Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
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samedi 27 juin 2015

PREMIER RECUL D’ENVERGURE DU GOUVERNEMENT HOLLANDE-VALLS

Le 12 juin 2015 le directeur général de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, sous la menace d’une grève illimitée et après quatre journées de grèves fortement suivies en un mois, retire son projet de réforme des 35 Heures. Cette victoire c’est celle des salariés de l’AP-HP tous unis avec leurs syndicats rassemblés en intersyndicale CGT, FO, SUD, CFTC, CFDT,UNSA et CGC.
Les personnels de l’AP-HP, plus grand ensemble hospitalier d’Europe avec 75 000 agents, se sont battus pour le maintien de leurs conditions de travail et pour l’amélioration des services de soins apportés aux malades.
En cela ils se sont opposés à la volonté de la direction de mettre en place une réforme dont le but avoué n’est autre que de faire des économies et de répondre aux injonctions de la Troika ( BCE, FMI, Union Européenne) :

Des économies ! Toujours plus d’économies !  La dette doit être remboursée.

Alors oui il est possible de faire reculer ce gouvernement aux ordres des capitalistes et des marchés financiers.

Ce gouvernement qui n’est même plus soutenu par sa majorité et qui ne gouverne plus que par les chausse-trappes  institutionnelles de la V ième république comme l’article 49.3 pour faire passer en force la loi Macron, la loi des patrons.

Ce gouvernement qui accorde une rallonge de 3,8 milliards d’euros sur quatre ans aux armées pour les opérations extérieures de la France au moyen orient et qui demande en parallèle aux hôpitaux de se serrer la ceinture pour économiser 20 millions d’euros en réformant les 35 Heures.

Ce gouvernement qui sous couvert de rendre le collège « plus égalitaire » propose de réduire de 20% le nombre d’heures d’enseignements disciplinaires (Mathématiques, Français, Histoire Géographie, Langues, etc), au profit de vagues travaux pratiques interdisciplinaires, tirant par là même le niveau des collégiens vers le bas et rendant d’autant plus difficile la possibilité pour les bons élèves de faire leur scolarité dans le service public sans se fermer les portes d’établissement plus sélectifs du troisième cycle.

Alors oui ce gouvernement peut et doit être stoppé également sur la réforme des collèges qui entend briser l’égalité républicaine devant l’instruction et le droit à un enseignement de qualité pour tous.

Le 6 juin 2015 a eu lieu a Paris une Assemblée -Débat  autour du journal Informations Ouvrières qui a rassemblé plus de mille militants ouvriers de toutes tendances. Ces militants ont débattu des moyens de faire obstacle à la politique ouvertement anti-ouvrière du gouvernement Hollande-Valls et d’ouvrir la voie à un véritable gouvernement du peuple, mandaté par lui et travaillant pour lui.

Le journal Informations Ouvrières, par de nombreuses tribunes libres, se fait l’écho toutes les semaines de ses discussions entre militants du mouvement ouvrier qui cherchent les moyens de bloquer cette politique aux ordres du patronat.

Le retrait de la réforme des 35 Heures pour les hôpitaux de Paris est une première victoire, gageons que d’autres suivront.


















mercredi 8 octobre 2014

Réforme des rythmes scolaires

LE POI 06 INFORME:


Ce 10 septembre, la Ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud–Belkacem martèle : « oui, la rentrée s’est bien passée ».

Mais bien passée pour qui ?

La réforme des rythmes scolaires s’applique désormais dans l’ensemble des écoles et c’est un désastre.

Sur la Côte d’Azur, des enfants de 3 ans se retrouvent à 30 par classe. Certains, épuisés par une matinée de 3H30 contre 3H auparavant, s’endorment à la cantine.

L’école peut finir à 15H45, comme à Nice par exemple, voire plus tôt dans d’autres communes ! Des classes jusqu’ici réservées à l’instruction et aux apprentissages peuvent désormais être utilisées et chamboulées pour n’importe quelle activité récréative ou de garderie.

Chaque commune a du définir de nouveaux rythmes scolaires pour respecter, nous dit-on, les rythmes biologiques de l’enfant. Comme si le rythme d’un enfant changeait d’une commune à l’autre, voire d’une école à l’autre sur une même commune et même d’un jour à l’autre !

Le cadre national de l’instruction publique est disloqué, favorisant le développement des écoles privées confessionnelles, qui n’ont pas l’obligation d’appliquer cette réforme.

A Nice, le PS réclame que le « Temps d’Accueil Educatif Périscolaire » qui a lieu entre 15H45 et 16H30 et qui sera facturé 15€ par mois et par enfant soit pris en charge par la commune. De même, le PCF demande l’abandon de la facturation.

Mais comment les communes peuvent-elles financer ces activités, sinon en augmentant les impôts, en baissant d’autres dépenses ou en faisant payer les parents ?

Sans aucun doute, il est inadmissible de faire payer les parents.

Mais qui remet en cause dotations de l’Etat aux collectivités locales et le cadre national de l’instruction publique ?

Qui oblige les parents à payer, si ce n’est le Pacte de Responsabilité qui prévoit la baisse de 11 milliards de dotations de l’Etat aux collectivités locales et contre laquelle 10 000 communes ont pris position pour exiger « le réexamen du plan de réduction des dotations de l’Etat (et) la remise à plat des politiques nationales et européennes impactant les budgets des collectivités locales » ?
Qui oblige les parents et les contribuables à payer si ce n’est la loi Peillon de refondation de l’école qui a instauré la territorialisation de l’école, loi votée par la majorité PS, PCF et Vert à l’Assemblée Nationale ?

Dans les Alpes-Maritimes, des syndicats d’enseignant se sont élevés avec raison contre la loi et le décret Peillon/Hamon de réforme des rythmes scolaires.

Par exemple, la CGT indique : « si les mobilisations des enseignants, des personnels territoriaux ou des salariés du secteur associatif, comme celles de nombreux parents d’élèves ont contraint le gouvernement à aménager cette réforme si difficilement applicable, les modifications apportées par le ministère ne changent rien au fond et n’améliorent ni les conditions d’apprentissage des élèves ni les conditions de travail des personnels. »

Pour le SNUDI-Force Ouvrière : « toutes les informations qui nous parviennent indiquent déjà que la rentrée 2014, avec la mise en œuvre à marche forcée des rythmes scolaires, se traduit par une désorganisation des écoles, une dégradation des conditions de travail et une remise en cause généralisée des droits des personnels ! Pour éviter le désastre annoncé, une seule solution : suspension immédiate de la mise en place de la réforme ! Abrogation des décrets Peillon-Hamon ! »

Pour sa part, le SNUipp-FSU 06 demande : « la non-généralisation de la réforme à la rentrée, la suspension de sa mise en œuvre quand il y a désaccord avec la proposition de la mairie, la réécriture du décret et la pérénisation du financement des TAP par l’Etat ».

