Réunion ouverte POI
Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
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mercredi 17 octobre 2018
POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES DE 1936 ET 1945
10 NOVEMBRE 2018 – PARIS
DE 11 H À 16 H 30
GRAND RASSEMBLEMENT
à l’appel du Comité national
de résistance
et de reconquête (CNRR)
Le 23 juin, 250 délégués
des comités de résistance
et de reconquête,
militants politiques, élus,
syndicalistes
d’origines diverses,
ont décidé d’organiser
un grand rassemblement
à Paris le 10 novembre 2018,
de 11 heures à 16 heures 30,
pour la défense
des acquis de 1936 et 1945.
POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES
DE 1936 ET 1945
Espace Charenton, 327, rue de Charenton, 75012 Paris.
l Métro ligne 8, station : Porte de Charenton l Tram T3, station : Porte de Charenton
l Bus, ligne 87, arrêt : Charenton jardinier
Pour tout contact :
cnrr2017@gmail.com
cnrr2018.sitew.fr
Depuis cet été, Macron et son gouvernement sont
secoués par les affaires, affaiblis par les démissions
successives. C’est ce gouvernement en crise, en
chute libre, qui prétend « maintenir le cap » : au
compte du capital financier, tous les droits collectifs
devraient être liquidés. Édouard Philippe vient ainsi de présenter
son « programme de travail » contre les aides
sociales, l’assurance chômage, le système de santé, le statut
de la Fonction publique... et pour couronner le tout, contre
tous les régimes de retraites.
Cette politique n’épargne rien. Les retraités viennent de voir
leurs pensions gelées. 200 000 jeunes, qui ont pourtant obtenu
le baccalauréat, ont été privés par les réformes de Macron de
leur droit à s’inscrire à l’université dans la formation de leur
choix. Les communes sont étranglées.
Face à cette situation, les forces pour résister existent. L’écrasante
majorité des militants ouvriers entend ne rien lâcher.
Le rejet est massif chez les travailleurs, dans la jeunesse.
Dans les comités de résistance et de reconquête, chez des
milliers de militants ouvriers, syndicalistes, militants politiques,
élus, des discussions intenses ont lieu. À la lumière de ce qui
s’est passé sur les ordonnances de la loi travail, sur la réforme
ferroviaire contre laquelle les cheminots se sont dressés, ils
s’interrogent, ils réfléchissent aux moyens à mettre en oeuvre
pour résister, pour bloquer l’offensive.
Des questions urgentes
sont posées, qui sont à discuter :
Macron a décidé de s’en prendre aux retraites. Ce
qu’il veut faire c’est bien plus que poursuivre les contreréformes
des Balladur, Juppé, Fillon, Ayrault qui l’ont
précédé. Il veut en finir une fois pour toutes. Avec son
projet de régime universel par points, les 43 régimes
de retraites existants disparaîtraient. Fillon (qui s’y
connaît) a tout résumé : « avec la retraite par points,
vous pouvez baisser le niveau, le montant des points,
donc des pensions, tous les ans ». Face à la volonté de
Macron de tout liquider, faut-il faire des « propositions
» ? Peut-on penser sérieusement que des propositions,
aussi justes soient-elles, puissent être satisfaites
sans qu’au préalable les contre-réformes de Macron
ne soient bloquées ? En particulier, est-ce qu’on peut
faire barrage au projet sur les retraites sans dire clairement
: non au régime universel par points, maintien
de tous les régimes existants ?
Dans un comité, un militant : « Depuis la démission
de Hulot, les appels pour sauver la planète se
multiplient. L’environnement, c’est un problème
majeur : les multinationales sont en train de tout saccager,
et on ne peut pas laisser faire. Mais il y a des
choses qui posent question. Récemment, un appel a
été lancé pour un “investissement vert” qui serait “isolé
du déficit budgétaire”. Donc, si je comprends bien, il
faudrait appliquer aux autres secteurs les plans de
réduction des déficits qui sont en train de dévaster la
santé, l’école et tous les services publics ? Est-ce que
cela ne revient pas à couvrir tout simplement Macron
et sa politique ? »
Dans un autre comité : « Le sort réservé aux
“migrants”, aux réfugiés, c’est une honte, une barbarie
sans nom. Et vous avez vu Macron, Merkel et compagnie
? Ils versent des larmes de crocodile. Ils brandissent
le danger des “nationalismes”, des
“populismes”. J’ai vraiment le sentiment qu’ils cherchent
à manipuler. Ils sont tous engagés dans les
guerres, dans les plans d’ajustement qui ravagent des
pays entiers et qui contraignent des centaines milliers
à prendre la route de l’exode. Et quand il faut qu’ils
s’entendent avec Orban ou Salvini pour taper sur les
migrants, là, ils n’ont aucun problème ».
