Réunion ouverte POI

Réunion POI sur la situation politique et sociale
Régulièrement à 19h00 à Garbejaire Valbonne
Prochaine réunion : Nous contacter poiam@orange.fr

dimanche 6 novembre 2016

Communiqué du POI des Alpes-Maritimes

L'hôpital Sainte-Marie de Nice en danger !

Le Parti Ouvrier Indépendant apporte son soutien aux personnels de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Nice qui combattent avec leurs organisations syndicales CGT et FO le plan de « réorganisation » de la Ministre Touraine et du gouvernement Hollande.

Ce plan prévoit la fermeture de 100 lits sur 400 et la suppression de 300 emplois, soit un quart des effectifs.

Ancien asile privé de Nice, il a été construit sous le Second Empire après l’annexion du comté de Nice à la France et a reçu ses premiers malades en 1867.

Ce centre hospitalier, qui accueille aujourd’hui 10 000 patients par an et qui est un des plus gros établissements de la région PACA, est devenu une référence incontournable dans la prise en charge de la maladie mentale.

C’est le seul dans les Alpes-Maritimes à prendre en charge les soins aux détenus, une mission aujourd’hui remise en cause par le gouvernement.

Après le terrible attentat qui a frappé la ville de Nice le 14 juillet dernier, la Ministre de la santé Marisol Touraine a « salué le travail formidable des personnels de santé ». Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour « protéger la population ».

Or, c’est ce même gouvernement, cette même Ministre de la santé qui organisent, avec une froide préméditation, le démantèlement de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie qui accueille 90% des patients dangereux du département.

Est-ce ainsi que l’on va mieux protéger la population ?

Faut-il rappeler qu’à proximité immédiate de Nice, en Italie, les patients atteints de troubles mentaux ne sont hospitalisés que lorsqu’ils sont en crise ? Qu’après avoir pris quelques médicaments, ils sont renvoyés chez eux ou jetés à la rue ? Va-t-on en arriver là nous aussi ?

Que se passera-t-il en cas de problème ou d’agression ? Les personnels hospitaliers seront-il accusés d’avoir mal suivi, mal diagnostiqué l’état des malades ?

Le POI l’affirme avec netteté : ce ne sont ni les personnels hospitaliers, ni les médecins qui sont responsables de ce qu’il faut bien appeler la « barbarie ordinaire » qui est en train d’être méthodiquement organisée par le gouvernement Hollande/Valls/Touraine.

Maintien de tous les emplois, de tous les lits, de toutes les missions de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie, non aux Groupements Hospitaliers de Territoire, abrogation de la loi santé !

samedi 18 juin 2016

Conférence Nationale du 4 Juin 2016

Pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945.

A l’issue de la conférence nationale de défense des conquêtes de 1936 et 1945, regroupant 1 800 participants, il est proposé de soumettre à la discussion des travailleurs, syndicalistes, militants politiques, jeunes, une plate-forme appuyée sur la défense de ces acquis qui constituent le socle de la défense de la classe ouvrière et de l’indépendance de ses organisations, aujourd’hui remise en cause dans ses fondements.
Pour élaborer cette plate-forme, pour maintenir les liens entre les participants à cette conférence, pour échanger les informations, il est proposé que se constituent autour des participants des comités de liaison et d’échange. Cette plate-forme à élaborer, à préciser, à discuter collectivement, répond aux considérants qui suivent.

