Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

jeudi 29 décembre 2011

Le POI 06 informe

Le POI des Alpes-Maritimes s'élève contre les nouvelles suppressions de postes dans l'Education Nationale prévues à la rentrée 2012 :


5 100 dans les écoles primaires,
5 600 dans les collèges et lycées,
400 dans les postes administratifs,

soit 11 100 postes supprimés au niveau national.

Pour la seule académie de Nice :

143 postes supprimés dans les écoles primaires,
113 postes dans les collèges et lycées,
7 dans les services administratifs.


TOTAL : 263 postes supprimés à la rentrée 2012.


A quelques mois des élections, le PS, le PG et le PCF protestent contre contre la mise à mort de l'école publique.


Mais qui a gouverné l’école sous la Ve République ?


Qui a assuré la responsabilité politique du ministère de l’Education nationale depuis la loi Debré de 1959 décidant de financer les écoles privées avec les fonds publics ? Qui, alternativement et successivement, a entrepris de « réformer » l’école publique, accusée de trop faire travailler les élèves, qu’elle enfermerait dans « le carcan » de programmes scolaires nationaux stupidement « égalitaires » ?


Qui a supprimé les écoles normales d’instituteurs au nom de « la formation universitaire des maîtres », pour, avec la même logique, liquider ensuite les IUFM, afin de permettre le recrutement en masse d’étudiants sans formation et sans statut ?


Qui a ramené la semaine scolaire de 30 heures (dans les années 1960) à 24 heures aujourd’hui, dans lesquelles il faut caser en plus une langue vivante, l’informatique et les activités diverses que les projets d’école sont tenus d’organiser ?


Qui, au nom de « l’intégration des enfants handicapés dans les classes ordinaires », supprime classes et structures spécialisées adaptées à la nature et au degré de leur handicap et-ou difficulté ? Qui répète cette opération chirurgicale avec les réseaux d’aide aux enfants en difficulté (RASED), dont les enseignants spécialisés disparaissent ?


Qui rend les classes ingérables, de plus en plus hétérogènes et de moins en moins studieuses pour ensuite s'étonner de l'abstention aux élections ?


Faut-il rappeler que la loi dite d’orientation de 1989 de Lionel Jospin reste la référence politique de base de toutes les mesures prises dans et contre l’école publique par tous les gouvernements depuis 1989 ? Une belle continuité, un consensus politique jamais démenti, des résultats calamiteux. Alors, quand les fossoyeurs de l’école publique se penchent sur le bilan désastreux de leur propre gouvernance, on peut s’interroger sur leurs objectifs. Rompre avec cette politique de démantèlement de l’Education nationale entreprise par la Ve République ou continuer jusqu’à la mort de l’institution scolaire républicaine ?


Les documents et projets produits par l’UMP et le PS répondent : on continue, mais nous voulons aller plus loin. Ils préconisent tous d’aller vite vers « l’autonomie des établissements ».


Tous les partisans de la privatisation de l’école publique, à commencer par les hommes d’affaires et le Medef, en ont fait leur mot d’ordre central pour pulvériser l’Education nationale en établissements autonomes, publics, privés ou hybrides, tous concurrents, recrutant leurs propres personnels sur « profil » et cherchant eux mêmes leurs moyens de financement. En d’autres termes, une politique de dénationalisation des établissements scolaires pour débarrasser l’Etat de la responsabilité d’assurer l’égalité des droits des élèves devant l’instruction publique coûtant 53 milliards par an au budget.



Certes, de nombreux salariés, enseignants et parents indignés partagent la nécessité du combat et de la résistance. Ils aspirent aussi à chasser ceux qui décident et appliquent ces réformes, à commencer par le gouvernement actuel.


Pour ces raisons, certains s'apprêtent à voter pour un candidat ou un autre d'un parti qui se réclame de la gauche et de la démocratie. A ces camarades, nous disons fraternellement : vous, nous, l'ensemble des travailleurs aspire à chasser non seulement Sarkozy mais aussi sa politique.



Par conséquent et par delà nos différences, nous avons en commun le fait que nous aspirons à des solutions politiques qui ne peuvent pas passer par une alternance ou une union sacrée gauche-droite pour poursuivre les mêmes plans dictés par l'Union européenne, le FMI et la BCE aux ordres des marchés financiers et des multinationales.



Nous nous adressons à celles et ceux qui s'apprêtent à voter Hollande, à voter Mélenchon, à celles et ceux qui ont décidé de ne pas aller voter pour leur dire - au-delà de ces choix des uns et des autres, qui sont légitimes et que nous respectons, même si nous avons une analyse différente - décidons-nous d’oeuvrer ensemble à réaliser l'unité qui aidera à mobiliser des millions et des millions parce que seule la mobilisation imposera la volonté du peuple ?

Les enseignants en grève qui se sont mobilisés dans l'unité avec leurs organisations syndicales le 15 décembre pour exiger le retrait du projet gouvernemental de réforme de l'évaluation ont raison. Ils indiquent la direction à suivre pour obtenir satisfaction sur l'ensemble les revendications : l'unité dans la grève pour le retrait des réformes et des plans d'austérité.



Nous construisons le Parti Ouvrier Indépendant dans les Alpes-Maritimes avec pour seule ambition d'aider à agir, là où nous sommes, dans ce sens. Rejoignez le POI !

samedi 3 décembre 2011

Appel de la conférence du 26 novembre 2011, à Paris

Le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus
lançaient un appel auxmilitants dumouvement
ouvrier et démocratique, appel repris
à ce jour par plus de 2 500 signataires, qui se
concluait par :
« ● Il n’est pas possible d’accepter la politique
que veut imposer la « troïka » (FMI, BCE,UE). Pour
aider à la résistance et préparer les combats inévitables
à venir, les signataires appellent tous les travailleurs
et démocrates, et leurs organisations, à se
rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements.
● Il revient au mouvement ouvrier de refuser le
rôle que lui assignent les institutions internationales
(FMI, BCE,UE) et les gouvernements.
● Il revient aumouvement ouvrier d’organiser la
résistance pour défendre les intérêts des travailleurs
mais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis
de la civilisation.
● Il revient aumouvement ouvrier de s’unir audelà
des divergences compréhensibles pour refuser
les diktats de l’Union européenne.
Sur ces bases, et face à la soumission des partis
politiques liés à l’Union européenne, il revient aux
travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs
de se regrouper.
● C’est pourquoi les soussignés proposent d’organiser
une conférence nationale de militants afin
d’échanger nos points de vue et de discuter des
moyens à mettre en oeuvre pour défendre l’indépendance
de nos organisations, notamment à
l’égard des gouvernements, pour faire échec à tous
les plans antisociaux préparés par l’Union européenne.
»
Depuis, la troïka a accéléré la mise en oeuvre
d’une politique qui impose à tous les peuples de
l’Union européenne des plans d’austérité menaçant
de destruction toutes les conquêtes sociales.