Mais le financement des activités périscolaires par l’Etat rendrait-il la réforme plus acceptable ? Des négociations mairie par mairie rendraient-elles l’éclatement du cadre national de l’instruction publique plus acceptable ?

Le Parti Ouvrier Indépendant des Alpes-Maritimes vous propose d’en discuter autour du journal Informations Ouvrières, qui apporte chaque semaine témoignages, éclairages et analyses pour le retrait du pacte de responsabilité et de la réforme Peillon, pour la défense de l’école publique républicaine, laïque et gratuite.
 
 
 

lundi 14 avril 2014

Communiqué du POI 06 sur les élections municipales

Le deuxième tour des élections municipales, tant au niveau national que dans notre département a confirmé le rejet par la population de la politique de l’ex-gouvernement Hollande-Ayrault. Le taux d’abstention historique notamment dans les quartiers populaires a provoqué une déroute des listes qui ont soutenu, au premier ou au deuxième tour, la majorité présidentielle sanctionnant sans appel cette politique de casse des droits des travailleurs, de liquidation de la sécurité sociale, d’austérité mortifère orchestrée par l’union européenne sous la direction des marchés financiers soucieux de préserver leur profits.

A Nice, c’est 46,6 % des électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du deuxième tour, plaçant la liste PS en troisième position avec 17% derrière le FN (21%) et l’UMP (48%).

A Grasse, malgré une large union autour du PS, PCF, EELV, et une fusion avec des listes de droite ou assimilées au deuxième tour, c’est la liste UMP qui est passée en tête avec une abstention de près de 40%. 


A peine nommé le nouveau gouvernement Hollande-Valls loin de prendre en compte le résultat des élections décide d’aller encore plus vite et encore plus loin. Ce gouvernement de « combat » accélère la destruction de la sécurité sociale en remettant en cause le salaire différé, en la privant toujours plus de ses rentrées d’argent que sont les cotisations sociales. Zéro cotisations sur le SMIC, exonérations progressives jusqu’à 3,5 fois le SMIC. Suppression programmée des conseils généraux des départements et donc in fine des départements. Perte totale d’autonomie des communes avec la suppression de la clause de compétence générale de celles-ci, c’est-à-dire la liberté de choisir sa cantine scolaire, son système de distribution de l’eau, etc.

De peur de ne point arriver au bout de sa route de plus en plus encombrée par les résistances des travailleurs qui s’accrochent, grâce à leur organisations ouvrières et conventions collectives, à leurs droits légitimes, ce gouvernement panique et appuie sur l’accélérateur.

Quel issue pour la population ?

Le Parti Ouvrier Indépendant propose d’ouvrir la discussion avec tous ceux et celles qui sont sur la ligne de la défense de l’indépendance des organisations ouvrières et qui refusent le pacte de responsabilité Hollande/MEDEF/CFDT dont le but est de faire passer toutes les réformes anti sociales exigées par le capitalisme en crise.

Construisons ensemble un parti ouvrier véritablement indépendant.

Rejoignez le POI.

jeudi 13 mars 2014

Pacte de Responsabilité: Le hold up du siècle !

La suppression des cotisations familiales pour les entreprises c 'est plus de 30 milliards d'euros de perte pour la sécurité sociale et par conséquent autant d'offert au patronat sans aucune contrepartie au moment où ces lignes sont écrites.
C'est une réduction sans précédent du salaire "socialisé" des travailleurs, c'est à dire les cotisations sur salaire qui financent le modèle social français basé sur la sécurité sociale.
Et ce n'est qu'un début, Pierre Gattaz le président du MEDEF n'a t il pas déclaré qu'il n'y avait aucune raison que les entreprises financent la branche famille de la sécu pas plus que celle de la santé ?
Le pacte de responsabilité c'est donc au choix : Un hold up sur le salaire des travailleurs, un royal cadeau au patronat, le début de la casse de la sécurité sociale. A vrai dire c'est les trois à la fois.
Deplus, qui peut croire que dans le contexte actuel d'austérité et d'économies par dizaines de milliards que le gouvernement est contraint d'orchestrer pour satisfaire les marchés financiers, il sera en même temps capable de trouver les moyens de fournir aux familles les allocations auxquelles elles ont droit ? Celles-ci disparaitront à terme ou se réduiront à peau de chagrin.
Et que dire de l'effet promis sur la relance de la croissance et la baisse du chomage ? ... Si encore cet argent était redistribué aux travailleurs ceux ci pourraient éventuellement consommer davantage et redonner du travail aux entreprises en relançant la demande. Mais que nenni, ce pacte de responsabilité est un véritable scandale, il doit être absolument combattu.

Le POI 06 appelle tous les travailleurs, les chômeurs, les retraités à participer massivement aux manifestations contre l'austérité et le pacte de responsabilité qui se tiendront dans toute la France le  mardi 18 mars. La manifestation de Nice partira à 10h de la Gare SNCF.

TOUS ENSEMBLE CONTRE LE PACTE, POUR LA DEFENSE DE LA SECU !
 

Le POI 06 informe : Municipales 2014

Les élections municipales de Mars 2014 approchent avec de nombreuses listes électorales constituées par les principaux partis politiques de droite comme de gauche, mais ces partis posent - ils les vrais questions ?

Le Parti Ouvrier Indépendant des Alpes-Maritimes interpelle les électeurs sur les points suivant:

- Il y a moins de deux ans une majorité de français qui rejetait la politique d’austérité et de régression sociale de Nicolas Sarkozy le chassait du pouvoir. Depuis son élection, François Hollande suit et aggrave cette politique.

- Tout d’abord, c’est la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui est rejetée massivement dans notre département tant par les enseignants que par les parents avec des taux de grévistes très important (87% lors de la première journée de contestation). Cette réforme qui
sous le prétexte fallacieux de l’intérêt des enfants, ouvre en réalité la voie à la destruction de l’école républicaine gratuite et laïque et porte une atteinte majeure au principe d’égalité d’enseignement. En effet, toutes les communes selon leurs moyens financiers ne sont pas en mesure d’offrir les mêmes enseignements d’éveil et de découverte aux enfants, certaines seront d’ailleurs dans l’incapacité de proposer quoique que soit sinon de la garderie pure et simple.

- A l’œuvre également dans notre département l’application de l’acte III de la décentralisation qui vise à remettre en cause purement et simplement l’existence des communes et bientôt des départements. C’est le rattachement forcé des petites communes autour de grandes métropoles locales afin d’ouvrir aux grands groupes privés comme Véolia, Vinci ou Avenance des marchés plus grands et plus juteux et avec comme conséquences la fin des syndicats intercommunaux souvent moins onéreux pour les habitants (régies des eaux municipales, cantines scolaires, déchetteries, etc …).

Le modèle républicain français issu de la révolution de 1789 : communes, départements, nation serait remplacé par le modèle libéral européen : métropoles, euro régions, commission européenne.

La disparition des communes et de la démocratie locale remplacées par des métropoles régionales c’est l’injonction de l’union européenne, ce n’est pas le libre choix des citoyens.