Au moment où nous tenons cette conférence nationale (4 juin), personne ne sait ce qui va se passer dans les jours qui viennent, à commencer par le gouvernement lui-même – dont les divisions s’étalent quotidiennement dans la presse.
Durant ces trois derniers mois, la masse des travailleurs et des militants a déjoué les manoeuvres visant à lui faire lâcher prise dans la bataille qu’elle a engagée pour arracher le retrait de la loi El Khomri.
Elle a rejeté le syndicalisme d’accompagnement de la CFDT. Elle a surmonté, un à un, les obstacles
qui tentaient de s’opposer à son rassemblement. Elle a fait corps avec les organisations syndicales (CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires) qui exigeaient le retrait, alternant dans la durée : grèves, manifestations et blocages... et entraînant des milliers de jeunes et les organisations (Unef, Fidl, UNL). Elle a gagné le soutien de la grande majorité de la population (70 % selon les sondages).
Et, aujourd’hui, les grèves continuent... Lorsqu’elles cessent dans un secteur, c’est pour repartir dans un autre, élargissant, chaque jour, le nombre de secteurs professionnels et de régions qui se sont engagés dans le mouvement.
Les grèves et les manifestations continuent, faisant « tanguer » dangereusement ce gouvernement.
La manifestation nationale appelée pour le 14 juin, à Paris, par CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF, Fidl, va – de l’avis unanime des participants à la conférence nationale du 4 juin – exprimer sans équivoque et avec force le rejet des travailleurs, des militants et des citoyens, d’une loi qui concentre toute la politique destructrice du gouvernement Hollande-Valls-Macron.
Ce 14 juin, un pas supplémentaire sera franchi dans la manifestation, au plan politique, de la cassure
irrémédiable qui s’est opérée entre la majorité du peuple et un gouvernement, isolé, ne bénéficiant
plus de l’appui unanime de ses troupes et réduit à l’arbitraire et aux expédients les plus réactionnaires des institutions de la Ve République (49-3).
Il ne reste plus à ce gouvernement, pour se maintenir aux affaires, que le chantage au « vide » politique, à la menace de la droite et de l’extrême droite, et au chaos...
Pour les travailleurs, il apparaît en revanche, chaque jour plus clairement, que la seule issue capable d’éviter le chaos et les aventures à ce pays réside désormais dans la capacité qu’ils se donneront d’imposer, dans l’unité de leurs organisations de classe, la volonté de l’immense majorité et de poursuivre leur action,
quelle qu’en soit la forme, pour aller jusqu’à faire céder ce gouvernement.
Ce qui donne force et cohésion depuis ces trois mois de mobilisation, ce qui donne à la masse des
travailleurs une confiance nouvelle dans leurs propres forces...., c’est le refus de céder sur le mot d’ordre de retrait, formulé dans l’unité par les confédérations CGT et CGT-FO, et appuyé par la grande masse de la population.
C’est là que se concentre toute la situation politique.
L’exigence du retrait de la loi El Khomri cristallise le refus politique de toute une classe de renoncer à ses droits, au nom de la préservation de la compétitivité de l’économie nationale qui imposerait
l’adaptation de tout le cadre réglementaire aux prétendues exigences de « l’économie du XXIe siècle » et à l’économie numérique, chère à Macron. Une économie qui se résume au retour au contrat de
louage et à la transformation des salariés en véritables esclaves.
L’ampleur qu’a prise la mobilisation pour exiger le retrait de cette loi est une confrontation qui prépare et annonce un choc. Elle annonce une confrontation entre la majorité de la population de ce pays et politique de ce gouvernement aux ordres des grands monopoles impérialistes qui exigent (via le FMI, l’UE, l’OCDE et la Banque mondiale) qu’il aille jusqu’au bout de la liquidation qu’il a entreprise avec celle du Code du travail (dont les principales dispositions ont été intégrées dans la loi par la grève générale de 1936).
