Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
Affichage des articles dont le libellé est interdiction licenciements. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est interdiction licenciements. Afficher tous les articles

jeudi 3 décembre 2009

Compte rendu du rassemblement du 28 novembre

APPEL ADOPTE LORS DU RASSEMBLEMENT DU 28 NOVEMBRE 2009 DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE

Faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements Nous, travailleurs venus de plus de 240 entreprises frappées ou menacées par les plans de licenciements dans 48 départements, rassemblés ce jour à l’Assemblée nationale à l’appel des comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, nous avons répondu à l’appel des comités pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements constitués par des travailleurs et des militants de toutes origines du mouvement ouvrier (PS, PC, PG, NPA, LO) avec l’appui du POI. Depuis près d’un an, ces comités n’ont eu de cesse d’organiser dans tout le pays une campagne incessante autour du mot d’ordre d’interdiction des licenciements s’adressant en particulier à chaque reprise aux dirigeants nationaux des partis PS, PC, PG, NPA, LO pour qu’ils s’engagent avec nous dans l’organisation d’une marche unie et qu’ils y appellent.

Force est de constater qu’à ce stade ils n’ont pas répondu à cette proposition Et pourtant : y a-t-il une autre issue que l’interdiction des licenciements ? x Depuis un an, près de 800 000 emplois industriels ont été détruits dans ce pays. Le gouvernement lui-même annonce une aggravation dans les semaines à venir. Au total, ce pays compte 7 millions de chômeurs ! A cela s’ajoutent des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans tous les secteurs de la fonction publique, et la ruine de milliers d’agriculteurs. Et pour les patrons licencieurs ? 420 milliards de fonds publics ont été mis à disposition des patrons, des spéculateurs au nom de la “ relance ”. Pour en faire quoi ? 18,7 millions pour Valeo…qui licencie des centaines de salariés dans le Calvados, la Somme et l’Isère. 55 millions pour Mécaplast qui supprime des centaines d’emplois. Des millions encore pour Nexans où 300 emplois sont supprimés. Et encore, les milliards à Peugeot-Citroën, ce dernier venant d’annoncer 6 000 nouvelles suppressions d’emplois !
Le 2 novembre, le gouvernement et le patronat ont lancé leurs “ états généraux de l’industrie ” qui seront organisés dans tout le pays, de novembre à février. Dans ces états généraux, le gouvernement invite à participer les syndicats ouvriers et les “ partis de gauche ” dans le but d’aboutir à ce qu’il appelle “un nouveau pacte économique et social associant tous les partenaires économiques et les pouvoirs publics” aux plans de restructuration et de licenciements.
Nous, travailleurs et militants de toutes tendances rassemblés ce 28 novembre à Paris, conscients que dans les prochains mois la crise qui s’aggrave entraînera l’annonce de nouveaux plans massifs de suppressions d’emplois. Nous réaffirmons que la seule réponse conforme aux besoins de la population c’est : Interdiction des licenciements ! Nous nous adressons à tous les travailleurs de toutes les usines de ce pays. Les faits sont là : il n’y a pas d’alternative à l’interdiction des licenciements. Dans chaque département, dans chaque localité, les travailleurs et la population, confrontés aux plans meurtriers qui démantèlent l’industrie et l’emploi, aboutissent invariablement à cette conclusion. Le gouvernement prétend que ces états généraux visent à définir la “politique industrielle” du pays. Mais pour les travailleurs, le premier acte d’une politique industrielle, c’est le maintien de l’emploi, le maintien de tous les emplois, l’arrêt des licenciements, leur interdiction ! Est-ce bien de cela qu’il s’agit ? Ou bien s’agit-il d’une opération visant à faire partager par tous que les destructions d’emplois sont inévitables voire nécessaires ? Dans chaque département, dans chaque localité, nous invitons les travailleurs : à s’organiser en comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements , à s’adresser aux élus et représentants des organisations qui affirment défendre les intérêts de la population laborieuse pour leur dire : « Vous êtes invités à participer à ces états généraux. Nous vous demandons d’affirmer nettement et solennellement qu’il ne peut y avoir de politique industrielle conforme aux besoins du peuple qui ne commence par garantir le maintien de tous les emplois et l’arrêt de tous les licenciements. » Nous qui représentons les travailleurs qui nous ont mandatés dans plus de 240 entreprises du secteur privé, nous qui nous sommes rassemblés à l’Assemblée nationale et avons demandé à être reçus par les groupes parlementaires, nous avons conscience de constituer ici un premier regroupement.
Nous appelons dans tout le pays, travailleurs, jeunes et militants de toutes tendances qui partagent notre position à construire le réseau des comités pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements et à porter partout à tous les niveaux et dans toutes les circonstances cette exigence chaque jour plus pressante, la seule sur laquelle la classe ouvrière puisse s’unir : interdiction des licenciements. Nous sommes résolus à faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements. La crise, les licenciements et les prétentions patronales contre nos acquis et la protection sociale ne laissent pas d’autres choix aux travailleurs que de se dresser, unis, pour y porter un coup d’arrêt. D’où vient cette initiative ? Le 7 décembre 2008, à l’initiative du POI, une première conférence pour l’unité décide d’appeler à la constitution de comités pour l’unité pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Une deuxième Conférence s’est tenue à Paris au mois de mai 2009. En juin, des ouvriers de Caterpillar, réunis à Echirolles avec des délégués de 20 entreprises appelaient à une deuxième rencontre nationale qui s’est tenue le 5 septembre 2009. C’est cette dernière qui a convoqué le rassemblement national du 28 novembre au cours duquel ont pris la parole sous la présidence de Gérard Luiggi (conférence de Puteaux) : Nicolas Benoît, militant PCF, délégué syndical CATERPILLAR Echirolles, (Isère) Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre, conseiller général PS de Meurthe-et-Moselle ; Pierre Priet, syndicaliste du bâtiment, CEGELEC (Ille-et-Vilaine ) ; Guy Copin, syndicaliste métallurgie, comité pour l’unité de Trappes et environ (Yvelines) ; Véronique Ducandas, syndicaliste, SANOFI-AVENTIS (Val-de-Marne) ; Jean-Marc Perez, syndicaliste, chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ; Mariane Longuet, secrétaire de la section PCF de Montereau ( Seine-et-Marne) ; Arsène Schmitt, Comité de défense des travailleurs frontaliers de Moselle ; Didier Gadéa syndicaliste viticulteur (Hérault) ; Michel Pidoux, syndicaliste, PSA Poissy (Yvelines) ; Jean Markun, secrétaire national du POI ; Maurice Pelletier, syndicaliste STANLEY (Doubs) ; José Matos, syndicaliste, MANUFACTURE-PARISOT (Somme) ; Francis Yénar, syndicaliste, MOLEX (Haute-Garonne) ; message de Sylvain Dallarosa, secrétaire fédéral PCF des Ardennes.