Un autre : « En plus, avec les élections européennes
qui approchent, ils se posent en remparts des
“valeurs européennes”. Ces élections seront-elles marquées
par une abstention massive comme c’est généralement
le cas ? Est-ce qu’il en sera autrement ? A
cette étape, je n’en sais rien. Mais l’Union européenne,
je sais ce que c’est : c’est l’Europe du capital. Pour servir
et renflouer les marchés financiers qui sont les
vrais patrons, les gouvernements et l’Union européenne
ont imposé des traitements de choc qui ont
ravagé la Grèce, l’Espagne, le Portugal... Aujourd’hui,
tous sont en crise, massivement rejetés. Un rejet qui
n’a cessé de s’amplifier depuis le vote « Non » de 2005,
que tous les gouvernements successifs ont bafoué. Et
en même temps, je vois la situation en France, en
Europe : le rejet, la crise politique, ne suffisent pas à
les arrêter. Et je me dis que les travailleurs, la jeunesse
ont besoin de disposer d’une force pour ouvrir une
solution conforme à leurs intérêts. »
Sur toutes ces questions, et sur bien d’autres, la discussion
est nécessaire. Personne ne détient la « solution
miracle » aux problèmes posés par la situation. C’est
la libre discussion qui permet d’avancer. C’est le rôle
des comités de résistance et de reconquête.
Macron et le capital financier dont il est l’exécutant voudraient tirer un trait définitif
sur les conquêtes ouvrières de 1936, de 1945, sur les acquis de la démocratie.
Ils veulent tout reprendre ! Nous voulons tout garder !
En nous rassemblant massivement, syndicalistes, militants politiques, élus, travailleurs,
jeunes de toutes tendances, le 10 novembre à Paris, à l’Espace Charenton,
pour la défense des acquis de 1936 et de 1945, il s’agit de contribuer à regrouper la
large force dont les travailleurs ont besoin pour aider à organiser la résistance.
Je participe au rassemblement le 10 novembre à Paris appelé par le CNRR
NOM ……………………………………………… Prénom………………………………………………
Tel. …………………………………… email…………………………………………………………………………………
Soutien financier au rassemblement ……………………
samedi 8 juillet 2017
APPEL POUR UN COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE pour la défense des acquis de 1936 et 1945
Le nouveau gouvernement, représentant 15% des inscrits, s’apprête à prendre
par voie d’ordonnances une série de mesures qui toutes remettent en cause
les conquêtes de la classe ouvrière ainsi que toutes les relations établies dans
ce pays depuis 1945.
Il veut en particulier s’en prendre une nouvelle fois au code du travail en allant
jusqu’au bout de la logique de la loi El Khomri que le gouvernement de M. Valls avait
imposé à coups de 49-3.
L’inversion de la hiérarchie des normes a certes pour objectif d’abaisser le coût
du travail en imposant la négociation au niveau de l’entreprise, c’est-à-dire là où
souvent le rapport de forces est le plus favorable au patron. Elle vise aussi à modifier
fondamentalement le rôle et la place du syndicalisme confédéré en imposant une
forme de « syndicalisme maison».
Par les grèves et les manifestations la classe ouvrière s’est opposée massivement
à ces contre-réformes.
A l’occasion des dernières élections, des millions d’électeurs (notamment les ouvriers,
les employés et les jeunes) se sont saisis de l’abstention et de la candidature
de Jean Luc Mélenchon, pour, sur le terrain électoral, exprimer leur refus de toute
remise en cause des acquis et de leur volonté de poursuivre le combat.
Bien évidemment, les millions de salariés, de jeunes, qui au printemps 2016 ont
fait grève et ont manifesté, comme ceux qui au printemps 2017 se sont exprimé par
leur vote ou par l’abstention massive, ne sont pas d’accord entre eux sur tout. Ils
ont néanmoins un point commun. Ils veulent combattre pour la préservation des
conquêtes sociales et démocratiques, notamment celles de 1936 et de 1945.
Pour s’opposer aux projets du gouvernement qui, comme les précédents, appliquant
servilement les directives européennes, s’apprêtent à porter de nouveaux
coups, il est nécessaire que ces millions de travailleurs etjeunes puissent se regrouper
afin d’organiser la résistance.
C’est dans cet objectif que nous proposons la constitution d’un « Comité National
de Résistance et de Reconquête ».
Il ne s’agit pas de constituer une nouvelle organisation syndicale ou politique. La
démocratie suppose que chacun, travailleur, militant ouvrier, syndicaliste, élu, démocrate,
en fonction de ses convictions, milite activement dans le syndicat ou dans
l’organisation politique de son choix.