Les grands groupes monopolistes s’emploient, au nom de la défense de leur marges, à accélérer la destruction des bases industrielles du pays (Alstom, Mittal, Total, Technip...). Ils exigent que soient démantelés et privatisés à leur profit les monopoles publics bâtis en 1945-1947 pour assurer le redémarrage de l’économie nationale et répondre aux besoins vitaux de la population au lendemain de la guerre. Ils exigent que soit « réorganisée » une agriculture débarrassée des exploitations familiales... et broyé tout ce qui subsistait de l’organisation républicaine du territoire basée sur l’indépendance des communes.
Tous les travailleurs sont, dans la situation actuelle, confrontés à un problème crucial.
Il leur est de plus en plus difficile, voire impossible, de compter sur les partis politiques qui traditionnellement sont censés les représenter politiquement.
Pour certains de ces partis, installés au gouvernement, ils sont les instigateurs directs des pires plans réactionnaires.
Pour d’autres, la question se pose : est-il possible de prétendre défendre les travailleurs, est il
possible d’ouvrir la moindre perspective en restant encamisolés dans les institutions antidémocratiques de la Ve République ? Est-il possible de n’avoir comme seul horizon qu’une élection destinée à remettre son sort entre les mains d’un seul homme disposant d’une Constitution autorisant toutes les manoeuvres
antidémocratiques ? Et ce, au moment où, instruits par l’expérience, des millions de citoyens s’abstiennent avec des taux de 70 % et rejettent les partis. Et si, dans cette situation, les travailleurs et les militants – quelles qu’aient été leurs origines politiques – ont, à juste titre, été poussés à se tourner vers les organisations syndicales pour se rassembler sur le terrain de la défense des acquis sociaux et politiques qui forment encore le socle de toutes les relations dans une société démocratique, il est évident que se pose désormais la question d’inscrire cette défense des conquêtes de 1936 et 1945 dans une perspective plus large.
Le combat pour la préservation des droits collectifs des travailleurs opposée à « l’ubérisation » de la
société, pour le rétablissement des monopoles publics bâtis au lendemain de la guerre, pour le rétablissement du financement public du logement et de l’aménagement du territoire, interdit par l’UE, pour le rétablissement de la souveraineté des communes, pour la défense de la Sécurité sociale de 1945, pour la défense de la laïcité..., constitue l’ébauche d’un programme susceptible de s’appuyer sur la mobilisation des masses, appuyées sur leurs syndicats de classe, pour ouvrir la voie à une issue politique conforme à leurs intérêts et à ceux de toute la société.
Un programme qu’on appelait autrefois « le socialisme », abandonné par tous ceux qui s’en réclamaient encore il y a peu.
La discussion des éléments d’une telle plate-forme, ou d’un manifeste, a commencé dans les réunions préparatoires à cette conférence nationale. Elle a commencé à trouver place dans la rubrique « Débats » ouverte, dans cet objectif, dans Informations ouvrières, hebdomadaire du POI et tribune libre de la lutte des classes. Elle s’est poursuivie tout au long de cette conférence.
Des milliers de travailleurs, de militants, de cadres syndicaux, de jeunes, de représentants des exploitations familiales agricoles, des centaines d’élus qui ne peuvent accepter la « démocratie » du 49-3, quelles que soient les organisations politiques dont ils étaient membres il y a peu de temps ou qui en sont encore membres, sont prêts à s’inscrire dans cette démarche.
Organisons-la !
Adressez vos propositions, vos informations à Informations ouvrières qui les fera circuler.

