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Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
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mercredi 17 octobre 2018
POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES DE 1936 ET 1945
10 NOVEMBRE 2018 – PARIS
DE 11 H À 16 H 30
GRAND RASSEMBLEMENT
à l’appel du Comité national
de résistance
et de reconquête (CNRR)
Le 23 juin, 250 délégués
des comités de résistance
et de reconquête,
militants politiques, élus,
syndicalistes
d’origines diverses,
ont décidé d’organiser
un grand rassemblement
à Paris le 10 novembre 2018,
de 11 heures à 16 heures 30,
pour la défense
des acquis de 1936 et 1945.
POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES
DE 1936 ET 1945
Espace Charenton, 327, rue de Charenton, 75012 Paris.
l Métro ligne 8, station : Porte de Charenton l Tram T3, station : Porte de Charenton
l Bus, ligne 87, arrêt : Charenton jardinier
Pour tout contact :
cnrr2017@gmail.com
cnrr2018.sitew.fr
Depuis cet été, Macron et son gouvernement sont
secoués par les affaires, affaiblis par les démissions
successives. C’est ce gouvernement en crise, en
chute libre, qui prétend « maintenir le cap » : au
compte du capital financier, tous les droits collectifs
devraient être liquidés. Édouard Philippe vient ainsi de présenter
son « programme de travail » contre les aides
sociales, l’assurance chômage, le système de santé, le statut
de la Fonction publique... et pour couronner le tout, contre
tous les régimes de retraites.
Cette politique n’épargne rien. Les retraités viennent de voir
leurs pensions gelées. 200 000 jeunes, qui ont pourtant obtenu
le baccalauréat, ont été privés par les réformes de Macron de
leur droit à s’inscrire à l’université dans la formation de leur
choix. Les communes sont étranglées.
Face à cette situation, les forces pour résister existent. L’écrasante
majorité des militants ouvriers entend ne rien lâcher.
Le rejet est massif chez les travailleurs, dans la jeunesse.
Dans les comités de résistance et de reconquête, chez des
milliers de militants ouvriers, syndicalistes, militants politiques,
élus, des discussions intenses ont lieu. À la lumière de ce qui
s’est passé sur les ordonnances de la loi travail, sur la réforme
ferroviaire contre laquelle les cheminots se sont dressés, ils
s’interrogent, ils réfléchissent aux moyens à mettre en oeuvre
pour résister, pour bloquer l’offensive.
Des questions urgentes
sont posées, qui sont à discuter :
Macron a décidé de s’en prendre aux retraites. Ce
qu’il veut faire c’est bien plus que poursuivre les contreréformes
des Balladur, Juppé, Fillon, Ayrault qui l’ont
précédé. Il veut en finir une fois pour toutes. Avec son
projet de régime universel par points, les 43 régimes
de retraites existants disparaîtraient. Fillon (qui s’y
connaît) a tout résumé : « avec la retraite par points,
vous pouvez baisser le niveau, le montant des points,
donc des pensions, tous les ans ». Face à la volonté de
Macron de tout liquider, faut-il faire des « propositions
» ? Peut-on penser sérieusement que des propositions,
aussi justes soient-elles, puissent être satisfaites
sans qu’au préalable les contre-réformes de Macron
ne soient bloquées ? En particulier, est-ce qu’on peut
faire barrage au projet sur les retraites sans dire clairement
: non au régime universel par points, maintien
de tous les régimes existants ?
Dans un comité, un militant : « Depuis la démission
de Hulot, les appels pour sauver la planète se
multiplient. L’environnement, c’est un problème
majeur : les multinationales sont en train de tout saccager,
et on ne peut pas laisser faire. Mais il y a des
choses qui posent question. Récemment, un appel a
été lancé pour un “investissement vert” qui serait “isolé
du déficit budgétaire”. Donc, si je comprends bien, il
faudrait appliquer aux autres secteurs les plans de
réduction des déficits qui sont en train de dévaster la
santé, l’école et tous les services publics ? Est-ce que
cela ne revient pas à couvrir tout simplement Macron
et sa politique ? »
Dans un autre comité : « Le sort réservé aux
“migrants”, aux réfugiés, c’est une honte, une barbarie
sans nom. Et vous avez vu Macron, Merkel et compagnie
? Ils versent des larmes de crocodile. Ils brandissent
le danger des “nationalismes”, des
“populismes”. J’ai vraiment le sentiment qu’ils cherchent
à manipuler. Ils sont tous engagés dans les
guerres, dans les plans d’ajustement qui ravagent des
pays entiers et qui contraignent des centaines milliers
à prendre la route de l’exode. Et quand il faut qu’ils
s’entendent avec Orban ou Salvini pour taper sur les
migrants, là, ils n’ont aucun problème ».