Il s’agit sur une question qui nous unifie, la défense des conquêtes sociales et dé-
mocratiques, de réunir ceux qui le souhaitent, afin d’aider à l’organisation du combat.
Paris, le 24 juin 2017,
La tribune de la conférence du 25 mars
Afin de constituer ce comité, nous proposons de nous réunir courant octobre (dates
à préciser).
samedi 18 juin 2016
Conférence Nationale du 4 Juin 2016
Pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945.
A l’issue de la conférence nationale de défense des conquêtes de 1936 et 1945, regroupant 1 800 participants, il est proposé de soumettre à la discussion des travailleurs, syndicalistes, militants politiques, jeunes, une plate-forme appuyée sur la défense de ces acquis qui constituent le socle de la défense de la classe ouvrière et de l’indépendance de ses organisations, aujourd’hui remise en cause dans ses fondements.
Pour élaborer cette plate-forme, pour maintenir les liens entre les participants à cette conférence, pour échanger les informations, il est proposé que se constituent autour des participants des comités de liaison et d’échange. Cette plate-forme à élaborer, à préciser, à discuter collectivement, répond aux considérants qui suivent.
Au moment où nous tenons cette conférence nationale (4 juin), personne ne sait ce qui va se passer dans les jours qui viennent, à commencer par le gouvernement lui-même – dont les divisions s’étalent quotidiennement dans la presse.
Durant ces trois derniers mois, la masse des travailleurs et des militants a déjoué les manoeuvres visant à lui faire lâcher prise dans la bataille qu’elle a engagée pour arracher le retrait de la loi El Khomri.
Elle a rejeté le syndicalisme d’accompagnement de la CFDT. Elle a surmonté, un à un, les obstacles
qui tentaient de s’opposer à son rassemblement. Elle a fait corps avec les organisations syndicales (CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires) qui exigeaient le retrait, alternant dans la durée : grèves, manifestations et blocages... et entraînant des milliers de jeunes et les organisations (Unef, Fidl, UNL). Elle a gagné le soutien de la grande majorité de la population (70 % selon les sondages).
Et, aujourd’hui, les grèves continuent... Lorsqu’elles cessent dans un secteur, c’est pour repartir dans un autre, élargissant, chaque jour, le nombre de secteurs professionnels et de régions qui se sont engagés dans le mouvement.
Les grèves et les manifestations continuent, faisant « tanguer » dangereusement ce gouvernement.
La manifestation nationale appelée pour le 14 juin, à Paris, par CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF, Fidl, va – de l’avis unanime des participants à la conférence nationale du 4 juin – exprimer sans équivoque et avec force le rejet des travailleurs, des militants et des citoyens, d’une loi qui concentre toute la politique destructrice du gouvernement Hollande-Valls-Macron.
Ce 14 juin, un pas supplémentaire sera franchi dans la manifestation, au plan politique, de la cassure
irrémédiable qui s’est opérée entre la majorité du peuple et un gouvernement, isolé, ne bénéficiant
plus de l’appui unanime de ses troupes et réduit à l’arbitraire et aux expédients les plus réactionnaires des institutions de la Ve République (49-3).
Il ne reste plus à ce gouvernement, pour se maintenir aux affaires, que le chantage au « vide » politique, à la menace de la droite et de l’extrême droite, et au chaos...
Pour les travailleurs, il apparaît en revanche, chaque jour plus clairement, que la seule issue capable d’éviter le chaos et les aventures à ce pays réside désormais dans la capacité qu’ils se donneront d’imposer, dans l’unité de leurs organisations de classe, la volonté de l’immense majorité et de poursuivre leur action,
quelle qu’en soit la forme, pour aller jusqu’à faire céder ce gouvernement.
Ce qui donne force et cohésion depuis ces trois mois de mobilisation, ce qui donne à la masse des
travailleurs une confiance nouvelle dans leurs propres forces...., c’est le refus de céder sur le mot d’ordre de retrait, formulé dans l’unité par les confédérations CGT et CGT-FO, et appuyé par la grande masse de la population.
C’est là que se concentre toute la situation politique.
L’exigence du retrait de la loi El Khomri cristallise le refus politique de toute une classe de renoncer à ses droits, au nom de la préservation de la compétitivité de l’économie nationale qui imposerait
l’adaptation de tout le cadre réglementaire aux prétendues exigences de « l’économie du XXIe siècle » et à l’économie numérique, chère à Macron. Une économie qui se résume au retour au contrat de
louage et à la transformation des salariés en véritables esclaves.
