Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
Affichage des articles dont le libellé est IOAM. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est IOAM. Afficher tous les articles

jeudi 29 décembre 2011

Le POI 06 informe

Le POI des Alpes-Maritimes s'élève contre les nouvelles suppressions de postes dans l'Education Nationale prévues à la rentrée 2012 :


5 100 dans les écoles primaires,
5 600 dans les collèges et lycées,
400 dans les postes administratifs,

soit 11 100 postes supprimés au niveau national.

Pour la seule académie de Nice :

143 postes supprimés dans les écoles primaires,
113 postes dans les collèges et lycées,
7 dans les services administratifs.


TOTAL : 263 postes supprimés à la rentrée 2012.


A quelques mois des élections, le PS, le PG et le PCF protestent contre contre la mise à mort de l'école publique.


Mais qui a gouverné l’école sous la Ve République ?


Qui a assuré la responsabilité politique du ministère de l’Education nationale depuis la loi Debré de 1959 décidant de financer les écoles privées avec les fonds publics ? Qui, alternativement et successivement, a entrepris de « réformer » l’école publique, accusée de trop faire travailler les élèves, qu’elle enfermerait dans « le carcan » de programmes scolaires nationaux stupidement « égalitaires » ?


Qui a supprimé les écoles normales d’instituteurs au nom de « la formation universitaire des maîtres », pour, avec la même logique, liquider ensuite les IUFM, afin de permettre le recrutement en masse d’étudiants sans formation et sans statut ?


Qui a ramené la semaine scolaire de 30 heures (dans les années 1960) à 24 heures aujourd’hui, dans lesquelles il faut caser en plus une langue vivante, l’informatique et les activités diverses que les projets d’école sont tenus d’organiser ?


Qui, au nom de « l’intégration des enfants handicapés dans les classes ordinaires », supprime classes et structures spécialisées adaptées à la nature et au degré de leur handicap et-ou difficulté ? Qui répète cette opération chirurgicale avec les réseaux d’aide aux enfants en difficulté (RASED), dont les enseignants spécialisés disparaissent ?


Qui rend les classes ingérables, de plus en plus hétérogènes et de moins en moins studieuses pour ensuite s'étonner de l'abstention aux élections ?


Faut-il rappeler que la loi dite d’orientation de 1989 de Lionel Jospin reste la référence politique de base de toutes les mesures prises dans et contre l’école publique par tous les gouvernements depuis 1989 ? Une belle continuité, un consensus politique jamais démenti, des résultats calamiteux. Alors, quand les fossoyeurs de l’école publique se penchent sur le bilan désastreux de leur propre gouvernance, on peut s’interroger sur leurs objectifs. Rompre avec cette politique de démantèlement de l’Education nationale entreprise par la Ve République ou continuer jusqu’à la mort de l’institution scolaire républicaine ?


Les documents et projets produits par l’UMP et le PS répondent : on continue, mais nous voulons aller plus loin. Ils préconisent tous d’aller vite vers « l’autonomie des établissements ».


Tous les partisans de la privatisation de l’école publique, à commencer par les hommes d’affaires et le Medef, en ont fait leur mot d’ordre central pour pulvériser l’Education nationale en établissements autonomes, publics, privés ou hybrides, tous concurrents, recrutant leurs propres personnels sur « profil » et cherchant eux mêmes leurs moyens de financement. En d’autres termes, une politique de dénationalisation des établissements scolaires pour débarrasser l’Etat de la responsabilité d’assurer l’égalité des droits des élèves devant l’instruction publique coûtant 53 milliards par an au budget.



Certes, de nombreux salariés, enseignants et parents indignés partagent la nécessité du combat et de la résistance. Ils aspirent aussi à chasser ceux qui décident et appliquent ces réformes, à commencer par le gouvernement actuel.


Pour ces raisons, certains s'apprêtent à voter pour un candidat ou un autre d'un parti qui se réclame de la gauche et de la démocratie. A ces camarades, nous disons fraternellement : vous, nous, l'ensemble des travailleurs aspire à chasser non seulement Sarkozy mais aussi sa politique.



Par conséquent et par delà nos différences, nous avons en commun le fait que nous aspirons à des solutions politiques qui ne peuvent pas passer par une alternance ou une union sacrée gauche-droite pour poursuivre les mêmes plans dictés par l'Union européenne, le FMI et la BCE aux ordres des marchés financiers et des multinationales.



Nous nous adressons à celles et ceux qui s'apprêtent à voter Hollande, à voter Mélenchon, à celles et ceux qui ont décidé de ne pas aller voter pour leur dire - au-delà de ces choix des uns et des autres, qui sont légitimes et que nous respectons, même si nous avons une analyse différente - décidons-nous d’oeuvrer ensemble à réaliser l'unité qui aidera à mobiliser des millions et des millions parce que seule la mobilisation imposera la volonté du peuple ?

Les enseignants en grève qui se sont mobilisés dans l'unité avec leurs organisations syndicales le 15 décembre pour exiger le retrait du projet gouvernemental de réforme de l'évaluation ont raison. Ils indiquent la direction à suivre pour obtenir satisfaction sur l'ensemble les revendications : l'unité dans la grève pour le retrait des réformes et des plans d'austérité.



Nous construisons le Parti Ouvrier Indépendant dans les Alpes-Maritimes avec pour seule ambition d'aider à agir, là où nous sommes, dans ce sens. Rejoignez le POI !

samedi 19 novembre 2011

Le POI 06 informe :

NON aux licenciements chez Elaiapharm !


Le Parti Ouvrier Indépendant appuie la grève des salariés d'Elaiapharm à Sophia-Antipolis.


L'entreprise entend procéder à des licenciement économiques alors que sa maison mère Lundbeck a déclaré plusieurs centaines de millions d'euros de profits en 2010.


Les licenciements vont plonger les salariés et particulièrement ceux de plus de 50 ans dans une situation sans issue.


Unité pour bloquer les licenciements chez Elaiapharm !


La succession des plans sociaux et des fermetures d'entreprises ces dernières années à Sophia-Antipolis démontre que seul le maintien de tous les emplois permettra d'assurer un avenir aux salariés et à leurs familles.


L'annonce des licenciements chez Elaiapharm intervient au moment même où de grandes entreprises annoncent de vastes plans de suppressions d'emplois :


- PSA : -5 000 emplois en France
- Société Générale : 640 postes supprimés


Les plans d'austérités se succèdent les uns aux autres. Le gouvernement enchaîne les mesures de régression sociale tous azimuts pour répondre aux exigences des marchés financiers. Désormais, personne n'est épargné. Et ce n'est que le début !


Il y a urgence.