Nous avons reçu le message de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui a été lu à la tribune du rassemblement : “ Chers camarades, j’ai bien reçu votre courrier, je vous en remercie. J’ai pris bonne note de votre argumentaire ; j’y suis d’autant plus sensible que j’ai présenté à l’Assemblée nationale une proposition de loi intitulée ” Interdire les licenciements boursiers ” dont vous voudrez bien trouver un exemplaire joint. Avec mes plus cordiales salutations ”
Je m’associe à cet appel pour faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements: NOM, Prénom entreprise adresse mail, tel signature public (oui/non) Pour tout contact : marche-unie@laposte.net
intervention sanofi:

mercredi 2 décembre 2009

Rassemblement national du 28 novembre

Onze salariés des Alpes-Maritimes ont participé au rassemblement national du 28 novembre, pour l'unité, pour une marche unie sur Paris pour l'interdiction des licenciements. Ce fut un succès indéniable, avec une large participation et des prises de paroles extrêmement fortes. Nous avons notamment entendu des interventions de salariés de Caterpillar, Molex, PSA, Stanley, Sanofi, des frontaliers, des viticulteurs de l'Hérault.

vendredi 2 octobre 2009

Appel à une marche unie pour l'interdiction des licenciements le 28 novembre 2009 à Paris