L’ampleur qu’a prise la mobilisation pour exiger le retrait de cette loi est une confrontation qui prépare et annonce un choc. Elle annonce une confrontation entre la majorité de la population de ce pays et politique de ce gouvernement aux ordres des grands monopoles impérialistes qui exigent (via le FMI, l’UE, l’OCDE et la Banque mondiale) qu’il aille jusqu’au bout de la liquidation qu’il a entreprise avec celle du Code du travail (dont les principales dispositions ont été intégrées dans la loi par la grève générale de 1936).
Les grands groupes monopolistes s’emploient, au nom de la défense de leur marges, à accélérer la destruction des bases industrielles du pays (Alstom, Mittal, Total, Technip...). Ils exigent que soient démantelés et privatisés à leur profit les monopoles publics bâtis en 1945-1947 pour assurer le redémarrage de l’économie nationale et répondre aux besoins vitaux de la population au lendemain de la guerre. Ils exigent que soit « réorganisée » une agriculture débarrassée des exploitations familiales... et broyé tout ce qui subsistait de l’organisation républicaine du territoire basée sur l’indépendance des communes.
Tous les travailleurs sont, dans la situation actuelle, confrontés à un problème crucial.
Il leur est de plus en plus difficile, voire impossible, de compter sur les partis politiques qui traditionnellement sont censés les représenter politiquement.
Pour certains de ces partis, installés au gouvernement, ils sont les instigateurs directs des pires plans réactionnaires.
Pour d’autres, la question se pose : est-il possible de prétendre défendre les travailleurs, est il
possible d’ouvrir la moindre perspective en restant encamisolés dans les institutions antidémocratiques de la Ve République ? Est-il possible de n’avoir comme seul horizon qu’une élection destinée à remettre son sort entre les mains d’un seul homme disposant d’une Constitution autorisant toutes les manoeuvres
antidémocratiques ? Et ce, au moment où, instruits par l’expérience, des millions de citoyens s’abstiennent avec des taux de 70 % et rejettent les partis. Et si, dans cette situation, les travailleurs et les militants – quelles qu’aient été leurs origines politiques – ont, à juste titre, été poussés à se tourner vers les organisations syndicales pour se rassembler sur le terrain de la défense des acquis sociaux et politiques qui forment encore le socle de toutes les relations dans une société démocratique, il est évident que se pose désormais la question d’inscrire cette défense des conquêtes de 1936 et 1945 dans une perspective plus large.
Le combat pour la préservation des droits collectifs des travailleurs opposée à « l’ubérisation » de la
société, pour le rétablissement des monopoles publics bâtis au lendemain de la guerre, pour le rétablissement du financement public du logement et de l’aménagement du territoire, interdit par l’UE, pour le rétablissement de la souveraineté des communes, pour la défense de la Sécurité sociale de 1945, pour la défense de la laïcité..., constitue l’ébauche d’un programme susceptible de s’appuyer sur la mobilisation des masses, appuyées sur leurs syndicats de classe, pour ouvrir la voie à une issue politique conforme à leurs intérêts et à ceux de toute la société.
Un programme qu’on appelait autrefois « le socialisme », abandonné par tous ceux qui s’en réclamaient encore il y a peu.
La discussion des éléments d’une telle plate-forme, ou d’un manifeste, a commencé dans les réunions préparatoires à cette conférence nationale. Elle a commencé à trouver place dans la rubrique « Débats » ouverte, dans cet objectif, dans Informations ouvrières, hebdomadaire du POI et tribune libre de la lutte des classes. Elle s’est poursuivie tout au long de cette conférence.
Des milliers de travailleurs, de militants, de cadres syndicaux, de jeunes, de représentants des exploitations familiales agricoles, des centaines d’élus qui ne peuvent accepter la « démocratie » du 49-3, quelles que soient les organisations politiques dont ils étaient membres il y a peu de temps ou qui en sont encore membres, sont prêts à s’inscrire dans cette démarche.
Organisons-la !
Adressez vos propositions, vos informations à Informations ouvrières qui les fera circuler.
Informations ouvrières, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris,
E-mail : informations-ouvrieres@fr.oleane.com
A l’issue de la conférence nationale de défense des conquêtes de 1936 et 1945, regroupant 1 800 participants, il est proposé de soumettre à la discussion des travailleurs, syndicalistes, militants politiques, jeunes, une plate-forme appuyée sur la défense de ces acquis qui constituent le socle de la défense de la classe ouvrière et de l’indépendance de ses organisations, aujourd’hui remise en cause dans ses fondements.