Le POI n'a pas d'intérêt distinct des travailleurs et de leurs familles. Il porte à la connaissance de tous l'appel signé par plus de 1600 militants ouvriers, responsables syndicaux, mutualistes et maires qui ont décidé de se donner rendez-vous le samedi 26 novembre à Paris pour sceller leur unité contre la dictature des déficits publics, pour le retrait des plans d'austérité et pour la défense des conquêtes sociales.


Les travailleurs sont en état de légitime défense. La valse des gouvernements en Europe (Portugal, Italie, Grèce) démontre que les marchés et la Troïka (Fonds Monétaire International - Union Européenne - Banque Centrale Européenne) imposent leurs hommes et leur feuille de route à l'ensemble des gouvernements, qu'ils soient de droite ou de gauche.


Au nom de la gouvernance et du dialogue social, ils veulent cantonner les organisations ouvrières à la mise en place et à l'accompagnement de leurs plans d'austérité et ainsi priver les salariés de leurs moyens de résistance.


Le comité POI d'Antibes-Valbonne propose aux salariés de participer à une rencontre avec les délégués de Sophia-Antipolis qui participeront à la conférence nationale du 26 novembre le


mercredi 23 novembre de 12H30 à 13H30 à Garbejaire

lundi 26 juillet 2010

INITIATIVES OUVRIERES N°16 SPECIAL ETE 2010 - ALPES-MARITIMES

Réforme des RETRAITES :
comment préparer la rentrée ?

Chaque adhérent peut prendre sa place dans le combat pour le retrait du projet de réforme des retraites :
Ø en proposant autour de soi l’abonnement au journal Informations Ouvrières : l’outil indispensable pour informer et armer ceux qui veulent faire reculer le gouvernement !

Ø diffuser le TRACT du POI et faire signer la lettre ouverte aux dirigeants du PS, du PCF et du PG (documents en annexe).

Ø dans le respect des prérogatives des organisations, les adhérents du Parti Ouvrier Indépendant pourront chercher à alimenter le débat en cours dans la classe ouvrière autour de la question : que faire pour imposer le retrait ?

Depuis le 17 juin, après la publication du projet de loi gouvernemental sur les retraites, les motions et déclarations de syndicats CGT, FO, FSU … des personnels avec leurs syndicats se multiplient pour exiger le retrait du projet et formuler l’exigence de la grève interprofessionnelle pour bloquer le gouvernement. Nous en publions des extraits.

Appel de l'union syndicale départementale de la santé et de l'action sociale CGT des Alpes-maritimes à la grève le 24 juin:
( …) C’EST PAR L’UNITE, DANS LA GREVE INTERPROFESSIONNELLE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE REFORME SARKOZY/FILLON QUE NOUS POURRONS LES FAIRE RECULER ! (…)

La CGT Santé et Action Sociale, dans le public et le privé demande :

· L'augmentation générale des salaires et des pensions,
· L'arrêt des licenciements et de la précarité, et création de vrais emplois pour tous
· L’arrêt des exonérations des cotisations attribuées, sans garanties, aux employeurs
· La retraite à taux plein à 60 ans, 75 % du salaire, et en aucun cas la retraite ne doit être inférieure au SMIC pour une carrière complète,
· Le maintien et le développement de la possibilité de partir à 55 ans. Il s'agit de la reconnaissance de la pénibilité,
· Le maintien et le développement des régimes particuliers de retraites.
La CGT est contre tout allongement de la durée de cotisations qui serait catastrophique pour les salariés déjà en grandes difficultés.

Déclaration commune CGT et FO d'amadeus (Sophia-Antipolis, Alpes-Maritimes)
Le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites le 16 juin :

· Allongement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ;
· Report de l’âge de départ en retraite à taux plein (sans décote) de 65 à 67 ans ;
· Nouvel allongement de la durée de cotisation, portée à 41,5 ans en 2020.

Il s’agit d’un recul social majeur.

Pour la CGT comme pour FO, il faut maintenir les 60 ans, stopper l’allongement de la durée de cotisation, augmenter les salaires, arrêter les licenciements et les délocalisations, réduire le chômage et supprimer les exonérations patronales pour assurer l’avenir de nos régimes de retraite et des générations futures.

C’est pourquoi nos organisations syndicales, CGT et FO, déclarent ensemble :

LE PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES SARKOZY/FILLON/WOERTH DOIT ÊTRE RETIRÉ !

Pour cela, il n’y a qu’un seul moyen : la grève interprofessionnelle, public-privé, pour le RETRAIT.

Déclaration commune des syndicats santé/action sociale CGT et FO des Bouches-du-Rhône
Le projet de loi gouvernemental sur les retraites est une remise en cause sans précédent de nos acquis, c'est la spoliation de nos droits et de notre salaire différé.
C'est pourquoi nous déclarons qu'il faut dire clairement les choses, ce projet de loi n'est ni
amendable, ni discutable, ni négociable donc il DOIT ETRE RETIRE!!!
Nos deux organisations considèrent que seule une grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction du public et du privé peut faire reculer le gouvernement.
Face à cette situation nos deux organisations considèrent et appellent tous les salariés de l’action sociale et du secteur de la santé publique et privée du département, à la grève et à la manifestation le 7 septembre pour EXIGER ENSEMBLE ET DANS L’UNITE :
LE RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET
WOERTH-FILLON-SARKOZY !
- MAINTIEN DE TOUS LES REGIMES PAR REPARTITON
- MAINTIEN DE L’AGE LEGAL DE DEPART A LA RETRAITE A TAUX PLEIN
- RETOUR AUX 37,5 ANS PRIVE ET PUBLIC
Sur cette base, nos deux organisations s’adressent d’ores et déjà aux autres syndicats du département pour leur proposer de rejoindre notre déclaration pour réussir la mobilisation du 7 septembre 2010.

Appel commun CGT et FO de l'Hôpital Sainte-Anne de Toulon
Nous refusons :
· L’allongement du départ à la retraite, 62 ans au lieu de 60 ans actuellement.
· Le passage à 67 ans au lieu de 65 ans pour une retraite sans décote.
· L’allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi.
· L’augmentation du taux de cotisation de 7,85% en 2010 à 10,55% en 2020 engendrant une baisse immédiate de plusieurs dizaines d’euros par mois de nos salaires.
· Suppression de la possibilité de bénéficier de la « retraite mère de famille » pour les femmes ayant cotisé au moins 15 ans et trois enfants....
Aujourd’hui il y a urgence, organisons dans l’unité la mobilisation jusqu’au retrait de la contre-réforme.
Pour cela grève interprofessionnelle jusqu'à satisfaction.