- L’entrée en vigueur de l’ANI, signé par la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC (mais rejeté par la CGT et FO ) dont on commence à mesurer les dégâts dans les entreprises tant il facilite les licenciements. C’est directement dans notre département la question de la suppression de près de 200 emplois à Nice-Matin.

- La fin annoncée de la SNCM, voulue par Bruxelles et orchestrée par le gouvernement Hollande-Ayrault, qui souhaitent de concert en finir avec l’entreprise de service publique et le statut de ses salariés protégés par le Code du Travail a contrario du concurrent Corsica Ferries. L’Union Européenne exige le remboursement par la SNCM d’une aide de l’état de 220 millions d’euros touchée il a y dix ans ! Comment ne pas y voir un acharnement à liquider les entreprises publiques ou semi-publiques encore debout.

- Enfin, dernière attaque en date du gouvernement Hollande-Ayrault pour satisfaire les exigences de ses donneurs d’ordres, les marchés financiers et le patronat français : le début de la liquidation de la sécurité sociale avec la suppression des cotisations patronales pour la branche allocations familiales. C’est 30 milliards en plus pour préserver les marges des entreprises et autant en coupe budgétaire pour les secteurs de la santé, le remboursement des médicaments, les collectivités locales. François Hollande n’a-t-il pas déclaré vouloir faire 50 milliards d’économie supplémentaires d’ici 2017 ? Pierre Gataz, le président du Médef , ne déclare t-il pas qu’après les allocations familiales cela serait normal que les entreprises n’est pas à supporter le poids de la santé de leurs salariés ? N’est-ce point la fin annoncée de la sécurité sociale issu des revendications portées par le mouvement de la résistance en 1946 à la fin de la dernière guerre mondiale. On peut facilement comprendre l’intérêt des grands groupes privés d’assurances à la destruction de la sécu car c’est un budget de 340 milliards d’euros qui leur échappe chaque année.

La politique d’austérité pour les uns et de cadeaux pour les autres menée par ce gouvernement pourrait bien à force de remèdes de plus en plus fort finir par tuer définitivement le malade. A l’aube des élections municipales que disent les principaux partis politiques ? Pour la droite le gouvernement ne va pas assez loin et assez vite, et pour la gauche, du PS au Front de Gauche ,c’est quelques critiques pour la forme et le soutien systématique au moment décisif du vote.

Pour le Parti Ouvrier Indépendant les solutions existent.

Oui on peut faire reculer le gouvernement par la grève massive et reconductible.

- Les professeurs des classes préparatoires à qui l’on proposait de travailler plus pour gagner moins on fait reculer le gouvernement en trois jours de grève suivie à plus de 80%.

- Le mouvement de grève massif des marins de la SNCM à Marseille pendant plus d’une semaine a fait plier le gouvernement et sauver la compagnie d’un démantèlement annoncée, pour l’immédiat en tout cas car leur combat pour garder leur emploi n’est certes pas terminé.

On le voit, malgré l’adversité la résistance s’exprime dans le pays et peut parvenir à obtenir gain de cause. Elle ne cesse de croître et cherche encore les points d‘appuis nécessaires pour submerger tous les obstacles qui se dressent sur sa route.

Le Parti Ouvrier Indépendant demande aux candidats aux municipales de s’exprimer sur ces questions. Ce sont les interrogations essentielles de tous les citoyens de ce pays.




Elections municipales dans les Alpes-Maritimes : un mic-mac ahurissant !

Comment s’en sortir ?

GRASSE

La nouvelle révision du Schéma Régional d'Organisation des Soins en PACA prévoit la fermeture du service de réanimation de l’hôpital de Grasse. Malgré un taux d’occupation de 94% en 2013, la Ministre de la santé Marisol Touraine (PS) veut fermer ce service, vital pour la population.

Cela n’a-t-il aucun lien avec le « pacte de responsabilité » que le Président HOLLANDE a appelé de ses vœux et qui prévoit 50 milliards de coupes dans les dépenses publiques et notamment les dépenses de santé ?

Dans ces conditions, comment comprendre que le Front de Gauche, qui voit en Hollande un « commis du patronat », décide de faire liste commune avec le PS aux élections municipales de Grasse ?

Est-ce pour masquer ce fait que la déclaration commune des représentants de ces deux formations politique insiste sur leur refus de « toute logique de parti » ?

VALLAURIS

Alors que s’organise l’un des plus vastes plans sociaux de ces dernières années avec 3 050 suppressions d’emplois chez Mory Ducros, dont la fermeture de l’agence de Vallauris, le Ministre Arnaud Montebourg (PS) demande aux grévistes de reprendre le travail et d’accepter les milliers de suppressions d’emploi.

Et que se passe-t-il à Vallauris ? Le PS soutien le candidat EELV – également soutenu par le MODEM – contre sa propre section PS, elle-même soutenue par le Front de Gauche …

Qui peut s’y retrouver ?

CANNES

Entreprise emblématique de Cannes la Bocca, Thalès Alenia Space est aujourd’hui mise en péril par une politique visant à privilégier la rémunération des actionnaires, au détriment des investissements nécessaires au secteur clé de la Recherche et du Développement, aboutissant à la mise en œuvre d’un plan de réduction des effectifs.

Mais qui est actionnaire majoritaire de l’entreprise ? L’Etat. C’est donc le Ministre Montebourg (PS) qui est responsable.

Et que se passe-t-il à Cannes ? La socialiste « historique » Apolline Crapiz, qui préside le groupe PS au conseil municipal, rompt avec le PS et offre ses services à l’UMP !

NICE

Le maire et ancien Ministre UMP Christian Estrosi emboîte le pas à Hollande et veut un « pacte de prospérité » pour « accorder davantage d’aides » au patronat et « développer un protectionnisme autour de la métropole » de Nice.

Le Président du Conseil Général et député UMP Eric Ciotti salue le « pacte de responsabilité » de Hollande et applique la politique de réduction des dépenses publiques en réduisant de 50% le budget départemental de la prévention spécialisée pour les jeunes et les familles en difficultés, préparant sa suppression pure et simple !

Et pendant ce temps là, le maire UMP de Malaussène passe au Front National …

Notre département a perdu 60 entreprises de fret sur 647 en 2013, le chômage a augmenté de 10%, mais Patrick Allemand, « leader » de la liste PS aux élections municipales de Nice, affirme que « 
cela fait bien longtemps qu’il n’y a pas eu en France, un gouvernement qui s’est intéressé à ce point aux aspect stratégiques du développement économique » !

Une hécatombe frappe les chauffeurs routiers en raison du principe de « concurrence libre et non faussée » imposée par l’Union Européenne, mais le PS, le Front de Gauche, l’UMP et le FN veulent sauver les institutions européennes et combattre l’abstention aux élections de mai prochain !

C’est à y perdre son latin …

LE DOSSIER BRULANT DE LA SNCM

L’UE poursuit son offensive pour liquider la SNCM et à livrer Nice, Toulon et Marseille au monopole de la Corsica Ferries. Pour quelle résultat ? En Sardaigne, cela a abouti au doublement des prix.