Pour élaborer cette plate-forme, pour maintenir les liens entre les participants à cette conférence, pour échanger les informations, il est proposé que se constituent autour des participants des comités de liaison et d’échange. Cette plate-forme à élaborer, à préciser, à discuter collectivement, répond aux considérants qui suivent.
Au moment où nous tenons cette conférence nationale (4 juin), personne ne sait ce qui va se passer dans les jours qui viennent, à commencer par le gouvernement lui-même – dont les divisions s’étalent quotidiennement dans la presse.
Durant ces trois derniers mois, la masse des travailleurs et des militants a déjoué les manoeuvres visant à lui faire lâcher prise dans la bataille qu’elle a engagée pour arracher le retrait de la loi El Khomri.
Elle a rejeté le syndicalisme d’accompagnement de la CFDT. Elle a surmonté, un à un, les obstacles
qui tentaient de s’opposer à son rassemblement. Elle a fait corps avec les organisations syndicales (CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires) qui exigeaient le retrait, alternant dans la durée : grèves, manifestations et blocages... et entraînant des milliers de jeunes et les organisations (Unef, Fidl, UNL). Elle a gagné le soutien de la grande majorité de la population (70 % selon les sondages).
Et, aujourd’hui, les grèves continuent... Lorsqu’elles cessent dans un secteur, c’est pour repartir dans un autre, élargissant, chaque jour, le nombre de secteurs professionnels et de régions qui se sont engagés dans le mouvement.
Les grèves et les manifestations continuent, faisant « tanguer » dangereusement ce gouvernement.
La manifestation nationale appelée pour le 14 juin, à Paris, par CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF, Fidl, va – de l’avis unanime des participants à la conférence nationale du 4 juin – exprimer sans équivoque et avec force le rejet des travailleurs, des militants et des citoyens, d’une loi qui concentre toute la politique destructrice du gouvernement Hollande-Valls-Macron.
Ce 14 juin, un pas supplémentaire sera franchi dans la manifestation, au plan politique, de la cassure
irrémédiable qui s’est opérée entre la majorité du peuple et un gouvernement, isolé, ne bénéficiant
plus de l’appui unanime de ses troupes et réduit à l’arbitraire et aux expédients les plus réactionnaires des institutions de la Ve République (49-3).
Il ne reste plus à ce gouvernement, pour se maintenir aux affaires, que le chantage au « vide » politique, à la menace de la droite et de l’extrême droite, et au chaos...
Pour les travailleurs, il apparaît en revanche, chaque jour plus clairement, que la seule issue capable d’éviter le chaos et les aventures à ce pays réside désormais dans la capacité qu’ils se donneront d’imposer, dans l’unité de leurs organisations de classe, la volonté de l’immense majorité et de poursuivre leur action,
quelle qu’en soit la forme, pour aller jusqu’à faire céder ce gouvernement.
Ce qui donne force et cohésion depuis ces trois mois de mobilisation, ce qui donne à la masse des
travailleurs une confiance nouvelle dans leurs propres forces...., c’est le refus de céder sur le mot d’ordre de retrait, formulé dans l’unité par les confédérations CGT et CGT-FO, et appuyé par la grande masse de la population.
C’est là que se concentre toute la situation politique.
L’exigence du retrait de la loi El Khomri cristallise le refus politique de toute une classe de renoncer à ses droits, au nom de la préservation de la compétitivité de l’économie nationale qui imposerait
l’adaptation de tout le cadre réglementaire aux prétendues exigences de « l’économie du XXIe siècle » et à l’économie numérique, chère à Macron. Une économie qui se résume au retour au contrat de
louage et à la transformation des salariés en véritables esclaves.
L’ampleur qu’a prise la mobilisation pour exiger le retrait de cette loi est une confrontation qui prépare et annonce un choc. Elle annonce une confrontation entre la majorité de la population de ce pays et politique de ce gouvernement aux ordres des grands monopoles impérialistes qui exigent (via le FMI, l’UE, l’OCDE et la Banque mondiale) qu’il aille jusqu’au bout de la liquidation qu’il a entreprise avec celle du Code du travail (dont les principales dispositions ont été intégrées dans la loi par la grève générale de 1936).
Les grands groupes monopolistes s’emploient, au nom de la défense de leur marges, à accélérer la destruction des bases industrielles du pays (Alstom, Mittal, Total, Technip...). Ils exigent que soient démantelés et privatisés à leur profit les monopoles publics bâtis en 1945-1947 pour assurer le redémarrage de l’économie nationale et répondre aux besoins vitaux de la population au lendemain de la guerre. Ils exigent que soit « réorganisée » une agriculture débarrassée des exploitations familiales... et broyé tout ce qui subsistait de l’organisation républicaine du territoire basée sur l’indépendance des communes.