La lettre flash actualité du SNES-FSU du 30 juin
(…) Le combat pour le retrait du projet de loi de réforme des retraites doit s'amplifier !

La FSU s'adresse au secrétaire d'état chargé de la fonction publique
(…) Dans le prolongement des reculs imposés en 2003, le projet de réforme, on le voit à travers ces quelques exemples, aggraverait encore la situation de l’ensemble des agents publics.
C’est pourquoi la FSU rappelle son exigence de retrait du projet de loi de réforme des retraites, inscrit à l’ordre du jour du prochain CSFPE.

Alpes-Maritimes
Le POI s’adresse au PS, au PCF et au PG
« Chers camarades,
Sous les scandales à répétition, le gouvernement chancelle. Et c’est pourtant ce gouvernement qui prétend déposer son projet de loi de destruction des retraites.
Peut-il y avoir une autre exigence que : Retrait ! Retrait immédiat du projet de loi de réforme des retraites ! 
Le projet du gouvernement n’est ni amendable, ni négociable. Le seul moyen de le faire reculer n’est pas au Parlement ni au Sénat où l’UMP et ses alliés sont majoritaires.
Il est dans la grève interprofessionnelle pour le RETRAIT de ce projet. C’est d’ailleurs ce qu’exigent la masse des salariés dans les entreprises, les établissements, les services avec leurs syndicats.
Rien ne doit s’opposer à l’unité pour le retrait du projet gouvernemental.
C’est pourquoi le POI vous propose de rédiger ensemble et dès que possible une déclaration commune pour exiger le retrait immédiat du projet de réforme Sarkozy/Fillon/Woerth ! »
*
* *
Travailleurs, jeunes, retraités, construisons ensemble un vrai parti ouvrier indépendant,
· implanté au cœur de la lutte des classes
· organisé autour d’un vrai journal qui informe et donne les moyens d’agir
· un parti internationaliste qui prépare la Conférence Mondiale d’Alger
Rejoignez le POI !

INITIATIVES OUVRIERES N°16 SPECIAL ETE 2010 - ALPES-MARITIMES

Pour rappel:
Les dirigeants socialistes à la manœuvre pour imposer les plans d’austérité et sauver le régime de la propriété privée des moyens de production
Georges Papandréou : premier Ministre grec, dirigeant du Parti Socialiste et président de l’Internationale Socialiste.
Luis Zapatero : premier Ministre espagnol et dirigeant du parti socialiste espagnol.
Dominique Strauss-Kahn : dirigeant du Fonds Monétaire International et dirigeant du Parti Socialiste français.
Pascal Lamy : dirigeant de l’Organisation Mondiale du Commerce et membre du Parti Socialiste français.

Quelques enseignements de la conférence ouvrière européenne de Berlin, par un militant du POI des Alpes-Maritimes, syndicaliste à Sophia-Antipolis et délégué à la conférence de Berlin

La conférence s’est déroulée dans les locaux de la centrale syndicale allemande Ver.di à Berlin les 19 et 20 juin 2010.
Elle a rassemblé une centaine de délégués venus de 16 pays.
La discussion s’est essentiellement concentrée sur une question : face à l’avalanche des plans d’austérité, faut-il se battre pour exiger leur RETRAIT ou « négocier des efforts équitablement répartis » comme le réclament les principaux dirigeants du mouvement ouvrier, par exemple en Italie où la CGIL a appelé à la grève pour que « les salariés ne soient pas les seuls à payer la crise » ou encore en France où la direction de la CGT juge la réforme des retraites injuste et inéquitable car « elle fait reposer 85% des efforts sur les salariés » ?
Une vraie discussion a eu lieu, s’appuyant sur la situation précise dans chaque pays.
Elle s’est conclue par l’adoption d’un appel publié dans ce bulletin.
Nous reproduisons ici quelques notes prises lors de la conférence (extraits des interventions).

Allemagne:
20 000 manifestants à Berlin le 12 juin.
Baisse des pensions de 18% en 3 ans.
Les syndicats acceptent de signer des accords avec des grilles de salaire différentes entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est. Il faut que cela s’arrête.
La question clé est celle de l’indépendance de nos organisations, remises en cause au nom de la responsabilité nationale et du consensus.
La privatisation des chemins de fer, sur les ordres de l’UE, mène la Deutschebahn à la faillite et au chaos. Après chaque accident, les enquêtes montrent que la sécurité n’a pas été respectée. Ca commence à ressembler à l’Angleterre. Notre syndicat des cheminots est pour la renationalisation.
Le SPD (Parti Socialiste) est encore plus à droite que Merkel. Ils veulent que la réforme des retraites, qui repousse l’âge de départ à 67 ans, s’applique dès 2012.
La loi Hartz IV a imposé des jobs à un euro de l’heure, condition pour bénéficier des allocations chômage.
47% des femmes ont une retraite inférieure à 600 euros.
10 000 emplois sont menacés chez OPEL. Le président du syndicat est proposé pour devenir Ministre du Travail et il ne dit pas un mot pour interdire les licenciements et sauver les ouvriers d’OPEL.
Notre syndicat de base s’est prononcé pour la grève contre le plan d’austérité.
Le 18 juin, le président du DGB (la centrale syndicale des ouvriers allemands) a participé à une rencontre secrète avec les patrons et les représentants du gouvernement dans le dos des ouvriers et du syndicat. Il refuse d’exiger le retrait du plan d’austérité mais dans mon syndicat, nous voulons la grève pour arrêter ce désastre.
La première grève de l’histoire à eu lieu ici il y a 162 ans, à Berlin. C’était une grève des imprimeurs. Il y a 17 jours, le porte-parole des patrons a dit : « le droit de grève n’est pas un droit absolu ». Il faut défendre les Conventions Collectives et le droit de grève.
A Berlin, nous avons un gouvernement local SPD et Die Linke. Ils ont passé un accord secret de Partenariat Public-Privé qui va augmenter le prix de l’eau de 35%.
Les universités viennent de connaître une mobilisation historique des étudiants allemands contre le processus de Bologne, LMD et la Mastérisation imposés par l’Union Européenne.

Danemark:
100 000 manifestants il y a une semaine à Copenhague contre le plan d’austérité, qui prévoit de réduire les allocations chômage de 4 à 2 ans.

Turquie:
30 milliards de privatisations dont 22 depuis 2003, date de demande d’adhésion à l’UE. Une entreprise nationalisée depuis la constitution de la République Turque va être privatisée sous le commandement de l’Union Européenne.
La souveraineté de la Turquie est remise en cause avant même l’adhésion à l’UE.
Le chômage a augmenté de 14% en 1 an. Le premier Ministre a dit : « sauver les emplois serait remettre en cause la demande d’adhésion à l’Union Européenne. »
Ils veulent imposer la régionalisation du salaire minimum.
L’âge de départ à la retraite a été repoussé à 67 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes, alors que l’espérance de vie est de 70 ans.