Et que dit
Dominique Bucchini, Président Front de Gauche de l’Assemblée de Corse, qui prétend défendre la SNCM en régionalisation sa gestion ?

A l’Assemblée de Corse, il vote l’exclusion du port de Nice de la Délégation de Service Public assigné à la SNCM et réduit son budget de 10% !

Ces élections donnent lieu à un mic-mac invraisemblable. Où cela peut-il mener ?

Le Front de Gauche, qui dénonce avec énergie la politique du gouvernement Hollande, appellera-t-il, comme d’habitude, à voter PS au second tour des élections ?

Quel travailleur honnête peut voir une issue dans ces élections qui seront, sans aucun doute, marquées par le rejet et l’abstention. Dès lors, comment s’en sortir ?



Le Président Hollande a déclaré : « « Le pacte de responsabilité ne suppose pas nécessairement l’accord de tous et je le comprends. Mais il appelle la participation de tous. »

Pour le POI et pour ses militants et ses adhérents, c’est clair et net : nous n’en serons pas.

Nous serons aux côtés des enseignants qui se sont dressés, par la grève à plus de 80% dans notre département, contre la réforme des rythmes scolaires, votée par les députés du PS et du Front de Gauche et qui sera appliquée à la rentrée prochaine dans l’ensemble des communes, malgré le désastre annoncé et constaté dans les communes qui l’appliquent depuis la rentrée 2013.



Nous serons aux côtés des travailleurs et des jeunes confrontés à la remise en cause des emplois, des garanties collectives, à la généralisation de la précarité et au démantèlement de l’Université.

Nous serons aux côtés de tous ceux et toutes celles qui veulent défendre leur Sécurité Sociale et faire reculer le gouvernement, qui prétend supprimer les cotisations patronales de la branche Famille de la Sécurité Sociale, c’est-à-dire voler le salaire différé des salariés !

Nous serons aux côtés de ceux qui veulent défendre l’existence et les prérogatives des communes, contre l’intercommunalité forcée et la métropolisation.

Nous serons aux côtés de ces militants ouvriers, réunis en conférence ouvrière le 30 novembre à la Bourse du Travail de Paris et qui affirmaient : « de plus en plus, mûrit cette conscience que c’est ensemble, en préservant l’indépendance des organisations, dans l’unité contre le gouvernement, contre les patrons, par la grève, en bloquant la production, qu’il sera possible de les faire reculer. »


Sur ces bases, nous invitons les travailleurs et les jeunes à rejoindre le POI, à s’abonner au journal Informations Ouvrières et à poursuivre la discussion pour mettre un coup d’arrêt à la politique de ce gouvernement.

samedi 25 mai 2013

Questions à un syndicaliste sur la nouvelle réforme des retraites

Questions à Stéphane Jouteux, syndicaliste (informatique des compagnies aériennes, Sophia-Antipolis)
Tu as signé l’appel pour l’unité pour le retrait du projet de réforme des retraites. Pourquoi ?
Je ne veux pas d’une nouvelle régression de mes droits à la retraite. En 1993, je pensais partir à 62 ans et demi.
Aujourd’hui, j’en suis rendu à 66 ans et demi et si le gouvernement allonge la durée de cotisation à 44 ans comme je peux le lire ici ou là dans la presse, je devrai prolonger mon activité professionnelle jusqu’à 69 ans. En ce qui me concerne et comme beaucoup de gens autour de moi, c’est non.

Un gouvernement de gauche appelle au dialogue et à la concertation avec les organisations syndicales.
C’est plutôt une bonne chose. Pourquoi appeler au retrait de la réforme plutôt que négocier ?
Comme syndicaliste, je ne m’occupe pas de la couleur politique du gouvernement. Avec ce gouvernement, on a vu où a mené le dialogue social avec une loi qui casse des pans entiers du Code du Travail comme jamais cela n’était arrivé depuis 1945. Sur les retraites, j’ai toujours entendu les gouvernements nous dire : il y aura le dialogue social et la concertation. Dans ce cadre, chacun peut faire ses propositions et les soumettre au débat : où faut-il mettre le curseur de l’âge de départ et de la durée de cotisation, faut-il augmenter la CSG et de combien, ... On peut même avoir des positions plus radicales et demander le retour aux 37,5 annuités de cotisations. Tout est permis y compris les manifestations et les grèves, à partir du moment où on se situe dans le cadre du dialogue social et de la concertation.
Et on sait comment ca finit : dans la multitude des propositions, il faut faire des choix et la réforme passe parce que, in fine, l’objectif est de ponctionner 20 milliards sur les retraites. La seule chose qu’il ne faut surtout pas dire
- c’est un peu comme un gros mot - c’est le retrait de la réforme et la grève nationale interprofessionnelle comme moyen d’action. Justement, parce que c’est le seul moyen de rassembler les salariés pour faire reculer le gouvernement.

Un responsable confédéral de la CGT a récemment déclaré qu’il ne fallait pas se laisser enfermer dans la stigmatisation du refus, mais développer la mobilisation à partir de propositions pour une autre réforme des retraites.
Il faut dire les choses clairement : on veut nous refaire le coup de 2010 avec une autre réforme et la reconstruction de l’unité avec la CFDT. Mais beaucoup, notamment parmi mes collègues qui se sont mobilisés en 2010, savent que cela nous a mené à l’échec. Pour nous, il n’est pas question de recommencer.
Pourtant, un sondage récent dit que les salariés veulent l’unité.
Bien sur qu’il faut l’unité, mais l’unité sur quelles bases ? La CFDT revendique ouvertement l’augmentation de la CSG et le basculement du financement de la protection sociale des cotisations vers l’impôt. Elle vient de signer l’accord qui désindexe les retraites complémentaires de l’inflation, prenant ainsi la responsabilité d’une nouvelle baisse du montant des pensions et donnant un argument au gouvernement pour désindexer les pensions du régime général. Sur la durée de cotisation, le secrétaire général de la CFDT vient de déclarer «
qu’entre âge de départ et durée de cotisation, le paramètre le plus juste était la durée de cotisation

». Comment voulez-vous faire l’unité sur ces bases ? C’est impossible. Il faut une position claire : sur les retraites comme sur la réforme du Code du Travail, c’est non ! L’unité doit se réaliser pour contraindre le gouvernement à retirer son projet.
Comment régler de déficit des régimes alors ?
Selon les chiffres officiels de la caisse nationale des URSSAF (1), les patrons bénéficient chaque année de 20 à 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales, en vertu des dispositifs multiples votés par les gouvernements de droite comme de gauche depuis 1991. Que les employeurs paient ce qu’ils doivent à la Sécurité Sociale et il n’y aura plus de déficit.
Pourquoi personne n’en parle si c’est si simple ?
Parce que sous la pression du chantage à l’emploi, il y a un consensus pour maintenir ces exonérations. La seule réforme qui soit envisageable par le gouvernement et par l’Union Européenne consiste à prélever 20 milliards sur les retraites par une remise en cause des droits des salariés. Dans ce cadre, il n’y a rien à négocier. Il faut dire non.