En Grèce et en Italie, bafouant les formes les plus
élémentaires de la démocratie, la Banque centrale
européenne (BCE) désigne ses propres émissaires
à la tête des gouvernements pour mieux imposer
ses décisions aux peuples qui les refusent et se
mobilisentmassivement pour les rejeter.
En France, après un premier plan le 24 août, le
gouvernement a, le 7 novembre, annoncé un second
plan d’austérité encore plus sévère. Plan jugé
insuffisant par Bruxelles qui exige des mesures
supplémentairesmettant en cause acquis sociaux
et garanties collectives (en particulier la Sécurité
sociale et les retraites), tandis que le patronatmultiplie
les plans de restructuration-démantèlement
et de licenciements dans l’industrie.
413militants, réunis en conférence à Paris le 26
novembre 2011, après avoir débattu de la situation,
considèrent que, plus que jamais, « il revient
aumouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences
compréhensibles » pour bloquer cette logique
infernale qui voit la « dictature de la dette »
menacer toutes les conquêtes, l’indépendance des
organisations ouvrières, et donc ce qui constitue
les fondementsmêmes de la démocratie.
C’est pourquoi notre conférence s’adresse à
tous lesmilitants ouvriers et démocrates, aux paysans
: par l’unité, il est possible demettre en échec
cette politique réactionnaire et d’imposer le retrait
du plan Fillon-Sarkozy et de toutes les mesures
anti-ouvrières prises par le gouvernement sur ordre
de l’Union européenne.
Nous appelons lesmilitants,démocrates et travailleurs
:
—à contresigner cet appel et à le diffusermassivement
;
—à se regrouper dans des comités locaux afin
de contribuer à organiser la résistance, dans le
respect des prérogatives des organisations, pour
le retrait de cesmesures et ainsimettre en échec
les plans imposés par l’Union européenne.

UNITÉ POUR LE RETRAIT DES PLANS D’AUSTÉRITÉ
DICTÉS PAR L’UNION EUROPÉENNE, LE FMI, LA BCE !

La conférence du 26 novembre donne mandat aux initiateurs pour, en fonction
de l’évolution de la situation politique, convoquer une nouvelle réunion.

Pour tout contact : appel2juillet@gmail.com
Michel Allain

NON au projet de grande intercommunalité imposée par le préfet!

Après le vote NON massivement exprimé par les habitants de la Roya, c’est ce qu’ont répondu les habitants de Mouans Sartoux lors du référendum du 20 Novembre organisé dans leur commune.


La consultation des Mouansois relative au projet d'une grande intercommunalité imposée par le préfet des Alpes-Maritimes s'est soldée par un score sans appel de 96,93 % de NON !

Le scrutin en chiffres :
- Participation : 45,8 %
- NON : 96,93 % (3449 voix)
- OUI : 3,07 % (109 voix)
- Nuls : (10 voix)

Le maire, André Aschieri, a déclaré que " c'est une leçon pour tous ceux qui veulent écarter le peuple des décisions qui le concernent.
Une réforme si décisive ne peut pas être mise en œuvre sans informer et consulter le peuple. On veut nous changer la France, dissoudre ses communes dans des ensembles disparates et incohérents. Les élus, j’en connais beaucoup, désapprouvent en silence sous la pression des grands élus et des représentants de l’Etat.
A Mouans-Sartoux le vote est sans appel : 96,93 % !
Bien entendu, je tiens à rendre hommage au collectif qui a été contraint de se substituer à la commune pour organiser ce scrutin. J’imagine qu’avec une organisation communale, la participation aurait été encore plus élevée.
A présent, je demande solennellement à l’Etat et à la CDCI de respecter l’avis des communes de l’Ouest, des communes de la Roya et de la population de Mouans-Sartoux qui ne veulent pas de ce qui a été décidé sans eux."


Le parti ouvrier indépendant soutien le combat des maires et de la population qui s’opposent à cette loi anti-démocratique.


A ce jour près de 400 maires et élus de toutes tendances ont signé une demande d’audience auprès du Président de la République.

En dépit de multiples démarches l’Elysée n’a pas proposé de rendez-vous.

Une délégation se présentera à l’Elysée le :


Mercredi 7 Décembre 2011 à 15 heures.

Nous invitons tous les maires attachés à la libre administration de leurs communes et à la démocratie communale à signer l’appel et à se rendre en délégation à l’Elysée !

samedi 19 novembre 2011

TOUS AUX COTES DU PEUPLE GREC !

C’est avec la plus grande indignation que les travailleurs et le peuple français rejettent le discours de Sarkozy. Celui-ci
prétend dicter au peuple grec ce qu’il a le droit de faire, lui dire si un référendum est possible ou pas, quelle question doit
y être posée, et même la réponse qui doit y être apportée !
Non, monsieur Sarkozy, c’est pure usurpation de votre part que de prétendre parler au nom du peuple français dans ce
diktat adressé au peuple grec, « coupable » de se révolter contre le plan meurtrier dicté par les spéculateurs et les
banquiers. C’est pure usurpation de votre part de prétendre agir au nom de la démocratie, vous qui avez déjà piétiné le
vote du peuple français lors du référendum de 2005 sur la Constitution européenne et qui, aujourd’hui, menacez le
peuple grec des pires foudres à la seule évocation du mot : référendum.
Personne n’est dupe. Quand Sarkozy (et avec lui Merkel, Obama et les dirigeants du capital financier international) exige
du peuple grec qu’il renonce à toute souveraineté, tous les peuples d’Europe et du monde sont menacés. La brutalité de
la mise en garde de Sarkozy vise, à travers le peuple grec, le peuple français lui-même puisqu’elle intervient la veille de
l’annonce par Fillon d’un plan d’austérité renforcée.
Voila pourquoi le Parti ouvrier indépendant estime urgent que s’organise en France la mobilisation des travailleurs, des
jeunes et de toute la population aux côtés des travailleurs grecs contre les représentants du capital financier et contre
notre propre gouvernement de banqueroutiers et de spéculateurs.
Les travailleurs et le peuple grec ont le droit de dire non à un plan dicté par la troïka (FMI-Union européenne-BCE) qui
ampute les salaires et les pensions (jusqu’à 40 % !), liquide des pans entiers de la fonction publique (30 000
licenciements immédiats), liquide toutes les conventions collectives dans le secteur privé, et veut réduire un peuple libre
et souverain à un statut de peuple assujetti et misérable !
Le peuple grec, comme tous les peuples d’Europe, veut vivre libre. Il veut décider lui-même de son propre sort. Il refuse
de se voir « sacrifier » sur l’autel des profiteurs, spéculateurs, banquiers et capitalistes du monde entier. Le peuple grec
parle pour tous les peuples d’Europe en disant : « Cette dette n’est pas celle des travailleurs et des peuples. Que les
capitalistes payent leur propre dette ! Que les banquiers et les spéculateurs payent l’addition de leurs opérations
hasardeuses ! Nous ne reconnaissons à aucun gouvernement le droit de nous imposer leurs plans ! »
Le peuple grec a ouvert la seule voie qui permet de sortir du « piège » de la dette (et des critères de Maastricht
garantissant la stabilité de l’euro) dans lequel on veut enfermer tous les peuples d’Europe : la voie du soulèvement
légitime qui a déjà produit treize grèves générales et qui, d’une manière ou d’une autre, (y compris par le référendum)
balaiera demain les mesures meurtrières. Il a ouvert la voie au peuple portugais, au peuple d’Espagne, au peuple italien...
et il a préparé celle que devra emprunter aussi le peuple français pour sauver sa fonction publique, ses hôpitaux, sa
Sécurité sociale et son industrie de la délocalisation. Il a ouvert la voie à la reconquête de la souveraineté populaire et de
la démocratie qui exige de s’émanciper des carcans de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI.
Au moment où il est menacé d’être mis au ban de la « communauté internationale », il nous revient à nous, travailleurs
de toute l’Europe — particulièrement à nous travailleurs français — de manifester notre solidarité active et de dire à
notre gouvernement : « Bas les pattes devant le peuple grec ! »
Dans la continuité du meeting internationaliste qu’il a organisé le 1er octobre à Paris (meeting au cours duquel des
militants et responsables ouvriers de Grèce, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne, du Portugal, d’Irlande ont
pris la parole auprès des orateurs français), le bureau national du Parti ouvrier indépendant, réuni samedi 5 novembre,
décidera des formes appropriées pour organiser la mobilisation en solidarité avec le peuple grec. D’ores et déjà, contact
est pris avec tous les partis et organisations qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers afin de préparer une
réponse d’envergure, dans l’unité la plus large, à la provocation du président de la République française représentant des
seuls intérêts des banqueroutiers et des spéculateurs sans scrupules.

Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun
Paris, le 3 novembre 2011, 12 heures

Demande d’audience au Président de la République

Aux élus signataires de la demande d’audience
au Président de la République

Cher(e) collègue,
Vous êtes signataires de la demande d’audience qu’avec des maires de
toutes tendances nous avons adressée au Président de la République pour
lui demander de bloquer les SDCI des préfets et de respecter les choix de
nos communes. Je vous en remercie.

A ce jour, nous sommes près de 400 maires et élus signataires.

L’Elysée ne nous a pas proposé de rendez-vous, en dépit des multiples
démarches par courrier et tentatives de contact téléphonique. Conscient
de la nécessité absolue d’aller jusqu’au bout de notre démarche, je vous
propose que notre délégation se présente à l'Elysée le mercredi
7 décembre 2011 à 15 heures.
Je vous invite, bien entendu, si vous le souhaitez, à faire partie de cette
délégation d’élus de toutes opinions.
Merci dem’indiquer si vous serez enmesure d’être présent(e), avec votre
écharpe.

Cordialement,
Gérard Schivardi,
maire deMailhac (Aude)

Le POI 06 informe :

NON aux licenciements chez Elaiapharm !


Le Parti Ouvrier Indépendant appuie la grève des salariés d'Elaiapharm à Sophia-Antipolis.


L'entreprise entend procéder à des licenciement économiques alors que sa maison mère Lundbeck a déclaré plusieurs centaines de millions d'euros de profits en 2010.


Les licenciements vont plonger les salariés et particulièrement ceux de plus de 50 ans dans une situation sans issue.


Unité pour bloquer les licenciements chez Elaiapharm !


La succession des plans sociaux et des fermetures d'entreprises ces dernières années à Sophia-Antipolis démontre que seul le maintien de tous les emplois permettra d'assurer un avenir aux salariés et à leurs familles.


L'annonce des licenciements chez Elaiapharm intervient au moment même où de grandes entreprises annoncent de vastes plans de suppressions d'emplois :


- PSA : -5 000 emplois en France
- Société Générale : 640 postes supprimés


Les plans d'austérités se succèdent les uns aux autres. Le gouvernement enchaîne les mesures de régression sociale tous azimuts pour répondre aux exigences des marchés financiers. Désormais, personne n'est épargné. Et ce n'est que le début !


Il y a urgence.


Le POI n'a pas d'intérêt distinct des travailleurs et de leurs familles. Il porte à la connaissance de tous l'appel signé par plus de 1600 militants ouvriers, responsables syndicaux, mutualistes et maires qui ont décidé de se donner rendez-vous le samedi 26 novembre à Paris pour sceller leur unité contre la dictature des déficits publics, pour le retrait des plans d'austérité et pour la défense des conquêtes sociales.


Les travailleurs sont en état de légitime défense. La valse des gouvernements en Europe (Portugal, Italie, Grèce) démontre que les marchés et la Troïka (Fonds Monétaire International - Union Européenne - Banque Centrale Européenne) imposent leurs hommes et leur feuille de route à l'ensemble des gouvernements, qu'ils soient de droite ou de gauche.


Au nom de la gouvernance et du dialogue social, ils veulent cantonner les organisations ouvrières à la mise en place et à l'accompagnement de leurs plans d'austérité et ainsi priver les salariés de leurs moyens de résistance.


Le comité POI d'Antibes-Valbonne propose aux salariés de participer à une rencontre avec les délégués de Sophia-Antipolis qui participeront à la conférence nationale du 26 novembre le


mercredi 23 novembre de 12H30 à 13H30 à Garbejaire

vendredi 2 septembre 2011

D'ou vient la dette de l'Etat ?

De toute part, on nous dit: "Il y a un déficit, il y a une dette, on ne peut plus continuer comme ça, il faut réduire le deficit, il faut bien payer la
dette, et, pour cela, reduire la dépense publique."
Selon ce discours, nous vivrions tous au-dessus de nos moyens. Les déficits résulteraient d'un excès de services publics et des largesses de la
protection sociale.
Faux.
En 1993, les depenses de l'Etat, mesurees en pourcentage de
la richesse nationale, représentaient 25,5 % du produit intérieur brut (PIB) ; en 2008, elles n'en représentent plus que 20 % environ. 5,5 points de moins
Mais alors, d'ou viennent les deficits, d'ou vient cette dette : elle provient d'une politique systématique, conduite par tous les gouvernements depuis pres de trente ans, d'allégements de l'impot pour les plus riches et de prise en charge
de dépenses pour le compte du patronal, a quoi s'ajoute le cout du renflouement des
banquiers à l'occasion de la crise financière qui a débuté en 2008.

142 milliards d'impots et taxes en moins!
(Sources émanant du ministere des Finances)

En 1982, les recettes de l'Etat representaient 22,5 % du PIB.
En 2009, elles ne representaient plus que 15,1 % du PIB. Soit un
recul de 7.4 points de PIB, ce qui represente 142 milliards d'euros
(le PIB de la France, en 2009, etait d'un peu moins de 2 000 milliards d'euros).
Si la structure des prélèvements était restée constante (c'est-à-dire s'il n'y avait pas eu le flot de mesures décidées par tous les gouvernements successifs
en faveur des hauts revenus et des societés), il serait rentré 141 milliards de plus dans les caisses de l'Etat en 2009, soit une somme équivalant au déficit record
de cette meme annee (142,5 milliards).
Et ce qui est vrai pour 2009 l'est pour toutes les années.
S'il n'avait pas eu ces allègements fiscaux particulièrement injustes,
il n'y aurait ni déficit ni dette.

La dette est deplus une véritable rente au profit des spéculateurs et des banques, qui comptent bien ainsi se refaire une santé, fut-ce au prix des plus grands sacrifices imposés à la population.
NI remboursement, ni étalement, ni moratoire, la seule exigence politique conforme aux intérêts des travailleurs et du peuple est celle de l'annulation de la dette !