Grèce:
C’est une véritable guerre qui est menée contre le peuple grec, sous la direction directe du FMI et de l’UE.
Ils ont supprimé 2 mois de salaire pour les fonctionnaires.
Gel des salaires – Blocage des embauches pendant 3 ans – Remplacement d’un départ à la retraite sur 5 – Plus de facilités de licenciement et de flexibilité – Retraite à 65 ans après 40 ans de cotisation sur l’ensemble de la carrière – Minimum retraite à 360 euros.
Pour le premier Ministre socialiste Papandréou, il n’y a pas d’alternative à ces mesures.
La masse du peuple grec refuse ce plan et la remise en cause de la souveraineté par le FMI et l’UE.

Royaume-uni:
13 ans de réformes anti-ouvrières ont conduit à la défaite du New Labour Party de Blair et de Brown. Le nouveau gouvernement a décidé un plan d’austérité drastique de 22% d’économie sur le budget. Le secrétaire général des TUC (syndicats) a déclaré : « je suis prêt à un dialogue constructif avec le gouvernement ».

Espagne:
-5% sur le salaire des fonctionnaires représente 10% de moins que ce que nous avions en 1980.
Ils veulent imposer des négociations d’entreprise et non plus de branche.
Plan d’austérité équivalent à ce qui se passe dans les autres pays d’Europe.
Le roi a effectué une visité à Bilbao. Un militant a crié : « vive la République ! ». La police l’a arrêté et lui a dit : « ici, on crie Vive le Roi ! ». La presse a fait pression contre une commission d’enquête.

Portugal:
10,8% de chômage.
370 000 chômeurs sans allocation selon la CGT portugaise.
Blocage des salaires dans la fonction publique.
Privatisations et fermetures d’écoles. Mobilisation historique des enseignants.
29 mai : 300 000 manifestants à Lisbonne.
Les dirigeants syndicaux organisent des journées éparpillées pour éviter la centralisation du mouvement.

Roumanie:
La TVA va passer de 19 à 24%. Baisse de 10% des allocations pour les mères seules, des pensions et des allocations chômage.
-25% sur le salaire des fonctionnaires et le salaire minimum.
-140 000 emplois d’ici janvier 2011 sur les ordres du FMI.
Doublement des droits d’inscription à l’Université.
19 mai : plus grand meeting syndical des 20 dernières années, avec plus de 50 000 travailleurs de tous les secteurs à Bucarest.

Hongrie:
Blocage des salaires pendant 2 ans.
Suppression du 13ème mois sur les salaires et les pensions. Augmentation de l’âge de départ à la retraite à 65 ans.
12% de chômage – inflation à 5% - impôt sur les sociétés en baisse de 9%.
Finances publiques : -15%. Aux syndicats de choisir : les salaires ou les emplois.
Licenciement possible sans justification.
Par contre, le parlement a voté le budget pour la guerre en Irak et en Afghanistan.
Nous demandons les libertés syndicales, y compris dans les multinationales où les syndicats sont interdits.

Italie:
La FIAT va fermer 2 usines en Sicile.
Il y a 2 ans, ils ont délocalisé la production de la Panda en Pologne. Depuis, 5 000 ouvriers sont en chômage technique à Naples. Maintenant, le patron propose de relocaliser la production à Naples à la condition que les ouvriers renoncent au contrat national (convention collective). Sinon, c’est 5 000 licenciements.
La direction propose un accord qui interdit le droit de grève sur les éléments de l’accord.
C’est un chantage incroyable. Les partis de gauche ont pris position pour l’accord. La pression est considérable sur le syndicat (FIOM, branche de la métallurgie de la CGIL) mais avec les ouvriers, le syndicat refuse ce chantage.

Une camarade allemande:
L’UE n’a pas pour objectif la justice, la démocratie, la vie des ouvriers.
Son objectif, c’est le capital et les spéculateurs.
La crise a un nom : Maastricht, Lisbonne !
Dans ce cadre, il ne doit plus y avoir de syndicats indépendants ni de conventions collectives. Ce qui nous attend, c’est le chaos.
La cause n’est pas la crise, c’est la capital. Il faut sortir de l’UE, exiger le RETRAIT de tous ces plans, de toutes les privatisations, défendre nos syndicats !

CONFÉRENCE MONDIALE D’ALGER 27, 28 ET 29 NOVEMBRE 2010
Pour aider au financement des délégations des pays ne pouvant pas assurer le paiement de leurs visas et de leurs voyages, envoyez un chèque à l’ordre de AFPOI, mention « Alger – Alpes Maritimes» à
POI, 87 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS.

dimanche 4 avril 2010

Le POI 06 en campagne pour sauver les acquis des retraites

Parus dans IOAM n°14:

La campagne de signatures contre le consensus
« Stop ne touchez pas à nos retraites ! »

< 93 SIGNATURES DEVANT LA POSTE DE MOUANS-SARTOUX

Nous étions 5 du comité d’Antibes-Valbonne samedi matin devant la poste de Mouans-Sartoux. Des camarades avaient préparé des affiches avec la première page d’IO. Un ancien mineur raconte qu’il touche 800 euros par mois de retraite. Nous disons : ils donnent 426 milliards d’euros pour les banques et veulent liquider les droits acquis pour notre retraite, qui peut accepter ? En 2 heures, 93 signatures !


< NICE : 25 SIGNATURES DANS MON IMMEUBLE

Il y a dix jours, j’ai diffusé le tract « Stop ne touchez pas à nos retraites », dans les boîtes aux lettres de mon immeuble, pour informer mes voisins que « ce qui se passe sous notre nez, sans impunité, n’est pas une fatalité et que s’associer au POI en signant cette pétition est le seul moyen de s’opposer à la réforme des retraites avant qu’il ne soit trop tard ».
Au lendemain de la manifestation du 23 mars, j’ai fait du porte à porte…. 25 personnes ont signé la pétition et cette démarche a été ressentie favorablement, aussi bien par des retraités que par des actifs ou des demandeurs d’emploi.
Je constate que: « le combat que nous menons au POI pour sauvegarder nos acquis fait l’unanimité ! » MJQ.