(1) http://www.acoss.fr/index.php?option=content&task=blogcategory&id=140&Itemid=5509

samedi 27 avril 2013

Interview de Paul Silici, Maire de Saorge, contre l'intercommunalité forcée

Intercommunalité forcée.

Questions à M. Paul Silici Maire de Saorge (06).

1- La CDCI du 06 a voté le 10 décembre 2012 le rattachement des 5 communes de la vallée de la Roya à la Communauté d‘Agglomération de la Riviera Française (CARF). Vous souhaiteriez choisir librement une autre forme d’intercommunalité : pouvez-vous préciser ?


Tout d’abord il faut dire que la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) du département des Alpes-Maritimes comprend 39 membres de l’UMP et seulement 9 de gauche ou assimilés et que les élus des grandes villes du littoral, de Cannes à Menton, ne cachent pas leur appétit pour les larges territoires des communes du moyen et du haut pays.

Pour ce qui nous concernent dans la Vallée de la Roya ce sont 5 communes (Saorge, Breil, Fontan, Tende, et La Brigue) qui viennent d’être rattachées de force à l’agglomération de Menton. Je dis de force car une consultation populaire organisée dans toute la Roya par deux associations dans des conditions tout à fait honnêtes et recevables, réunissant une moitié de votants (46%), avait plébiscité une communauté de communes de la Roya à 87%.

Où est le respect de la démocratie quand on ne tient pas compte des souhaits de la population ?

Et que penser de la procédure de vote qui se déroula lors de la réunion de la CDCI le 10 décembre 2012 où la demande de vote à bulletin secret fut rejetée par un vote à main levée !

2- Quelles conséquences voyez vous pour la vie de la population de votre commune suite à votre rattachement à la CARF ?

Nous n’avons pas attendu l’arrivée des grandes collectivités pour nous organiser entre communes de la vallée de la Roya. Notre vallée gère déjà parfaitement ses ordures ménagères et équilibre ce service, ce qui n’est pas le cas de la CARF, mieux, il était très sérieusement envisagé, avant que l’on prémédite notre annexion, de composter les déchets fermentescibles. Nous avons également mis en place des brigades vertes qui s’occupent du maintien en bon état de nos chemins de grandes randonnées très appréciés des touristes et nous proposons des distributions de repas à domicile pour nos ainés. Nous avions donc déjà une communauté de communes qui marche.

Sur le seul point qui pose problème, l’assainissement individuel, nous sommes contraints faute de moyens de faire appel aux ogres multinationaux qui rançonnent nos administrés pour visiter leurs installations, or nous n’avons à ce jour aucune connaissance d’une intention de la CARF de se saisir de ce sujet. Ce sont donc nos populations, gens modestes, qui paieront le prix fort.

3- Une délégation d’élus de toutes tendances, conduite par Gérard Schivardi, a été reçue aux ministères de M. Valls et de Mme Lebranchu. On leur a répondu que la loi Sarkozy du 16 décembre 2010 est la loi et qu’il faut l’appliquer. Quelles sont vos réflexions sur cette réponse alors qu’en 2011, les élus ont changé la majorité du Sénat et qu’en 2012 F. Hollande a été élu à la place de N. Sarkozy ?

Je désespère de Hollande, j’ai longtemps été au PS mais j’en ai eu marre des couleuvres !

Quand la gauche est passée en 2012 un nouveau Préfet est arrivé, Christophe Mirmand.

Il a repris totalement le problème intercommunal du département car il y avait d’autres résistances à Mouans Sartoux et Saint-Cézaire sur Siagne dont le maire, Maxime Coullet, conseiller général UMP ne se satisfait pas non plus du SDCI.

Il a reçu les maires dissidents et majoritaires dans leurs communes et a semblé écouter les aspiration de la population, puisqu'il a proposé un SDCI comportant une CC Roya mais aussitôt, branle-bas de combat à l’UMP et dans la CARF qui a concocté un minable amendement à ce SDCI, reprenant au passage quelques insultes sur le « simulacre de démocratie » de la consultation populaire que nous avions organisée et fait voté le SDCI le 10 décembre 2012.



4- Quel rapport établissez-vous entre ce choix d’appliquer la loi Sarkozy, le projet d’un « acte III de la décentralisation » et la politique d’austérité dictée par Bruxelles ?

La réforme des rythmes scolaires que l’on veut encore une fois imposer aux communes est pour moi une résultante de l’Acte III de la décentralisation avec en arrière plan une menace directe contre l’école de la République. Je suis moi-même ancien professeur de Mathématiques et je suis clairement contre cette réforme. Nous avons de plus évalué que si elle était appliquée cela induirait un surcoût de plus de 2000 euros par an pour notre commune ce qui à notre échelle n’est pas rien. Et cela pendant que l'on accuse de plus en plus les collectivités territoriales de contribuer au déficit national !

5- La délégation d’élus reçue au ministère a lancé une proposition de loi destinée à rétablir la liberté de choix des communes. Qu’en pensez-vous ?

Je suis d’accord bien sur, je la signe sur le champ.

6- Près de 200 élus de la Loire ont démissionné dans la Loire pour souligner qu’ils ne sont pas les relais de la politique gouvernementale mais des élus mandatés par la population. Des blocages et de résistances au SDCI sont relevés dans des dizaines de départements. La perspective d’une première réunion est avancée avant le vote de la loi. Vous paraît-elle répondre à la situation ?

J’ai été contacté récemment par un de ces élus de la Loire qui a eu connaissance de notre combat dans le département, je n’ai pas l’habitude de me déplacer aussi loin mais j’ai vu que des trains au départ de Nice via Lyon desservaient plutôt bien la région de Roanne alors il n’est pas impossible que j’y participe. Le combat continue.

7- Vous souhaitez conclure sûr … ?

Nous avons réalisé localement avec l’aide d’un ami cinéaste un film « Démocratie Zér06 » qui retrace le combat mené dans l’affaire intercommunale, tout le monde peut souscrire pour préacheter un DVD et aider à sa sortie au format professionnelle. Vous trouverez les informations nécessaire sur le site de la mairie
www.saorge.fr.

Que chacun, que chaque commune puisse vivre comme selon son choix, dans l’honneur et la liberté.