Informations ouvrières, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris,
E-mail : informations-ouvrieres@fr.oleane.com

dimanche 13 mars 2016

Conférence nationale le 4 juin à Paris pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945

LOI EL KHOMRI CONTRE LE CODE DU TRAVAIL : IO SPECIAL

Déclaration du BN du POI le 22 février 2016.

Madame Myriam El Khomri, ministre du Travail, a rendu public son projet de loi sur la réforme du droit du travail. Ce projet de loi sera présenté au conseil des ministres du 9 mars et au Parlement au printemps.
Informations ouvrieres n° 390 qui sortira le 24 février présentera un dossier complet d’analyse de ce projet de loi.
Le bureau national du POI invite tous et toutes à prendre connaissance de ce dossier spécial. Il a
pour objectif de permettre à chacun de se faire sa propre idée.
Pour François Hollande, président PS de la République, ce projet de loi « ne remet aucunement en
cause les droits fondamentaux des salariés ».
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, proche du pouvoir en place et déjà artisan du Pacte
de responsabilité, tente une ultime manoeuvre pour appeler les dirigeants des autres confédérations
syndicales à s’inscrire dans l’amendement du texte El Khomri, en déclarant : ce projet est « très déséquilibré entre la flexibilité et la sécurité ».
« Aucune remise en cause » ? Un simple déséquilibre qu’il faudrait corriger ? Ou un projet de
loi totalement réactionnaire remettant en cause de fond en comble tous les droits et acquis des
travailleurs ? Et qu’il convient donc de rejeter dans sa totalité.
Y aurait-il un quelconque aspect positif pour les travailleurs dans ces 57 articles et 131 pages que
compte ce projet ? Qu’il s’agisse de la durée légale du temps de travail, du plafonnement des indemnités de licenciements, du Compte personnel d’activité (CPA), du principe de faveur, du référendum dans l’entreprise... ?
En décortiquant ce projet de loi avec l’aide d’inspecteurs du travail, d’avocats, de militants syndicalistes…,
Informations ouvrières entend aider à ce que chacun puisse juger en toute connaissance de cause.
On peut d’ores et déjà verser à ce dossier des premières réactions du monde politique et patronal.
Pour le Medef : « Ce projet de loi va dans le bon sens. Il faut qu’il aille jusqu’au bout. » Pour Le Figaro : « On voudrait y croire car même la droite n’est jamais allée aussi loin. »
Pour Les Echos : « Un texte qu’aurait pu/dû rédiger la droite. »
Pour Marianne : « Le projet de loi de Myriam El Khomri représente en l’état l’un des pires reculs sociaux depuis la Libération.Il est l’équivalent du tournant Blairiste en Grande-Bretagne ou de la potion Schroeder en Allemagne.. au grand bénéfice de Mme Lepen, laquelle peut tranquillement continuer sa cure de silence. D’autres font le travail pour elle. »
Qu’est ce qui permet au gouvernement de « faire le travail », comme l’écrit l’hebdomadaire Marianne ?
A nouveau la question est posée : comment est il possible que Hollande puisse se permettre de
poursuivre et d’amplifier une politique massivement rejetée par les travailleurs ?

Le bureau national du POI rappelle que se prépare dans tout le pays une conférence nationale, qui se tiendra le 4 juin pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945 aux capitalistes par la mobilisation dans la grève et les manifestations de millions de travailleurs avec leurs organisations,
conquêtes dont la défense est plus que jamais à l’ordre du jour.

Diffusez largement ce numéro d’Informations ouvrières, abonnez à Informations ouvrières !



samedi 12 décembre 2015

Appel pour une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945

Lettre aux lecteurs d’Informations ouvrières,
aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier
et à tous les citoyens attachés à la défense de la démocratie.

“Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945”.

Réunion fraternelle, discussion large, dégagée de toute idée préconçue, entre les 197
délégués mandatés par les adhérents de 68 départements, les membres du bureau national
sortant, les invités non membres du POI, mais attachés au libre débat au sein du mouvement ouvrier
et qui ont rejoint l’association Les Amis d’Informations ouvrières.

Discussion libre et fraternelle, d’autant plus nécessaire qu’après l’effroi provoqué dans le pays
tout entier par la sauvagerie des attentats terroristes du 13 novembre, le temps des questions est
venu pour tous les défenseurs de la démocratie.

Chacun, en effet, sent le piège qui est tendu aux travailleurs, ouvriers et paysans, et à leurs organisations, à toutes les couches de la population laborieuse frappées par les « réformes » successives dictées par l’Union européenne, aux élus des petites communes, littéralement étranglées par la politique de réduction des dépenses publiques, ainsi qu’à tous les citoyens attachés à la défense des valeurs de la démocratie républicaine. Chacun voit, avec la plus grande inquiétude, un dispositif institutionnel liberticide se mettre en place. L’impérieuse nécessité de protéger la population des attaques terroristes n’est-elle pas en contradiction criante avec la politique extérieure guerrière et interventionniste des gouvernements qui nourrit le terrorisme, avec les plus grandes conséquences pour la population ?

A quel niveau d’hypocrisie faut-il que ce gouvernement se hisse pour oser répondre à l’aspiration
à la paix et à la sécurité de l’immense majorité de la population frappée par l’horreur, en prenant
comme premières décisions : renforcer l’intervention de l’armée française en Syrie, la compléter
par l’annonce d’une prolongation de trois mois de l’état d’urgence ? Ces mesures lui permettent
d’interdire toutes les manifestations, à commencer par celles qui sont appelées par les organisations
syndicales pour défendre les revendications des travailleurs.