< NICE : 42 SIGNATURES DEVANT LE CENTRE COMMERCIAL TNL

Nous sommes 4 à diffuser de 14h à 16h.
Une retraitée de l'Education Nationale dit : "Cela fait 15 ans qu'on nous annonce qu'il faut se préparer à un déficit des retraites à cause de la démographie".
Oui, malgré 15 ans de propagande mensongère et de contre réformes successives, notre diffusion a eu un bon accueil de tous les passants.
Qu'ils signent ou pas, presque tous nous répètent leur attachement à leur droit à la retraite. Bilan : 42 signatures et 1 IO vendu !

*******************

Le POI de Nice, avec des camarades du PCF et la CNL, obtient la suspension d’un arrêté d’expulsion

Nous avons été interpellé par une adhérente du POI de Nice, qui souhaitait que nous aidions une famille en situation économique difficile et contre laquelle un arreté d'expulsion à la sortie de la trève hivernale etait prononcé.

Dès le mois de décembre, nous avons aidé cette famille de 5 personnes pour monter un dossier, effectuer les démarches administratives, contacter la Commission Nationale du Logement et rédiger les courriers destinés à la Préfecture.

L'énergie et la volonté de cette famille ouvrière ont payé : le père a trouvé un travail (ce qui permet de recommencer à payer les loyers et ainsi éloigner l'huissier) et la mère a remué ciel et terre : contact avec l'assistante sociale de la ville et de la Préfecture, lettre à l'office HLM, lettre à la Présidence de la République, etc...

Des camarades du PCF ont également travaillé avec nous et apporté leur expérience pour empêcher la mise à la rue de cette famille.

Dans un premier temps, cela a redonné espoir à la famille et, finalement, la commission réunie à la Préfecture le 3 mars a suspendu l'arrêté d'expulsion !

Il reste encore à trouver une solution de relogement, dans une situation de manque chronique de logements sociaux.

RD.

samedi 27 mars 2010

Lycée Carnot de Cannes en grève

12 mars : 50% des enseignants du Lycée Carnot de Cannes en grève et en manifestation au rectorat de Nice contre la réforme Chatel et la suppression du russe en langue vivante pour les élèves de seconde.
* * *
A l’appel de leurs syndicats CGT-FO-SNES/FSU, les enseignants du Lycée Tocqueville de Grasse étaient en grève, le 12 mars, pour le retrait des réformes Chatel. Ils dénoncent notamment :

« - la suppression de 63 heures postes (soit l'équivalent de trois postes d'agrégés et un poste de certifié) alors que nous ne perdons que 35 élèves ;
– l'obligation pour 5 professeurs de se partager sur deux ou trois établissements (collèges ou lycées) ;
– le passage à plus de 10% de la dotation globale en Heures Supplémentaires Année (soit en moyenne plus de deux HSA par professeur) ;
– « l'obligation » pour certains professeurs de faire trois HSA ou plus ; – un accompagnement personnalisé en classe entière ; – un accompagnement personnalisé imposé à certains professeurs ; – 75 % des enseignements d'exploration en groupe de 30 ;
– l'obligation pour des professeurs de réaliser un enseignement pour lequel il n'a pas été et ne sera pas formé (la seule consigne étant d'être « créatifs ») ; »
* * *
Dans le primaire, les enseignants réunis le 10 mars à Peymeinade avec leur syndicat SNUDI-FO ont adopté une motion, qu’ils ont adressée à toutes les écoles du département. Sous le titre « contre-réforme des retraites : 40 ans, c’est déjà trop ! », on y lit les revendications suivantes :
« - Aucun allongement de la durée des cotisations
- Aucun allongement de l’âge légal des départs à la retraite
- Maintien du code des pensions et en particulier du calcul des 75 % sur les 6 derniers mois d’activité
- Non à la création d’une caisse de retraite des fonctionnaires Aucune remise en cause des avantages familiaux
Les enseignants réunis à l’initiative du SNUDI-FO 06, le 10 mars 2010 à Peymeinade, invitent les collègues à se réunir dans les écoles, à débattre de ces revendications et à définir les moyens d’action à la hauteur des enjeux qui ne peuvent être une succession de journées d’action telles que nous les avons connues en 2009 avec le résultat que l’on connaît et qui passent, selon nous, par la grève jusqu’à satisfaction des revendications. »

Initiatives Ouvrières des Alpes-Maritimes

Extraits du IOAM n°13:

NICE
- Jeudi 11 mars :
· 500 professionnels de la petite enfance (crèches) manifestent à Nice contre la réduction du taux d’encadrement et des qualifications de personnels.
· Mouvement de grogne des médecins pour qui, « dans 10 ans, il y aura deux fois moins de généralistes qu’aujourd’hui ».
· 150 personnels du CHU, venus de l’Archet, Saint-Roch ou Pasteur manifestent contre la baisse des primes de 80 à 150 euros par an. Le CHU a perdu 90 postes en 3 ans.

- Enseignement :
· En 5 ans, 693 postes ont été supprimés dans l’académie. Le nombre d’élève est resté stable.

· En 2009, 180 postes ont été supprimés pour 155 élèves supplémentaires.

· A Nice :
I. Disparition de la formation de guide-interprète régional en BTS Tourisme à Paul Augier.
II. Suppression du CAP maintenance véhicule automobile aux Eucalyptus.
III. Suppression des classes STG d’Estienne-d’Orves.


· Selon un professeur de collège de Contes, « il y a 10 ans, l’investissement (dans l’Education Nationale) représentait 7,5% du PIB. Aujourd’hui, il en représente seulement 6% ».

- Elections régionales : au premier tour, l’abstention a atteint jusqu’à 71% dans certains bureaux ouvriers de Grasse.

CANNES LA BOCCA

Une forte mobilisation est en cours à Thalès pour des augmentations de salaires. En effet les propositions initiales de la direction étaient de 1.4%, alors qu'en parallèle le groupe verse plus de 100 millions d'euros de dividende aux actionnaires. Par ailleurs à Thalès Alenia Space (dont les 2 sites sont Cannes et Toulouse avec environ 2000 salariés chacun), l'année 2009 a été très bonne en terme de commandes, activité et rentabilité.
Ainsi le jeudi 18 février, jour du Conseil d'administration de Thalès, des manifestations ont eu lieu au siège à Paris et Toulouse, ainsi que des débrayages sur 30 des 70 sites.
En parallèle, et en seulement 3 jours, 10 000 salariés (soit près du tiers des 33 000 salariés de Thalès) ont signé une pétition pour une hausse de salaire plus forte que la proposition de 1.4% faite par le groupe.
La direction  a lâché très peu sur les salaires, en passant à 1.55% ... ils comptent au 2ème chiffre après la virgule !
L'action a donc continué pendant les vacances, et le jeudi 11 mars nous étions 650 de Thalès Alenia Space Cannes à défiler dans la rue, pendant qu'à Toulouse (autre établissement de TAS) ils étaient 1000, et 800 au siège du groupe à Neuilly.
Les négociations ont été réouvertes, une nouvelle réunion est prévue le 18 mars. En l'attente, on maintient la pression !
Enfin avec à la tête un nouveau PDG Luc Vigneron qui était à la tête de GIAT qu'il a complètement restructuré et dépecé, cette mobilisation s'inscrit dans le cadre plus global du maintient des emplois et des compétences sur nos sites.
A noter l'article de Nice matin où ils ne parlaient que de 300 manifestants ce qui est une sous estimation grossière et mensongère!