Paul Silici, Maire de Saorge.

lundi 11 mars 2013

Interview d'André Aschieri sur l'intercommunalité forcée

Questions à M. André Aschieri, maire de Mouans Sartoux (06)

pour Informations ouvrières
 
1- Le préfet du 06 veut vous imposer un SDCI. Vous souhaiteriez choisir librement une autre forme d’intercommunalité : pouvez-vous préciser ?
Il faut respecter les élus. Ils sont les mieux placés pour savoir ce qui convient pour la commune. Je suis élu depuis 30 ans, alors je connais le sujet. Aujourd’hui, toute une fronde s’est créée autour de Mouans Sartoux devant le projet d’une métropole d’un million d’habitants dont le grand chef serait évidemment le maire de Nice. Leur ligne générale, c’est toujours plus gros. Estrosi aurait voulu faire passer sous sa coupe tout le département ; il a déjà réussi à entraîner 46 communes sur 163. Si on laisse faire, tout sera absorbér. Que pèseraient nos 10 000 habitants à côté du million du Grand Nice ?
J’ai créé la première communauté de communes du département. Elle marche tant bien que mal. On veut bien l’étendre à d’autres mais pas si l’on ne sait pas où l’on va. On ne serait plus maître de la situation.

2- N’avez-vous pas fait valoir vos arguments ? Quels sont-ils ? La population s’est-elle exprimée ?
Nous avons consulté la population par un référendum qui a été une très grande réussite puisque 97% de la population a dit non à l’intercommunalité inscrite dans le SDCI. 5 communes de l’arrière pays ont également organisé un référendum et sont parvenues à peu près au même résultat. Cela n’a pas plu et on m’a dit, du côté du Grand Nice , que ce n’était pas un référendum mais une consultation et que j’étais illégitime. Je crois bien au contraire qu’avec 97% de voix, on est totalement légitime.

 
3- Une délégation d’élus de toutes tendances, conduite par Gérard Schivardi, a été reçue aux ministères de M. Valls et de Mme Lebranchu. On leur a répondu que la loi Sarkozy du 16 décembre 2010 est la loi et qu’il faut l’appliquer. Quelles sont vos réflexions sur cette réponse alors qu’en 2011, les élus ont changé la majorité du Sénat et qu’en 2012 F. Hollande a été élu à la place de N. Sarkozy ?
Il y a en effet quelque-chose de difficilement compréhensible. Les maires des grandes villes pensent à la métropolisation . Je sais que chaque commune a ses problèmes spécifiques. Les volontés hégémoniques se trouvent aussi bien à droite qu’à gauche.
On a déjà une idée à ce qui se passe avec le conseil général dont notre commune n’arrive plus à percevoir le moindre centime depuis le début 2012.
Dans le Var, Saint-Raphaël et Fréjus sont des grosses communes près du littoral, comme Cannes, Nice ou Antibes dans les Alpes maritimes. Mais là-bas, le préfet a tenu compte des remarques des maires de l’arrière- pays. Ici, on ne nous écoutait pas, on voudrait nous faire porter la dette des grosses communes. L’ancien préfet était l’ancien chef de cabinet d’Estrosi, il ne nous a pas écoutés, il nous a méprisés. Un nouveau préfet est arrivé . On s’est mieux fait entendre.

4- Quel rapport établissez-vous entre ce choix d’appliquer la loi Sarkozy, le projet d’un « acte III de la décentralisation » et la politique d’austérité dictée par Bruxelles ? La constitution de pôles métropolitains et métropole regroupant les compétences des communes et des EPCI. Qu’en pensez-vous ?
Les élections ont bousculé tout le monde. A Mouans Sartoux, on est plutôt favorable à garder le maximum de services en régies. Il faut garder ça, le maire doit rester maître du destin de sa ville . Les communes sont les mieux placées pour garantir à leurs habitants les services publics dont ils ont besoin, les métropoles ne sont pas à la même échelle
L’Acte III n’est pas encore en place. On avait imaginé que le changement serait bénéfique. Pour l’instant, on attend encore…
L’austérité, c’est inquiétant. On sait par exemple que toutes les subventions en provenance de l’Etat vont être diminuées et aujourd’hui, je suis encore dans l’ignorance de ce que va recevoir ma commune pour bâtir son budget.

5- Cette délégation d’élus a lancé à la signature des élus une proposition de loi destinée à rétablir la liberté de choix des communes. Qu’en pensez-vous ?
Je signe tout de suite. Envoyez-moi ce document, je vais l’utiliser et le faire circuler.

6- Près de 200 élus de la Loire ont démissionné dans la Loire pour souligner qu’ils ne sont pas les relais de la politique gouvernementale mais des élus mandatés par la population. Des blocages et de résistances au SDCI sont relevés dans des dizaines de départements. La perspective d’une première réunion est avancée avant le vote de la loi. Vous paraît-elle répondre à la situation ?
C’est fort ! Et c’est courageux parce qu’on n’est jamais sûr d’être réélu. C’est courageux ! Il faut être vraiment certain que ce qui est en jeu correspond vraiment aux vœux de la population. Cela me donne des idées. Quant à la réunion nationale, il m’est difficile de m’engager parce que mon emploi du temps est vraiment surchargé mais je verrai. J’ai des adjoints qui voyagent pour représenter la ville quand c’est nécessaire.

Kerry, 77 licenciements boursiers ?

Rencontre avec l’intersyndicale de Kerry Grasse (06) le 6 février 2013.
Kerry, 77 licenciements boursiers ?

  • Quand on connait la puissance de cette multinationale de l’agroalimentaire aux 5,302 milliards de chiffre d’affaire et 361 millions de bénéfices en 2011,
  • Quand on sait que les dividendes versés aux actionnaires cette année vont augmenter de 11%,
  • Que la décision des licenciements intervient moins d’un an après le rachat par Kerry de l’entreprise de Grasse (ex Cargil),
  • Que le service le plus touché par les licenciements est celui de la Recherche et Développement portant un coup très dur à la pérennité du site,
  • Que seule l’unité de production sera conservée et qu’elle sera alimentée en commandes (ou pas ?) par la direction de Kerry,
  • Que le site de Grasse est bénéficiaire et que le secteur d’activité si l’on en juge par les résultats de la concurrence dans le bassin de Grasse se porte très bien,

Alors oui, on peut se poser la question des licenciements boursiers chez Kerry Grasse et même pire s’interroger sur la pérennité du site et les intentions réelles de la direction sur un site ou travaillent encore plus d’une centaines de personnes.

Nous avons poser ces questions à Jean-Pierre Coget, membre CGT de l’intersyndical CFDT-CGT-FO-CGC du site de Grasse.

J-P Coget :

La direction de Kerry a décidé de regrouper ses centres d’expertises (R&D) à Dublin, il est question de 800 postes.

Quand on connait la fiscalité sur les entreprises pratiquée en Irlande et le peu de droits des salariés on peut facilement s’imaginer quelles sont les vrais motivations de ce regroupement.

Le site de Grasse se verrait donc confiné à la production seule.

La direction assure en faire un site d’excellence de production mais on peut en douter quand on ne voit aucun investissement de prévu et aucune embauche non plus.

Vous vous battez depuis plusieurs mois avec l’intersyndicale pour sauver les emplois sur Grasse, où en êtes vous ?

J-P Coget:

Nous avons tout d’abord reçu beaucoup de soutien des élus de gauche du département, même les services du Préfet ont contacté directement la direction de Kerry et nous avons pu rencontrer des membres du cabinet de M. Arnaud Montebourg.

