno Ricque, syndicaliste secteur santé ; Stéphane Jouteux, syndicaliste ; Jean-Charles Marquiset, membre du secrétariat permanent du POI ; Jacques Girod, syndicaliste ; Marc Gauquelin, POI ; Christel Keiser, Bureau national du POI ; Bruno Mortagne, POI.
GRÈCE : Heleni Zografaki-Teleme.
GRANDE-BRETAGNE : Nick Phillips, BECTU (à titre personnel) ; Henry Mott, UNITE. HONGRIE : Judith Somi, bulletin « Munkas Hirlap ».
ITALIE : Alessandra Cigna, Comité pour un parti des travailleurs indépendant ; Andrea Monasterolo, Comité pour un parti des travailleurs indépendant ; Lorenzo Varaldo, Comité pour un parti des travailleurs indépendant.
PORTUGAL : Aires Rodrigues, secrétaire national du POUS.
ROUMANIE : Marian Tudor, Association pour l’émancipation des travailleurs (AEM). SERBIE : Djuro Velickovic, Syndicat de l’entreprise d’électricité EPS ; Pavlusko Imsirovic, Alliance politique ouvrière.
SUÈDE : Jan-Erik Gustafsson,Mouvement populaire « Non à l’UE »
(à titre personnel) ; Eva Jonson, LSR/ Mouvement populaire « Non à l’UE » (à titre personnel).
SUISSE : Michel Gindrat, SSP, PS.
TCHÉQUIE-SLOVAQUIE : Petr Schnur,
SCSB.EIT ; Jan Priban, SCSB.EIT.
TURQUIE : Mehmet Cemil Ozansü, Parti ouvrier unifié de Turquie.
Nous délégués, venus de seize pays (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie, Serbie, Suède, Suisse, Tchéquie, Turquie),confrontés simultanément à la plus violente offensive contre toutes les conquêtes et tous les droits de la classe ouvrière qui ait eu lieu depuis la guerre, nous décidons de nous constituer en « Comité pour une Entente européenne des travailleurs ».
En quelques semaines, nous sommes passés de la « crise de la dette » des « Etats périphériques de l’Union européenne », à la crise de la dette de tous les Etats d’Europe, à commencer par l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Les « grands de ce monde » et les sommités économiques « découvrent » que tous les Etats européens ont trop emprunté. Ils ont trop emprunté, pour venir en aide au secteur privé, pour relancer l’économie menacée d’asphyxie par l’effondrement de la demande, et enfin, depuis 2008, pour sauver le système bancaire au bord du gouffre. Ils ont « collectivisé » les pertes des banques et des spéculateurs. Et maintenant, parce que tout le système des marchés financiers mondiaux est menacé de faillite, l’administration Obama, le FMI et l’Union européenne ordonnent à tous les gouvernements européens de franchir un nouveau pas dans la déréglementation du travail, l’écrasement des salaires, l’organisation des délocalisations, préparant de nouvelles vagues de licenciements. Ils ordonnent de démolir les systèmes de protection sociale, de fermer et privatiser les hôpitaux, de licencier des centaines de milliers d’enseignants… Pendant qu’ils engloutissent des centaines de milliards dans les scandaleuses opérations militaires de l’OTAN, ils exigent l’accélération de la mise en oeuvre d’une politique qui vide littéralement des régions entières de leur population, que ce soit en Espagne, en Roumanie, à l’Est de l’Europe, ou même en Allemagne, où l’hémorragie des Länders de l’Est qui s’était ralentie, menace de reprendre : une politique criminelle de dislocation des nations et d’incitation aux provocations à caractère « ethnique », une politique de fauteurs de guerre.
Dans tous nos pays, l’immense majorité des travailleurs rejette la totalité de ces plans. Pas un jour ne passe, depuis quatre mois, sans qu’en Grèce, en Roumanie, en Espagne, au Portugal, en France, en Allemagne, au Danemark… des centaines de milliers de travailleurs ne manifestent leur colère, leur refus
d’accepter et leur volonté de se rassembler pour défaire tous ces plans monstrueux et arracher leur retrait.