Appel de 160 militants ouvriers et élus

NON À LA DICTATURE DE LA “TROÏKA”
(FMI, BCE, UNION EUROPÉENNE)
NON AU PLAN EUROPLUS
NON À LA DICTATURE DES DÉFICITS

Pour sauver le système capitaliste, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne
(BCE) et l’Union européenne prétendent imposer à tous les peuples et à la classe ouvrière un plan
d’austérité d’une brutalité sans précédent.
Que ce soit en Grèce ou au Portugal, la troïka impose aux gouvernements—qui l’acceptent—la baisse
des salaires, la liquidation de toutes les conquêtes sociales et brade au secteur privé toutes les entreprises
publiques et nationalisées.
Face à cette politique, dans toute l’Europe, les travailleurs résistent, n’acceptent pas et combattent
pour préserver leurs conquêtes, comme l’a démontré le mouvement massif des travailleurs en France
pour s’opposer à la réforme des retraites.
En France, à la demande de l’Union européenne, le gouvernement tente d’imposer le plan Europlus—
que ce soit par la constitutionnalisation de la rigueur ou par tout autremoyen—, plan Europlus qui prévoit,
entre autres, des milliers de licenciements et de suppressions de postes, le blocage des salaires, la
généralisation de la précarité, en particulier de la jeunesse, la liquidation des libertés communales et de
nouvelles privatisations.
Pour mettre en oeuvre cette politique réactionnaire, en France comme dans le monde entier, les gouvernements
cherchent à associer les organisations dumouvement ouvrier. En Espagne, ils ont imposé un
pacte social.
Les soussignés observent qu’en Tunisie, lorsqu’ils ont renversé la dictature de Ben Ali, les travailleurs
ont su retrouver les voies de l’organisation syndicale, l’UGTT (renforcée, depuis, de 150 000 nouveaux
adhérents, en particulier les jeunes) pour exiger la satisfaction de leurs revendications et le respect de la
démocratie.

Les soussignés s’adressent à tous les travailleurs,militants dumouvement ouvrier et
démocrates.
Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut imposer la « troïka » (FMI- BCEUE).
Pour aider à la résistance et préparer les combats inévitables à venir, les signataires
appellent tous les travailleurs et démocrates et leurs organisations à se rassembler audelà
de la diversité de leurs engagements.
Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui assignent les institutions
internationales (FMI,BCE,UE) et les gouvernements.
Il revient aumouvement ouvrier d’organiser la résistance pour défendre les intérêts
des travailleursmais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis de la civilisation.
Il revient aumouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences compréhensibles
pour refuser les diktats de l’Union européenne.
Sur ces bases, et face à la soumission des partis politiques liés à l’Union européenne, il
revient aux travailleurs et auxmilitants qui partagent ces objectifs de se regrouper.
C’est pourquoi les soussignés proposent d’organiser une conférence nationale demilitants
afin d’échanger nos points de vue et de discuter desmoyens àmettre enoeuvre pour
défendre l’indépendance de nos organisations, notamment à l’égard des gouvernements,
pour faire échec à tous les plans antisociaux préparés par l’Union européenne.

