Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

samedi 14 février 2015

Conférence ouvrière pour l'unité et la résistance du 17 janvier


Déclaration de la conférence du 17 janvier 2015.

La « Conférence de militants pour l’unité et la résistance » a rassemblé 550 militants ouvriers d'origines diverses, ce 17 janvier huit jours après les terribles attentats qui ont fait 17 victimes
550 militants et responsables ouvriers, venus de tout le pays, ont décidé d'être là en dépit du climat de dramatisation et de méfiance généralisée instillés par les sommets de l'Etat comme par les médias au moment où tout est fait pour se servir de ces odieux attentats pour « couvrir » le passage en catimini de la loi Macron qui porte un coup mortel au Code du travail. Ce serait pour le gouvernement un pas dans la voie de la réalisation du programme formulé en 2007 par Denis Kessler : « sortir de 1945 et défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance (CNR) » ;

550 militants membres d'organisations syndicales différentes se sont fraternellement réunis, alors que les organisations syndicales font l'objet d'attaques visant à remettre en cause leur existence et leur indépendance et que « l'union sacrée » est invoquée pour tenter de les faire renoncer à ce pourquoi elles ont été construites : la défense de toutes les conquêtes sociales de la classe ouvrière.

Contrairement à ce que les initiateurs du Pacte de responsabilité au profit exclusif du patronat, voudraient nous faire croire, nous affirmons que la lutte de classes ne s’interrompt pas.

« Hollande-Valls -était-il écrit dans l'appel à notre conférence- ont décidé, pour se conformer aux diktats du Medef, de l'Union européenne, et plus généralement du capital financier, de passer en force, au mépris des protestations qui s’élèvent dans les rangs de leur propre majorité; ils le font de façon provocatrice, en ignorant l’avertissement constitué par la sortie de la CGT, de la CGT-FO, suivies par FSU et Solidaires, de la conférence sociale qui avait en réalité provoqué le changement de gouvernement.

Et faute de pouvoir s'appuyer sur cette conférence sociale, ils annoncent qu’ils auront recours, chaque fois que cela sera nécessaire, aux dispositions les plus anti-démocratiques des institutions de la Ve République : les ordonnances — maniant comme moyen de chantage la menace de la dissolution
. »
Quelques mois après nous avons entendu dans cette conférence de nombreuses interventions qui témoignent d’une même réalité que dans de multiples entreprises, services, départements, etc., se multiplient les déclarations et actions communes pour la défense des revendications des salariés face aux attaques gouvernementales et patronales.


Nous avons entendu les camarades qui nous ont annoncé la manifestation appelée par les Unions régionales CGT et CGT-FO de la Région parisienne avec SUD et FSU le 26 janvier pour le retrait de la loi Macron, le jour de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale.

 

Nous avons entendu les camarades de l'énergie qui nous indiqué l'appel de leurs fédérations CGT/CGT-FO à une montée nationale le 29 janvier contre la loi de transition énergétique.

Nous avons entendu les camarades cheminots qui nous ont informé de l’appel de leurs fédérations CGT, CGT-FO et SUD à une montée nationale ce même 29 janvier contre la réforme ferroviaire.

« Comment pouvons-nous, travailleurs et militants de toutes origines politiques, élus, démocrates… agir pour aider l’immense force disponible à surmonter tous les obstacles à son rassemblement dans l’unité de ses organisations contre le « pacte de responsabilité » qui aujourd'hui concentre la politique de rigueur (d’austérité) et prétend engager les organisations syndicales dans l’accompagnement du plan gouvernemental ? » était-il écrit dans l'appel à notre conférence de ce 17 janvier.

Le libre débat qui s'est poursuivi depuis des mois entre nous, les liens que nous avons resserrés, surmontant les différences, ont commencé à porter leurs fruits. Ils fournissent un levier important dans la bataille que nous menons ensemble pour la défense de l'indépendance de nos organisations respectives. Pour barrer la route à l'entreprise de destruction sans précédent engagée par ce gouvernement nous sommes parvenus à même conclusion l’heure est à la mobilisation, l’heure à construction du rapport de force : pour bloquer cette offensive, il faut bloquer le pays.