Or, du coté des dirigeants des partis qui trouvent leur origine dans les combats historiques de la classe ouvrière en Europe, force est de constater que, quand ils sont au pouvoir, ils se sont fait les serviteurs zélés de l’Union européenne et du FMI, comme l’ont fait Papandréou, Zapatero, Socrates…
Quand ils sont dans l’opposition, on les entend timidement « protester », mais aucun d’entre eux n’a pris la moindre initiative (quand ils ne les ont pas approuvés dans leurs parlements nationaux) contre le nouveau plan européen mettant des centaines de milliards de fonds publics au service des marchés financiers.
Quand aux directions de nos confédérations syndicales, qui regroupent et organisent des millions de travailleurs dans tous nos pays, si elles ont, les unes ou les autres, émis des protestations, elles n’ont, dans leur immense majorité, pris aucune des dispositions qu’en attendaient les millions de travailleurs de toute l’Europe.
Alors que tous attendaient de ces directions – de nos directions, à nous qui sommes tous des militants ouvriers, des militants syndicaux – une condamnation claire et nette de ces plans, ainsi qu’un appel à les défaire sans délai, ils n’ont rien entendu. Au lieu de l’appel à l’action immédiate pour défaire ces plans, on nous
oppose de prétendues actions coordonnées à l’échelle européenne, dans le cadre d’une CES qui revendique « de réviser, et si nécessaire ajuster, la conception du travail, des systèmes de protection de l’emploi (…) et, pour assurer le succès des mécanismes
de cette nouvelle gouvernance, associer de façon plus étroite les partenaires sociaux à tous les niveaux à la conception et au suivi des stratégies de réforme nationales et européennes » Comme s’il n’y avait, pour les travailleurs, aucune possibilité d’échapper au chantage des agences de notation et de leurs patrons ; comme s’il n’existait pour l’humanité d’autre solution que la négociation des concessions « socialement acceptables » susceptibles de satisfaire la soif des marchés financiers. Qu’on cesse de nous parler de « règlementation des marchés
financiers », de « démocratisation de la BCE » et des institutions de l’UE ! Car, qui en effet, se charge de « réglementer » les marchés au G20 et de « démocratiser » l’Union européenne à Bruxelles ? Qui, sinon ceux là même qui ont provoqué la crise,
ceux qui ont dirigé le sauvetage des banques en 2008 par le pillage des budgets publics, et qu’ils se proposent de poursuivre.
Est-il possible aujourd’hui, que les directions de nos organisations puissent subordonner la survie de dizaines de millions de travailleurs et de leurs familles aux exigences des responsables de ce désastre dont les instruments sont l’Union européenne et le FMI ?
Est-il possible aujourd’hui, que les directions de nos organisations entraînent celles-ci dans une intégration à la « gouvernance » prônée par la CSI et la CES, intégration qui les détruirait ?
Nous, délégués de seize pays réunis à Berlin les 19 et 20 juin, répondons : NON ! Nous avons entendu les délégués qui ont pris la parole à cette conférence. Ils nous ont expliqué le combat qui fait rage aujourd’hui, en Allemagne, en France, en Espagne, en Belgique… contre cette politique du consensus, mise en oeuvre
par les directions en violation de leur mandat. Ils nous ont dit :
Laisser aujourd’hui démanteler le droit du travail, les retraites, la sécurité sociale, l’école… laisser se poursuivre la vague de délocalisations-licenciements,
parce que les banques l’exigent, Laisser porter atteinte au droit de grève, au droit à l’organisation indépendante de nos syndicats ….ce serait ouvrir la voie à une catastrophe sociale et politique dont notre continent a déjà dramatiquement fait l’expérience.
Sur la base de ces rapports, nous disons : la classe ouvrière de nos pays n’est pas battue, elle est là, elle est prête ! Les grèves et les manifestations qui ont eu lieu dans nos différents pays ne sont que de premières manifestations. Il n’y a rien de plus urgent que la réalisation, de bas en haut et de haut en bas, de l’unité de front des organisations ouvrières pour défaire tous ces plans, chacun des plans nationaux comme l’ensemble du plan européen.
Rien ne doit s’y opposer ! L’immense force des millions de travailleurs européens a la capacité d’imposer aux directions des organisations qu’ils ont construites de se conformer à leur mandat, de dire non aux plans d’austérité, aux réformes des retraites, du système de santé, à la destruction des codes du travail, d’imposer
les nationalisations que le sauvetage de dizaines de milliers d’emplois exige, et nous décidons de nous y employer de toutes nos forces.
Nous le répétons : défaire tous ces plans, arracher leur retrait, constitue le premier pas réel dans la voie d’une véritable union fraternelle des peuples d’Europe. Voilà le « pacte ouvrier » que nous scellons.
L’histoire de ces derniers mois ne laisse subsister aucun doute. Il n’y aura pas d’issue conforme aux intérêts des travailleurs d’Europe, sans rupture avec les directives européennes, les diktats du FMI, les institutions européennes elles-mêmes.
C’est la condition de toute réorganisation de la production au profit du travail, de la garantie de l’emploi, et donc d’une véritable reconstruction de nos pays, de la reconquête de la souveraineté de nos peuples et de la démocratie, c’est la condition de la constitution de gouvernements capables de satisfaire les besoins de la population.
C’est dans cet objectif que nous décidons de resserrer l’échange politique entre nous, de nous épauler pour aider les travailleurs, dans chacun de nos pays, à imposer – par la réalisation de l’unité de leurs organisations sur la base du mandat ouvrier – leurs propres solutions débarrassées des exigences des marchés financiers,
et du capital dont le système d’exploitation est seul responsable du désastre.
C’est dans cette voie que, pas à pas, pourra triompher une véritable union libre des peuples d’Europe, et pas dans celle du sauvetage de l’euro pour les plus grands profits des marchés financiers.
Une union fondée sur la solidarité, la fraternité et la paix.
Voilà l’objectif que se fixe le « Comité pour l’Entente européenne des travailleurs » que nous constituons à l’issue de cette conférence.
Nous invitons les délégations de nos seize pays d’Europe à mandater leurs délégués à la Conférence mondiale contre la guerreet l’exploitation d’Alger (27, 28, 29 novembre 2010), convoquée par l’Entente internationale des travailleurs et le Parti des travailleurs d’Algérie, pour l’expliquer en notre nom.
SIGNATAIRES :
ALLEMAGNE : Michael Altmann, SPD, membre du bureau local de l’AfA, ver.di ; Bahr Bernd, ver.di, SPD ; Bahr Detlef, ver.di ; Beyer Peter, ver.di ;
Boulboullé Carla, Comité de rédaction de la revue «Soziale Politik & Demokratie» ; Bunz Kerstin, ver.di/SPD ; Cornely Matthias, IG Metall, Président des délégués du
personnel, « Die Linke »; Dröge Wolfgang, ver.di ; Eisner Udo, IG Metall ; Engstfeld Ellen, ver.di, délégué du personnel, SPD ; Ernst Manfred, IG Metall, AfA ; Falk Elke,
ver.di ; Frey Henning, GEW , SPD ; Fürst Kerstin, délégué du syndicat TRANSNET ; Futterer Michael, Vice-président du GEW pour le Land de Baden-Württemberg ;
Gehring Ursula ; Gellrich Carmen, SPD ; Gürster Eva, ver.di, SPD membre du bureau de la commission santé du SPD ; Gürster Julian, IRJ ; Hahn Gaby, ver.di, SPD,
présidente de l’AfA pour la ville de Chemnitz ; Henze Eberhard, ver.di/ SPD ; Jaremischak Peter ; Kischkat Mirko, membre du bureau de la commission jeunes de ver.di
pour le Land de NRW, vice-président de l’AfA pour le canton ; Kreutler Peter, ver.di / SPD, AfA ; Krupp Gotthard, ver.di, bureau de ver.di pour la circonscription, SPD,
membre du bureau de l’AfA pour le Land ; Lätsch Winfried, NGG ; Leisling Monika ; Ludwig Barbara, GEW, SPD ; Ludwig Helmut ; Müller Jürgen, SPD, AGS ; Ott Lothar,
GEW, SPD ; Polke Peter, délégué des cheminots, TRANSNET ; Prasuhn Volker, SPD, président de l’AfA pour la circonscription, ver.di ; Richter Peter, SPD, AfA ; Röser
Ingo, ver.di, PA-Vorsitzender ; Saalmüller Peter, ver.di, SPD ; Schermer Gerlinde, SPD ; Schüller Klaus, secrétaire du DGB et président de l’AfA pour le Land de Thuringe ;
Schuster Anna, déléguée pour le syndicat ver.di ; Schuster H.-W. délégué pour le syndicat ver.di, président de l’AfA pour la ville de Dusseldorf ; Schwefing Günter, ver.di ;
Seyhun Ersin, IG Metall ; Sichelt Winfried ; Timmermann Olaf, ver.di ; Türke Peter, IG Metall, SPD, AfA ; Uhde Werner, ver.di, AIT ; Weigt Hans, ver.di ; Weiß Dirk,
IGBCE, SPD ; Wernecke Monika, ver.di.
BELGIQUE : Philippe Larsimont, MDT, FGTB ; Fayçal Draidi, Comité unité, FGTB. DANEMARK : Per Sörensen.
ETAT ESPAGNOL :
Francisco Cepeda Gonzalez, membre de la Commission exécutive de la Fédération des Arts de l’imprimerie (CCOO Madrid) ; Blas Ortega, syndicaliste Fédération des
services publics (UGT Valence) ; Andrès Moreno, syndicaliste CCOO Castellon ; Maria Jesus Fernandez, membre du PSOE, syndicaliste Fédération des services publics
(UGT Biscaye) ; Miguel Gonzalez Mendoza, avocat à l’UGT (Taragone) ; Victor Guisado Munoz, syndicaliste enseignement UGT (Barcelone).
FRANCE : Jacques Paris,
syndicaliste ; Bruno Ricque, syndicaliste secteur santé ; Stéphane Jouteux, syndicaliste ; Jean-Charles Marquiset, membre du secrétariat permanent du POI ; Jacques Girod, syndicaliste ; Marc Gauquelin, POI ; Christel Keiser, Bureau national du POI ; Bruno Mortagne, POI.
GRÈCE : Heleni Zografaki-Teleme.
GRANDE-BRETAGNE : Nick Phillips, BECTU (à titre personnel) ; Henry Mott, UNITE. HONGRIE : Judith Somi, bulletin « Munkas Hirlap ».
ITALIE : Alessandra Cigna, Comité pour un parti des travailleurs indépendant ; Andrea Monasterolo, Comité pour un parti des travailleurs indépendant ; Lorenzo Varaldo, Comité pour un parti des travailleurs indépendant.
PORTUGAL : Aires Rodrigues, secrétaire national du POUS.
ROUMANIE : Marian Tudor, Association pour l’émancipation des travailleurs (AEM). SERBIE : Djuro Velickovic, Syndicat de l’entreprise d’électricité EPS ; Pavlusko Imsirovic, Alliance politique ouvrière.
SUÈDE : Jan-Erik Gustafsson,Mouvement populaire « Non à l’UE »
(à titre personnel) ; Eva Jonson, LSR/ Mouvement populaire « Non à l’UE » (à titre personnel).
SUISSE : Michel Gindrat, SSP, PS.
TCHÉQUIE-SLOVAQUIE : Petr Schnur,
SCSB.EIT ; Jan Priban, SCSB.EIT.
TURQUIE : Mehmet Cemil Ozansü, Parti ouvrier unifié de Turquie.
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