Tous les travailleurs sont, dans la situation actuelle, confrontés à un problème crucial.
Il leur est de plus en plus difficile, voire impossible, de compter sur les partis politiques qui traditionnellement sont censés les représenter politiquement.
Pour certains de ces partis, installés au gouvernement, ils sont les instigateurs directs des pires plans réactionnaires.
Pour d’autres, la question se pose : est-il possible de prétendre défendre les travailleurs, est il
possible d’ouvrir la moindre perspective en restant encamisolés dans les institutions antidémocratiques de la Ve République ? Est-il possible de n’avoir comme seul horizon qu’une élection destinée à remettre son sort entre les mains d’un seul homme disposant d’une Constitution autorisant toutes les manoeuvres
antidémocratiques ? Et ce, au moment où, instruits par l’expérience, des millions de citoyens s’abstiennent avec des taux de 70 % et rejettent les partis. Et si, dans cette situation, les travailleurs et les militants – quelles qu’aient été leurs origines politiques – ont, à juste titre, été poussés à se tourner vers les organisations syndicales pour se rassembler sur le terrain de la défense des acquis sociaux et politiques qui forment encore le socle de toutes les relations dans une société démocratique, il est évident que se pose désormais la question d’inscrire cette défense des conquêtes de 1936 et 1945 dans une perspective plus large.
Le combat pour la préservation des droits collectifs des travailleurs opposée à « l’ubérisation » de la
société, pour le rétablissement des monopoles publics bâtis au lendemain de la guerre, pour le rétablissement du financement public du logement et de l’aménagement du territoire, interdit par l’UE, pour le rétablissement de la souveraineté des communes, pour la défense de la Sécurité sociale de 1945, pour la défense de la laïcité..., constitue l’ébauche d’un programme susceptible de s’appuyer sur la mobilisation des masses, appuyées sur leurs syndicats de classe, pour ouvrir la voie à une issue politique conforme à leurs intérêts et à ceux de toute la société.
Un programme qu’on appelait autrefois « le socialisme », abandonné par tous ceux qui s’en réclamaient encore il y a peu.
La discussion des éléments d’une telle plate-forme, ou d’un manifeste, a commencé dans les réunions préparatoires à cette conférence nationale. Elle a commencé à trouver place dans la rubrique « Débats » ouverte, dans cet objectif, dans Informations ouvrières, hebdomadaire du POI et tribune libre de la lutte des classes. Elle s’est poursuivie tout au long de cette conférence.
Des milliers de travailleurs, de militants, de cadres syndicaux, de jeunes, de représentants des exploitations familiales agricoles, des centaines d’élus qui ne peuvent accepter la « démocratie » du 49-3, quelles que soient les organisations politiques dont ils étaient membres il y a peu de temps ou qui en sont encore membres, sont prêts à s’inscrire dans cette démarche.
Organisons-la !
Adressez vos propositions, vos informations à Informations ouvrières qui les fera circuler.
Informations ouvrières, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris,
E-mail : informations-ouvrieres@fr.oleane.com
samedi 12 décembre 2015
Appel pour une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945
Lettre aux lecteurs d’Informations ouvrières,
aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier
et à tous les citoyens attachés à la défense de la démocratie.
“Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945”.
Réunion fraternelle, discussion large, dégagée de toute idée préconçue, entre les 197
délégués mandatés par les adhérents de 68 départements, les membres du bureau national
sortant, les invités non membres du POI, mais attachés au libre débat au sein du mouvement ouvrier
et qui ont rejoint l’association Les Amis d’Informations ouvrières.
Discussion libre et fraternelle, d’autant plus nécessaire qu’après l’effroi provoqué dans le pays
tout entier par la sauvagerie des attentats terroristes du 13 novembre, le temps des questions est
venu pour tous les défenseurs de la démocratie.
Chacun, en effet, sent le piège qui est tendu aux travailleurs, ouvriers et paysans, et à leurs organisations, à toutes les couches de la population laborieuse frappées par les « réformes » successives dictées par l’Union européenne, aux élus des petites communes, littéralement étranglées par la politique de réduction des dépenses publiques, ainsi qu’à tous les citoyens attachés à la défense des valeurs de la démocratie républicaine. Chacun voit, avec la plus grande inquiétude, un dispositif institutionnel liberticide se mettre en place. L’impérieuse nécessité de protéger la population des attaques terroristes n’est-elle pas en contradiction criante avec la politique extérieure guerrière et interventionniste des gouvernements qui nourrit le terrorisme, avec les plus grandes conséquences pour la population ?