PREMIERS SIGNATAIRES
Michel Allain, syndicaliste équipement (92) ; José Alvarez, syndicaliste construction (75) ; Maria Alves, syndicaliste métallurgie (39) ; Xavier
Amor, syndicaliste métallurgie (93) ; Richard André, syndicaliste bois (71) ; Dominique Arnaudies, syndicaliste télécommunicant (75) ; Jacques
Aurigny, syndicaliste Education nationale (75) ; Myriam Bakowski, syndicaliste postière (47) ; Cendrine Ballon, syndicaliste services publics
(86) ; Jacky Bara, syndicaliste (79) ; Paul Barbier, syndicaliste enseignement (49) ; Thierry Barbier, syndicaliste santé (71) ; Jean Bazelle,
maire de Lascelle, ancien syndicaliste action sociale (15) ; Christophe Benoit, syndicaliste enseignant (34) ; Nicole Bernard, syndicaliste
organismes sociaux (75) ; Sylvain Bernard, syndicaliste postier (93) ; Aurélien Bernier, auteur (86) ; Jacques Berthault, syndicaliste santé (39) ;
Pierre Besse, syndicaliste cheminot (75) ; Denis Bézirard, syndicaliste agro-alimentaire (76) ; Jean-Simon Bitter, syndicaliste assurances (93) ;
Serge Bloch, syndicaliste agro-alimentaire (67) ; Jean-Vincent Boudou, syndicaliste (15) ; Yves Bourdin, syndicaliste retraité métallurgie (85) ;
Alain Boutareaud, syndicaliste Finances publiques (33) ; Fabrice Brucker, syndicaliste Equipement (07) ; Marc Buard, syndicaliste services
publics (93) ; Raphael Cacioppola, syndicaliste métallurgie (69) ; Bruno Cailletaux, maire adjoint (44) ; Rémi Candelier, syndicaliste enseignant
(76) ; Mireille Carrot, syndicaliste santé (42) ; Patrick Catrix, syndicaliste cheminot (75) ; Daniel Chalier, syndicaliste santé (63) ; Philippe
Chamek, syndicaliste postier (93) ; Jean-François Chazerans, syndicaliste Education nationale (86) ; Jocelyn Clodine-Florent, syndicaliste postier
(75) ; Pascal Costarella, syndicaliste enseignement (38) ; Olivier Crammer, syndicaliste Education nationale (59) ; Jean-Paul Crouzet, syndicaliste
enseignement (69) ; Marise Dantin, syndicaliste hospitalier (75) ; Alain Davanture, syndicaliste bois-construction (71) ; Christian De Vito,
syndicaliste commerce (13) ; Clarisse Delalondre, syndicaliste énergie (92) ; Jean-Michel Delaye, syndicaliste territoriaux (67) ; Cécile Delecray,
syndicaliste enseignante (26) ; Claire Delore, syndicaliste santé (37) ; Gilles Denosjean, syndicaliste enseignement (71) ; Aline Dotto,
syndicaliste hospitalière (38) ; Christian Duffy, syndicaliste services publics (75) ; Didier Dunant, syndicaliste hospitalier (75) ; Francis Durand,
syndicaliste (74) ; Daniel Dutheil, syndicaliste hospitalier (92) ; Patrick Dutto, syndicaliste métallurgie (64) ; Gérard Euzenot, syndicaliste
recherche (13) ; Christian Eyschen, syndicaliste, responsable mutualiste, libre penseur (92) ; Gilbert Faraci, syndicaliste Défense (83) ; Marie-
Christine Fararik, syndicaliste santé (75) ; Salah Ferkoune, syndicaliste chimie (69) ; Didier Ferron, syndicaliste postier (86) ; Gérard Fijalek,
syndicaliste métallurgie (30) ; Alexandra Fiquet, syndicaliste territoriaux (86) ; Catherine Fléchard, syndicaliste énergie (75) ; Christophe Fonte,
syndicaliste recherche publique (54) ; Didier Fouché, maire de Soulitré, ancien syndicaliste SNCF (72) ; Gérald Fromager, syndicaliste (02) ;
Didier Gadéa, syndicaliste viticulteur (34) ; Michel Gannereau, syndicaliste Equipement (49) ; Claude Gatard, syndicaliste cheminot (91) ;
Gabriel Gaudy, syndicaliste (75) ; Patrick Gauthier, syndicaliste Equipement (22) ; Christophe Gentile, syndicaliste travailleurs de l’Etat (83) ;
Marc Georges, syndicaliste (74) ; Bernard Giusti, syndicaliste hospitalier (75) ; Orlando Gomes, syndicaliste métallurgie (39) ; François Grazza,
syndicaliste cheminot (75) ; Gérard Gressot, syndicaliste métallurgie (69) ; Jean-Louis Guérin, syndicaliste docker (35) ; Franck Guilbert,
syndicaliste spectacle (75) ; Yacine Hadj-Hamou, syndicaliste fonctionnaire (31) ; Patrick Hebert, syndicaliste (44) ; Lucette Hohmann, syndicaliste
textile (67) ; Daniel Jeannin, maire de Montenois, ancien syndicaliste automobile (25) ; Claude Jenet, syndicaliste (84) ; Daniel Juret,
syndicaliste hospitalier (49) ; Jacques Lafouge, humaniste libre penseur ; Denis Langlet, syndicaliste métallurgie (78) ; Gilles Larrieu, syndicaliste
métallurgie (64) ; Jacques Le Beuvant, syndicaliste Education nationale (29) ; James Le Cabellec, syndicaliste territoriaux (47) ; Sébastien Le
Dû, syndicaliste postier (86) ; Gérard Le Goff, syndicaliste métallurgie (67) ; Martine Lehemonet, syndicaliste enseignement (75) ; Marie-Paule
Lemonnier, médecin hospitalier (75) ; Bernard Lempereur, syndicaliste enseignant (75) ; Luc Lestrade, syndicaliste Finances publiques (40) ;
Gérard Luiggi, syndicaliste équipement (83) ; Lina Maillard, syndicaliste Sécurité sociale (75) ; Jean Markun, syndicaliste mines de fer (57) ;
Jean-Charles Marquiset, syndicaliste services publics (91) ; Françoise Martinez, syndicaliste Finances (83) ; Christophe Massé, syndicaliste postier
(86) ; Christian Mérot, syndicaliste métallurgie (49) ; Alain Millard, syndicaliste postier (93) ; Hugues Miller, syndicaliste, services publics
(57) ; Christian Moreau, maire de Dannemoine, syndicaliste Education nationale (89) ; Lilian Mounard, syndicaliste (93) ; Suno Navarro,
syndicaliste énergie (31) ; Philippe Navarro, syndicaliste santé (69) ; François Nicolaï, syndicaliste nettoiement (75) ; Fabrice Olsak, syndicaliste
Education nationale (33) ; Lionel Parlant, syndicaliste postier (69) ; Frédérique Paul, syndicaliste (86) ; Jean-Claude Perou, syndicaliste
enseignement (86) ; Yan Perrotte, militant ouvrier (50) ; Michel Petrequin, syndicaliste enseignant (34) ; Hervé Picamelot, syndicaliste
métallurgie (71) ; Pierre Piccarretta, syndicaliste métallurgie (38) ; Marc Pipeau, syndicaliste Culture (75) ; Jean Placenti, syndicaliste éducateur
spécialisé (94) ; Emmanuel Poisson, syndicaliste (28) ; Fabrice Pone, syndicaliste métaux (39) ; Pascal Poyen, syndicaliste Finances publiques
(71) ; Philippe Quintard, syndicaliste (92) ; Odile Raffini, syndicaliste (77) ; Daniel Rassat, syndicaliste enseignant (26) ; Michel Raynaud,
syndicaliste travailleur de l’Etat (36) ; Jean-Louis Remande, syndicaliste cheminot (76) ; Bruno Ricque, syndicaliste santé (76) ; Alain Rivron,
syndicaliste postier (30) ; Marie-Line Robinet, syndicaliste fonctionnaire (75) ; Sylvie Roger-Pons, syndicaliste (19) ; Alain Roques, syndicaliste
recherche agronomique (45) ; Rose-May Rousseau, syndicaliste santé (94) ; Didier Rouze, syndicaliste énergie (31) ; Bernard Saas, syndicaliste
chimie (71) ; Joachim Salaméro, syndicaliste (33) ; René Sale, syndicaliste hospitalier (13) ; Pascal Samouth, syndicaliste (43) ; Roger Sandri,
syndicaliste ; Marc Sauterey, syndicaliste transports (91) ; Arsène Schmitt, syndicaliste travailleur frontalier (57) ; Philippe Selva, syndicaliste
Finances publiques (75) ; Alain Serre, syndicaliste professionnels de vente (75) ; Christian Sourbès, maire de Lagrange (40) ; Sylvain Sourdillat,
syndicaliste Finances publiques (40) ; Maurice Stobnicer, syndicaliste enseignant (93) ; Thierry Teruel, syndicaliste postier (93) ; Olivier
Tomnet, syndicaliste métallurgie (92) ; Jacques Tournat, syndicaliste banque (86) ; James Treuil, syndicaliste services publics (86) ; Michel
Trougnou, syndicaliste enseignement (86) ; Jean-Paul Villette, syndicaliste métallurgie (71) ; Vincent Vilpasteur, syndicaliste (95) ; Alain Vollaro,
syndicaliste territoriaux (13) ; Laurent Weber, syndicaliste Sécurité sociale (92) ; Hubert Whitechurch, syndicaliste Enseignement supérieur
(67) ; Dolores Wickramasinghe, syndicaliste postière (93) ; Pascal Zadikian, syndicaliste transports (93). (2 juillet 2011) 

Je m’associe à cet appel et je souhaite que mon nom soit public.
Pour tout contact : appel2juillet@gmail.com
Michel Allain : 14, rue Emile Zola, appt 215, 92600 Asnières-sur-Seine—Philippe Selva : 14, rue de la Boétie, 91210 Draveil

samedi 9 juillet 2011

Notes sur le 3 ième congrés du POI

Tout d'abord le congrès c'était 275 delegués représentant 88 départements francais

Les idees fortes :
- dénonciation de la dictature des déficits et le consensus UMP/PS
- environ plus de 40 000 signatures contre la réforme constitutionnelle à l'heure du congrès
- 150 milliard: c'est le montant des éxonerations fiscales sur 2 ans
- Au USA, 1/7 de la population vie de l'aide alimentaire alors que c'est le pays le plus riche du monde
50 millions de pauvres
10 millions de famille expulsées de leur logement
dette multipliée par 3
dépense d'armement multipliée par 3
- Au Portugal, BCE FMI Banque mondiale (troika) imposent :
- baisse des salaires des fonctionnaires
- baisse des services publics
- En Espagne : toujours plus de rigueur
- En Grèce : la privatisation pourraient être confié directement à l'UE
- En France : la bataille des retraites a montré que les travailleurs ne sont pas défaits
- Le programme du gouvernement francais:
80 milliard d'euros d'économie à faire en quelques années
suite réforme retraite
réforme de l'enseignement superieur
réduction cout fonctionnement administratif : etat et collectivités
réduction des niches "sociales"
développer la mobilité des "apprenants" et des "enseignants"

- La ligne du POI:
- contre le traité de maastricht
- pour l'interdiction des licenciements
- pour la renationalisation immédiate de : EDF, GDF, Secteur pétrolier
- Election d'une assemblée nationale constituante
- Le poi en 2010 c'était 7453 cartes d'adhérents
- "aucune politique public ne peut etre conduite sans l'aval des machés financiers" c'est le discours actuel du consensus UMP/PS
- Soutien du syndicat américain AFL CIO à l'action du POI
- G.Schivardi se déclare pour une assemblée constituante
100 milliards d'economie seront demandé aux collectivités territoriales
Avec la réforme territoriale il ne restera plus aux maires comme compétences que
l'etat civil et les espaces verts
- Rencontre avec Christian Sourbes maire de La Grange dans les landes, 3 ieme force politique du canton a l'issu des cantonales: 10% des voix et qui incarne la lutte contre la reforme territoriale avec des maires de la région qui l'ont promu "défenseur" des communes.
- Le dernier mot pour D. Gluckstein : "comme disait Danton, de l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace!"