En conséquence, nous invitons tous les participants à cette conférence à organiser dans leurs régions et dans leurs différentes branches professionnelles des réunions de compte-rendu permettant d'élargir encore la surface de cet échange et de saisir les occasions qui ne peuvent manquer de se présenter d'agir concrètement sur la situation dans le sens du rassemblement de la classe ouvrière dans son unité face à ce gouvernement entièrement dévoué au capital.

 
(1) Appel lancé par 160 militants ouvriers et élus appartenant à diverses organisations syndicales et politiques. Contresigné par 2500 militants, cet appel débouche sur une conférence le 26 novembre 2011. Les 413 militants réunis adoptent un texte : « Il revient au mouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences compréhensibles pour bloquer cette logique infernale qui voit la “dictature de la dette” menacer toutes les conquêtes, l’indépendance des organisations ouvrières et donc ce qui constitue les fondements mêmes de la démocratie.»


Le comité de liaison constitué à l’issue de cette conférence participe en mars 2013 à une conférence ouvrière européenne à Tarragone (Etat espagnol) pour « débattre librement dans un objectif unique : contribuer, de façon coordonnée, dans chacun de nos pays, à lever les obstacles qui se dressent contre la réalisation de l’unité. Pour abroger les plans assassins de l'Union européenne et ses traités. Contre la dictature de la troïka. »

Le 1er décembre 2012, le 30 novembre 2013, puis le 14 juin 2014, trois nouvelles conférences, représentant toujours plus de militants.

le POI 06 informe : liquidation de la SNCM

suite à la conférence de presse du lundi 19 janvier 2015


Les organisations syndicales départementales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES du Var ont décidés d’agir ensemble contre la liquidation de la SNCM.

 
L’Etat n’a pas respecté les engagements pris l’année dernière pour la sauvegarde de la compagnie. Pire l’Etat qui reste le principal actionnaire de la SNCM par le biais de TRANSDEV et de la caisse des dépôts et consignations a participé à une mise en redressement judiciaire savamment construite.

 
Les éventuels repreneurs avaient jusqu’à ce lundi 19 janvier pour déposer leurs offres. L’objectif poursuivi est clair : vendre à la découpe les navires de la compagnie et attribuer la délégation de Service Public à d’autres compagnies qui seront des compagnies low-cost.

 
En agissant ainsi, le gouvernement Français se plie aux injonctions de l’Union Européenne. Il s’agit de liquider la SNCM, les emplois, le Service Public de continuité territoriale et le pavillon français de 1er registre. Il s’agit également de céder aux compagnies Low-Cost les lignes assurées par la SNCM.

 
L’Intersyndicale SNCM a déposé des résolutions dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire. Les organisations syndicales départementales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES du Var apportent leur soutien aux résolutions des syndicats de la SNCM.

 
Nous considérons qu’il faut une riposte la plus unitaire et la plus large possible pour faire échec à la volonté du gouvernement de démanteler la SNCM. Nous irons interpeller le préfet du Var ce 21 janvier sur cette question.

 
Nos organisations syndicales n’acceptent pas que TOULON soit le point d’ancrage du Low-cost et du non respect du droit du travail français.

 
Notre action vise à défendre l’existence d’une compagnie française, ses emplois et sa convention collective et non à opposer des travailleurs entre eux. Qu’ils soient sous statut, précaires, détachés, ou immigrés, ils sont tous victimes de la concurrence imposée par les marchés financiers.

 
D’autres mobilisations unitaires contre les privatisations et externalisations sont en cours à la SNCF ou dans l’énergie.

 
Derrière le démantèlement SNCM, c’est bien la question du droit du travail et de la mise en concurrence sauvage des salariés sous la houlette de l’Union Européenne ce que nous ne cessons de dénoncer au quotidien.



Toulon, le 19 janvier 2015.



 

mercredi 8 octobre 2014

Réforme des rythmes scolaires

LE POI 06 INFORME:


Ce 10 septembre, la Ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud–Belkacem martèle : « oui, la rentrée s’est bien passée ».

Mais bien passée pour qui ?

La réforme des rythmes scolaires s’applique désormais dans l’ensemble des écoles et c’est un désastre.