D’ores et déjà, se multiplient les prises de position d’organisations syndicales et démocratiques
refusant toute atteinte au droit de revendiquer, de faire grève, de manifester contre les atteintes
incessantes aux acquis des salariés. Comment ce gouvernement peut-il prétendre,
dans ses propositions de « réforme du Code du travail », préserver la durée légale du temps de
travail, alors qu’il s’agit de pulvériser le Code du travail et de liquider les CDI ?
Comment ce gouvernement peut-il prétendre fêter les soixante-dix ans de la Sécurité sociale,
alors qu’avec la loi Touraine il bouleverse les principes fondateurs de la Sécurité sociale, notamment
en donnant aux assurances complémentaires privées la même place que le régime obligatoire ?

Nous rejetons toute prétention à détenir à nous seuls la vérité, ou à proposer des solutions « miracles » qui résoudraient les difficiles problèmes qui se posent dans la situation qui vient de s’ouvrir. Tournant le dos à toute attitude péremptoire donnant des « leçons » aux travailleurs et aux dirigeants, nous nous adressons à vous pour construire ensemble, jour après jour, les réponses qui uniront la résistance des travailleurs et de la population laborieuse de ce pays.

Nous sommes, en effet, convaincus que seuls les travailleurs, se rassemblant dans l’unité la
plus large avec leurs organisations et entraînant toutes les couches de la population victimes des
contre-réformes coordonnées par l’Union européenne sont capables de protéger la société de la
barbarie — qu’il s’agisse du terrorisme ou des régressions profondes dans lesquelles les exigences
d’exploitation sans limites du capital plongent toute la société.

Nous sommes convaincus que c’est dans cette direction qu’une issue pourra être ouverte, et non
dans celle d’un renforcement des institutions antidémocratiques de la Ve République, renforcement
de l’arsenal antidémocratique approuvé, au nom de l’union nationale, par les députés de gauche
comme de droite et d’extrême-droite, à l’occasion du vote de la prolongation de l’état d’urgence à
l’Assemblée nationale.

Dans le débat qui s’est développé tout au long de notre congrès, une volonté s’est affirmée : ne nous laissons pas abuser, ne laissons pas couvrir, par le tonnerre des déclarations vengeresses et guerrières de nos gouvernants, la poursuite de la destruction des conquêtes sociales et démocratiques arrachées par les travailleurs et le peuple de ce pays en 1936 et en 1945, des conquêtes démocratiques de la Révolution française de 1789.

Ne laissons pas détruire le socle de ces conquêtes politiques et sociales !

Tel est le sens de la proposition que nous vous soumettons. Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et de 1945 (à commencer par le droit de grève et de manifestation) et de toutes les institutions démocratiques, telles que les communes et les départements issus de la Révolution française, la laïcité républicaine. Une conférence défendant la souveraineté du peuple face aux exigences du capital financier relayées par l’Union européenne et les institutions de la Ve République.

Nous vous proposons de débattre ensemble et nous nous engageons à faire de notre journal Informations ouvrières, fidèle à sa tradition de tribune libre de la lutte des classes, l’instrument de préparation d’une telle conférence. En aidant à la résistance, cette conférence, convoquée avant l’été, pourra jouer son rôle dans la situation d’offensive généralisée qui se dessine, sous couvert d’union nationale.

Adoptée à l’unanimité des délégués
au Ve Congrès du Parti ouvrier indépendant,

des 21 et 22 novembre 2015 .

mardi 29 septembre 2015

Réforme du College



Si vous êtes parents d’élèves, vous êtes concernés !
 
Les syndicats d’enseignants vous appellent à une manifestation nationale samedi 10 octobre

Vous lirez au verso leur tract intersyndical.

Les organisations syndicales qui appellent à manifester samedi 10 octobre, représentent plus de 80 % des enseignants du second degré. Elles vous appellent à les rejoindre et à manifester avec elles.

Les enseignants avec leurs organisations syndicales ont fait grève à trois reprises en mai, en juin et à nouveau le 17 septembre pour exiger l’abrogation de la réforme du collège.

Le rejet de cette “réforme” est général.
  • le 11 juin, dans une déclaration adoptée à l’unanimité de ses membres, l’Académie française dénonce dans la réforme du collège “ l’affaiblissement des disciplines fondamentales” et “leur remplacement au profit de thématiques inter-disciplinaires”. Elle “estime nécessaire de reconsidérer les principes et les dispositions des réformes proposées.”