Très peu de soutien il faut bien le dire des élus de droite pourtant très majoritaires.

Mais depuis plus rien, et nous avons du nous satisfaire d’un PSE après avoir sauvé une vingtaine d’emplois (une moitié sur le site et l’autre par des mutations à Dublin).

Vous faites partie vous-même des salariés concernés par le PSE, comment voyez-vous l’avenir sur site après ces suppressions de postes ?

J-P Coget:

Honnêtement je suis pessimiste.

Sans R&D locale, quand on sait que les entreprises concurrentes sur le bassin Grassois font exactement le contraire avec succès, je doute de la pérennité du site à moyen terme. Il sera totalement dépendant de l’innovation extérieure et à la merci d’une prochaine réorganisation.

Pour le Parti Ouvrier Indépendant, ici à Kerry Grasse comme ailleurs à Texas Instrument Villeneuve Loubet, la seule solution permettant de garantir les emplois et le savoir faire est le maintien et le développement de l’activité sur site.

 

samedi 2 février 2013

NON à la fermeture de Texas Instruments Villeneuve-Loubet

  • Alors que le géant américain a réalisé en 2011 plus de 2 milliards de dollars de bénéfices,
  • Que les résultats du troisième trimestre 2012 sont de 784 millions de dollars, en hausse annuel de 30%,
  • Que l’entreprise est présente dans le département depuis 1963,

Il faudrait purement et simplement mettre la clé sous la porte et envoyer au chômage 517 personnes hautement qualifiées ?
  • Alors que le taux de chômage dans le département flirte avec les 10%,
  • Que le nombre de cadres azuréens inscrits à pole emploi a progressé de 6% au premier semestre 2012,
  • Que dans la région PACA le nombre de cadres en recherche d’emploi dépasse les 22000, en augmentation annuelle de 6,6 %,

On n’entend parler que de reclassement, d’accompagnement individualisé des salariés, d’exemplarité de plan de sauvegarde de l’emploi (plan social) enfermant les salariés dans la perspective de la fermeture du site.

Pour le Parti Ouvrier Indépendant, à Texas Instruments comme ailleurs, la seule solution permettant de garantir les emplois et le savoir faire est le maintien et le développement de l’activité sur le site.
 
Maintien du site de Villeneuve Loubet !

NON aux 517 licenciements !

 

jeudi 20 décembre 2012

Communiqué du POI sur Texas Instrument

Le POI 06 partage l'inquiétude des salariés après l'annonce de la fermeture de Texas Instrument à Villeneuve Loubet.

Nous sommes stupéfaits des déclarations qui se succèdent à droite comme à gauche et qui en appellent au "remboursement des aides publiques", "à l'accompagnement individualisé des salariés", "au reclassement", "à la revitalisation", "à l'exemplarité du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)" ... enfermant les salariés dans la perspective de la fermeture.

A Texas comme ailleurs, la seule solution permettant de garantir les emplois et le savoir-faire est le maintien et le développement de l'activité sur le site.

samedi 15 décembre 2012

Communiqué du POI 06 sur l'intercommunalité forcée

NON à l’intercommunalité forcée.

OUI à la libre coopération et à la libre administration des communes.

Contre la volonté des élus et de la population, la Commission Départementale de Coopération Intercommunale a décidé le 10 décembre le regroupement forcé des 163 communes des Alpes-Maritimes dans sept intercommunalités.

Pourtant, 87% de la population de la vallée de la Roya avait refusé leur rattachement à la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française par 2122 voix contre 312 et 46% de participation lors du référendum organisé le 4 septembre 2011, malgré l’opposition du préfet.

Pourtant, 96,93% de la population de Mouans Sartoux s’était prononcée contre l’intercommunalité forcée le 20 novembre 2011 par 3449 voix contre 109 et 10 nul et 45,8 % de participation.

La nouvelle agglomération du Pays Grassois devrait regrouper 27 communes, 24 sur 27 s’étant prononcées contre ce projet ainsi que les syndicats intercommunaux et les communautés existantes.

Le POI partage la déclaration d’André Aschieri et Marie-Louise Gourdon, respectivement maire et maire adjointe de Mouans Sartoux qui déclarent : « Tout doit être entrepris pour que soit abrogé les dispositions imposées contre l’avis des élus et des habitants. »

Le POI constate que la décision de la CDCI va à l’encontre des préconisations du nouveau préfet qui avait récemment proposé, contrairement au projet initialement prévu, de suivre au moins en partie l’avis des élus opposés à l’intercommunalité forcée.

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation qui prévoit notamment la création d’une euro métropole à Marseille contre laquelle s’élèvent huit intercommunalités sur neuf et près de 100 communes sur 119 dans les bouches-du-Rhône.



L’Acte III de la décentralisation organise l’éclatement de la République, une et indivisible.

Le mardi 4 décembre 2012 le président du conseil général du Rhône et le maire PS de Lyon ont ainsi présenté lors d’une conférence de presse commune, avec l’aval des ministres concernés et du président de la République, un projet de partition du département du Rhône en deux entités géographiques distinctes: une euro métropole autour de Lyon et un « département » amputé d’autant.

Pour sa part le congrès d’Alsace a décidé l’organisation d’un référendum sur la fusion de la région et des deux départements du bas-Rhin et du haut-Rhin en un conseil unique d’Alsace auquel les promoteurs souhaitent conférer une compétence réglementaire pour déroger au droit du travail français et pour rendre le coût du travail plus compétitif qu’en Allemagne et en Suisse.

Le POI s’adresse à l’ensemble des élus et à la population, il y a urgence.

Une délégation représentative de 300 maires, adjoints au maire, conseillers généraux et conseillers municipaux de toutes tendances a été reçue le 13 novembre 2012 au ministère de l’intérieur pour défendre et rétablir le libre choix des communes.

En sortant du ministère la délégation s’est donc réunie:

Estimant urgent que soit bloqués les schémas départementaux de coopération intercommunaux allant contre le libre choix des communes, établi par le mandat de la population, la délégation a proposé que soit adopté par l’Assemblée Nationale la proposition de loi suivante, visant au libre choix des communes en matière de coopération intercommunale:

« L’Assemblée Nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population ».

Parmi les signataires figurent notamment André Aschieri Maire de Mouans Sartoux et Yves Lalue adjoint au maire de Peille.

Pour sa part le POI des Alpes-Maritimes soutien cette proposition de loi et se prononce par conséquent contre l’Acte III de la décentralisation.

Signez, faite signer la proposition de loi.

Nous contacter pour recevoir la proposition de loi à signer.

poiam@orange.fr

 


 

mercredi 28 novembre 2012

La Flexi-sécurité ou la destruction des droits des salariés.

La Flexi-sécurité, c’est la flexibilité maximale demandée aux travailleurs et la possibilité pour les entreprises de pouvoir licencier en toute sécurité!