A quel niveau d’hypocrisie faut-il que ce gouvernement se hisse pour oser répondre à l’aspiration
à la paix et à la sécurité de l’immense majorité de la population frappée par l’horreur, en prenant
comme premières décisions : renforcer l’intervention de l’armée française en Syrie, la compléter
par l’annonce d’une prolongation de trois mois de l’état d’urgence ? Ces mesures lui permettent
d’interdire toutes les manifestations, à commencer par celles qui sont appelées par les organisations
syndicales pour défendre les revendications des travailleurs.
D’ores et déjà, se multiplient les prises de position d’organisations syndicales et démocratiques
refusant toute atteinte au droit de revendiquer, de faire grève, de manifester contre les atteintes
incessantes aux acquis des salariés. Comment ce gouvernement peut-il prétendre,
dans ses propositions de « réforme du Code du travail », préserver la durée légale du temps de
travail, alors qu’il s’agit de pulvériser le Code du travail et de liquider les CDI ?
Comment ce gouvernement peut-il prétendre fêter les soixante-dix ans de la Sécurité sociale,
alors qu’avec la loi Touraine il bouleverse les principes fondateurs de la Sécurité sociale, notamment
en donnant aux assurances complémentaires privées la même place que le régime obligatoire ?
Nous rejetons toute prétention à détenir à nous seuls la vérité, ou à proposer des solutions « miracles » qui résoudraient les difficiles problèmes qui se posent dans la situation qui vient de s’ouvrir. Tournant le dos à toute attitude péremptoire donnant des « leçons » aux travailleurs et aux dirigeants, nous nous adressons à vous pour construire ensemble, jour après jour, les réponses qui uniront la résistance des travailleurs et de la population laborieuse de ce pays.
Nous sommes, en effet, convaincus que seuls les travailleurs, se rassemblant dans l’unité la
plus large avec leurs organisations et entraînant toutes les couches de la population victimes des
contre-réformes coordonnées par l’Union européenne sont capables de protéger la société de la
barbarie — qu’il s’agisse du terrorisme ou des régressions profondes dans lesquelles les exigences
d’exploitation sans limites du capital plongent toute la société.
Nous sommes convaincus que c’est dans cette direction qu’une issue pourra être ouverte, et non
dans celle d’un renforcement des institutions antidémocratiques de la Ve République, renforcement
de l’arsenal antidémocratique approuvé, au nom de l’union nationale, par les députés de gauche
comme de droite et d’extrême-droite, à l’occasion du vote de la prolongation de l’état d’urgence à
l’Assemblée nationale.
Dans le débat qui s’est développé tout au long de notre congrès, une volonté s’est affirmée : ne nous laissons pas abuser, ne laissons pas couvrir, par le tonnerre des déclarations vengeresses et guerrières de nos gouvernants, la poursuite de la destruction des conquêtes sociales et démocratiques arrachées par les travailleurs et le peuple de ce pays en 1936 et en 1945, des conquêtes démocratiques de la Révolution française de 1789.
Ne laissons pas détruire le socle de ces conquêtes politiques et sociales !
Tel est le sens de la proposition que nous vous soumettons. Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et de 1945 (à commencer par le droit de grève et de manifestation) et de toutes les institutions démocratiques, telles que les communes et les départements issus de la Révolution française, la laïcité républicaine. Une conférence défendant la souveraineté du peuple face aux exigences du capital financier relayées par l’Union européenne et les institutions de la Ve République.
Nous vous proposons de débattre ensemble et nous nous engageons à faire de notre journal Informations ouvrières, fidèle à sa tradition de tribune libre de la lutte des classes, l’instrument de préparation d’une telle conférence. En aidant à la résistance, cette conférence, convoquée avant l’été, pourra jouer son rôle dans la situation d’offensive généralisée qui se dessine, sous couvert d’union nationale.
Adoptée à l’unanimité des délégués
au Ve Congrès du Parti ouvrier indépendant,
des 21 et 22 novembre 2015 .
aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier
et à tous les citoyens attachés à la défense de la démocratie.
“Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945”.
Réunion fraternelle, discussion large, dégagée de toute idée préconçue, entre les 197
délégués mandatés par les adhérents de 68 départements, les membres du bureau national
sortant, les invités non membres du POI, mais attachés au libre débat au sein du mouvement ouvrier
et qui ont rejoint l’association Les Amis d’Informations ouvrières.
Discussion libre et fraternelle, d’autant plus nécessaire qu’après l’effroi provoqué dans le pays
tout entier par la sauvagerie des attentats terroristes du 13 novembre, le temps des questions est
venu pour tous les défenseurs de la démocratie.