jeudi 4 mars 2010

Lu dans IOAM n°11

Lu dans la presse locale
- A l’issue de la réunion du Comité National des Etats Généraux de l’Industrie, ESTROSI s’est prononcé pour une politique de baisse des charges sur les entreprises, se félicitant d’avoir déjà supprimé la taxe professionnelle (c'est-à-dire plus de 100 millions d’euros pour les entreprises des A.M.).
- Sophia Antipolis a perdu 2 700 emplois en 2009.
- BNP PARISBAS a annoncé le versement de 500 millions d’euros à ses traders en 2010.
- Le chômage repart à la hausse : +16,5%, soit 19 500 demandeurs d’emploi en plus en janvier.

Un contrat pour aider les collectivités à embaucher
(Nice-Matin du mercredi du 17 février 2010)
« Un nouveau contrat vient d’entrer en vigueur. Le contrat unique d’insertion (CUI) est en place depuis le 1er janvier 2010. Il est divisé en Contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), pour le secteur non-marchand, et en Contrat initiative emploi (CIE), pour le secteur marchand. Il a été présenté à des élus du pays grassois à Saint-Vallier. L’occasion de découvrir ce CUI en trois questions.
- A qui est-il destiné ?
« Il s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans qui rencontrent des difficultés à rentrer dans le marché du travail et aux 50 ans et plus. Mais d’anciens détenus ou des travailleurs handicapés peuvent aussi en bénéficier », explique Julia Guichard, directrice de l’association des maires de France du département.
- Quelle utilité ?
Il permet aux employeurs de bénéficier d’aides. « Ce contrat est utile pour le secteur marchand, avec des soutiens de l’Etat pouvant aller jusqu’à 47% du SMIC et, pour le domaine non-marchand, avec des aides allant jusqu’à 95%, voire 105% du SMIC dans le cas de bénéficiaires d’ateliers ou de chantiers d’insertion », souligne Gérard Fusari, directeur départemental adjoint de la direction du travail.
- Combien de contrats et sur quelle durée ?
Le sous-préfet, Claude Serra est clair. « L’état souhaite créer, en 2010, 410 000 CUI sur le plan national dont 36000 CAE. Ils vont permettre aux personnes concernées de remettre le pied à l’étrier. Ces aides durent 24 mois maximum. »
___________________

Notre point de vue

Nous constatons qu’à l’heure où le chômage est à la hausse malgré les profits gargantuesques des entreprises, l’Etat, dans sa volonté de réduire statistiquement le taux de chômage, fabrique de nouveaux travailleurs précaires en utilisant les collectivités.

Les départs à la retraite et les licenciements dans les collectivités territoriales laisseront place à la précarisation des agents, en particulier des jeunes. Le CUI est un véritable réservoir de main d’œuvre destiné à pallier le manque de salariés au coup par coup. La diminution du nombre de fonctionnaires exigée par l’Union Européenne est ainsi « résolue » par le CUI qui entrainera une suppression des titularisations.

Meeting du 19 février 2010 à la Mutualité
Message d’un adhérent du POI06

« Bonjour,
J'ai profité de mes vacances à Paris pour aller au meeting du 19 février, salle comble, plus une place assise.
Interventions de syndicalistes FO CGT FSU qui ont expliqué l'origine de l'agression contre nos retraites, en premier lieu l'Union Européenne comme ce qui se prépare en Grèce. Ils ont donné des milliards aux banques pour spéculer et c'est nous qui devons payer en sacrifiant nos retraites (30 à 50% de baisse des pensions si le calcul sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires est annulé).
Le responsable syndical de Dreux a montré comment l'unité autour du Comité pour l'interdiction des licenciements est source d'espoir : le comité a su imposer au président PS de la région une lettre demandant l'annulation des licenciements chez Philips à Dreux.

Daniel Gluckstein a démontré qu'aucun argument, autre que la loi du marché, ne peut nous imposer de remettre en cause nos retraites.
Refusons le consensus ! Ne touchez pas à nos retraites ! »