Sur la Côte d’Azur, des enfants de 3 ans se retrouvent à 30 par classe. Certains, épuisés par une matinée de 3H30 contre 3H auparavant, s’endorment à la cantine.

L’école peut finir à 15H45, comme à Nice par exemple, voire plus tôt dans d’autres communes ! Des classes jusqu’ici réservées à l’instruction et aux apprentissages peuvent désormais être utilisées et chamboulées pour n’importe quelle activité récréative ou de garderie.

Chaque commune a du définir de nouveaux rythmes scolaires pour respecter, nous dit-on, les rythmes biologiques de l’enfant. Comme si le rythme d’un enfant changeait d’une commune à l’autre, voire d’une école à l’autre sur une même commune et même d’un jour à l’autre !

Le cadre national de l’instruction publique est disloqué, favorisant le développement des écoles privées confessionnelles, qui n’ont pas l’obligation d’appliquer cette réforme.

A Nice, le PS réclame que le « Temps d’Accueil Educatif Périscolaire » qui a lieu entre 15H45 et 16H30 et qui sera facturé 15€ par mois et par enfant soit pris en charge par la commune. De même, le PCF demande l’abandon de la facturation.

Mais comment les communes peuvent-elles financer ces activités, sinon en augmentant les impôts, en baissant d’autres dépenses ou en faisant payer les parents ?

Sans aucun doute, il est inadmissible de faire payer les parents.

Mais qui remet en cause dotations de l’Etat aux collectivités locales et le cadre national de l’instruction publique ?

Qui oblige les parents à payer, si ce n’est le Pacte de Responsabilité qui prévoit la baisse de 11 milliards de dotations de l’Etat aux collectivités locales et contre laquelle 10 000 communes ont pris position pour exiger « le réexamen du plan de réduction des dotations de l’Etat (et) la remise à plat des politiques nationales et européennes impactant les budgets des collectivités locales » ?
Qui oblige les parents et les contribuables à payer si ce n’est la loi Peillon de refondation de l’école qui a instauré la territorialisation de l’école, loi votée par la majorité PS, PCF et Vert à l’Assemblée Nationale ?

Dans les Alpes-Maritimes, des syndicats d’enseignant se sont élevés avec raison contre la loi et le décret Peillon/Hamon de réforme des rythmes scolaires.

Par exemple, la CGT indique : « si les mobilisations des enseignants, des personnels territoriaux ou des salariés du secteur associatif, comme celles de nombreux parents d’élèves ont contraint le gouvernement à aménager cette réforme si difficilement applicable, les modifications apportées par le ministère ne changent rien au fond et n’améliorent ni les conditions d’apprentissage des élèves ni les conditions de travail des personnels. »

Pour le SNUDI-Force Ouvrière : « toutes les informations qui nous parviennent indiquent déjà que la rentrée 2014, avec la mise en œuvre à marche forcée des rythmes scolaires, se traduit par une désorganisation des écoles, une dégradation des conditions de travail et une remise en cause généralisée des droits des personnels ! Pour éviter le désastre annoncé, une seule solution : suspension immédiate de la mise en place de la réforme ! Abrogation des décrets Peillon-Hamon ! »

Pour sa part, le SNUipp-FSU 06 demande : « la non-généralisation de la réforme à la rentrée, la suspension de sa mise en œuvre quand il y a désaccord avec la proposition de la mairie, la réécriture du décret et la pérénisation du financement des TAP par l’Etat ».

Mais le financement des activités périscolaires par l’Etat rendrait-il la réforme plus acceptable ? Des négociations mairie par mairie rendraient-elles l’éclatement du cadre national de l’instruction publique plus acceptable ?

Le Parti Ouvrier Indépendant des Alpes-Maritimes vous propose d’en discuter autour du journal Informations Ouvrières, qui apporte chaque semaine témoignages, éclairages et analyses pour le retrait du pacte de responsabilité et de la réforme Peillon, pour la défense de l’école publique républicaine, laïque et gratuite.
 