Chacun, en effet, sent le piège qui est tendu aux travailleurs, ouvriers et paysans, et à leurs organisations, à toutes les couches de la population laborieuse frappées par les « réformes » successives dictées par l’Union européenne, aux élus des petites communes, littéralement étranglées par la politique de réduction des dépenses publiques, ainsi qu’à tous les citoyens attachés à la défense des valeurs de la démocratie républicaine. Chacun voit, avec la plus grande inquiétude, un dispositif institutionnel liberticide se mettre en place. L’impérieuse nécessité de protéger la population des attaques terroristes n’est-elle pas en contradiction criante avec la politique extérieure guerrière et interventionniste des gouvernements qui nourrit le terrorisme, avec les plus grandes conséquences pour la population ?
A quel niveau d’hypocrisie faut-il que ce gouvernement se hisse pour oser répondre à l’aspiration
à la paix et à la sécurité de l’immense majorité de la population frappée par l’horreur, en prenant
comme premières décisions : renforcer l’intervention de l’armée française en Syrie, la compléter
par l’annonce d’une prolongation de trois mois de l’état d’urgence ? Ces mesures lui permettent
d’interdire toutes les manifestations, à commencer par celles qui sont appelées par les organisations
syndicales pour défendre les revendications des travailleurs.
D’ores et déjà, se multiplient les prises de position d’organisations syndicales et démocratiques
refusant toute atteinte au droit de revendiquer, de faire grève, de manifester contre les atteintes
incessantes aux acquis des salariés. Comment ce gouvernement peut-il prétendre,
dans ses propositions de « réforme du Code du travail », préserver la durée légale du temps de
travail, alors qu’il s’agit de pulvériser le Code du travail et de liquider les CDI ?
Comment ce gouvernement peut-il prétendre fêter les soixante-dix ans de la Sécurité sociale,
alors qu’avec la loi Touraine il bouleverse les principes fondateurs de la Sécurité sociale, notamment
en donnant aux assurances complémentaires privées la même place que le régime obligatoire ?
Nous rejetons toute prétention à détenir à nous seuls la vérité, ou à proposer des solutions « miracles » qui résoudraient les difficiles problèmes qui se posent dans la situation qui vient de s’ouvrir. Tournant le dos à toute attitude péremptoire donnant des « leçons » aux travailleurs et aux dirigeants, nous nous adressons à vous pour construire ensemble, jour après jour, les réponses qui uniront la résistance des travailleurs et de la population laborieuse de ce pays.
Nous sommes, en effet, convaincus que seuls les travailleurs, se rassemblant dans l’unité la
plus large avec leurs organisations et entraînant toutes les couches de la population victimes des
contre-réformes coordonnées par l’Union européenne sont capables de protéger la société de la
barbarie — qu’il s’agisse du terrorisme ou des régressions profondes dans lesquelles les exigences
d’exploitation sans limites du capital plongent toute la société.
Nous sommes convaincus que c’est dans cette direction qu’une issue pourra être ouverte, et non
dans celle d’un renforcement des institutions antidémocratiques de la Ve République, renforcement
de l’arsenal antidémocratique approuvé, au nom de l’union nationale, par les députés de gauche
comme de droite et d’extrême-droite, à l’occasion du vote de la prolongation de l’état d’urgence à
l’Assemblée nationale.
Dans le débat qui s’est développé tout au long de notre congrès, une volonté s’est affirmée : ne nous laissons pas abuser, ne laissons pas couvrir, par le tonnerre des déclarations vengeresses et guerrières de nos gouvernants, la poursuite de la destruction des conquêtes sociales et démocratiques arrachées par les travailleurs et le peuple de ce pays en 1936 et en 1945, des conquêtes démocratiques de la Révolution française de 1789.
Ne laissons pas détruire le socle de ces conquêtes politiques et sociales !
Tel est le sens de la proposition que nous vous soumettons. Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et de 1945 (à commencer par le droit de grève et de manifestation) et de toutes les institutions démocratiques, telles que les communes et les départements issus de la Révolution française, la laïcité républicaine. Une conférence défendant la souveraineté du peuple face aux exigences du capital financier relayées par l’Union européenne et les institutions de la Ve République.
Nous vous proposons de débattre ensemble et nous nous engageons à faire de notre journal Informations ouvrières, fidèle à sa tradition de tribune libre de la lutte des classes, l’instrument de préparation d’une telle conférence. En aidant à la résistance, cette conférence, convoquée avant l’été, pourra jouer son rôle dans la situation d’offensive généralisée qui se dessine, sous couvert d’union nationale.
Adoptée à l’unanimité des délégués
au Ve Congrès du Parti ouvrier indépendant,
des 21 et 22 novembre 2015 .
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