Elections régionales
Selon un sondage Ifop paru dans Sud-Ouest le 21 février, l'abstention s'élèverait à 63% chez les ouvriers et 72% chez les jeunes, un record. Manifestement, les jeunes et les travailleurs ne pensent pas que ces élections leur permettront de régler les problèmes auxquels ils sont confrontés.
Le POI rappelle qu'il n'a pas d'intérêts distincts de la classe ouvrière. Il ne présentera pas de candidats aux élections régionales. Nous rappelons notre attachement aux structures républicaines qui fondent la démocratie politique : communes - département - nation.
Le POI rejette la politique subsidiaire de l'Union Européenne qui, non seulement met des pays comme la Grèce sous tutelle pour imposer un plan sans précédent de liquidation des services publics et des acquis sociaux, mais organise le démembrement des nations et des conquêtes nationales au nom de l'Europe des régions pour substituer à l'édifice républicain le tryptique : intercommunalité - région - UE.
Certaines régions ont déjà des ambassadeurs à Bruxelles, comme la région Bretagne ou l'euro-région Alpes Méditerranée promue par Michel Vauzelle, président PS de la région PACA.
En lieu et place de l'égalité des citoyens, les régions se livrent une véritable compétition entre les territoires, en particulier en matière de subventions aux entreprises. Avec la mise en place des Agences Régionales de Santé, on nous explique déjà que la politique de remboursement des médicaments variera d'une région à l'autre en fonction de priorités régionales. La régionalisation, c'est la dislocation de la République.
Les faits démontrent que, pour l'essentiel, les exécutifs régionaux sont le lieu de co-gestion Etat-Région des politiques publiques dictées par l'Union Européenne.
Récemment, Pierre Besnasconi, conseiller régional PCF de la région PACA, n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler que "trop souvent, notre gestion a accompagné des décisions de l'Union Européenne, du gouvernement, des CCI ou des maires des grandes villes plutôt que de résister et d'engager une bataille politique pour les mettre en échec" (PCA Hebdo du 5 février 2010). En vérité, il ne peut en être autrement, car c'est la fonction même des régions.
Quant à Patrick ALLEMAND, vice-président PS de la région PACA, il s’était adressé à Christian ESTROSI lors de l’ouverture des Etats-Généraux de l’Industrie au salon Industria 2009 à Cagnes sur mer, le 20 novembre, en ces termes : « je suis ravi de vous dire, au nom du Président de la Région Michel Vauzelle, combien nous sommes attentifs aux décisions que vous prenez et combien nous souhaitons (...) travailler avec vous pour soutenir la région PACA. (…) Nous venons de voter à notre dernière assemblée plénière la stratégie régionale de l’innovation, votée à une très large majorité y compris par l’opposition (UMP) parce que nous avons souhaité doter notre région d’une stratégie régionale d’innovation en liaison avec la Commission Européenne. »
Alors que la réforme territoriale menace d'emporter l'édifice républicain fondé sur les départements et les 36000 communes, le POI appelle à développer la campagne pour le retrait de la réforme territoriale et l'abrogation des lois forçant les communes à se regrouper (cf. Appel).
Le POI rappelle qu'il se prononce pour l'abrogation des institutions anti-démocratiques de la Vème République et pour la convocation d'une assemblée constituante souveraine dont le peuple définira lui-même la forme et le contenu.
Quelques précisions sur la réforme des retraites et la campagne du POI contre le consensus
Depuis plusieurs semaines, Informations Ouvrières décortique avec précision le mode opératoire de la remise en cause de nos régimes de retraite, dont le cœur est le consensus droite-gauche. Tout le monde explique : comme il y a un problème de financement des retraites, il faut une réforme (voir les derniers numéros d'IO). Soyons clair : un dispositif est mis en place pour bloquer la mobilisation qui cherche à faire échouer les plans du gouvernement (à nouveau, voir le détail dans IO, en particulier sur la préparation de la journée d’action du 23 mars).
Le IIème congrès du POI a adopté un appel pour dire « Non au consensus sur la question des retraites ». Il ne s'agit pas d'une pétition pour la défense des retraites, car aucun travailleur ne va croire que le POI, avec ses seules forces, va pouvoir inverser les choses.
Par contre, le POI peut aider à construire un point d’appui précis pour faire voler en éclat le consensus et permettre à la classe ouvrière de se mobiliser pour la défense de ses régimes de retraite. C'est le sens de notre campagne de signature, une campagne de signature de masse sur laquelle nous pouvons rassembler largement pour préparer des meetings et des réunions autour d'Informations Ouvrières.
Un camarade nous relate une discussion avec un responsable syndical qui lui dit « je ne comprends pas pourquoi vous dites que la question des retraites est la question centrale ».
Les adhérents du POI seront confrontés à ce genre de remarques qui, précisons-le, sont parfaitement légitimes. Pourquoi mettre l’accent sur les retraites alors qu’il y a les suppressions de postes et la réforme des lycées dans l'enseignement, les licenciements dans le privé, de même dans les hôpitaux ... Si l'on prend le problème des retraites comme une revendication, alors c’est normal qu’elle fasse partie d'une série de questions.
Mais la défense de nos régimes de retraite se heurte au consensus. Sur quoi s’exprime ce consensus ? Il s’exprime sur l'ensemble de la politique. Cela s’est vu dans le débat Woerth–Besancenot. Sur le fond, Besancenot n’a pas une position différente de Woerth. Chacun dit qu'il y a un problème générationnel et démographique... Il faut donc trouver un équilibre financier et engager une réforme.
Ce qui caractérise notre position exprimée dans IO, c’est que nous affirmons et démontrons qu’il n’y a pas de problème de financement ou d’équilibre. Nous disons « Ne touchez pas à nos retraites ! », car il ne s’agit de rien d’autre que du pillage de notre salaire pour satisfaire les exigences des banquiers, des spéculateurs, de l'Union Européenne et de son pacte de stabilité... Cette position nous différencie de tous les autres. Elle est propre à notre campagne : "Ne touchez pas à nos retraites !".
Et comme nous prenons de front le problème politique, à savoir qu’il y a aujourd’hui un consensus sur la question des retraites, le consensus devient la question centrale. C’est l’obstacle décisif à la contradiction entre le fait que jamais un gouvernement n’a été aussi faible que le gouvernement Sarkozy (-30% d’opinion favorable) et que jamais un gouvernement n’a porté des coups aussi forts contre la classe ouvrière. Et ceci n'est possible que parce qu’il y a le consensus droite-gauche, du PS à Besancenot.
Et ce consensus s'exprime sur la totalité de la politique, comme nous l'avons vu avec le refus du PCF, du PG, du NPA d'appeler à l'unité pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements et avec les déclarations de Patrick Allemand qui, au nom de la région PACA (PS), se félicite ouvertement de travailler main dans la main avec Estrosi et l'UMP pour la "défense de l'emploi" (voir IOAM n°9).
Oui, nous considérons que la question centrale est celle du consensus. Evacuer cette question revient, dans les faits, à expliquer que le problème vient de la léthargie de la classe ouvrière, credo politique du PS,PCF,NPA ... pour qui ce sont les travailleurs qui sont responsables de la situation, avec toujours le même refrain : « ils ont eu ce qu'ils voulaient en votant Sarko, il faut maintenant qu'ils votent pour nous aux régionales ». Les travailleurs ont-ils donc eu tort de sanctionner le gouvernement de la gauche plurielle en 2002, après qu'il ait privatisé plus que les deux gouvernements de droite précédents ? Et que dire de la politique des exécutif régionaux de « gauche » qui, dans le cadre de la subsidiarité européenne, accompagne les licenciements et les politiques gouvernementales ?
Il y a deux explications : la léthargie de la classe ouvrière ou le consensus. Pour nous, c’est le consensus.
La formulation « ne touchez aux retraites » indique clairement l’enjeu de toute cette bataille : met-on le doigt dans l’engrenage de l’accompagnement ou, au contraire, aide-t-on les travailleurs à démonter le piège qui leur est tendu. C’est là que se situe le rôle d’un parti ouvrier qui se construit dans cette intervention dans la lutte des classes.
C'est dans ce cadre que le bureau départemental du POI vous invite à développer la vente d'Informations Ouvrières, à faire signer l'appel du IIème congrès "STOP ! Ne touchez pas à nos retraites !", de s’adresser à des militants d'origines diverses pour préparer les conditions du succès des réunions et des meetings qui seront organisés.

vendredi 5 février 2010

INITIATIVES OUVRIERES DES ALPES-MARITIMES N°8

Les CARTES 2010 sont arrivées
Pensez à renouveler votre adhésion !

Lu dans IOAM:
¨ Notre délégué au IIème congrès du POI raconte : « comment le IIème Congrès du POI m'a convaincu de ne pas voter lors des régionales 2010 »

Lorsque je suis monté à Paris pour le congrès du POI, je pensais voter en mars lors des régionales pour une liste de gauche car mon parti, le POI, ne se présentait pas à ces élections.
Tant qu'à faire, je me disais : « faisons obstacle à la droite et à Sarkozy et votons pour une liste de gauche ».
Cependant durant le Congrès du 22 au 24 janvier 2010, le discours et les arguments de mes camarades congressistes m'ont convaincu de m'abstenir de participer à cette élection.
Pourquoi ?
- parce que sous couvert de décentralisation des services de l'Etat, il s'agit en fait du démantèlement des services publics pour donner les plus rentables au secteur privé et augmenter les impôts pour faire face au désengagement de l'Etat.
 - parce que sous le diktat de Bruxelles, il s'agit pour l'Etat de faire des économies sur son fonctionnement et de demander aux habitants de payer, par une augmentation des impôts locaux, le déficit de recettes des régions.
 - parce que la plupart des régions sont déjà sous le contrôle de la gauche (PS/PCF) et que, pourtant, ils n'ont rien fait pour empêcher cette réforme de se faire et qu'ils l'ont même accompagnée alors qu'ils la décriaient à tous vents.

Voila pourquoi je n'irai pas voter aux régionales car d'abord cela serait cautionner une structure anti-républicaine (casse des services publics) et parce qu'en plus cela ne servirait à rien quelque soit la nature de mon vote.

Dépêche AFP:

Le POI lance un appel national : "ne touchez pas à nos retraites !"
PARIS, 24 jan 2010 (AFP) - Le Parti ouvrier indépendant (POI) a lancé dimanche un appel intitulé "ne touchez pas à nos retraites" afin de briser le "consensus" qui règne, selon lui, dans la classe politique sur la question, Martine Aubry ayant évoqué un âge de départ en retraite à 61 ou 62 ans.
    "Une opération d'union sacrée est en marche sur la reconnaissance par tout le monde que cette réforme est nécessaire", a déploré Daniel Gluckstein, secrétaire national du parti, lors d'une conférence de presse à l'issue du deuxième congrès du POI qui a réuni, de vendredi à dimanche à Paris, quelque 340 délégués.
    Mais "rien ne justifie de s'en prendre aux retraites", "on ne voit pas pourquoi ceux qui spéculent viennent chercher l'argent sur le dos des travailleurs", a-t-il ajouté.
    Gérard Schivardi, également secrétaire national du POI, s'est prononcé pour "un retour aux 37,5 ans pour tout le monde", contre 41 ans qui sera la durée de cotisation nécessaire à partir de 2012 pour une retraite à taux plein.
    La campagne nationale du POI qui en appelle à "tous les dirigeants des partis qui se réclament du mouvement ouvrier", est lancée sur un mot d'ordre : "ne touchez pas à nos retraites, refuser le consensus".
    "Il s'agit non seulement de bloquer la contre-réforme qui s'annonce, mais également de reconquérir les conditions anciennes", selon l'appel qui souligne que "ce ne sont pas les régimes de retraite, c'est le système capitaliste qui fait chaque jour la preuve de sa faillite".
    Des meetings et réunions publiques sur le sujet sont prévus, notamment le 17 février à la Mutualité à Paris.
    Le POI qui revendique quelque 8.000 adhérents, a par ailleurs décidé, lors de son congrès, de ne pas présenter de listes aux élections régionales qui ne seront qu'une "étape supplémentaire dans la marche à l'éclatement du pays, dans la mise en place de la « gouvernance régionale » comme instrument de destruction des conquêtes et droits ouvriers".

Situation de l’emploi à Sophia-Antipolis:

Hewlett-Packard : le groupe américain s’apprête à supprimer 301 emplois chez HP CCF dont 134 sur l’établissement de Sophia-Antipolis, qui compte 259 salariés.
L’entreprise, qui a réalisé un bénéfice net annuel de 7,7 milliards de dollars et qui a demandé aux cadres une baisse de salaire de 5% et aux non-cadres une baisse de 2,5%, poursuit la délocalisation de ses activités dans les pays à bas coûts.
Son PDG a perçu un salaire de base de 1,4 millions de dollars et une rémunération globale de 42,5 millions en 2008, en croissance de 70% par rapport à 2007.

Schneider : après avoir supprimé 1600 postes en 2008, le groupe industriel français a programmé la suppression de près de 4000 emplois en France d’ici 2011 et prépare la fermeture du site de Sophia-Antipolis.
L’entreprise a réalisé 1,7 milliards d’euros de profits en 2008 (+7%) et poursuit ses délocalisations avec l’objectif de concentrer 50% de ses coûts et de ses effectifs industriels dans les pays à bas coût en 2011 (contre 10% en 2001).

Neo Security : L’entreprise, qui a récemment racheté la Brinks, a lancé un plan de 469 suppressions d’emplois, dont 17 à Sophia-Antipolis sur un effectif de 68 salariés.

¨ DROITE – GAUCHE : main dans la main pour accompagner les licenciements.

Le ministre et maire de Nice, Christian ESTROSI, présidait l’atelier régional des Etats Généraux de l’Industrie (EGI) le 15 janvier à Sophia Antipolis.
Le secrétaire fédéral du PS Patrick ALLEMAND, qui participait aux EGI au nom de la région PACA (présidée par le socialiste Michel VAUZELLE), a déclaré au journal du soir sur FR3 Côte d’Azur : « Il faut voir quelle complémentarité il peut y avoir entre ce que va dire le ministre et la politique que nous menons au niveau de la région ».
Patrick ALLEMAND s’était déjà adressé à Christian ESTROSI en des termes similaires lors de l’ouverture des Etats-Généraux de l’Industrie au salon Industria 2009 à Cagnes sur mer le 20 novembre.
Il déclarait notamment : « je suis ravi de vous dire, au nom du Président de la Région Michel Vauzelle, combien nous sommes attentifs aux décisions que vous prenez et combien nous souhaitons, parce qu’il faut lancer un véritable message positif en ces temps de doutes, travailler avec vous pour soutenir la région PACA. 
 (…) Nous venons de voter à notre dernière assemblée plénière la stratégie régionale de l’innovation, votée à une très large majorité y compris par l’opposition (UMP) parce que nous avons souhaité doter notre région d’une stratégie régionale d’innovation en liaison avec la Commission Européenne. »