Naïvement on aurait pu penser qu’il était question de sécuriser les emplois des travailleurs en échange de plus de flexibilité de leur part, puisque un accord « historique » entre patronat et syndicats est réclamé par le gouvernement socialiste sur cette question.

Il n’en est rien, bien au contraire, il s’agit d’une attaque en règle contre le code du travail!

Voici pour s’en convaincre quelques extraits du texte proposé par le patronat sur la Flexi-sécurité. Le texte intégral est disponible sur ce blog dans la rubrique « Flexi-sécurité ».

Concernant le CDI, l’un des derniers remparts contre la précarité des travailleurs:

« - élargir la logique du contrat d’export ou du contrat de chantier à d’autres CDI, conclus pour la réalisation de projets identifiés dont la durée est incertaine. Il s’agit ainsi de sécuriser le motif de la rupture du CDI, s’il ne peut être poursuivi au-delà de la réalisation du projet pour lequel il a été conclu. »

« - ouvrir aux entreprises, après consultation des institutions représentatives du personnel, quand elles existent, l’accès direct au contrat de travail intermittent (CDI) afin de « pourvoir des emplois permanents comportant, par nature, une alternance de périodes travaillées et non travaillées. »

Concernant la rupture du CDI:

« - délais de prescription ramenés à 12 mois, afin d’éviter l’insécurité que constitue, notamment pour une PME, le risque de l’ouverture d’un contentieux prud’homal dans les 5 ans qui suivent les faits mis en cause. »

« - limitation du montant des condamnations prononcées par le juge pour licenciement sans motif réel et sérieux, afin de ne pas mettre en péril l’existence même de petites entreprises qui ne peuvent financièrement supporter le coût prohibitif de certaines condamnations. »

On le voit, la sécurité c’est pour l’entreprise quand elle licencie et l’insécurité pour le salarié. Qui peut croire que la possibilité de licencier plus facilement résoudra le problème du chômage ?

D’autres propositions du patronat consistent à pouvoir mettre plus facilement ses salariés en chômage partiel dès qu’une baisse de l’activité se présente, mais le chômage partiel c’est l’argent public qui le finance et c’est bien souvent le préambule au chômage pur et simple.

 

Une sécurité comme cela, NON MERCI, on en veut pas !

NON aux accords sur la Flexi-sécurité !

vendredi 9 novembre 2012

L'Education Nationale menacée




Le projet de loi d’orientation et de programmation de l’école s’inscrit clairement dans la mise en œuvre du TSCG pour réduire le déficit public et la dette de l’Etat et remettre en cause les bases mêmes de l’Etat républicain !




Après une rentrée placée sous le joug de l’austérité, après une mascarade de "concertation" qui visait à associer les organisations syndicales à l'élaboration de la loi et dans laquelle certains syndicats tentent encore d'emmener les enseignants à coup de questionnaires et d'enquêtes (SNUipp), la « Refondation de l’Ecole » se prépare dans la continuité des contre-réformes passées.



- Le projet ministériel sur les rythmes scolaires (4,5 jours de classe) en est un des axes majeurs et concentre l’exaspération des enseignants du 1er degré.

La journée scolaire passerait à 5 heures le lundi, mardi, jeudi, vendredi et à 3 heures pour la demi-journée supplémentaire (le mercredi matin ou le samedi matin, au choix des collectivités territoriales). Deux activités seraient ensuite organisées à partir de 15h30 : aide aux devoirs par les enseignants et activités culturelles et sportives par les collectivités locales. L’organisation générale de ce dispositif serait définie par le Projet Educatif Local (donc variable d’une commune à l’autre), plaçant de fait les enseignants fait sous la tutelle des collectivités territoriales !

Alors qu’on nous parle de l’intérêt des élèves, ceux-ci perdraient en fait une heure d’enseignement par semaine (après les deux heures déjà retirées par l’ancien ministre Darcos en 2008) !

Pour les enseignants, ce serait donc un jour de travail de plus, des frais supplémentaires
(frais de transport, garde d’enfant) et des revenus en moins (les études surveillées qui sont pour certains un revenu complémentaire seraient menacées par l’ « aide aux devoirs ») !

C’est pourquoi, après avoir annoncé que « Les professeurs sont quand même les seuls (…) à qui on va demander de travailler 40 jours en plus sans les payer davantage » le ministre pense, avec certains syndicats (SNUipp, SE Unsa et Sgen-CFDT), que pour faire passer son projet « rythmes scolaires », un geste serait nécessaire …

Mais ce n’est pas ce que tous appellent maintenant une « compensation » que réclament les personnels, c’est la défense de leurs obligations statutaires de services et de leurs conditions de travail !



- Concernant l’annonce du recrutement de 43 000 emplois pour l’année prochaine (premier et second degrés), en fait aucune création de postes statutaires n’est prévue pour la rentrée 2013 ! 22 000 étudiants seraient recrutés comme fonctionnaires stagiaires en remplacement des départs à la retraite et les autres devraient travailler un an dans les classes à temps partiel en tant que contractuels.

Dés janvier 2013, les "Emplois d’Avenir Professeurs" (plébiscités par le SE UNSA !) devraient aussi venir aggraver la précarité dans l’Education Nationale: sous contrats de droit privé annualisé et flexible, ces étudiants seront payés 900 euros (dont 500 € de bourse). Remplaçant avantageusement pour le gouvernement le recrutement d’enseignants titulaires formés, ces nouveaux contrats de droit privé préfigurent-ils, comme à La Poste ou à France Télécom, la privatisation du service public ?



- D’ores et déjà, le ministre a aussi annoncé sa volonté d’adosser sa loi à l’acte III de la décentralisation en décidant la territorialisation de l’orientation scolaire et de la carte de formation professionnelle qui seront ainsi abandonnées aux régions. Si l’on rajoute à cela le fait que le rapport Gallois prône la présence des entreprises dans les Conseils d’Administration des lycées professionnels,  les formations dispensées seraient alors exclusivement liées aux besoins économiques des entreprises !

Si elles étaient confirmées, ces annonces d’une extrême gravité, constitueraient un coup majeur porté à l’école publique. Le sort promis aux personnels d’orientation piétinerait leur statut de fonctionnaire d’Etat et préfigurerait l’avenir des Professeurs des lycées Professionnels puis de tous les fonctionnaires du ministère de l’Education nationale à tous les niveaux d’enseignement ! Elles ouvriraient la voie à la privatisation de l'école et de ses missions !

 
 

Pour les personnels de l’Education Nationale comme pour tous les travailleurs, toutes ces mesures appellent le combat pour l’unité contre la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault dictée par l’Union européenne !

 
CM, syndicaliste enseignante.


"Si vous souhaitez participer à la réunion de préparation de :
La Conférence nationale pour l’unité et la résistance,
qui se tiendra à Paris le 1 er Décembre 2012 et dont vous trouverez l'appel dans les précedents messages publiés sur le blog, n'hésitez pas à nous contacter.
Cette réunion de préparation aura lieu le 23 Novembre à Garbejaire, sur la commune de Valbonne."

Poi 06