Dernière lettre de G. Schivardi sur la défense des communes

Cher(e) collègue,
Il y a six mois, je vous ai adressé une lettre nous proposant de nous regrouper pour :
- le refus de l’intercommunalité forcée et le retour à la libre administration des communes avec les
moyens financiers de l’exercer ;
- le rétablissement des subventions départementales aux communes ;
- aucune augmentation d’impôts, aucune suppression de services ;
- l’abrogation de la réforme territoriale ;
- la défense de la République, une, indivisible et laïque.
Nombre d’entre vous ont signé ces propositions, manifestant l’accord qui existe entre des maires de
toutes tendances politiques pour défendre nos communes, car nous n’avons pas été élus pour accompagner
leur disparition.
Nous sommes à présent entrés dans une période décisive où se joue l’existence même de nos communes.
En effet, dans tous les départements, les préfets ont publié les cartes intercommunales qu’ils ont reçu
consigne de mettre en place, en application de la réforme territoriale.
C’est une catastrophe !
Des collègues de Moselle me signalent que le préfet a annoncé « la suppression de 130 syndicats sur
278 et, à terme, la suppression de 38 autres syndicats, réduisant à 101 le nombre de syndicats intercommunaux
existants en Moselle ! (procès verbal de la CDCI en date du 12 mai) ».
C’est clair : le gouvernement veut faire payer par les communes la réduction des déficits publics à
laquelle il s’est engagé auprès des institutions européennes.
Pour ce faire, les préfets n’hésitent pas à rayer d’un trait de plume les syndicats que nous avons mis des
années à mettre en place pour gérer le scolaire et le périscolaire, la voirie, les ordures ménagères, l’eau et
bien d’autres services à la population, alors que nous n’avons aucune étude sur le coût ou la pérennité
des services de substitution ni non plus sur le sort des employés territoriaux dont l’emploi risque de disparaître
sur l’autel de la réduction des déficits publics.
Des collègues d’Indre-et-Loire, me signalent que la communauté de communes du Vouvrillon qui
fonctionnait pratiquement en Sivom est dépecée, les communes disparaissant dans la communauté
d’agglo de Tours.
Des collègues des communes menacées d’être incluses contre leur volonté dans le Grand Lyon m’ont
transmis les déclarations du maire PS, Gérard Collomb qui revendique la mise en place d’une métropole
se substituant au département du Rhône.
Les commissions départementales de coopération intercommunale sur lesquelles s’appuient les
préfets n’ont été élues par personne, en tout cas pas par nos mandants ! Une seule voix de majorité est
nécessaire pour approuver la carte du préfet alors qu’il faut plus de 60 % des voix pour la rejeter. Et dans
ce cas, la loi prévoit que le préfet a le pouvoir d’imposer ses décisions !
Trois mois décisifs
pour sauver nos communes
de leur disparition !
L E T T R E A U X M A I R E S
Ma collègue de Massillargues-Attuech (Gard), estimant qu’elle n’avait pas été élue pour entraîner sa
commune dans la communauté d’agglo d’Alès dans laquelle le préfet veut inclure sa commune, a voulu
consulter la population par voix référendaire. Interdiction du préfet qui assigne la collègue en tribunal
administratif sous prétexte qu’il fallait une autorisation préalable du préfet trois mois à l’avance !
C’est clair : ils sont pressés ; ils veulent passer en force ;
le temps nous est compté.
Les communes qui ne délibèreront pas dans les trois mois sur la carte du préfet seront réputées, selon
la loi, comme étant favorables !
Nombreux sont les conseils municipaux qui ont délibéré pour la défense de leur commune, refusant
l’intégration dans les agglos. C’est le premier acte indispensable et urgent à prendre.
Je vous joins à ce sujet la délibération du conseil municipal de Mailhac dont la sous-préfecture a
consigné la réception.
Dans plusieurs communes, les collègues ont constitué avec la population des comités de défense de
leur commune pour faire respecter ces délibérations.
Ils ont raison : le temps presse ! Trois mois passent vite, surtout avec la période des congés.
Nous devons les faire reculer ! C’est pourquoi je vous propose de nous grouper pour la défense de nos
communes !
Avec mes sentiments républicains les meilleurs.

Unissons-nous, organisons-nous pour :
• le refus de l’intercommunalité forcée et le retour à la libre administration
des communes avec les moyens financiers de l’exercer ;
• le rétablissement des subventions départementales aux communes ;
• aucune augmentation d’impôts, aucune suppression de services ;
• l’abrogation de la réforme territoriale ;
• la défense de la République, une, indivisible et laïque.
Je partage les objectifs ci-dessus :
Nom : Prénom :
Fonction élective :
Commune :
Code postal :
Signature :
À retourner à : Mairie de Mailhac - 13 rue des Remparts - 11120 Mailhac
(Tél : 04 68 46 13 13 - mail : mairie-mailhac@orange.fr - Fax : 04 68 46 34 70)

samedi 12 mars 2011

RÉFORME TERRITORIALE

Lettre de Gérard Schivardi aux Maires de France.

Nous n’avons pas été élus
pour accompagner la disparition
de nos communes !

Cher(e) collègue,
Le 21 octobre devant des maires d’Eure et Loir, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a fait
une déclaration qui donne tout le contenu de la réforme territoriale : “ Les maires doivent arrêter de
vouloir garder tous les services dont ils disposent et se battre comme des déchaînés pour avoir tout ce qu’ont
leurs voisins. Je vous demande de raisonner avec la claire conscience des déficits que nous avons. ”
Quels déficits ?
Les 145 milliards des déficits de l’Etat pour 2009 ! Comment ne pas s’interroger quand on sait qu’ils
représentent l’équivalent du total des intérêts de la dette et des exonérations sociales et fiscales consenties
par le gouvernement au patronat ?
Disons-le tout net : cette dette n’est pas celle du peuple.
Et c’est pour cette raison que nous ne saurions nous arrêter de nous battre pour garder nos écoles
publiques, nos bureaux de poste, nos hôpitaux, nos gares…
Et n’est-ce pas cela que l’on prétend nous imposer avec la réforme territoriale qui programme la disparition
de nos communes dans l’intercommunalité forcée ainsi que la dilution de nos départements.
Que reste-t-il de la démocratie si le budget de la nation est d’abord mis au service de cette dette publique?
Le seul poste à ne pas être bloqué, voire réduit dans le budget 2011, c’est celui des intérêts de la dette
qui passe de 42 à 45 milliards d’euros !
C’est avec les mêmes arguments qu’on vient de nous imposer la loi Sarkozy-Fillon sur les retraites.
Pourtant nous étions des millions dans la rue
pour son retrait, et personne ne peut nier que
nous représentions l’immense majorité du peuple.
Notre volonté s’est heurtée à un consensus sur la prétendue “ nécessité ” d’une réforme, encore au nom
de la dette publique ! Des dirigeants de partis de gauche en sont ainsi arrivés à se prononcer pour un
allongement de la durée de cotisation, se refusant à demander le retrait du plan gouvernemental en nous
renvoyant à 2012.
Et maintenant, les préfets veulent nous imposer
d’appliquer nous-mêmes la réforme territoriale.
Dans mon département de l’Aude, Madame le Préfet a déclaré : “ J’ai indiqué la marche à suivre : passer
d’une trentaine de communautés de communes à une dizaine, je laisse le soin aux élus de faire les choix les
plus pertinents qui soient. ”
Autrement dit, nous devrions mettre nous-mêmes en place l’intercommunalité forcée qui va dissoudre
nos communes dans les métropoles, absorbant petites communautés de communes et même départements,
augmenter massivement les impôts et transformer nos conseils municipaux en chambres
d’enregistrement des EPCI, se parant du suffrage universel pour imposer leurs décisions !
Est-ce le rôle du Conseil général de l’Aude, à majorité de gauche, de réunir, comme il l’a fait, les maires
pour leur demander de fusionner les communautés de communes, de reporter sur la population les
charges non compensées par l’Etat en augmentant les impôts, en réduisant le nombre de
personnels TOS dans les collèges, ou en supprimant les subventions aux communes ?
A quoi servent alors les protestations contre la réforme et le désengagement de l’Etat, dictés par l’Union
européenne et appliqués par un gouvernement UMP pourtant en pleine crise.
Pour notre part, nous ne cesserons d’agir pour :
• le refus de l’intercommunalité forcée et le retour à la libre administration
des communes avec les moyens financiers de l’exercer ;
• le rétablissement des subventions départementales aux communes
• aucune augmentation d’impôts, aucune suppression de service ;
• l’abrogation de la réforme territoriale ;
• la défense de la République, une, indivisible et laïque.