Un autre : « En plus, avec les élections européennes
qui approchent, ils se posent en remparts des
“valeurs européennes”. Ces élections seront-elles marquées
par une abstention massive comme c’est généralement
le cas ? Est-ce qu’il en sera autrement ? A
cette étape, je n’en sais rien. Mais l’Union européenne,
je sais ce que c’est : c’est l’Europe du capital. Pour servir
et renflouer les marchés financiers qui sont les
vrais patrons, les gouvernements et l’Union européenne
ont imposé des traitements de choc qui ont
ravagé la Grèce, l’Espagne, le Portugal... Aujourd’hui,
tous sont en crise, massivement rejetés. Un rejet qui
n’a cessé de s’amplifier depuis le vote « Non » de 2005,
que tous les gouvernements successifs ont bafoué. Et
en même temps, je vois la situation en France, en
Europe : le rejet, la crise politique, ne suffisent pas à
les arrêter. Et je me dis que les travailleurs, la jeunesse
ont besoin de disposer d’une force pour ouvrir une
solution conforme à leurs intérêts. »
Sur toutes ces questions, et sur bien d’autres, la discussion
est nécessaire. Personne ne détient la « solution
miracle » aux problèmes posés par la situation. C’est
la libre discussion qui permet d’avancer. C’est le rôle
des comités de résistance et de reconquête.
Macron et le capital financier dont il est l’exécutant voudraient tirer un trait définitif
sur les conquêtes ouvrières de 1936, de 1945, sur les acquis de la démocratie.
Ils veulent tout reprendre ! Nous voulons tout garder !
En nous rassemblant massivement, syndicalistes, militants politiques, élus, travailleurs,
jeunes de toutes tendances, le 10 novembre à Paris, à l’Espace Charenton,
pour la défense des acquis de 1936 et de 1945, il s’agit de contribuer à regrouper la
large force dont les travailleurs ont besoin pour aider à organiser la résistance.
Je participe au rassemblement le 10 novembre à Paris appelé par le CNRR
NOM ……………………………………………… Prénom………………………………………………
Tel. …………………………………… email…………………………………………………………………………………
Soutien financier au rassemblement ……………………
samedi 14 février 2015
Conférence ouvrière pour l'unité et la résistance du 17 janvier
Déclaration de la conférence du 17 janvier 2015.
La « Conférence de militants pour l’unité et la résistance » a rassemblé 550 militants ouvriers d'origines diverses, ce 17 janvier huit jours après les terribles attentats qui ont fait 17 victimes
550 militants et responsables ouvriers, venus de tout le pays, ont décidé d'être là en dépit du climat de dramatisation et de méfiance généralisée instillés par les sommets de l'Etat comme par les médias au moment où tout est fait pour se servir de ces odieux attentats pour « couvrir » le passage en catimini de la loi Macron qui porte un coup mortel au Code du travail. Ce serait pour le gouvernement un pas dans la voie de la réalisation du programme formulé en 2007 par Denis Kessler : « sortir de 1945 et défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance (CNR) » ;
550 militants membres d'organisations syndicales différentes se sont fraternellement réunis, alors que les organisations syndicales font l'objet d'attaques visant à remettre en cause leur existence et leur indépendance et que « l'union sacrée » est invoquée pour tenter de les faire renoncer à ce pourquoi elles ont été construites : la défense de toutes les conquêtes sociales de la classe ouvrière.
Contrairement à ce que les initiateurs du Pacte de responsabilité au profit exclusif du patronat, voudraient nous faire croire, nous affirmons que la lutte de classes ne s’interrompt pas.
« Hollande-Valls -était-il écrit dans l'appel à notre conférence- ont décidé, pour se conformer aux diktats du Medef, de l'Union européenne, et plus généralement du capital financier, de passer en force, au mépris des protestations qui s’élèvent dans les rangs de leur propre majorité; ils le font de façon provocatrice, en ignorant l’avertissement constitué par la sortie de la CGT, de la CGT-FO, suivies par FSU et Solidaires, de la conférence sociale qui avait en réalité provoqué le changement de gouvernement.
Et faute de pouvoir s'appuyer sur cette conférence sociale, ils annoncent qu’ils auront recours, chaque fois que cela sera nécessaire, aux dispositions les plus anti-démocratiques des institutions de la Ve République : les ordonnances — maniant comme moyen de chantage la menace de la dissolution
. »
Quelques mois après nous avons entendu dans cette conférence de nombreuses interventions qui témoignent d’une même réalité que dans de multiples entreprises, services, départements, etc., se multiplient les déclarations et actions communes pour la défense des revendications des salariés face aux attaques gouvernementales et patronales.