Pour souscrire à cet appel : marche-unie@laposte.net

Conférence nationale des délégués pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements :


L’été a été meurtrier… L’automne menace d’être catastrophique pour les travailleurs.Nous nous sommes réunis à Puteaux, ce 5 septembre, nous, 148 délégués de 40 départements désignés à l’initiative des comités locaux pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements qui avons répondu à l’appel lancé à Echirolles, le 27 juin. Durant tout l’été, nous n’avons pas ménagé nos efforts pour faire connaître l’appel des 10 de Caterpillar. Nous n’avons cessé de nous adresser aux responsables départementaux et locaux des partis qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers pour leur dire : chaque nouvelle annonce de plans de licenciements renforce l’urgence de l’organisation d’une marche unie pour leur interdiction. « Serions-nous condamnés, leur disions-nous en reprenant l’appel des 10 de Caterpillar, à nous battre chacun dans nos entreprises pour la meilleure prime de départ ? »Nationalement, ils n’ont pas répondu. Ceux d’entre nous qui ont été confrontés durant cet été à des plans de licenciements ont été condamnés à se battre dans les pires conditions, chacun dans son entreprise. Disons-le nettement : chacun dans leurs entreprises, les travailleurs de Continental, New Fabris… ont fait, avec le soutien de la population de leurs localités, tout ce qui était possible pour ne pas être jetés à la rue. Ils ont parfois réussi à arracher, de haute lutte, des primes de départ quelquefois non négligeables. Mais ils ont perdu l’essentiel : leur emploi. Aujourd’hui, des responsables politiques multiplient les déclarations après leurs universités. Ils évoquent tous les sujets mais font comme si la crise était terminée. Il est un sujet qu’ils n’abordent pas : l’interdiction des licenciements.Les travailleurs ne sous-estiment pas l’importance des échéances électorales pour la vie démocratique. Mais ils posent la question : « Au train où vont les choses, que restera-t-il de ce pays, de son industrie, de ses services… quand arriveront ces échéances ? »La rentrée s’annonce comme une catastrophe sur le plan de l’emploi. L’Insee annonce officiellement 2,6 millions de chômeurs (on sait ce que valent les chiffres officiels). Le gouvernement prévoit, lui, que le taux de chômage passera la barre des 10 % de la population active à Noël, avec 650 000 nouveaux chômeurs, au moment où 600 000 jeunes arrivent sur le marché du travail…Les intérimaires, en majorité les jeunes, ont été les premiers licenciés, leur nombre a baissé de 26 % en un an ; 319 000 salariés sont en chômage technique et le gouvernement vient de promulguer un décret qui autorise la prolongation à 1 000 heures (soit six mois) du chômage technique. Les grandes entreprises ont utilisé toutes les ficelles pour retarder l’heure des plans massifs de suppressions d’emplois en CDI, leurs dirigeants se préparent tous, maintenant, à entrer dans le bois dur.