Avec mes sentiments républicains les meilleurs.

Gérard Schivardi
Maire de Mailhac
Secrétaire national du POI

Non à la réforme Constitutionnelle !

Au début de l’année 2011, le président de la
République a annoncé son intention de
réformer la Constitution. Il s’agit d’y introduire
l’obligation « d’équilibre des finances
publiques », c’est-à-dire l’instauration permanente
de la rigueur au nom de la réduction des déficits
publics. Cette réforme s’inscrit dans le « pacte de
compétitivité » que Sarkozy etMerkel veulent faire
adopter par l’Union européenne. Si elle était adoptée,
cette réforme de la Constitutionmarquerait :
—un nouveau pas dans la subordination à l’Union
européenne, donc aux exigences du capital financier
;
—la remise en cause du peu de souveraineté (du
Parlement et de la nation) subsistant après les
coups déjà portés par les institutions de laVe République
et l’Union européenne ;
—la remise en cause de la possibilité pour les organisations
syndicales de négocier sur la base des
revendications des salariés, qui pourraient être
décrétées « anticonstitutionnelles ».
Déjà, depuis l’adoption du traité deMaastricht
(1992), en application des décisions de l’Union
européenne, tous les gouvernements successifs
ont organisé toutes les destructions : services
publics, désindustrialisation, démantèlement de
l’agriculture, déréglementation des droits du travail.
Tous les budgets, à tous les niveaux, de l’Etat
aux communes, se sont vu opposer les critères de
Maastricht. Le principe de la « concurrence libre et
non faussée » a imposé les privatisations.
Demain, si cette réforme de la Constitution était
adoptée, un gouvernement, quelle que soit sa couleur
politique, serait « contraint »—sous peine de
non-respect de la Constitution — d’appliquer
toutes ces exigences dictatoriales de l’Union européenne.
Ce serait une nouvelle arme pour leMedef
dans son offensive pour la destruction de tous les
droits collectifs des travailleurs.
Demain, la Constitution pourrait ainsi être opposée
aux droits des organisations syndicales à représenter
les intérêts de la classe ouvrière et à négocier
sur la base de ses revendications. Ce serait
donc une atteinte d’une gravité exceptionnelle
contre la démocratie.
Pour être adopté, ce projet de « réforme » doit
recueillir 60 % des suffrages au Parlement, ce qui
impliquerait qu’une partie au moins des parlementaires
« de gauche » y apportent leur suffrage.
Que feront-ils ?
Lors de la conférence qu’ils ont tenue à Athènes,
le 4 mars, les dirigeants du Parti socialiste européen
ont dénoncé la volonté des « conservateurs
européens » de vouloir « institutionnaliser l’austérité
et remettre en cause lesmodèles sociaux et nos
systèmes de protection sociale ». Ils ont dénoncé
un pacte de compétitivité destiné à « rendre quasiment
impossible la mise en oeuvre de politiques
de progrès dans aucun des Etatsmembres », « interférer
avec la souveraineté des Etatsmembres », et à
« remettre en cause (…) le droit à la négociation
collective ».
Le Parti socialiste français, présent à Athènes,
devrait logiquement s’opposer à l’institutionnalisation
de la rigueur et veiller à ce qu’aucun de ses
parlementaires ne vote en faveur de la réforme
proposée par Sarkozy.
Dans le même temps, cette déclaration du Parti
socialiste européen se réclame « des principes fondateurs
de l’Union européenne », c’est-à-dire des
traités deMaastricht et de Lisbonne, qui imposent
la stricte limitation des déficits publics, la concurrence
libre et non faussée (par conséquent, la privatisation
et le démantèlement des régimes de
protection sociale).
A cette réunion d’Athènes, participait le parti de
Papandréou (qui impose au peuple grec les plans
destructeurs dictés par l’Union européenne et par
le FMI), celui de Zapatero (qui vient de faire signer
par les organisations syndicales espagnoles un
« pacte social » allongeant l’âge de départ en
retraite). Quant au Parti socialiste français, il vient,
par la bouche deMartine Aubry, en réponse à une
question sur le « retour aux déficits publics et aux
3 % en 2013 », de se prononcer pour « remettre en
ordre les finances publiques » dans le cadre de l’Europe
et deMaastricht.
Refuser l’institutionnalisation de la rigueur, c’est
refuser de s’inscrire dans la politique de résorption
des déficits publics, c’est refuser demettre en
oeuvre ou d’accompagner les plans d’austérité
contre les travailleurs et les peuples.
Depuis sa fondation, le Parti ouvrier indépendant
se prononce :
—pour l’abrogation des institutions antidémocratiques
de laVe République,pour la rupture avec
l’Union européenne ;
—pour une Assemblée constituante permettant
au peuple de jeter lui-même les bases d’une
authentique démocratie ;
—une démocratie qui refuserait de se soumettre
aux exigences destructrices du système de la propriété
privée des moyens de production et procéderait
aux nationalisations indispensables à la
réorganisation de la production et à la défense
vitale de l’emploi.

dimanche 16 janvier 2011

Communiqué de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples sur la Tunisie