Nous avons entendu les camarades qui nous ont annoncé la manifestation appelée par les Unions régionales CGT et CGT-FO de la Région parisienne avec SUD et FSU le 26 janvier pour le retrait de la loi Macron, le jour de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale.
Nous avons entendu les camarades de l'énergie qui nous indiqué l'appel de leurs fédérations CGT/CGT-FO à une montée nationale le 29 janvier contre la loi de transition énergétique.
Nous avons entendu les camarades cheminots qui nous ont informé de l’appel de leurs fédérations CGT, CGT-FO et SUD à une montée nationale ce même 29 janvier contre la réforme ferroviaire.
« Comment pouvons-nous, travailleurs et militants de toutes origines politiques, élus, démocrates… agir pour aider l’immense force disponible à surmonter tous les obstacles à son rassemblement dans l’unité de ses organisations contre le « pacte de responsabilité » qui aujourd'hui concentre la politique de rigueur (d’austérité) et prétend engager les organisations syndicales dans l’accompagnement du plan gouvernemental ? » était-il écrit dans l'appel à notre conférence de ce 17 janvier.
Le libre débat qui s'est poursuivi depuis des mois entre nous, les liens que nous avons resserrés, surmontant les différences, ont commencé à porter leurs fruits. Ils fournissent un levier important dans la bataille que nous menons ensemble pour la défense de l'indépendance de nos organisations respectives. Pour barrer la route à l'entreprise de destruction sans précédent engagée par ce gouvernement nous sommes parvenus à même conclusion l’heure est à la mobilisation, l’heure à construction du rapport de force : pour bloquer cette offensive, il faut bloquer le pays.
En conséquence, nous invitons tous les participants à cette conférence à organiser dans leurs régions et dans leurs différentes branches professionnelles des réunions de compte-rendu permettant d'élargir encore la surface de cet échange et de saisir les occasions qui ne peuvent manquer de se présenter d'agir concrètement sur la situation dans le sens du rassemblement de la classe ouvrière dans son unité face à ce gouvernement entièrement dévoué au capital.
Le comité de liaison constitué à l’issue de cette conférence participe en mars 2013 à une conférence ouvrière européenne à Tarragone (Etat espagnol) pour « débattre librement dans un objectif unique : contribuer, de façon coordonnée, dans chacun de nos pays, à lever les obstacles qui se dressent contre la réalisation de l’unité. Pour abroger les plans assassins de l'Union européenne et ses traités. Contre la dictature de la troïka. »
Le 1er décembre 2012, le 30 novembre 2013, puis le 14 juin 2014, trois nouvelles conférences, représentant toujours plus de militants.
Libellés :
Appel,
appel des 160,
Conférence pour l unité et la résistance
samedi 12 juillet 2014
Conférence nationale pour l'unité et la résistance - 14 juin 2014
La rencontre nationale du 14 juin à la Bourse du travail de Paris à l’initiative de l’appel des 160 regroupés pour la résistance, l'unité et l'indépendance des organisations ouvrières en particulier « contre les plans de l'Union européenne et de la troïka », a, sans aucun doute, rempli son rôle en permettant un large débat pour le renforcement de l’axe de la résistance fondé sur l’indépendance des organisations syndicales.La rencontre s’est tenue alors qu’avait démarré, trois jours avant, la grève reconductible des cheminots pour le retrait de la réforme ferroviaire. Grève dans laquelle les cheminots ont renoué avec les assemblées convoquées avec les syndicats qui sont pour la grève, avec la décision de reconduction soumise aux grévistes. Et, bien sûr, ce n’est pas une affaire de cheminots. Cela concerne toute la classe ouvrière.Notre conférence a rassemblé 387 militants. Nous devions être beaucoup plus nombreux.De nombreuses délégations n’ont pu gagner Paris faute de trains, ce qui a démenti les déclarations fanfaronnes du gouvernement et de la direction de la SNCF.Notre débat a vraiment été marqué du début jusqu’à la fin par la grève des cheminots.Notre rencontre a d’ailleurs débuté par la lecture d’une impressionnante liste de prises de position d’instances syndicales CGT, Force ouvrière, Solidaires, FSU, intersyndicales exprimant leur soutien à la mobilisation des cheminots et à leur exigence de retrait du projet de loi de réforme ferroviaire, préalable à toute satisfaction des revendications des cheminots.Un soutien dont chacun comprenait qu’il exprime la volonté commune de résistance qui se manifeste partout. Un soutien qui résumait la nécessité de notre rencontre comme l’ont exprimé les militants engagés par l’appel sur la SNCM.On ne peut que partager le sentiment d’un participant : le débat a évolué entre les premières conférences, encore marquées par une tendance à constater et déplorer les difficultés et cette rencontre où s’est