 
 

samedi 12 juillet 2014

Conférence nationale pour l'unité et la résistance - 14 juin 2014

La rencontre nationale du 14 juin à la Bourse du travail de Paris à l’initiative de l’appel des 160 regroupés pour la résistance, l'unité et l'indépendance des organisations ouvrières en particulier « contre les plans de l'Union européenne et de la troïka », a, sans aucun doute, rempli son rôle en permettant un large débat pour le renforcement de l’axe de la résistance fondé sur l’indépendance des organisations syndicales.
La rencontre s’est tenue alors qu’avait démarré, trois jours avant, la grève reconductible des cheminots pour le retrait de la réforme ferroviaire. Grève dans laquelle les cheminots ont renoué avec les assemblées convoquées avec les syndicats qui sont pour la grève, avec la décision de reconduction soumise aux grévistes. Et, bien sûr, ce n’est pas une affaire de cheminots. Cela concerne toute la classe ouvrière.
Notre conférence a rassemblé 387 militants. Nous devions être beaucoup plus nombreux.
De nombreuses délégations n’ont pu gagner Paris faute de trains, ce qui a démenti les déclarations fanfaronnes du gouvernement et de la direction de la SNCF.
Notre débat a vraiment été marqué du début jusqu’à la fin par la grève des cheminots.
Notre rencontre a d’ailleurs débuté par la lecture d’une impressionnante liste de prises de position d’instances syndicales CGT, Force ouvrière, Solidaires, FSU, intersyndicales exprimant leur soutien à la mobilisation des cheminots et à leur exigence de retrait du projet de loi de réforme ferroviaire, préalable à toute satisfaction des revendications des cheminots.
Un soutien dont chacun comprenait qu’il exprime la volonté commune de résistance qui se manifeste partout. Un soutien qui résumait la nécessité de notre rencontre comme l’ont exprimé les militants engagés par l’appel sur la SNCM.
On ne peut que partager le sentiment d’un participant : le débat a évolué entre les premières conférences, encore marquées par une tendance à constater et déplorer les difficultés et cette rencontre où s’est exprimée la conviction que la réponse est en train de se constituer et que cette rencontre en est une composante.
Sur les 387 participants, 37 sont intervenus. Quelle que soit leur appartenance syndicale, qu’ils soient CGT, Force ouvrière, FSU, quelle que soit leur éventuelle appartenance politique, quelle que soit leur profession, les 37 intervenants ont exprimé la résistance de la classe ouvrière aux plans destructeurs de tous ses acquis. Et cela dans tous les secteurs, à la SNCF, à la SNCM, chez les territoriaux, dans l’enseignement supérieur et la recherche, à la Sécurité sociale, dans les hôpitaux, dans le privé.
Et ce mouvement de résistance qui s’exprime dans tous les secteurs s’appuie sur le fait que, comme il a été démontré dans de nombreuses interventions, le « syndicalisme rassemblé » auquel se sont heurtés les salariés du public et du privé dans leur exigence de retrait des contre réformes des retraites est, de plus en plus, battu en brèche par le syndicalisme de combat matérialisé par les prises de position communes des instances syndicales.
Le lien est immédiat entre le refus du pacte de responsabilité et l’unité qui s’affirme pour défendre ensemble les revendications et réunir les moyens de la lutte de classe pour faire reculer le gouvernement. Unité qui devient un enjeu. Unité qui répond à l’aspiration des salariés.
Alors que s’affirme ce syndicalisme de combat contre le syndicalisme rassemblé, le gouvernement tente, au travers de la conférence sociale, de restaurer le syndicalisme rassemblé pour associer les confédérations à la mise en œuvre du pacte de responsabilité, même lorsqu’elles ne l’ont pas signé.
Le véritable objectif étant donné par le ministre Sapin lorsqu’il met en place le « comité de suivi » du pacte de responsabilité.
De nombreux intervenants sont revenus sur cette question en appuyant avec force tous ceux qui agissent contre la participation à la conférence sociale des organisations qui ont refusé de signer le pacte de responsabilité.
Ils ont insisté sur la contradiction qu’il y a entre la résistance qui se manifeste contre le pacte de responsabilité et toutes ses conséquences et la volonté du gouvernement d’imposer un « dialogue social » consistant à tenter d’instrumentaliser les organisations syndicales pour la mise en œuvre de ses plans anti-ouvriers.
Cette question devient une question majeure qui appellera de notre part de nous rencontrer à nouveau.

lundi 14 avril 2014

Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !

Appel à tous les travailleurs et citoyens

Confirmons le rejet de la politique anti-ouvrière de Hollande !
Amplifions le rejet des politiques d’austérité de l’Union européenne !
Rupture avec l’Union européenne ! Abrogation des traités !
Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !
 
Les 23 et 30 mars, le peuple a exprimé un rejet sans appel de la politique de destruction des acquis sociaux et de la démocratie du gouvernement Hollande ; cette même politique que les gouvernements soumis aux plans de l’Union européenne imposent à tous les peuples du continent.

Le 8 avril, le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis à l’Assemblée nationale, au nom du « gouvernement de combat », un programme qui veut aller « plus loin, plus vite » encore dans la mise en oeuvre de cette politique de régression sociale.

Aujourd’hui, au nom du respect des critères imposés par l’Union européenne, toutes les forces politiques institutionnelles (y compris le Front national) appellent à voter le 25 mai pour un prétendu Parlement européen !

Les faits le prouvent : l’Union européenne, ses traités, la Banque centrale européenne (BCE) ont été taillés sur mesure par le capital financier international, les banques et les gestionnaires de fonds spéculatifs pour leurs seuls intérêts.
 
L’Union européenne, ses traités, la BCE, ne servent qu’à :
— déposséder les peuples d’Europe de toutes prérogatives démocratiques et de souveraineté ;

— renflouer les banquiers et les spéculateurs qui ont ainsi bénéficié de milliers de milliards d’euros depuis 2008 ;

— fixer le cadre contraignant des politiques d’austérité et des contre-réformes dans lequel des gouvernements soumis s’attaquent à tous les droits et garanties des peuples, au nom de la dette et des déficits publics.

L’Union européenne, c’est la dévastation de la Grèce, la ruine du Portugal, la misère généralisée en Espagne. L’Union européenne, ce sont les accords imposés à l’Ukraine qui poussent ce pays sur la voie de la ruine.

L’Union européenne, c’est, en France,
le pacte de responsabilité de Hollande-Gattaz-Valls

C’est tromper les travailleurs, les jeunes, les retraités que de laisser croire qu’il serait possible au Parlement européen d’infléchir la politique de l’Union européenne et de la BCE !

C’est les tromper que de les appeler à voter au nom d’une « Europe sociale », du « dialogue social européen » ou d’un « pacte social européen », verbiage creux qui nous est servi depuis vingt ans pour accompagner la liquidation pure et simple des droits acquis dans chacun de nos pays !

Le peuple français a dit non à la « Constitution européenne » en mai 2005. Depuis, les gouvernements successifs ont piétiné son choix, ratifié le traité TSCG en 2012, violant la démocratie la plus élémentaire.

C’était non en 2005 ! Ce sera non en 2014 !
Travailleurs, jeunes, militants, affirmons ensemble cette exigence : les traités de l’Union européenne doivent être dénoncés, l’Union européenne, ses institutions, sa Banque centrale, son prétendu Parlement, doivent être démantelés.

Manifestons notre exigence de rupture avec l’Union européenne en refusant d’aller voter ce 25 mai !
En refusant de nous prêter à ce simulacre de démocratie, nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne… qui se révoltent contre les plans que leur impose l’Union européenne.

Nous appelons les travailleurs, les militants, les jeunes de toutes tendances, engagés comme nous dans le combat contre le pacte de responsabilité, contre chacune des mesures et des contreréformes qui en découlent, à rassembler leur force pour dire :
Non à l’Union européenne ! Non au Parlement européen !

Non aux traités européens ! Non à l’austérité !

Non au pacte de responsabilité !

Oui à l’union libre et fraternelle des peuples et des nations d’Europe débarrassés des traités européens.