L’Entente internationale des travailleurs et des peuples condamne la répression contre la jeunesse, les travailleurs et le peuple tunisien qui se soulèvent contre l’oppression, la cherté de la vie et la corruption.
Elle adresse son soutien aux travailleurs, à la jeunesse et au peuple de Tunisie et à leurs organisations, particulièrement l’UGTT, qui encadre la mobilisation.
Elle appelle les organisations du mouvement ouvrier dans le monde entier à exprimer leur solidarité avec les travailleurs, la jeunesse et le peuple tunisien, et à exiger l’arrêt de la répression brutale.
Le régime corrompu et sanglant du dictateur Ben Ali, soutenu par l’Union Européenne et le FMI, a appliqué à la lettre leurs plans et injonctions dans le cadre de l’association avec l’Union européenne, devant aboutir en 2011 à faire de la Tunisie une zone franche.
Plongée dans la misère, sans aucune perspective, la jeunesse et la classe ouvrière de Tunisie, se réappropriant leurs syndicats se soulèvent dans tout le pays pour défendre leur droit d’exister.
Depuis plusieurs jours, des militants syndicalistes locaux de l’UGTT sont morts sous les balles de la répression policière. Hommes et femmes unis, travailleurs, jeunes, avocats, artistes, universitaires : des centaines sont blessés, ont été tabassés, jetés en prison.
Spontanément, dans des dizaines de villes, la population s’est rendue au siège local de l’UGTT pour exprimer son opposition à Ben Ali. Pour la première fois depuis 25 ans, on entend en Tunisie dans les manifestations : « dehors Ben Ali ! ».
La répression policière fait rage. A Kasserine, à Thala, on compte les morts par dizaines. Des snipers de la police sèment la panique dans les manifestations.
A Tunis, des syndicalistes ont tente mardi de sortir en manifestation en partant du local central de l'UGTT. Ils ont été refoulés aussitôt par des jets de bombes lacrymogènes.
Dimanche 9 janvier, l'union locale de l'UGTT à Sfax à lancé un mot d’ordre de grève générale régionale, qui a l’exception des hôpitaux, ou les blessés sont nombreux et des boulangeries, été suivie à 100%. A Sfax, 30.000 travailleurs et jeunes ont manifesté. A Jendouba mercredi, ils étaient 12 000 en manifestation dans une ville de 30 000 habitants.
La mobilisation est présente dans tout le pays jusque dans la banlieue de Tunis. Dans plusieurs villes les forces de l’ordre ont été obligées de se replier ou de se retirer, face à l’acharnement de la population. Le couvre-feu instauré dans le grand Tunis a été ridiculisé par les émeutes.
Dans le sud du pays, notamment à Kasserine, par centaines ce mercredi, des manifestants se sont appropriés des cars de la société régionale pour se rendre à Thala afin de casser le couvre feu qui dure 22/24heures. Là encore, la police s’est retirée.
La chaîne de télévision nationale, porte parole de la propagande du général Ben Ali a filmé des scènes de pillage, mise en scène policière, pour légitimer la répression.
Ces groupes infiltrés se sont dissous dans les manifestants pour s’attaquer aux biens. Toujours à Thala et à Kasserine comme à sidi Bouzid, les jeunes se sont constitués en Comités de quartiers pour se défendre et expulser les provocateurs.
La semaine dernière, à plusieurs reprises des éléments de l’armée ont brandi leurs armes face aux Brigades d’Ordre Public après que des citoyens se soient refugiés derrière eux. Mouvement qui vient de provoquer le limogeage de l’état major de l’armée de terre.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, des affrontements très violents opposent la police et l’armée à des dizaines de milliers de manifestants à Nabeul, Tunis, Sfax…
L’Entente internationale des travailleurs et des peuples en appelle aux
organisations ouvrières de tous les pays, afin d’exprimer leur solidarité avec les
travailleurs de Tunisie et avec l’UGTT.
· Arrêt immédiat de la répression contre les travailleurs, le peuple et la
jeunesse de Tunisie ;
· Respect des libertés démocratiques en Tunisie ;
· Satisfaction des revendications sociales et politiques ;
· Levée immédiate du blocus du local central de l’UGTT à Tunis !
Alger – Paris, le 13 janvier 2011, 16h10.
Louisa HANOUNE, secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie
Daniel GLUCKSTEIN, secrétaire national du Parti ouvrier indépendant (POI)
Coordinateurs de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples.

Communiqué du POI sur la Tunisie

Gouvernement français, Union européenne, administration américaine…
BAS LES PATTES DEVANT LA TUNISIE !
C’EST AU PEUPLE TUNISIEN ET À LUI SEUL DE DÉCIDER DE SON AVENIR !
Ben Ali a fui. C’est l’inquiétude dans tous les cercles dirigeants mondiaux. Depuis des semaines, la jeunesse, les travailleurs avec leurs organisations, dont l’UGTT, la population dans son ensemble se sont dressés pour en finir avec ce régime.
Des dizaines de morts, des milliers de blessés, des milliers d’arrestations pour avoir simplement exigé « De l’eau, du pain, pas Ben Ali ! ».
Le peuple tunisien voulait en finir avec ce régime dictatorial soutenu par toutes les grandes puissances parce qu’il applique fidèlement toutes les exigences de l’Union européenne et du Fondsmonétaire international.
Mais la mobilisation du peuple a abouti à la chute de Ben Ali.
Immédiatement, les mêmes gouvernements de l’Union européenne et des Etats-Unis qui le
soutenaient hier se félicitent du processus annoncé de « transition constitutionnelle » qui voit les généraux décréter le couvre-feu, le Premier ministre de Ben Ali devenir président par intérim et
les partis d’opposition conviés à le rencontrer pour lamise en oeuvre de cette « transition ».
Pour le Parti ouvrier indépendant (membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, qui a tenu en novembre 2010 une conférence mondiale à Alger « contre la guerre et l’exploitation », coorganisée avec le Parti des travailleurs d’Algérie et l’UGTA), c’est au peuple et seulement
à lui de décider de son avenir, et non au gouvernement français, à l’Union européenne,
aux Etats-Unis ou au FMI, eux qui cherchent encore aujourd’hui à préserver ce régime.
C’est à la jeunesse sacrifiée, c’est aux travailleurs avec leurs organisations, dont l’UGTT, de définir l’avenir, à l’inverse de ce qu’on leur imposait jusqu’alors
au compte des multinationales.
C’est au peuple tunisien dans son ensemble de décider de son avenir, ce qui lui a été refusé jusqu’à présent au nomde la soumission aux plans de l’Union européenne et du FMI.
Et certainement pas à ces gouvernements—comme le gouvernement français—qui, pendant
vingt-trois ans, ont soutenu ce régime, et qui, à travers l’accord d’association avec l’Union européenne et les plans du FMI, ont pillé le pays, écrasé économiquement et socialement la jeunesse et les travailleurs, tout en alimentant la corruption du régime.
Ce ne sont pas ceux-là, gouvernement français, Union européenne, Etats-Unis, qui peuvent décider, comme ils l’ont déjà fait dans d’autres pays—comme en Côte-d’Ivoire, par exemple, où, au nom de la « transition », on impose des accords entre fractions du régime et opposition, avec pour résultat de conduire la Côte-d’Ivoire au bord de l’explosion et de la guerre.
La seule voie pour la démocratie, c’est de respecter la souveraineté du peuple tunisien et de la nation tunisienne.
Gouvernement Sarkozy,Union européenne, bas les pattes devant la Tunisie !
Les travailleurs de France et leurs organisations, à l’inverse, doivent être aux côtés de la jeunesse, des travailleurs avec leurs organisations, dont l’UGTT, du peuple tunisien.
La mobilisation du peuple tunisien doit rappeler à tous les puissants de ce monde qu’il faut craindre la révolte des peuples.
Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant