Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
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mercredi 2 septembre 2020

Au nom de notre santé ? Vraiment ?

 Communiqué du POI du 1er septembre 2020

Interdiction de tout rassemblement de plus de 5 000 personnes,

rassemblement de plus de 10 personnes soumis à

autorisation préalable, et obligation du port du masque

dans la totalité de l’espace public, y compris dans la rue,

dans de nombreuses villes de France, sous peine de 135 euros

d’amende, avec une répression accrue et des pouvoirs spéciaux

donnés au préfet. Telles sont les mesures annoncées par

Jean Castex, Premier ministre, à la suite du dernier « conseil

de défense ». Ainsi, après avoir rabâché pendant des mois que

les masques étaient inutiles, le gouvernement les impose

maintenant presque partout.

Évidemment, le premier devoir des autorités publiques est

de veiller à la santé de la population.

Mais c’est aussi une évidence que ceux qui prennent ces

mesures en utilisant les pouvoirs spéciaux que leur donne l’état

d’urgence sont les mêmes qui ont menti sur tout, les mêmes

qui poursuivent la destruction du système de santé, les fermetures

de lits dans les hôpitaux.

Sur cette question comme sur les autres, les décisions de ce

gouvernement n’ont rien à voir avec la protection de la santé.

Elles ont tout à voir en revanche avec une fuite en avant contre

les libertés, contre les droits des travailleurs, tout à voir avec le

renforcement, l’aggravation de la répression d’État. À partir de

maintenant, sur simple dénonciation, sanctions et fermetures

des locaux peuvent être décidées à l’encontre d’organisations

politiques ou syndicales. Rien que pour non-port du masque,

Castex revendique 700 verbalisations par jour depuis le 17 août !

À Paris, des CRS rentrent en force dans un café et matraquent

pour imposer le masque. Dans les Alpes-Maritimes, un salarié

d’un supermarché est brutalement interpellé par les gendarmes

et menotté parce qu’il portait le masque sous le nez…

Une rentrée placée sous le signe

de la volonté de terroriser

Au fil des jours précédant la rentrée scolaire qui concerne

des millions de parents, d’élèves, de jeunes et d’enseignants, le

gouvernement, relayé par tous les médias, a orchestré, à coups

d’annonces chaque jour un peu plus alarmistes, une gigantesque

campagne autour du Covid. Une campagne pour tenter d’installer

un climat de peur, de terroriser la population et la jeunesse,

et tenter de détourner l’attention.

Dans les entreprises, des milliers de milliards sont offerts

au capital pour organiser les restructurations de la production,

les suppressions d’effectifs, la baisse du coût du travail qu’il

exige. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés de destruction

: un cataclysme social.

La réforme des retraites et celle de l’assurance-chômage

sont différées, mais le « cap » est maintenu.

« Une des vertus de la crise… » (J. Castex)

Ce 26 août, le Premier ministre Castex intervenait à l’université

d’été du Medef. Aux chefs d’entreprises, il livre la réalité de la

politique gouvernementale :

« Vous le savez, beaucoup de mesures de simplification ont

été adoptées pendant la crise sanitaire par ordonnances [remise

en cause des congés, des repos et du travail hebdomadaire…

ndlr]. C’est une des vertus de la crise. Je vous indique aujourd’hui

que ces dispositions seront prolongées, amplifiées et si possible,

pérennisées (…). Je sais que beaucoup d’entre vous considèrent

qu’elle (la situation) peut aussi représenter une opportunité ».

Le Covid sert de prétexte aux pires attaques, et pendant ce

temps, du côté des sommets des confédérations syndicales, il

faut bien le constater, les réactions sont au mieux timides, quand

elles ne sont pas inexistantes.

Une colère énorme…

Mais, en face, une colère énorme est en train de s’accumuler

contre ce gouvernement, contre ses mensonges, contre sa politique.

C’est ce qu’ont exprimé en juin dernier les manifestations

massives des hospitaliers, la mobilisation de dizaines et dizaines

de milliers de jeunes contre le racisme, et la violence d’État, et

plus récemment, les mobilisations qui ont eu lieu contre les

licenciements dans plusieurs groupes de l’industrie.

L’immense majorité n’a rien oublié des mensonges et des

décisions criminelles du gouvernement. Tenter d’empêcher

que s’exprime cette colère, c’est l’objectif des mesures et des

annonces du gouvernement, prétendument au nom de la lutte

contre l’épidémie.

Pour le POI, l’état d’urgence permanent, les mesures d’exception,

les mesures liberticides, les atteintes à la liberté de manifester,

de se réunir doivent être levées.

Le POI et ses militants, engagés notamment dans les comités

de résistance et de reconquête aux côtés de militants ouvriers

et de travailleurs de toutes tendances, entendent agir pour aider

à regrouper, aider à organiser la colère contre ce gouvernement,

contre sa politique, pour les balayer, pour « qu’ils dégagent

tous » !


lundi 15 juin 2020

Déclaration du comité de liaison des Jeunes pour la Révolution

Le 2 juin, en plein état d’urgence et malgré l’interdiction de Didier Lallement, préfet de
police de Paris, nous étions des milliers à être là, rassemblés devant le tribunal de Paris. Nous
étions des milliers à réclamer justice pour Adama Traoré, pour toutes les victimes de violences
policières dans les quartiers, avec en tête l’assassinat de George Floyd, qui a déchaîné une
colère monstre dans les 50 États des USA.
Macron a multiplié les lois liberticides, les mesures d’exception, il a décrété l’état d'urgence.
Nous avons tous assisté à la mise en place de l’État policier, particulièrement dans les quartiers.
Pendant le confinement, nous avons tous assisté aux contrôles abusifs, aux coups, aux défoulements,
à la violence décomplexée de la part des policiers en toute impunité, comme ce soir
à Villeneuve-la-Garenne où un policier a jugé bon d’ouvrir sa portière pour stopper un jeune
à moto.
Mais maintenant, ça suffit. « Enough is enough », comme le dit Tamika Mallory.
Nous ne voulons plus de leur politique qui laisse assassiner et tabasser, leur politique qui
laisse des millions dans la misère, leur politique qui liquide la santé, l’éducation, leur politique
qui promet le chômage et le travail précaire.
Il n’y aura pas de justice dans ce système.
Nous descendrons encore dans la rue pour que cette politique cesse.

UNE MARÉE DE MANIFESTANTS

Samedi 13 juin, le comité « Justice pour Adama » appelait à manifester à Paris
de la place de la République à l’Opéra. Des dizaines et des dizaines de milliers se sont
rassemblés à République. Bloqués par la police, ils n’ont pas pu défiler. Des rassemblements
avaient également lieu au même moment à Lyon, Marseille, Bordeaux, Pau, Angoulême…

Depuis le 2 juin, jour où des dizaines de milliers
de jeunes ont déferlé aux pieds des tours du TGI
de Paris, pour la justice pour Adama, mort il y a
quatre ans des suites de son interpellation par la
police, la mobilisation s’est étendue à la jeunesse dans tout
le pays, balayant l’état d’urgence liberticide de Macron et de
son gouvernement.
Ils se dressent contre la violence, la répression d’État, contre
le racisme. Ils rejoignent les mobilisations de masse aux États-
Unis déclenchées par l’assassinat d’un Noir par un policier.
Par-delà les frontières, « justice pour Adama » et « justice pour
George Floyd » se font écho.
Ce 13 juin, des milliers manifestaient au même moment
dans plusieurs villes du pays, notamment à Marseille où ils
ont scandé : « justice pour Adama », « pas de justice, pas de
paix », « Zineb, on ne t’oublie pas », faisant référence à cette
dame âgée décédée à la suite de tirs de grenades au tout début
du mouvement des Gilets jaunes.
Tous exigent la vérité et la justice. Cette exigence se dresse
contre tout un système. Contre ce gouvernement qui a menti
sur tout.
Mensonges sur les masques, sur les tests.
Mensonges pour couvrir leur politique criminelle, responsable
du désastre dans les hôpitaux, où il a manqué de
tout ; de l’hécatombe meurtrière dans les Ehpad.
Propagande digne d’un État totalitaire et mensonges pour
imposer l’état d’urgence, ses mesures d’exception, son arbitraire,
sa répression et ses ordonnances contre les droits des
travailleurs.
Mensonges pour imposer des protocoles prétendus « sanitaires
», qui disloquent l’école publique, qu’ils ont toujours
cherché à détruire, qui reviennent à trier les élèves, à priver
des centaines de milliers de familles du droit à l’instruction.
Ils ont utilisé et utilisent l’épidémie, aujourd’hui ils utilisent
la « crise » pour chercher à baisser les salaires, pour justifier
et faciliter les licenciements.

Trop, c’est trop ! Assez de victimes de ce gouvernement !
JUSTICE POUR ADAMA ! PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

États-Unis : révolte et explosion de la colère

Un graffiti écrit à la hâte sur une baraque
de chantier de Minneapolis : « 2018 :
France ; 2019 : Hong Kong et Chili ; 2020 :
Minneapolis. » En inscrivant les manifestations
en cours dans la continuité des Gilets
jaunes, des manifestations d’étudiants de Hong
Kong et des manifestations de masse du Chili, ce
manifestant anonyme illustre la portée mondiale
de l’explosion sociale en cours.
Explosion qui se produit au coeur des États-Unis,
l’impérialisme le plus puissant. Ce ne sont pas les
premières émeutes que connaissent les États-Unis,
mais la situation aujourd’hui a un caractère particulier
: aucun affrontement communautaire, mais
au contraire la jonction des Noirs américains, des
Latinos, d’une large couche de la jeunesse blanche ;
il ne s’agit pas d’une explosion localisée, mais d’un
embrasement simultané de toutes les grandes villes
du pays – plus de cent cinquante !
La classe ouvrière américaine a été divisée par l’impérialisme
: en races, entre États, entre professions.
En regroupant, sur la base de la reconnaissance de
la situation particulière des Noirs américains, toutes
les composantes de la population américaine, ces
manifestations marquent un pas dans la reconstruction
de son unité.
Les images terribles de la mort de George Floyd ont
provoqué cette colère déterminée de toute la population
noire américaine et au-delà. Ce nouveau
meurtre condense la brutalité du régime américain
contre tous les travailleurs et singulièrement contre
les Noirs. C’est cette même brutalité qui a rejeté ces
dernières semaines des dizaines de millions d’Américains
dans le chômage, dans la misère et dans la
maladie. Les Noirs sont les plus touchés, à chaque
fois, car ils sont les plus précarisés ; mais c’est une
attaque frontale contre tous les travailleurs et la
population laborieuse. Il y a une conscience de cela
chez les manifestants.
La crise de l’appareil d’État américain est révélée au
grand jour par ces manifestations. On voit des policiers
et des gardes nationaux (les militaires réservistes
appelés à la rescousse par les gouverneurs de plus
de vingt États) se joindre aux manifestants. Ces
scènes de fraternisation expriment la crise qui déchire
les institutions américaines. Face au développement
des manifestations, Donald Trump menace les gouverneurs
des États de déployer l’armée pour mater
le mouvement qu’ils n’arrivent pas à contenir.
C’est tout le système politique américain qui est en
cause, des républicains aux démocrates, qui ont
tous perpétué l’oppression des Noirs aux États-Unis.
La mort de George Floyd est un déclencheur de cette
révolte des Noirs, des Latinos, d’une large couche
de la jeunesse blanche qui, ensemble, veulent enfin
respirer (cf notre légende) et mettent en cause la
politique des sommets des États-Unis.
Et il ne s’agit pas seulement d’une question américaine.
Elle a une portée mondiale.

Justice pour Adama Traoré

Mardi 2 juin, des rassemblements étaient appelés pour exiger la vérité, la justice pour
Adama Traoré, ce jeune mort il y a quatre ans, à la suite de son interpellation par la police.

Le gouvernement et le préfet de police de Paris avaient interdit la manifestation.
Bravant l’interdiction et l’état d’urgence, des dizaines de milliers de jeunes se sont massés devant
le TGI de Paris. Les pancartes, les slogans, font écho aux États-Unis, où l’assassinat de George Floyd
a fait exploser la colère, la révolte de la population noire, latino ainsi que d’une large couche de la
jeunesse blanche. Un soulèvement qui se dresse contre le régime, le système politique américain,
sa brutalité contre tous les travailleurs et particulièrement contre les Noirs.
Des dizaines de milliers à Paris, des milliers à Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Montpellier, qui descendent
dans la rue pour dire : Assez !
Assez de la répression d’État dont le gouvernement Macron a ouvert grand les vannes, en multipliant
les lois liberticides, les mesures d’exception, en décrétant l’état d’urgence. À Marseille, les
manifestants ont scandé « Justice pour Adama » et « Zineb, on ne t’oublie pas » (évoquant cette vieille
dame tuée par un tir de grenade lacrymogène au tout début des Gilets jaunes).
Assez du racisme, des contrôles au faciès, des humiliations, des discriminations et des violences
d’État qui sont le lot quotidien de centaines de milliers et qui n’ont fait que s’amplifier pendant le
confinement. Chacun a en tête ce qui s’est passé il y a quelques semaines à l’Île-Saint-Denis (93) ou
à Villeneuve-la-Garenne (92).

Le POI est aux côtés des dizaines de milliers qui manifestent pour exiger la vérité,
la justice pour Adama, pour que cesse la répression d’État !
Il appuie et soutient toutes les initiatives sur ce terrain et appelle ses adhérents à y participer.

dimanche 4 août 2019

Nice : le procureur reconnaît avoir menti « pour ne pas embarrasser Macron »

Retour sur les quatre derniers mois.

􀀀 20 mars : le préfet des Alpes-Maritimes
prend un arrêté interdisant les manifestations
dans le centre-ville de Nice, alors que Macron
s’apprête à y accueillir le président chinois.

􀀀23 mars : Geneviève Legay, militante d’Attac
et syndicaliste, est grièvement blessée à
la tête (trois fractures) au cours d’une charge
policière, en marge de l’acte XIX des Gilets
jaunes. Elle est hospitalisée dans le coma.
Le commissaire Rabah Souchi a dirigé les
opérations de « maintien de l’ordre ».

􀀀25 mars : Macron s’exprime sur Geneviève
Legay avec toute sa morgue : « Quand on est
fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se
rend pas dans des lieux qui sont définis
comme interdits, et on ne se met pas dans des
situations comme celle-ci. » Il ajoute que
Geneviève Legay « n’a pas été en contact avec
les forces de l’ordre ».
Dans la foulée, le procureur de Nice, Jean-
Michel Prêtre, déclare à propos des images
vidéo saisies : « On ne voit pas qui la pousse,
mais elle n’a pas été touchée par les forces de
sécurité. »
Le procureur confie une investigation sur
les causes des blessures de Geneviève Legay
à Hélène Pédoya, compagne du commissaire
Souchi !

􀀀 16 juin : Castaner signe un arrêté attribuant
la médaille de la « sécurité intérieure »
à neuf mille policiers, dont Rabah Souchi et
Hélène Pédoya, médaille « destinée à récompenser
les actions revêtant un éclat particulier».

􀀀 25 juillet : selon Le Monde, le procureur
a reconnu devant sa hiérarchie « qu’il avait
dédouané les forces de l’ordre pour ne pas
embarrasser Macron ».

Ainsi va la Ve République nauséabonde, avec
ses médailles, ses mensonges d’État, sa justice
et sa police au service des puissants.

Arbitraire et violences policières Justice pour Steve !


«Ils » ont tué Steve ! Et Castaner
vient de décorer le commissaire
qui a supervisé la charge
de police durant laquelle Steve
a disparu dans la Loire ! Depuis un mois,
dans tout le pays, la disparition du jeune
homme a soulevé une indignation croissante
contre la violence policière débridée
qui se déchaîne depuis des mois avec l’encouragement
du gouvernement, y compris
contre des jeunes.
Dans la Haute-Loire, les Gilets jaunes appellent
à manifester, ce samedi 3 août, à
15 heures, devant la préfecture du Puy. Pourquoi
fin juin, à Paris, des manifestants écolos
assis sur le pont Sully ont-ils été aspergés de
gaz lacrymogène à bout portant ?
Pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il
décoré une “promotion Gilets jaunes” : des
policiers dont certains font l’objet d’enquêtes
pour des actions controversées (…) ?
La gestion de l’ordre est le résultat de décisions
politiques.
Le degré de brutalité dans les interventions
est le choix de M. Macron, le président des
ultra-riches. »

Les adhérents du POI sont bien sûr aux côtés de tout ceux
qui exigent, dans les rassemblements, les manifestations,
LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE POUR STEVE !

mercredi 17 octobre 2018

Perquisitions chez Mélenchon et au siège de La France insoumise et maintenant poursuites judiciaires

Mardi matin 16 octobre, des perquisitions ont été menées sur réquisition du
parquet de Paris aux sièges de La France insoumise, du Parti de gauche et
aux domiciles de Jean-Luc Mélenchon et de plusieurs autres responsables.
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une énorme opération de police politique ». Dans
une vidéo, il a filmé la scène de la perquisition à son domicile en déclarant : « Nous
sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l’Assemblée,
mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 7 heures du
matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du
Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement La France insoumise. »
Et il a ajouté dans cette vidéo : « Voilà le début du nouveau ministre de l’Intérieur et
du ministre de la Justice, voilà ce qu’ils sont en train de faire dans tout le pays, pour
intimider et faire peur. »
Devant le siège de La France insoumise où il avait appelé ses militants à se rassembler,
il a lancé à l’adresse de Macron et de la ministre de la Justice : « Ce que vous
êtes en train de faire est une honte », ajoutant : « C’est un coup de force contre nous,
parce que c’est destiné à nous faire peur et à m’intimider. Pour ce qui me concerne, c’est
un échec total. C’est eux qui vont avoir peur du retour de bâton. » À ses côtés, le député
Alexis Corbière a dénoncé « une agression politique intolérable » en disant : « S’il y a
des comptes de campagne qui doivent être observés, ce sont ceux de Macron. »

Le Parti ouvrier indépendant était représenté à ce rassemblement en solidarité.
Le POI réaffirme qu’il ne saurait accepter de telles méthodes et s’indigne des poursuites
judiciaires contre Jean-Luc Mélenchon et les militants de La France Insoumise
annoncées le 17 octobre 2018.

POI PARTI OUVRIER
I N D É P E N DA N T
Pour le socialisme, la République et la démocratie
Membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples
87, rue du Faubourg-Saint-
Denis,75010 Paris
Tél : 01 48 01 88 20
Mercredi 17 octobre 2018
E-mail :poi@fr.oleane.com
www.partiouvrierindependant-poi.fr

dimanche 6 novembre 2016

Communiqué du POI des Alpes-Maritimes

L'hôpital Sainte-Marie de Nice en danger !

Le Parti Ouvrier Indépendant apporte son soutien aux personnels de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Nice qui combattent avec leurs organisations syndicales CGT et FO le plan de « réorganisation » de la Ministre Touraine et du gouvernement Hollande.

Ce plan prévoit la fermeture de 100 lits sur 400 et la suppression de 300 emplois, soit un quart des effectifs.

Ancien asile privé de Nice, il a été construit sous le Second Empire après l’annexion du comté de Nice à la France et a reçu ses premiers malades en 1867.

Ce centre hospitalier, qui accueille aujourd’hui 10 000 patients par an et qui est un des plus gros établissements de la région PACA, est devenu une référence incontournable dans la prise en charge de la maladie mentale.

C’est le seul dans les Alpes-Maritimes à prendre en charge les soins aux détenus, une mission aujourd’hui remise en cause par le gouvernement.

Après le terrible attentat qui a frappé la ville de Nice le 14 juillet dernier, la Ministre de la santé Marisol Touraine a « salué le travail formidable des personnels de santé ». Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour « protéger la population ».

Or, c’est ce même gouvernement, cette même Ministre de la santé qui organisent, avec une froide préméditation, le démantèlement de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie qui accueille 90% des patients dangereux du département.

Est-ce ainsi que l’on va mieux protéger la population ?

Faut-il rappeler qu’à proximité immédiate de Nice, en Italie, les patients atteints de troubles mentaux ne sont hospitalisés que lorsqu’ils sont en crise ? Qu’après avoir pris quelques médicaments, ils sont renvoyés chez eux ou jetés à la rue ? Va-t-on en arriver là nous aussi ?

Que se passera-t-il en cas de problème ou d’agression ? Les personnels hospitaliers seront-il accusés d’avoir mal suivi, mal diagnostiqué l’état des malades ?

Le POI l’affirme avec netteté : ce ne sont ni les personnels hospitaliers, ni les médecins qui sont responsables de ce qu’il faut bien appeler la « barbarie ordinaire » qui est en train d’être méthodiquement organisée par le gouvernement Hollande/Valls/Touraine.

Maintien de tous les emplois, de tous les lits, de toutes les missions de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie, non aux Groupements Hospitaliers de Territoire, abrogation de la loi santé !

mardi 29 septembre 2015

Réforme du College



Si vous êtes parents d’élèves, vous êtes concernés !
 
Les syndicats d’enseignants vous appellent à une manifestation nationale samedi 10 octobre

Vous lirez au verso leur tract intersyndical.

Les organisations syndicales qui appellent à manifester samedi 10 octobre, représentent plus de 80 % des enseignants du second degré. Elles vous appellent à les rejoindre et à manifester avec elles.

Les enseignants avec leurs organisations syndicales ont fait grève à trois reprises en mai, en juin et à nouveau le 17 septembre pour exiger l’abrogation de la réforme du collège.

Le rejet de cette “réforme” est général.
  • le 11 juin, dans une déclaration adoptée à l’unanimité de ses membres, l’Académie française dénonce dans la réforme du collège “ l’affaiblissement des disciplines fondamentales” et “leur remplacement au profit de thématiques inter-disciplinaires”. Elle “estime nécessaire de reconsidérer les principes et les dispositions des réformes proposées.”

  • le 15 septembre, la Société des agrégés “renouvelle sa totale opposition à la réforme du collège qui porte atteinte aux disciplines, à l’égalité, à l’excellence.” “La Société des agrégés demande donc le retrait de la réforme.”

Mais la ministre Najat Vallaud-Belkacem, seule contre tous, s’entête.

Déjà, pour les élèves de l’école primaire, la réforme des rythmes scolaires a entraîné un véritable chaos, mélangeant, dans une véritable dislocation, ce qui relève de l’enseignement assuré par des maîtres qualifiés et des “activités” différentes d’une école à l’autre.

De la maternelle à l’université c’est le droit à l’instruction qui est menacé !

Parents, nous serons le samedi 10 octobre, avec les enseignants et leurs organisations syndicales, pour l’avenir de nos enfants et la défense de leur droit à l’instruction.


Je souhaite prendre contact avec le Parti ouvrier indépendant qui combat
pour la démocratie, le socialisme et la rupture avec l’Union européenne
Je souhaite adhérer
Nom, prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bulletin à retourner à : Parti ouvrier indépendant 87, rue du Faubourg-Saint-Denis 75010 Paris


 
Information


Mardi 22 septembre 2015
Communiqué de presse

Avec plus d’un tiers des personnels des collèges en grève le jeudi 17 septembre,
les organisations syndicales du second degré SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC,
SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SIES-FAEN,
SNCL-FAEN, CNGA et A&D CFE-CGC, SNUEP-FSU constatent que la mobilisation
contre la réforme du collège est toujours aussi forte chez les personnels du second
degré.

Elles récusent l’acharnement de la Ministre et du gouvernement à refuser
d’entendre ce rejet massif. Elles rappellent leur demande, à ce jour sans réponse,
d’être reçues par la Ministre.

Elles restent déterminées à combattre cette réforme, à obtenir son abrogation et la
réouverture de discussions sur d’autres bases.

Elles appellent les personnels à se réunir en assemblées générales, à multiplier les
initiatives comme ils ont su le faire jusqu’à présent avec le souci de l’unité d’action.

Elles soutiennent les collègues qui décident de reconduire la grève.

Elles refusent de s’associer à la mise en oeuvre des plans de formation à la réforme.

Elles engagent les collègues à refuser toute anticipation de mise en oeuvre de la réforme
sous quelque forme que ce soit, et en particulier à ne pas se porter volontaires pour
les groupes de travail ou les formations.

L’intersyndicale appelle l’ensemble des personnels à une manifestation nationale à
Paris le samedi 10 octobre 2015. Elle appelle les parents et les associations de spécialistes
signataires de la pétition pour l’abrogation du décret à s’y joindre.

L’intersyndicale se réunira au lendemain de la manifestation.



dimanche 19 avril 2015

Assemblée-Débat du 6 juin 2015

Chers camarades,
Comme vous le savez, notre journal Informations ouvrières ouvre régulièrement ses colonnes à des contributions et interviews de militants ouvriers, d’origines et de points de vue différents mais qui contribuent tous ainsi au débat en cours au sein du mouvement ouvrier, dont notre journal rend compte.
Une nouvelle situation est en train de s’ouvrir dans notre pays. Au lendemain des élections départementales et à la veille du 9 avril, Valls et Macron persévèrent et annoncent : « On continue et on accélère. »
Cette nouvelle situation soulève une série de questions au sein du mouvement ouvrier.
C’est la raison pour laquelle le journal Informations ouvrières propose à tous les militants qui le désirent, de s’associer à la préparation d’une large assemblée-débat nationale, qui se tiendrait à Paris le 6 juin.
Une série de questions sont déjà soulevées par de nombreux militants : comment, dans la situation actuelle,
défendre les droits des travailleurs ? Quelle voie le gouvernement Hollande-Valls, qui annonce qu’il va amplifier les « contre-réformes », laisse-t-il aux travailleurs pour se faire entendre ? Quelle issue et quelle perspective dans cette situation pour la classe ouvrière ? La question du rôle de l’Union européenne ; la défense de l’indépendance des organisations face aux tentatives de les associer aux contre-réformes..
Et bien d’autres questions encore, car cette liste ne prétend pas limiter le large débat que toute la situation appelle.
L’objectif du journal Informations ouvrières, conformément aux traditions du mouvement ouvrier, est que la discussion soit organisée, pour permettre l’expression libre de points de vue différents, et afin qu’une série de propositions sortent de ces échanges.
Pour donner tout son espace à cette discussion, le journal Informations ouvrières proposera dans chacun de ses numéros une tribune de préparation de cette assemblée-débat, dans laquelle nous publierons les contributions et points de vue de chacun.
Cette tribune régulière de discussion culminera donc le 6 juin dans une assemblée-débat, au cours de laquelle la discussion publique sera conduite, à partir d’une tribune de militants et de responsables, avec plusieurs centaines de militants.
Nous sollicitons donc vos propositions, votre inscription dans cette discussion.
Recevez, chers camarades, nos salutations militantes et fraternelles,
Lucien GAUTHIER
Rédacteur en chef d’Informations ouvrières

Au lendemain du 9 avril

Le bureau national du POI s’est réuni au lendemain
de la grève interprofessionnelle et des manifestations
convoquées le 9 avril. Il a procédé à un examen de la
situation.
1 – Le 9 avril a montré que la volonté grandit parmi la
classe ouvrière et les militants de s’engager dans le combat
uni avec les organisations pour bloquer la politique
de destruction et de misère du gouvernement Hollande-
Valls. Le 9 avril a montré, à tous ceux qui prétendent
l’ignorer ou le contester, que la classe ouvrière organisée
est une réalité, une force, et que dès lors que les
organisations avancent clairement le mot d’ordre « Retrait
du pacte de responsabilité et de la loi Macron ! », les travailleurs,
les militants cherchent à se grouper dans une
lutte de classe unie contre le gouvernement. Cela dans
un contexte où, à Radio France, dans les hôpitaux, dans
les collectivités territoriales, dans l’Education nationale
et dans des centaines d’autres circonstances, les grèves
se multiplient contre les conséquences concrètes des
mesures gouvernementales, pour la défense de l’emploi,
des salaires, des garanties collectives. Partout, monte
une même exaspération : « On n’en peut plus, il faut que
cesse cette politique maintenant ! » La multiplication des
grèves et des combats de classe sur les revendications
particulières se heurtent à la politique de ce gouvernement.
Elle s’inscrit dans un processus qui pousse la
classe ouvrière à faire converger ses forces contre ce
gouvernement, agent du grand capital.Toute la situation
pousse à la lutte de classe unie pour contraindre le
gouvernement à reculer.
2 – Le pays s’enfonce chaque jour davantage dans
une profonde crise politique, sociale, institutionnelle,
économique. Tous les partis institutionnels et les institutions
elles-mêmes sont frappés. Cette crise s’inscrit
elle-même dans la crise de l’Union européenne, et plus
généralement du système basé sur la propriété privée
des moyens de production. Un système qui génère l’extension
des guerres, la dislocation des nations et qui,
partout, remet en cause ce qui a été conquis par le combat
ouvrier et démocratique. Le P-DG de l’une des principales
banques des Etats-Unis, la banque Morgan, vient
d’annoncer « l’imminence d’une crise financière sans précédent
dans l’histoire ». Au même moment, la Banque
centrale européenne continue chaque jour à déverser
des milliards d’euros en direction des spéculateurs, rendant,
selon les termes du journal Le Monde, « les marchés
euphoriques ».
3 – Le gouvernement Hollande-Valls est plus que jamais
déterminé à continuer sur la voie qu’il s’est tracé. Il veut
accélérer le rythme des contre-réformes et mesures antiouvrières
en application des traités européens. Les
mesures anti-ouvrières tombent en cascade : le pacte
de responsabilité, la loi Macron 1 et la loi Macron 2 sont
les plus connues. Mais il veut aussi imposer au pas de
charge la loi Touraine contre la santé, la réforme des collèges,
la réforme territoriale et des mesures contre les
libertés démocratiques. Et il le fait avec l’appui direct
des dirigeants du Parti socialiste et en profitant de l’attitude
des dirigeants du PCF et du Front de gauche.
4 – La défense des intérêts de la classe ouvrière et de
la démocratie se heurte frontalement aux institutions
de la VeRépublique et de l’Union européenne. L’exemple
de la Grèce est là pour le montrer. La défense des
intérêts des travailleurs et de la démocratie exige le
démantèlement des institutions — celles de la Ve République
et de l’Union européenne, qui sont là pour garantir
le système de la propriété privée des moyens de
production — et leur remplacement par un gouvernement
authentiquement au seul service de la classe
ouvrière, des opprimés, des exploités et de la démocratie.
5 – Dans ce contexte, les militants du POI sont invités,
à égalité avec les militants et travailleurs d’origines
diverses et de points de vue différents, à participer à la
préparation de l’assemblée-débat du 6 juin prochain
proposée par Informations ouvrières. Avec tous leurs
camarades et collègues, ils vont contribuer à cette discussion,
comme militants du Parti ouvrier indépendant,
sans prétendre pour autant fournir par avance toutes
les réponses. Dans le cadre de la préparation de l’assemblée
du 6 juin, et sur le plan spécifique qui est le leur,
les militants du POI prendront toutes leurs responsabilités
pour assurer l’élargissement de la diffusion d’Informations
ouvrières.
6 – C’est pour aider la classe ouvrière à réaliser les
conditions de son action de classe que nous avons constitué,
il y a sept ans, le Parti ouvrier indépendant. En
menant cette bataille, le POI entend contribuer au rassemblement
des forces militantes qui se dégagent dans
la construction d’une authentique représentation politique
de la classe ouvrière. Nous appelons tous les comités
du POI à mener très largement la discussion sur les
questions soulevées dans cette résolution, dans les assem-
blées qui se tiendront aux mois d’avril et de mai avec
l’ensemble des adhérents et, plus généralement, avec
les sympathisants, travailleurs, militants qui souhaiteront
s’y associer. Nous les appelons à saisir cette occasion
pour mener une campagne de renforcement du
Parti ouvrier indépendant.
7 – C’est dans ces conditions que le bureau national
appelle les comités départementaux du POI à mandater
leur délégué pour le conseil fédéral national (CFN)
des 8 et 9 mai, qui dégagera les leçons de la situation
pour les projeter dans la préparation du Ve Congrès du
Parti ouvrier indépendant des 21 et 22 novembre prochains.
Dans ce CFN, nous centraliserons le bilan de
notre propre activité : après les assemblées d’avril ; l’état
de la campagne de renforcement du parti, incluant la
centralisation des cartes et des timbres ; la centralisation
de la diffusion d’IOet le lancement de la campagne
des abonnements d’été ; la mise en oeuvre, en France,
de la campagne internationale contre la répression antisyndicale
en Espagne, qui se relie à la préparation de la
rencontre de l’Entente internationale des travailleurs et
des peuples organisée à Genève le 7 juin, à l’occasion de
la conférence annuelle de l’Organisation internationale
du travail (OIT).
8 – En résumé, les médias ont beau avoir fait un « black
out » pratiquement total sur la grève interprofessionnelle
et les manifestations appelées par la CGT, la CGTFO,
la FSU et SUD ; ils ont beau, comme la majorité des
dirigeants politiques de ce pays, s’acharner à minimiser
ce qui s’est passé ce 9 avril ; il n’en demeure pas moins
que pour les centaines de milliers de grévistes et de
manifestants, pour tous les militants qui ont construit
cette grève et ces manifestations... cette journée du
9 avril constitue un formidable encouragement. Les
premiers éléments d’une perspective capable d’unifier
toutes les forces de la classe ouvrière se dégagent de ces
centaines de défilés où, fraternellement, les militants
CGT, FO, FSU et SUD ont manifesté dans l’unité, côte à
côte, pour le retrait de la loi Macron, contre la politique
de contre-réformes de ce gouvernement au service du
patronat, du Medef et du capital financier. Ce qui ne fait
pas disparaître les obstacles auxquels la préparation du
9 avril s’est heurtée, y compris au sein même des organisations
qui y appelaient, et qui trouveront encore à
s’exprimer.
Si ce 9 avril a constitué un formidable encouragement
pour tous les travailleurs et les militants qui y ont participé,
il souligne avec plus de force que jamais la contradiction
majeure de toute la situation. Pendant la grève
et les manifestations, le Sénat poursuivait, comme si de
rien n’était, l’examen de la loi Macron ; l’Assemblée nationale
poursuivait, elle, l’examen d’une loi Touraine (totalement
appuyée par les députés du PS, et à laquelle les
députés du Front de gauche et de la gauche du PS ont
évité de s’opposer), tandis que Hollande et Valls annonçaient
de nouvelles mesures fiscales en faveur du patronat,
ainsi que de nouvelles menaces contre le Code du
travail…
Une contradiction qui pose avec une force nouvelle
la question : « Et maintenant, après que des centaines
de milliers de travailleurs et de militants ont indiqué leur
entière disponibilité, en se saisissant de l’appel de leurs
confédérations, comment faire pour que le gouvernement
soit contraint de retirer effectivement sa loi Macron
et de renoncer à la nouvelle avalanche de mesures qu’il
a programmées pour frapper les travailleurs ? » Comment
les choses se présentent-elles au lendemain de
cette grève ? A l’évidence, le travail commun réalisé par
les militants et les responsables qui ont travaillé ensemble
pour organiser cette grève et ces manifestations a
construit et renforcé de nouveaux points d’appui dans
la bataille qu’ont engagée, par exemple, les salariés en
grève de Radio France pour défendre le service public
de radio, ou bien les salariés dans les hôpitaux pour s’opposer
à l’offensive de destruction sans précédent dont
ils sont l’objet avec la loi Touraine. Il en est de même
pour les marins de la SNCM, qui sont renforcés et encouragés
à poursuivre et amplifier la bataille qu’ils mènent
contre l’offensive du gouvernement pour les liquider
dans le cadre de son attaque contre le « droit social français
»... Comme pour les enseignants, qui sont engagés
dans la bataille contre la réforme du collège qui menace
de dynamiter tout le système de l’instruction publique
de ce pays. A l’évidence, la grève et les manifestations
du 9 avril marquent le franchissement d’une étape dans
le processus qui pousse à la convergence des luttes de
la classe ouvrière que la politique de ce gouvernement
dirige inexorablement contre lui.
Les choses vont vite. La frénésie dont fait preuve ce
gouvernement exige que le débat entre militants et travailleurs
autour de ces questions pressantes, tirant profit
des conditions favorables créées par cette journée de
grève et de manifestations du 9 avril, s’organise et s’élargisse
à l’échelle de tout le pays. La crise dans laquelle le
pays s’enfonce ne pourra trouver d’issue que comme le
produit du développement de ce libre débat et des solutions
que son extension à une large surface militante
sera capable d’y apporter... C’est le sens de la proposition
d’assemblée-débat (6 juin) lancée par l’hebdomadaire
Informations ouvrières et adressée à tous les
travailleurs et militants, quelle que soit leur appartenance
politique et dans le respect de celle-ci, une assemblée-
débat dans laquelle les militants du POI s’inscrivent
à égalité avec tous les autres travailleurs et militants qui
souhaitent y participer.
Adoptée à l’unanimité du bureau national du POI,
Paris, le 11 avril 2015, 16 heures

samedi 14 février 2015

le POI 06 informe : liquidation de la SNCM

suite à la conférence de presse du lundi 19 janvier 2015


Les organisations syndicales départementales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES du Var ont décidés d’agir ensemble contre la liquidation de la SNCM.

 
L’Etat n’a pas respecté les engagements pris l’année dernière pour la sauvegarde de la compagnie. Pire l’Etat qui reste le principal actionnaire de la SNCM par le biais de TRANSDEV et de la caisse des dépôts et consignations a participé à une mise en redressement judiciaire savamment construite.

 
Les éventuels repreneurs avaient jusqu’à ce lundi 19 janvier pour déposer leurs offres. L’objectif poursuivi est clair : vendre à la découpe les navires de la compagnie et attribuer la délégation de Service Public à d’autres compagnies qui seront des compagnies low-cost.

 
En agissant ainsi, le gouvernement Français se plie aux injonctions de l’Union Européenne. Il s’agit de liquider la SNCM, les emplois, le Service Public de continuité territoriale et le pavillon français de 1er registre. Il s’agit également de céder aux compagnies Low-Cost les lignes assurées par la SNCM.

 
L’Intersyndicale SNCM a déposé des résolutions dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire. Les organisations syndicales départementales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES du Var apportent leur soutien aux résolutions des syndicats de la SNCM.

 
Nous considérons qu’il faut une riposte la plus unitaire et la plus large possible pour faire échec à la volonté du gouvernement de démanteler la SNCM. Nous irons interpeller le préfet du Var ce 21 janvier sur cette question.

 
Nos organisations syndicales n’acceptent pas que TOULON soit le point d’ancrage du Low-cost et du non respect du droit du travail français.

 
Notre action vise à défendre l’existence d’une compagnie française, ses emplois et sa convention collective et non à opposer des travailleurs entre eux. Qu’ils soient sous statut, précaires, détachés, ou immigrés, ils sont tous victimes de la concurrence imposée par les marchés financiers.

 
D’autres mobilisations unitaires contre les privatisations et externalisations sont en cours à la SNCF ou dans l’énergie.

 
Derrière le démantèlement SNCM, c’est bien la question du droit du travail et de la mise en concurrence sauvage des salariés sous la houlette de l’Union Européenne ce que nous ne cessons de dénoncer au quotidien.



Toulon, le 19 janvier 2015.



 

mercredi 8 octobre 2014

Réforme des rythmes scolaires

LE POI 06 INFORME:


Ce 10 septembre, la Ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud–Belkacem martèle : « oui, la rentrée s’est bien passée ».

Mais bien passée pour qui ?

La réforme des rythmes scolaires s’applique désormais dans l’ensemble des écoles et c’est un désastre.

Sur la Côte d’Azur, des enfants de 3 ans se retrouvent à 30 par classe. Certains, épuisés par une matinée de 3H30 contre 3H auparavant, s’endorment à la cantine.

L’école peut finir à 15H45, comme à Nice par exemple, voire plus tôt dans d’autres communes ! Des classes jusqu’ici réservées à l’instruction et aux apprentissages peuvent désormais être utilisées et chamboulées pour n’importe quelle activité récréative ou de garderie.

Chaque commune a du définir de nouveaux rythmes scolaires pour respecter, nous dit-on, les rythmes biologiques de l’enfant. Comme si le rythme d’un enfant changeait d’une commune à l’autre, voire d’une école à l’autre sur une même commune et même d’un jour à l’autre !

Le cadre national de l’instruction publique est disloqué, favorisant le développement des écoles privées confessionnelles, qui n’ont pas l’obligation d’appliquer cette réforme.

A Nice, le PS réclame que le « Temps d’Accueil Educatif Périscolaire » qui a lieu entre 15H45 et 16H30 et qui sera facturé 15€ par mois et par enfant soit pris en charge par la commune. De même, le PCF demande l’abandon de la facturation.

Mais comment les communes peuvent-elles financer ces activités, sinon en augmentant les impôts, en baissant d’autres dépenses ou en faisant payer les parents ?

Sans aucun doute, il est inadmissible de faire payer les parents.

Mais qui remet en cause dotations de l’Etat aux collectivités locales et le cadre national de l’instruction publique ?

Qui oblige les parents à payer, si ce n’est le Pacte de Responsabilité qui prévoit la baisse de 11 milliards de dotations de l’Etat aux collectivités locales et contre laquelle 10 000 communes ont pris position pour exiger « le réexamen du plan de réduction des dotations de l’Etat (et) la remise à plat des politiques nationales et européennes impactant les budgets des collectivités locales » ?
Qui oblige les parents et les contribuables à payer si ce n’est la loi Peillon de refondation de l’école qui a instauré la territorialisation de l’école, loi votée par la majorité PS, PCF et Vert à l’Assemblée Nationale ?

Dans les Alpes-Maritimes, des syndicats d’enseignant se sont élevés avec raison contre la loi et le décret Peillon/Hamon de réforme des rythmes scolaires.

Par exemple, la CGT indique : « si les mobilisations des enseignants, des personnels territoriaux ou des salariés du secteur associatif, comme celles de nombreux parents d’élèves ont contraint le gouvernement à aménager cette réforme si difficilement applicable, les modifications apportées par le ministère ne changent rien au fond et n’améliorent ni les conditions d’apprentissage des élèves ni les conditions de travail des personnels. »

Pour le SNUDI-Force Ouvrière : « toutes les informations qui nous parviennent indiquent déjà que la rentrée 2014, avec la mise en œuvre à marche forcée des rythmes scolaires, se traduit par une désorganisation des écoles, une dégradation des conditions de travail et une remise en cause généralisée des droits des personnels ! Pour éviter le désastre annoncé, une seule solution : suspension immédiate de la mise en place de la réforme ! Abrogation des décrets Peillon-Hamon ! »

Pour sa part, le SNUipp-FSU 06 demande : « la non-généralisation de la réforme à la rentrée, la suspension de sa mise en œuvre quand il y a désaccord avec la proposition de la mairie, la réécriture du décret et la pérénisation du financement des TAP par l’Etat ».

Mais le financement des activités périscolaires par l’Etat rendrait-il la réforme plus acceptable ? Des négociations mairie par mairie rendraient-elles l’éclatement du cadre national de l’instruction publique plus acceptable ?

Le Parti Ouvrier Indépendant des Alpes-Maritimes vous propose d’en discuter autour du journal Informations Ouvrières, qui apporte chaque semaine témoignages, éclairages et analyses pour le retrait du pacte de responsabilité et de la réforme Peillon, pour la défense de l’école publique républicaine, laïque et gratuite.
 
 
 

lundi 14 avril 2014

Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !

Appel à tous les travailleurs et citoyens

Confirmons le rejet de la politique anti-ouvrière de Hollande !
Amplifions le rejet des politiques d’austérité de l’Union européenne !
Rupture avec l’Union européenne ! Abrogation des traités !
Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !
 
Les 23 et 30 mars, le peuple a exprimé un rejet sans appel de la politique de destruction des acquis sociaux et de la démocratie du gouvernement Hollande ; cette même politique que les gouvernements soumis aux plans de l’Union européenne imposent à tous les peuples du continent.

Le 8 avril, le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis à l’Assemblée nationale, au nom du « gouvernement de combat », un programme qui veut aller « plus loin, plus vite » encore dans la mise en oeuvre de cette politique de régression sociale.

Aujourd’hui, au nom du respect des critères imposés par l’Union européenne, toutes les forces politiques institutionnelles (y compris le Front national) appellent à voter le 25 mai pour un prétendu Parlement européen !

Les faits le prouvent : l’Union européenne, ses traités, la Banque centrale européenne (BCE) ont été taillés sur mesure par le capital financier international, les banques et les gestionnaires de fonds spéculatifs pour leurs seuls intérêts.
 
L’Union européenne, ses traités, la BCE, ne servent qu’à :
— déposséder les peuples d’Europe de toutes prérogatives démocratiques et de souveraineté ;

— renflouer les banquiers et les spéculateurs qui ont ainsi bénéficié de milliers de milliards d’euros depuis 2008 ;

— fixer le cadre contraignant des politiques d’austérité et des contre-réformes dans lequel des gouvernements soumis s’attaquent à tous les droits et garanties des peuples, au nom de la dette et des déficits publics.

L’Union européenne, c’est la dévastation de la Grèce, la ruine du Portugal, la misère généralisée en Espagne. L’Union européenne, ce sont les accords imposés à l’Ukraine qui poussent ce pays sur la voie de la ruine.

L’Union européenne, c’est, en France,
le pacte de responsabilité de Hollande-Gattaz-Valls

C’est tromper les travailleurs, les jeunes, les retraités que de laisser croire qu’il serait possible au Parlement européen d’infléchir la politique de l’Union européenne et de la BCE !

C’est les tromper que de les appeler à voter au nom d’une « Europe sociale », du « dialogue social européen » ou d’un « pacte social européen », verbiage creux qui nous est servi depuis vingt ans pour accompagner la liquidation pure et simple des droits acquis dans chacun de nos pays !

Le peuple français a dit non à la « Constitution européenne » en mai 2005. Depuis, les gouvernements successifs ont piétiné son choix, ratifié le traité TSCG en 2012, violant la démocratie la plus élémentaire.

C’était non en 2005 ! Ce sera non en 2014 !
Travailleurs, jeunes, militants, affirmons ensemble cette exigence : les traités de l’Union européenne doivent être dénoncés, l’Union européenne, ses institutions, sa Banque centrale, son prétendu Parlement, doivent être démantelés.

Manifestons notre exigence de rupture avec l’Union européenne en refusant d’aller voter ce 25 mai !
En refusant de nous prêter à ce simulacre de démocratie, nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne… qui se révoltent contre les plans que leur impose l’Union européenne.

Nous appelons les travailleurs, les militants, les jeunes de toutes tendances, engagés comme nous dans le combat contre le pacte de responsabilité, contre chacune des mesures et des contreréformes qui en découlent, à rassembler leur force pour dire :
Non à l’Union européenne ! Non au Parlement européen !

Non aux traités européens ! Non à l’austérité !

Non au pacte de responsabilité !

Oui à l’union libre et fraternelle des peuples et des nations d’Europe débarrassés des traités européens.




 


 
 

Communiqué du POI 06 sur les élections municipales

Le deuxième tour des élections municipales, tant au niveau national que dans notre département a confirmé le rejet par la population de la politique de l’ex-gouvernement Hollande-Ayrault. Le taux d’abstention historique notamment dans les quartiers populaires a provoqué une déroute des listes qui ont soutenu, au premier ou au deuxième tour, la majorité présidentielle sanctionnant sans appel cette politique de casse des droits des travailleurs, de liquidation de la sécurité sociale, d’austérité mortifère orchestrée par l’union européenne sous la direction des marchés financiers soucieux de préserver leur profits.

A Nice, c’est 46,6 % des électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du deuxième tour, plaçant la liste PS en troisième position avec 17% derrière le FN (21%) et l’UMP (48%).

A Grasse, malgré une large union autour du PS, PCF, EELV, et une fusion avec des listes de droite ou assimilées au deuxième tour, c’est la liste UMP qui est passée en tête avec une abstention de près de 40%. 


A peine nommé le nouveau gouvernement Hollande-Valls loin de prendre en compte le résultat des élections décide d’aller encore plus vite et encore plus loin. Ce gouvernement de « combat » accélère la destruction de la sécurité sociale en remettant en cause le salaire différé, en la privant toujours plus de ses rentrées d’argent que sont les cotisations sociales. Zéro cotisations sur le SMIC, exonérations progressives jusqu’à 3,5 fois le SMIC. Suppression programmée des conseils généraux des départements et donc in fine des départements. Perte totale d’autonomie des communes avec la suppression de la clause de compétence générale de celles-ci, c’est-à-dire la liberté de choisir sa cantine scolaire, son système de distribution de l’eau, etc.

De peur de ne point arriver au bout de sa route de plus en plus encombrée par les résistances des travailleurs qui s’accrochent, grâce à leur organisations ouvrières et conventions collectives, à leurs droits légitimes, ce gouvernement panique et appuie sur l’accélérateur.

Quel issue pour la population ?

Le Parti Ouvrier Indépendant propose d’ouvrir la discussion avec tous ceux et celles qui sont sur la ligne de la défense de l’indépendance des organisations ouvrières et qui refusent le pacte de responsabilité Hollande/MEDEF/CFDT dont le but est de faire passer toutes les réformes anti sociales exigées par le capitalisme en crise.

Construisons ensemble un parti ouvrier véritablement indépendant.

Rejoignez le POI.

jeudi 13 mars 2014

Pacte de Responsabilité: Le hold up du siècle !

La suppression des cotisations familiales pour les entreprises c 'est plus de 30 milliards d'euros de perte pour la sécurité sociale et par conséquent autant d'offert au patronat sans aucune contrepartie au moment où ces lignes sont écrites.
C'est une réduction sans précédent du salaire "socialisé" des travailleurs, c'est à dire les cotisations sur salaire qui financent le modèle social français basé sur la sécurité sociale.
Et ce n'est qu'un début, Pierre Gattaz le président du MEDEF n'a t il pas déclaré qu'il n'y avait aucune raison que les entreprises financent la branche famille de la sécu pas plus que celle de la santé ?
Le pacte de responsabilité c'est donc au choix : Un hold up sur le salaire des travailleurs, un royal cadeau au patronat, le début de la casse de la sécurité sociale. A vrai dire c'est les trois à la fois.
Deplus, qui peut croire que dans le contexte actuel d'austérité et d'économies par dizaines de milliards que le gouvernement est contraint d'orchestrer pour satisfaire les marchés financiers, il sera en même temps capable de trouver les moyens de fournir aux familles les allocations auxquelles elles ont droit ? Celles-ci disparaitront à terme ou se réduiront à peau de chagrin.
Et que dire de l'effet promis sur la relance de la croissance et la baisse du chomage ? ... Si encore cet argent était redistribué aux travailleurs ceux ci pourraient éventuellement consommer davantage et redonner du travail aux entreprises en relançant la demande. Mais que nenni, ce pacte de responsabilité est un véritable scandale, il doit être absolument combattu.

Le POI 06 appelle tous les travailleurs, les chômeurs, les retraités à participer massivement aux manifestations contre l'austérité et le pacte de responsabilité qui se tiendront dans toute la France le  mardi 18 mars. La manifestation de Nice partira à 10h de la Gare SNCF.

TOUS ENSEMBLE CONTRE LE PACTE, POUR LA DEFENSE DE LA SECU !
 

samedi 30 novembre 2013

Démocratie Zéro6, le film qui dénonce l'intercommunalité forcée

http://www.democratiezero6.fr

Déclaration des auteurs du film :
 "Les élections municipales approchent.
Qu'en est-il de la réalité de la démocratie locale qu'elles incarnent ?
La commune, en tant qu'espace de représentation politique, a-t-elle un avenir dans notre République, à l'heure du regroupement obligatoire en intercommunalité, et de l'absoption des territoires par les métropoles ? Ces nouvelles institutions n'éloignent-elles pas encore davatange les centres de décision de la majorité des citoyens ? Comment s'assurer au mieux du respect de l'intérêt général dans ce contexte ? Quels moyens légaux ont les élus de terrain pour conserver leur prérogatives ?

Partant d'une situation locale extrème - le rattachement autoritaire d'une vallée entière à une intercommunalité dont l'avenir est d'intégrer la métropole de Nice - Démocratie Zéro6 doit permettre de s'interroger et de débattre sur le fonctionnement de la démocratie dans notre pays. Témoignage passionnant de la mobilisation d'élus et de citoyens de tous bords contre une décision arbitraire, le documentaire de Michel Toesca sortira au cinéma à partir du 29 janvier 2014.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute question relative à l'organisation de projections, avant-premières, rencontres avec le réalisateur et les protagonistes du film.

N'hésitez pas à nous contacter aux coordonnées ci-dessous.

à bientôt

Julien Navarro "

SéANCE TENANTE
mobile : 06.63.59.18.85
julien@seance-tenante.fr

 
http://www.democratiezero6.fr


samedi 25 mai 2013

Communiqué du POI 06 suite au congrès départemental

Unité pour le retrait

du projet de réforme des retraites !

 
Aux ordres de l’Union Européenne, le président HOLLANDE et le gouvernement viennent d’annoncer une nouvelle réforme des retraites.
Toutes les mesures envisagées visent à ponctionner 20 milliards sur les retraites d’ici 2020 :

• nouvel allongement de la durée de cotisation,
 
• augmentation de la CSG, notamment pour les retraités,
 
• désindexation des pensions,
 
• remise en cause des avantages familiaux, des régimes spéciaux et des régimes de la fonction publique,
 
...
 
 
Lors de sa conférence de presse du 16 mai, le président HOLLANDE a déclaré que la réforme doit se faire
 

« dans le dialogue et la concertation ».

Pour notre part, nous disons : « le dialogue et la concertation » ne peuvent et ne doivent pas servir à négocier la remise en cause des droits et des garanties collectives !

 
Assez d’austérité et de reculs sociaux !
UNITÉ POUR LE RETRAIT DU PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES !


RÉUNION PUBLIQUE LE VENDREDI 14 JUIN À 19H


Au Foyer des Jeunes Travailleurs de Garbejaire à Sophia-Antipolis, en face de la Poste

» après la publication du rapport de la « commission pour l’avenir des retraites », qui doit fixer les axes de la réforme,
 

» avant la conférence sociale des 20 et 21 juin, qui lancera le dialogue social et la concertation.



 

lundi 11 mars 2013

POUR LE RETRAIT DU DECRET PEILLON ET L’ABANDON DE SA REFORME

Communiqué de Gérard Schivardi:
 
La campagne de propagande du ministre Peillon dans les départements pour tenter de convaincre les maires

des bienfaits de sa loi de refondation de l’école, et de son premier décret sur les rythmes scolaires, se heurte

à une résistance grandissante.

Les tentatives réitérées de dresser les parents et les élus contre les enseignants massivement en grève le 12

février se transforment en leur contraire.

Comme, par exemple dans l’Indre, où le président de l’Association des maires de ce département indique à la

presse ce 28 février que

« 90 % des maires du département refusent d’appliquer la réforme des rythmes

scolaires à la rentrée. »



Comment pourrait-il en être autrement alors que cette réforme vise à transférer les responsabilités de l’Etat et

celle de l’Education nationale sur les communes ? Et ce, au moment où le gouvernement annonce que les

dotations de l’Etat aux collectivités territoriales seront amputées de 4,5 milliards dans les 2 années qui

viennent ?

En réalité, la réforme Peillon vise à faire éclater l’école de la République en la soumettant à la territorialisation

que prépare l’acte III de la décentralisation qui veut en finir avec la République une, indivisible et laïque.

C’est pourquoi le Conseil municipal de Mailhac a délibéré à l’unanimité le 12 février dernier :

- Considérant que le décret transfère sur les communes des responsabilités attribuées à l’Etat par la

constitution française,

- Considérant qu’un tel transfert représente une charge budgétaire très lourde autant qu’indue pour la

commune,

- Considérant que l’organisation de rythmes scolaires prévue par le décret représente un recul concernant

l’égalité devant l’instruction avec la mise en place d’un projet éducatif local différent d’une commune à l’autre

et qui remet en cause :

- la séparation enseignement et périscolaire

- le caractère national de l’école publique

- la gratuité,

- Considérant qu’il ne revient pas aux élus locaux de se substituer à l’Etat concernant l’éducation nationale,

Le conseil municipal, après en avoir délibéré,

- Estime que ce décret ne va pas dans l’intérêt des enfants et qu’il doit être purement et simplement

abandonné,

- S’oppose radicalement au cadre d’un projet éducatif territorial et se prononce sans nuance pour

l’école de la République obligatoire, laïque, gratuite et nationale, garantissant à tous les enfants, où qu’ils

habitent, les mêmes enseignements dispensés par des enseignants dont les qualifications sont pour tous

garantis par les diplômes nationaux(…),

- Décide en conséquence de ne pas mettre en application le décret ministériel sur les rythmes

scolaires (…)


J’appelle tous mes collègues à refuser l’éclatement de l’école laïque et à refuser de mettre en place la

réforme Peillon lors de la prochaine rentrée scolaire.

Mailhac le 28 février 2012

Gérard Schivardi

maire de Mailhac, secrétaire national du POI