  • le 15 septembre, la Société des agrégés “renouvelle sa totale opposition à la réforme du collège qui porte atteinte aux disciplines, à l’égalité, à l’excellence.” “La Société des agrégés demande donc le retrait de la réforme.”

Mais la ministre Najat Vallaud-Belkacem, seule contre tous, s’entête.

Déjà, pour les élèves de l’école primaire, la réforme des rythmes scolaires a entraîné un véritable chaos, mélangeant, dans une véritable dislocation, ce qui relève de l’enseignement assuré par des maîtres qualifiés et des “activités” différentes d’une école à l’autre.

De la maternelle à l’université c’est le droit à l’instruction qui est menacé !

Parents, nous serons le samedi 10 octobre, avec les enseignants et leurs organisations syndicales, pour l’avenir de nos enfants et la défense de leur droit à l’instruction.


Je souhaite prendre contact avec le Parti ouvrier indépendant qui combat
pour la démocratie, le socialisme et la rupture avec l’Union européenne
Je souhaite adhérer
Nom, prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bulletin à retourner à : Parti ouvrier indépendant 87, rue du Faubourg-Saint-Denis 75010 Paris


 
Information


Mardi 22 septembre 2015
Communiqué de presse

Avec plus d’un tiers des personnels des collèges en grève le jeudi 17 septembre,
les organisations syndicales du second degré SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC,
SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SIES-FAEN,
SNCL-FAEN, CNGA et A&D CFE-CGC, SNUEP-FSU constatent que la mobilisation
contre la réforme du collège est toujours aussi forte chez les personnels du second
degré.

Elles récusent l’acharnement de la Ministre et du gouvernement à refuser
d’entendre ce rejet massif. Elles rappellent leur demande, à ce jour sans réponse,
d’être reçues par la Ministre.

Elles restent déterminées à combattre cette réforme, à obtenir son abrogation et la
réouverture de discussions sur d’autres bases.

Elles appellent les personnels à se réunir en assemblées générales, à multiplier les
initiatives comme ils ont su le faire jusqu’à présent avec le souci de l’unité d’action.

Elles soutiennent les collègues qui décident de reconduire la grève.

Elles refusent de s’associer à la mise en oeuvre des plans de formation à la réforme.

Elles engagent les collègues à refuser toute anticipation de mise en oeuvre de la réforme
sous quelque forme que ce soit, et en particulier à ne pas se porter volontaires pour
les groupes de travail ou les formations.

L’intersyndicale appelle l’ensemble des personnels à une manifestation nationale à
Paris le samedi 10 octobre 2015. Elle appelle les parents et les associations de spécialistes
signataires de la pétition pour l’abrogation du décret à s’y joindre.

L’intersyndicale se réunira au lendemain de la manifestation.



samedi 27 juin 2015

PREMIER RECUL D’ENVERGURE DU GOUVERNEMENT HOLLANDE-VALLS

Le 12 juin 2015 le directeur général de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, sous la menace d’une grève illimitée et après quatre journées de grèves fortement suivies en un mois, retire son projet de réforme des 35 Heures. Cette victoire c’est celle des salariés de l’AP-HP tous unis avec leurs syndicats rassemblés en intersyndicale CGT, FO, SUD, CFTC, CFDT,UNSA et CGC.
Les personnels de l’AP-HP, plus grand ensemble hospitalier d’Europe avec 75 000 agents, se sont battus pour le maintien de leurs conditions de travail et pour l’amélioration des services de soins apportés aux malades.
En cela ils se sont opposés à la volonté de la direction de mettre en place une réforme dont le but avoué n’est autre que de faire des économies et de répondre aux injonctions de la Troika ( BCE, FMI, Union Européenne) :

Des économies ! Toujours plus d’économies !  La dette doit être remboursée.

Alors oui il est possible de faire reculer ce gouvernement aux ordres des capitalistes et des marchés financiers.

Ce gouvernement qui n’est même plus soutenu par sa majorité et qui ne gouverne plus que par les chausse-trappes  institutionnelles de la V ième république comme l’article 49.3 pour faire passer en force la loi Macron, la loi des patrons.