exprimée la conviction que la réponse est en train de se constituer et que cette rencontre en est une composante.Sur les 387 participants, 37 sont intervenus. Quelle que soit leur appartenance syndicale, qu’ils soient CGT, Force ouvrière, FSU, quelle que soit leur éventuelle appartenance politique, quelle que soit leur profession, les 37 intervenants ont exprimé la résistance de la classe ouvrière aux plans destructeurs de tous ses acquis. Et cela dans tous les secteurs, à la SNCF, à la SNCM, chez les territoriaux, dans l’enseignement supérieur et la recherche, à la Sécurité sociale, dans les hôpitaux, dans le privé.Et ce mouvement de résistance qui s’exprime dans tous les secteurs s’appuie sur le fait que, comme il a été démontré dans de nombreuses interventions, le « syndicalisme rassemblé » auquel se sont heurtés les salariés du public et du privé dans leur exigence de retrait des contre réformes des retraites est, de plus en plus, battu en brèche par le syndicalisme de combat matérialisé par les prises de position communes des instances syndicales.Le lien est immédiat entre le refus du pacte de responsabilité et l’unité qui s’affirme pour défendre ensemble les revendications et réunir les moyens de la lutte de classe pour faire reculer le gouvernement. Unité qui devient un enjeu. Unité qui répond à l’aspiration des salariés.Alors que s’affirme ce syndicalisme de combat contre le syndicalisme rassemblé, le gouvernement tente, au travers de la conférence sociale, de restaurer le syndicalisme rassemblé pour associer les confédérations à la mise en œuvre du pacte de responsabilité, même lorsqu’elles ne l’ont pas signé.Le véritable objectif étant donné par le ministre Sapin lorsqu’il met en place le « comité de suivi » du pacte de responsabilité.De nombreux intervenants sont revenus sur cette question en appuyant avec force tous ceux qui agissent contre la participation à la conférence sociale des organisations qui ont refusé de signer le pacte de responsabilité.Ils ont insisté sur la contradiction qu’il y a entre la résistance qui se manifeste contre le pacte de responsabilité et toutes ses conséquences et la volonté du gouvernement d’imposer un « dialogue social » consistant à tenter d’instrumentaliser les organisations syndicales pour la mise en œuvre de ses plans anti-ouvriers.Cette question devient une question majeure qui appellera de notre part de nous rencontrer à nouveau.
mercredi 11 décembre 2013
Appel de la conférence pour l’unité et la résistance
– Paris, le 30 novembre 2013 -
- non à la dictature des déficits.
« ● Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut imposer la “troïka” (FMI, BCE, UE).
● Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui assignent les institutions internationales (FMI, BCE, UE) et les gouvernements.
Telles sont les conclusions auxquelles nous sommes arrivés au terme de cette troisième conférence.
Dès le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus ont lancé un appel pour dire :
- non à la dictature de la troïka,- non à la dictature des déficits.
Le 26 novembre 2011, une première conférence regroupant 413 militants représentatifs des différents courants
du mouvement ouvrier déclarait :
« ● Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut imposer la “troïka” (FMI, BCE, UE).
Pour aider à la résistance et préparer les combats inévitables à venir, les signataires appellent tous les travailleurs et démocrates, et leurs organisations, à se rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements.
● Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui assignent les institutions internationales (FMI, BCE, UE) et les gouvernements.
● Il revient au mouvement ouvrier d’organiser la résistance pour défendre les intérêts des travailleurs mais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis de la civilisation.
● Il revient au mouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences compréhensibles pour refuser les diktats de l’Union européenne. Sur ces bases, et face à la soumission des partis politiques liés à l’Union européenne, il revient aux travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs de se regrouper. »
Le 1 er décembre 2012, 500 militants, à nouveau réunis en conférence, décidaient de constituer un comité de liaison national pour l’unité et la résistance.
Les militants réunis le 30 novembre 2013 constatent que le gouvernement Hollande-Ayrault accélère encore la mise en oeuvre de la politique de rigueur. Après l’ANI, signé en particulier par la CFDT — dont on commence à mesurer dans les entreprises les dégâts tant il facilite les licenciements —, combattu, entre autres, par la CGT et la CGT-FO, et transposé immédiatement dans la loi, après la nouvelle contre-réforme des retraites, encore approuvée par la CFDT, sous prétexte de réforme fiscale, le gouvernement s’attaque à présent à la Sécurité sociale.
La fiscalisation voulue par le patronat et le gouvernement ouvre la voie à la privatisation de la Sécurité sociale de 1945 financée par les cotisations, expression de la solidarité ouvrière.
De même, la réforme des rythmes scolaires, sous le prétexte fallacieux de l’intérêt des enfants, ouvre la voie à l’éclatement de l’école républicaine et porte une atteinte majeure au principe de laïcité.
Cette politique entre dans le cadre d’une offensive plus générale qui, par la décentralisation (acte III), vise à remettre en cause purement et simplement l’existence des communes et des libertés communales qui y sont associées.
Alors que les licenciements se multiplient, les travailleurs, de très nombreux élus, ne supportent plus cette politique et la rejettent. Le pays est au bord de la révolte.
Dans ce contexte où toutes les manipulations sont possibles, où le gouvernement cherche à intégrer les organisations syndicales au travers des pactes, qu’ils soient régionaux ou sociaux, il appartient au mouvement ouvrier et paysan d’ouvrir une perspective claire. Il est évident que l’on ne peut pas espérer l’emporter en s’alliant avec les patrons qui profitent de cette politique ou avec ceux qui la soutiennent et la mettent en oeuvre.
Il est nécessaire et urgent de tirer les leçons du passé, notamment des récentes mobilisations. La confusion, l’alliance des contraires conduit à l’échec. A ceux qui nous opposent un prétendu « intérêt général », nous réaffirmons qu’en démocratie, la classe ouvrière a le droit de défendre ses intérêts particuliers, notamment au travers de ses statuts, conventions collectives et du Code du travail.
A des degrés divers, ce débat traverse toutes les organisations.
Pour aider à constituer l’indispensable axe de résistance face à ceux qui ont choisi d’accompagner les contreréformes, alors que, de plus en plus, mûrit cette conscience que c’est ensemble, en préservant l’indépendance des organisations, dans l’unité contre le gouvernement, contre les patrons, par la grève, en bloquant la production, qu’il sera possible de les faire reculer.
Comme le montrent les nombreux conflits dans toute la France, la volonté de combat de la classe ouvrière est flagrante. La conférence appelle tous les militants pour aider ce mouvement, à discuter, à sceller des accords d’unité sur des bases claires et conformes aux intérêts des travailleurs, à mettre en avant les ripostes ouvrières.
samedi 15 décembre 2012
APPEL DE LA CONFÉRENCE NATIONALE POUR L’UNITÉ ET LA RÉSISTANCE
PARIS, LE 1er DÉCEMBRE 2012
Depuis, la politique assassine de la troïka s’est encore accentuée et plonge les peuples dans la misère. Contre cette tentative d’imposer une austérité permanente, les travailleurs, les peuples sont entrés en résistance. Dans tous les pays de l'Union européenne, l'heure est à l'organisation de la résistance, à la recherche de l'unité, sur des motes d'ordre clairs, pour combattre l'austérité, se dresser contre la dictature de la « troïka » et de son nouvel outil le TSCG.
Le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus ont lancé un appel à se regrouper pour dire :
- Non à la dictature de la troïka
- Non à la dictature des déficits
Le 26 novembre 2011, 413 militants représentatifs des différents courants du mouvement ouvrier, se sont réunis en conférence nationale à Paris. Ils ont affirmé :
«
● Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut imposer la ≪ troika ≫ (FMI, BCE, UE). Pour aider a la resistance et preparer les combats inevitables a venir, les signataires appellent tous les travailleurs et democrates, et leurs organisations, a se rassembler au-dela de la diversite de leurs engagements.
● Il revient au mouvement ouvrier de refuser le role que lui assignent les institutions
internationales (FMI, BCE, UE) et les gouvernements.
● Il revient au mouvement ouvrier d’organiser la resistance pour defendre les interets des
travailleurs mais aussi les conquetes democratiques et les acquis de la civilisation.
● Il revient au mouvement ouvrier de s’unir au-dela des divergences comprehensibles pour refuser les diktats de l’Union europeenne. Sur ces bases, et face a la soumission des partis politiques lies a l’Union europeenne, il revient aux travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs de se regrouper.
»Depuis, la politique assassine de la troïka s’est encore accentuée et plonge les peuples dans la misère. Contre cette tentative d’imposer une austérité permanente, les travailleurs, les peuples sont entrés en résistance. Dans tous les pays de l'Union européenne, l'heure est à l'organisation de la résistance, à la recherche de l'unité, sur des motes d'ordre clairs, pour combattre l'austérité, se dresser contre la dictature de la « troïka » et de son nouvel outil le TSCG.
Dans notre pays, après qu’une majorité des électeurs se fut prononcée pour chasser
Sarkozy et sa politique réactionnaire, le gouvernement Hollande-Ayrault a fait ratifier le traité Sarkozy-Merkel avec le soutien de la grande majorité des parlementaires PS et UMP. La politique d'austérité s'impose désormais dans le budget de l'Etat, sous contrôle de l'Union européenne, au mépris de la souveraineté populaire, pour réduire les « déficits publics » et répondre ainsi aux attentes des « marchés financiers », des banques et de leurs «agences de notation».
Aujourd'hui comme hier, la politique d'austérité menée au prétexte du remboursement de la dette a pour objectif la remise en cause de la totalité des conquêtes sociales de la classe ouvrière. Ainsi, dans son rapport commandité par le gouvernement, M. Gallois écrit :
≪ Plus aucun argument ne milite en faveur d'un systeme etabli dans un tout autre contexte en 1946. ≫
C'est dans cette même logique que le gouvernement prépare « l'acte III » de la
décentralisation afin d'accélérer le processus en cours de démantèlement des départements et des communes, donc de la République.
Pour faire passer cette politique, le président Hollande appelle à un « compromis
historique » : en cherchant à imposer aux organisations syndicales des accords qui remettent en cause les conquêtes sociales, il s'agit de les enchaîner à la politique des grands patrons et des spéculateurs.
En France aussi, la résistance est engagée. Elle prend des formes diverses. Les travailleurs cherchent les moyens de s’opposer à la fermeture des entreprises – y compris en en exigeant la nationalisation pour garantir leurs emplois –, de défendre les services publics, et de préserver leurs conquêtes sociales, en particulier la Sécurité sociale et l’ensemble de la protection sociale. De nombreux élus sont engagés dans la défense des communes et de la République.
La volonté de résistance qui s’est manifestée, notamment dans le combat pour une véritable manifestation nationale dans l’unité contre la ratification du TSCG, doit s’organiser pour pouvoir s’exprimer sur tous les plans où les travailleurs sont attaqués. Les nuances, les différences entre travailleurs, entre militants sont légitimes. Elles n’ont pas empêché des militants du PCF, du PG, du PS, du POI, du M’PEP, du PRCF, … d'autres n'étant membres d'aucune organisation politique, appartenant à diverses organisations syndicales d’agir en commun pour, sous des formes diverses combattre les conséquences du TSCG et les plans d'austérité. Aujourd’hui, il est possible et nécessaire de se regrouper pour combattre ensemble. Le temps est venu que cette force de résistance, cette majorité qui a commencé à s’organiser sous des formes diverses se donne une dimension nationale.
La volonté de résistance qui s’est manifestée, notamment dans le combat pour une véritable manifestation nationale dans l’unité contre la ratification du TSCG, doit s’organiser pour pouvoir s’exprimer sur tous les plans où les travailleurs sont attaqués. Les nuances, les différences entre travailleurs, entre militants sont légitimes. Elles n’ont pas empêché des militants du PCF, du PG, du PS, du POI, du M’PEP, du PRCF, … d'autres n'étant membres d'aucune organisation politique, appartenant à diverses organisations syndicales d’agir en commun pour, sous des formes diverses combattre les conséquences du TSCG et les plans d'austérité. Aujourd’hui, il est possible et nécessaire de se regrouper pour combattre ensemble. Le temps est venu que cette force de résistance, cette majorité qui a commencé à s’organiser sous des formes diverses se donne une dimension nationale.
Forts de cette détermination, les plus de 500 participants à la conférence nationale réunie à Paris le 1er décembre 2012 décident :de constituer un comité de liaison national pour l'unité et la résistance
afin de mettre en oeuvre les moyens pour renforcer cette résistance :
- pour aider à réaliser l’unité des organisations ouvrières et démocratiques, à tous les niveaux, contre toutes les mesures d’austérité (en particulier les
privatisations) prises par le gouvernement Hollande-Ayrault et sa majorité
parlementaire (souvent soutenus par des députés de l’UMP),
- contre toute forme de compromis historique remettant en cause l’indispensable indépendance des organisations syndicales et cherchant à en faire une courroie de transmission de l’Union européenne et du gouvernement, et pour que s’exerce le rapport de force établi par les travailleurs eux-mêmes et leurs organisations pour la satisfaction de leurs revendications,
- pour en finir avec la dictature de la troïka,
- pour l’abrogation du TSCG de Merkel-Sarkozy-Hollande et des autres traités
européens.
afin de mettre en oeuvre les moyens pour renforcer cette résistance :
- pour aider à réaliser l’unité des organisations ouvrières et démocratiques, à tous les niveaux, contre toutes les mesures d’austérité (en particulier les
privatisations) prises par le gouvernement Hollande-Ayrault et sa majorité
parlementaire (souvent soutenus par des députés de l’UMP),
- contre toute forme de compromis historique remettant en cause l’indispensable indépendance des organisations syndicales et cherchant à en faire une courroie de transmission de l’Union européenne et du gouvernement, et pour que s’exerce le rapport de force établi par les travailleurs eux-mêmes et leurs organisations pour la satisfaction de leurs revendications,
- pour en finir avec la dictature de la troïka,
- pour l’abrogation du TSCG de Merkel-Sarkozy-Hollande et des autres traités
européens.
Ils appellent les jeunes, les travailleurs, les citoyens et les militants du mouvement ouvrier, paysan et démocratique qui sont engagés dans ce combat à poursuivre et intensifier l’échange – dont cette conférence a été l’expression – pour dégager ensemble les meilleurs formes d’organisation permettant d’oeuvrer à la reconquête de leurs droits, de la démocratie et de la souveraineté.
Mail pour contacter le comité : confnatuniteresistance@gmail.com
samedi 3 décembre 2011
Appel de la conférence du 26 novembre 2011, à Paris
Le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus
lançaient un appel auxmilitants dumouvement
ouvrier et démocratique, appel repris
à ce jour par plus de 2 500 signataires, qui se
concluait par :
« ● Il n’est pas possible d’accepter la politique
que veut imposer la « troïka » (FMI, BCE,UE). Pour
aider à la résistance et préparer les combats inévitables
à venir, les signataires appellent tous les travailleurs
et démocrates, et leurs organisations, à se
rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements.
● Il revient au mouvement ouvrier de refuser le
rôle que lui assignent les institutions internationales
(FMI, BCE,UE) et les gouvernements.
● Il revient aumouvement ouvrier d’organiser la
résistance pour défendre les intérêts des travailleurs
mais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis
de la civilisation.
● Il revient aumouvement ouvrier de s’unir audelà
des divergences compréhensibles pour refuser
les diktats de l’Union européenne.
Sur ces bases, et face à la soumission des partis
politiques liés à l’Union européenne, il revient aux
travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs
de se regrouper.
● C’est pourquoi les soussignés proposent d’organiser
une conférence nationale de militants afin
d’échanger nos points de vue et de discuter des
moyens à mettre en oeuvre pour défendre l’indépendance
de nos organisations, notamment à
l’égard des gouvernements, pour faire échec à tous
les plans antisociaux préparés par l’Union européenne.
»
Depuis, la troïka a accéléré la mise en oeuvre
d’une politique qui impose à tous les peuples de
l’Union européenne des plans d’austérité menaçant
de destruction toutes les conquêtes sociales.
En Grèce et en Italie, bafouant les formes les plus
élémentaires de la démocratie, la Banque centrale
européenne (BCE) désigne ses propres émissaires
à la tête des gouvernements pour mieux imposer
ses décisions aux peuples qui les refusent et se
mobilisentmassivement pour les rejeter.
En France, après un premier plan le 24 août, le
gouvernement a, le 7 novembre, annoncé un second
plan d’austérité encore plus sévère. Plan jugé
insuffisant par Bruxelles qui exige des mesures
supplémentairesmettant en cause acquis sociaux
et garanties collectives (en particulier la Sécurité
sociale et les retraites), tandis que le patronatmultiplie
les plans de restructuration-démantèlement
et de licenciements dans l’industrie.
413militants, réunis en conférence à Paris le 26
novembre 2011, après avoir débattu de la situation,
considèrent que, plus que jamais, « il revient
aumouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences
compréhensibles » pour bloquer cette logique
infernale qui voit la « dictature de la dette »
menacer toutes les conquêtes, l’indépendance des
organisations ouvrières, et donc ce qui constitue
les fondementsmêmes de la démocratie.
C’est pourquoi notre conférence s’adresse à
tous lesmilitants ouvriers et démocrates, aux paysans
: par l’unité, il est possible demettre en échec
cette politique réactionnaire et d’imposer le retrait
du plan Fillon-Sarkozy et de toutes les mesures
anti-ouvrières prises par le gouvernement sur ordre
de l’Union européenne.
Nous appelons lesmilitants,démocrates et travailleurs
:
—à contresigner cet appel et à le diffusermassivement
;
—à se regrouper dans des comités locaux afin
de contribuer à organiser la résistance, dans le
respect des prérogatives des organisations, pour
le retrait de cesmesures et ainsimettre en échec
les plans imposés par l’Union européenne.
UNITÉ POUR LE RETRAIT DES PLANS D’AUSTÉRITÉ
DICTÉS PAR L’UNION EUROPÉENNE, LE FMI, LA BCE !
La conférence du 26 novembre donne mandat aux initiateurs pour, en fonction
de l’évolution de la situation politique, convoquer une nouvelle réunion.
Pour tout contact : appel2juillet@gmail.com
Michel Allain
lançaient un appel auxmilitants dumouvement
ouvrier et démocratique, appel repris
à ce jour par plus de 2 500 signataires, qui se
concluait par :
« ● Il n’est pas possible d’accepter la politique
que veut imposer la « troïka » (FMI, BCE,UE). Pour
aider à la résistance et préparer les combats inévitables
à venir, les signataires appellent tous les travailleurs
et démocrates, et leurs organisations, à se
rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements.
● Il revient au mouvement ouvrier de refuser le
rôle que lui assignent les institutions internationales
(FMI, BCE,UE) et les gouvernements.
● Il revient aumouvement ouvrier d’organiser la
résistance pour défendre les intérêts des travailleurs
mais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis
de la civilisation.
● Il revient aumouvement ouvrier de s’unir audelà
des divergences compréhensibles pour refuser
les diktats de l’Union européenne.
Sur ces bases, et face à la soumission des partis
politiques liés à l’Union européenne, il revient aux
travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs
de se regrouper.
● C’est pourquoi les soussignés proposent d’organiser
une conférence nationale de militants afin
d’échanger nos points de vue et de discuter des
moyens à mettre en oeuvre pour défendre l’indépendance
de nos organisations, notamment à
l’égard des gouvernements, pour faire échec à tous
les plans antisociaux préparés par l’Union européenne.
»
Depuis, la troïka a accéléré la mise en oeuvre
d’une politique qui impose à tous les peuples de
l’Union européenne des plans d’austérité menaçant
de destruction toutes les conquêtes sociales.
En Grèce et en Italie, bafouant les formes les plus
élémentaires de la démocratie, la Banque centrale
européenne (BCE) désigne ses propres émissaires
à la tête des gouvernements pour mieux imposer
ses décisions aux peuples qui les refusent et se
mobilisentmassivement pour les rejeter.
En France, après un premier plan le 24 août, le
gouvernement a, le 7 novembre, annoncé un second
plan d’austérité encore plus sévère. Plan jugé
insuffisant par Bruxelles qui exige des mesures
supplémentairesmettant en cause acquis sociaux
et garanties collectives (en particulier la Sécurité
sociale et les retraites), tandis que le patronatmultiplie
les plans de restructuration-démantèlement
et de licenciements dans l’industrie.
413militants, réunis en conférence à Paris le 26
novembre 2011, après avoir débattu de la situation,
considèrent que, plus que jamais, « il revient
aumouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences
compréhensibles » pour bloquer cette logique
infernale qui voit la « dictature de la dette »
menacer toutes les conquêtes, l’indépendance des
organisations ouvrières, et donc ce qui constitue
les fondementsmêmes de la démocratie.
C’est pourquoi notre conférence s’adresse à
tous lesmilitants ouvriers et démocrates, aux paysans
: par l’unité, il est possible demettre en échec
cette politique réactionnaire et d’imposer le retrait
du plan Fillon-Sarkozy et de toutes les mesures
anti-ouvrières prises par le gouvernement sur ordre
de l’Union européenne.
Nous appelons lesmilitants,démocrates et travailleurs
:
—à contresigner cet appel et à le diffusermassivement
;
—à se regrouper dans des comités locaux afin
de contribuer à organiser la résistance, dans le
respect des prérogatives des organisations, pour
le retrait de cesmesures et ainsimettre en échec
les plans imposés par l’Union européenne.
UNITÉ POUR LE RETRAIT DES PLANS D’AUSTÉRITÉ
DICTÉS PAR L’UNION EUROPÉENNE, LE FMI, LA BCE !
La conférence du 26 novembre donne mandat aux initiateurs pour, en fonction
de l’évolution de la situation politique, convoquer une nouvelle réunion.
Pour tout contact : appel2juillet@gmail.com
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