Nous posons, une nouvelle fois, la question : existe-t-il un autre moyen de préserver l’emploi que l’interdiction des licenciements ?
On nous parle de « repreneurs ». Qui peut croire aux « reprises miracles », par des fonds spéculatifs, des entreprises menacées de fermeture ? Après deux ans de bataille, nos camarades de Ford-Blanquefort avaient obtenu une reprise.Aujourd’hui, les membres du CE (31 août) écrivent : « Fin septembre, la direction devrait nous faire une présentation des projets et, surtout, la réactualisation sur l’impact de nos emplois. Nous avons appris qu’une étude était faite pour que ce projet devienne une nouvelle société afin que First profite d’avantages financiers plus attractifs. Nous avons appris que, sur les 170 emplois concernés par ce projet, tous ne seront pas des « First », car l’externalisation de certains services sera passée par là. Combien restera-t-il de salariés First Aquitaine Industrie sur ce site ? » On nous parle de « contrat de transition professionnelle ». Mais une « transition » vers quoi ? Vers un emploi en CDI ? Ou vers la précarité et le chômage ? Au moment où nous nous réunissons, ce 5 septembre, les projecteurs sont braqués sur Molex et les 283 emplois menacés avant le 31 octobre.
Sarkozy a dépêché sur place son ministre de l’Industrie. Estrosi a menacé, il a fait appel au fair-play de la direction américaine de l’entreprise. Celle-ci a répondu avec mépris et arrogance : elle ferme, elle ne cédera ni les produits, ni la clientèle.Que faire ? Sarkozy, parlant de Molex, déclare : « S’il y a un repreneur, l’Etat garantira le repreneur. » Fort bien, mais il n’y a pas de repreneur à Molex…. Alors ? Tous les travailleurs le savent : Si l’Etat veut garantir l’emploi à Molex, il a tous les moyens de le faire. Qu’il le décide : qu’il nationalise l’entreprise, confisque ses avoirs et apporte la garantie de l’Etat au maintien des 283 emplois ! Le gouvernement Sarkozy-Estrosi s’y refuse ? N’est-ce pas cela que, dans l’unité, l’ensemble des travailleurs et des organisations peuvent et doivent, par leur mobilisation, imposer au gouvernement ? Encore une fois : n’est-ce pas là la voie à suivre ?Est-il possible que personne ne pose les problèmes en ces termes ? Sarkozy vient d’annoncer des « états généraux » pour définir « la politique industrielle de la France ». Il prétend reprendre une proposition de Bernard Thibault.Personne n’est dupe. Les « états généraux » proposés par Sarkozy sont un piège dans lequel il voudrait entraîner les organisations ouvrières pour reproduire ce qui a été fait, il y quelques mois, dans l’automobile : les travailleurs se souviennent des milliards offerts à Renault et PSA qui ont servi à financer le plan de « départs volontaires » ; ils ont déjà donné !L’interdiction des licenciements ne passera pas par les « états généraux » de Sarkozy. Elle passe par la mobilisation unie des travailleurs et de l’ensemble des organisations politiques se réclamant du mouvement ouvrier sur l’exigence, chaque jour plus urgente : interdiction des licenciements.Il nous revient de renforcer, d’élargir, d’approfondir le travail d’organisation engagé pour que soit posée partout, en tous lieux, la question qu’il faudra mettre au centre de toutes les plateformes : celle de l’interdiction des licenciements.Nous, délégués à cette rencontre, nous ne renonçons à aucun des objectifs que nous nous sommes fixés. Jusqu’à présent, les dirigeants des partis auxquels nous nous sommes adressés ont ignoré cette exigence. Ils se trompent, leurs propres militants le leur prouveront. D’ores et déjà, nombreuses sont les prises de position des responsables et militants de toutes tendances qui montrent que la construction de l’unité est engagée. Il n’y a pas d’autre solution pour les travailleurs menacés de perdre leur emploi.Nous reprenons totalement à notre compte la conclusion de l’appel d’Echirolles qui disait : « Voilà ce qui nous amène à réaffirmer avec force le jugement des 10 de Caterpillar. Si les dirigeants du PS, du PCF, du PG, de LO, du NPA persistent, ne faudrait-il pas que nous organisions nous-mêmes une montée à Paris ?Cela constituerait un premier pas dans la préparation de la marche unie pour l’interdiction des licenciements, qui doit être appelée dans l’unité des partis, et pour laquelle nous combattons plus que jamais. » Voilà pourquoi nous lançons un appel à tous les travailleurs à constituer ou renforcer partout, dans tout le pays, des comités pour l’unité pour la marche unie. Nous appelons les travailleurs, les militants à la tenue de conférences départementales organisées par ces comités dans la première quinzaine d’octobre. Voila pourquoi nous décidons de retourner voir les dirigeants du PC, du PS, du NPA, de LO, du PG, nationalement et localement, pour leur dire : « N’hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus. Organisons ensemble la marche unie. » Nous ferons tout pour que s’engagent avec nous les militants et les dirigeants, à tous les niveaux.



En tout état de cause, nous proposons à toutes les conférences départementales que, le 28 novembre, soit organisée, avec tous ceux qui en sont d’accord, la première montée à Paris, pour la marche unie, incluant les campagnes financières que cela nécessite.



PUTEAUX (92) LE 5 SEPTEMBRE 2009

Pour souscrire à cet appel :
marche-unie@laposte.net