Ce gouvernement qui accorde une rallonge de 3,8 milliards d’euros sur quatre ans aux armées pour les opérations extérieures de la France au moyen orient et qui demande en parallèle aux hôpitaux de se serrer la ceinture pour économiser 20 millions d’euros en réformant les 35 Heures.

Ce gouvernement qui sous couvert de rendre le collège « plus égalitaire » propose de réduire de 20% le nombre d’heures d’enseignements disciplinaires (Mathématiques, Français, Histoire Géographie, Langues, etc), au profit de vagues travaux pratiques interdisciplinaires, tirant par là même le niveau des collégiens vers le bas et rendant d’autant plus difficile la possibilité pour les bons élèves de faire leur scolarité dans le service public sans se fermer les portes d’établissement plus sélectifs du troisième cycle.

Alors oui ce gouvernement peut et doit être stoppé également sur la réforme des collèges qui entend briser l’égalité républicaine devant l’instruction et le droit à un enseignement de qualité pour tous.

Le 6 juin 2015 a eu lieu a Paris une Assemblée -Débat  autour du journal Informations Ouvrières qui a rassemblé plus de mille militants ouvriers de toutes tendances. Ces militants ont débattu des moyens de faire obstacle à la politique ouvertement anti-ouvrière du gouvernement Hollande-Valls et d’ouvrir la voie à un véritable gouvernement du peuple, mandaté par lui et travaillant pour lui.

Le journal Informations Ouvrières, par de nombreuses tribunes libres, se fait l’écho toutes les semaines de ses discussions entre militants du mouvement ouvrier qui cherchent les moyens de bloquer cette politique aux ordres du patronat.

Le retrait de la réforme des 35 Heures pour les hôpitaux de Paris est une première victoire, gageons que d’autres suivront.


















dimanche 19 avril 2015

Assemblée-Débat du 6 juin 2015

Chers camarades,
Comme vous le savez, notre journal Informations ouvrières ouvre régulièrement ses colonnes à des contributions et interviews de militants ouvriers, d’origines et de points de vue différents mais qui contribuent tous ainsi au débat en cours au sein du mouvement ouvrier, dont notre journal rend compte.
Une nouvelle situation est en train de s’ouvrir dans notre pays. Au lendemain des élections départementales et à la veille du 9 avril, Valls et Macron persévèrent et annoncent : « On continue et on accélère. »
Cette nouvelle situation soulève une série de questions au sein du mouvement ouvrier.
C’est la raison pour laquelle le journal Informations ouvrières propose à tous les militants qui le désirent, de s’associer à la préparation d’une large assemblée-débat nationale, qui se tiendrait à Paris le 6 juin.
Une série de questions sont déjà soulevées par de nombreux militants : comment, dans la situation actuelle,
défendre les droits des travailleurs ? Quelle voie le gouvernement Hollande-Valls, qui annonce qu’il va amplifier les « contre-réformes », laisse-t-il aux travailleurs pour se faire entendre ? Quelle issue et quelle perspective dans cette situation pour la classe ouvrière ? La question du rôle de l’Union européenne ; la défense de l’indépendance des organisations face aux tentatives de les associer aux contre-réformes..
Et bien d’autres questions encore, car cette liste ne prétend pas limiter le large débat que toute la situation appelle.
L’objectif du journal Informations ouvrières, conformément aux traditions du mouvement ouvrier, est que la discussion soit organisée, pour permettre l’expression libre de points de vue différents, et afin qu’une série de propositions sortent de ces échanges.
Pour donner tout son espace à cette discussion, le journal Informations ouvrières proposera dans chacun de ses numéros une tribune de préparation de cette assemblée-débat, dans laquelle nous publierons les contributions et points de vue de chacun.
Cette tribune régulière de discussion culminera donc le 6 juin dans une assemblée-débat, au cours de laquelle la discussion publique sera conduite, à partir d’une tribune de militants et de responsables, avec plusieurs centaines de militants.
Nous sollicitons donc vos propositions, votre inscription dans cette discussion.
Recevez, chers camarades, nos salutations militantes et fraternelles,
Lucien GAUTHIER
Rédacteur en chef d’Informations ouvrières