 


 
 

Communiqué du POI 06 sur les élections municipales

Le deuxième tour des élections municipales, tant au niveau national que dans notre département a confirmé le rejet par la population de la politique de l’ex-gouvernement Hollande-Ayrault. Le taux d’abstention historique notamment dans les quartiers populaires a provoqué une déroute des listes qui ont soutenu, au premier ou au deuxième tour, la majorité présidentielle sanctionnant sans appel cette politique de casse des droits des travailleurs, de liquidation de la sécurité sociale, d’austérité mortifère orchestrée par l’union européenne sous la direction des marchés financiers soucieux de préserver leur profits.

A Nice, c’est 46,6 % des électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du deuxième tour, plaçant la liste PS en troisième position avec 17% derrière le FN (21%) et l’UMP (48%).

A Grasse, malgré une large union autour du PS, PCF, EELV, et une fusion avec des listes de droite ou assimilées au deuxième tour, c’est la liste UMP qui est passée en tête avec une abstention de près de 40%. 


A peine nommé le nouveau gouvernement Hollande-Valls loin de prendre en compte le résultat des élections décide d’aller encore plus vite et encore plus loin. Ce gouvernement de « combat » accélère la destruction de la sécurité sociale en remettant en cause le salaire différé, en la privant toujours plus de ses rentrées d’argent que sont les cotisations sociales. Zéro cotisations sur le SMIC, exonérations progressives jusqu’à 3,5 fois le SMIC. Suppression programmée des conseils généraux des départements et donc in fine des départements. Perte totale d’autonomie des communes avec la suppression de la clause de compétence générale de celles-ci, c’est-à-dire la liberté de choisir sa cantine scolaire, son système de distribution de l’eau, etc.

De peur de ne point arriver au bout de sa route de plus en plus encombrée par les résistances des travailleurs qui s’accrochent, grâce à leur organisations ouvrières et conventions collectives, à leurs droits légitimes, ce gouvernement panique et appuie sur l’accélérateur.

Quel issue pour la population ?

Le Parti Ouvrier Indépendant propose d’ouvrir la discussion avec tous ceux et celles qui sont sur la ligne de la défense de l’indépendance des organisations ouvrières et qui refusent le pacte de responsabilité Hollande/MEDEF/CFDT dont le but est de faire passer toutes les réformes anti sociales exigées par le capitalisme en crise.

Construisons ensemble un parti ouvrier véritablement indépendant.

Rejoignez le POI.

jeudi 13 mars 2014

Pacte de Responsabilité: Le hold up du siècle !

La suppression des cotisations familiales pour les entreprises c 'est plus de 30 milliards d'euros de perte pour la sécurité sociale et par conséquent autant d'offert au patronat sans aucune contrepartie au moment où ces lignes sont écrites.
C'est une réduction sans précédent du salaire "socialisé" des travailleurs, c'est à dire les cotisations sur salaire qui financent le modèle social français basé sur la sécurité sociale.
Et ce n'est qu'un début, Pierre Gattaz le président du MEDEF n'a t il pas déclaré qu'il n'y avait aucune raison que les entreprises financent la branche famille de la sécu pas plus que celle de la santé ?
Le pacte de responsabilité c'est donc au choix : Un hold up sur le salaire des travailleurs, un royal cadeau au patronat, le début de la casse de la sécurité sociale. A vrai dire c'est les trois à la fois.
Deplus, qui peut croire que dans le contexte actuel d'austérité et d'économies par dizaines de milliards que le gouvernement est contraint d'orchestrer pour satisfaire les marchés financiers, il sera en même temps capable de trouver les moyens de fournir aux familles les allocations auxquelles elles ont droit ? Celles-ci disparaitront à terme ou se réduiront à peau de chagrin.
Et que dire de l'effet promis sur la relance de la croissance et la baisse du chomage ? ... Si encore cet argent était redistribué aux travailleurs ceux ci pourraient éventuellement consommer davantage et redonner du travail aux entreprises en relançant la demande. Mais que nenni, ce pacte de responsabilité est un véritable scandale, il doit être absolument combattu.

Le POI 06 appelle tous les travailleurs, les chômeurs, les retraités à participer massivement aux manifestations contre l'austérité et le pacte de responsabilité qui se tiendront dans toute la France le  mardi 18 mars. La manifestation de Nice partira à 10h de la Gare SNCF.

TOUS ENSEMBLE CONTRE LE PACTE, POUR LA DEFENSE DE LA SECU !