Réuni le 9 janvier 2010, le bureau national, a discuté des propositions qui pourraient être soumises au congrès national.
La campagne de reprise des cartes 2010 est le premier élément de réussite du congrès. Par la discussion organisée avec chaque adhérent, les comités recensent les préoccupations, aspirations, critiques et propositions qui permettent de mieux définir à tous les niveaux ce que doit être une politique indépendante conforme aux besoins de la classe ouvrière.
Les propositions que le bureau national soumet pour le congrès national peuvent être immédiatement discutées dans les assemblées préparatoires, dans les congrès départementaux et également avec chaque adhérent sollicité pour reprendre sa carte. Ensemble, les 8 167 adhérents du Parti Ouvrier Indépendant préparent ainsi le deuxième congrès du parti.
Dans quelle situation ?
L’année 2010 s’annonce difficile pour la classe ouvrière. Olivier Blanchard, chef économiste du Fonds Monétaire National ne s’en cache pas : « Le chômage (…) va rester fort pendant longtemps. En 2012, nous fixons son taux autour de 10 % dans la zone euro ». Marek Belka, directeur du département Europe du FMI, met les points sur les i : « Dans une union monétaire, un pays ne peut pas combattre la crise à coups de dépréciations. Il doit reconstituer sa compétitivité par un ajustement des prix industriels, ce qui, hélas, signifie souvent des baisses salariales.»
On appréciera la sincérité de ce « hélas ». En réalité, des milliers de milliards d’euros ont été déversés par les gouvernements au service des grandes entreprises, des banques et des patrons. « Si les banques centrales ont inondé les marchés de liquidité, les États de leur côté ont été contraints de s’endetter dans des proportions jamais vues. Pour sauver les banques de la faillite (…) aider les entreprises à boucler leurs fins de mois, ils ont du dépenser des milliers de milliards de dollars qu’ils ne possédaient pas » (Le Monde, 27 décembre). Ces milliers de milliards de dollars (et d’euros) ont été largement alimentés par la « planche à billets », faisant gonfler de manière considérable la dette de l’État. En France, selon les derniers chiffres de l’INSEE, la dette publique a augmenté de 173 milliards d’euros (plus 14 %) en une seule année !
Ces sommes gigantesques, patrons et banquiers les ont utilisées pour licencier à tour de bras pour dépecer, briser, restructurer et spéculer de plus belle. Tous les « spécialistes » prévoient l’éclatement prochain d’une nouvelle bulle spéculative et un nouvel effondrement économique (l’INSEE prévoit 126 000 destructions d’emplois supplémentaires au 1er semestre 2010). Et cette faillite du système capitaliste, le gouvernement prétend la faire supporter à la classe ouvrière et à la jeunesse, en s’en prenant tout à la fois à leur emploi et par ce biais là à leur salaire direct ; mais aussi à tout ce que la lutte de classe a imposé et a intégré à la valeur de la force de travail, ce salaire indirect sous la forme de la sécurité sociale, des retraites, code du travail, les statuts. Par tous les bouts, c’est directement sur la force de travail, dans son pillage que le gouvernement prétend dégager les fonds nécessaires au financement du pillage capitaliste et de sa gabegie.
Le 14 décembre, lançant le grand emprunt (préparé par Juppé et Rocard !), Sarkozy l’a ouvertement présenté comme « un levier pour mobiliser les initiatives privées », précisant que les « intérêts de l’emprunt (…) seront immédiatement gagés sur des économies supplémentaires dans les finances de l’Etat ». Dans la foulée, il annonce pour janvier « une conférence sur les déficits de la France qui réunira les représentants de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales » afin d’arriver à un « diagnostic partagé avant le printemps ou plus probablement peu après les élections régionales de mars ».
Son conseiller, Alain Minc, l’a dit encore plus nettement : « Le problème de l’endettement est patent (…) il est temps d’envoyer un signal très fort au monde » et « d’allonger la durée des cotisations » des retraites !
Ainsi donc, suivant la méthode qui est la sienne en toute chose, le gouvernement Sarkozy convoque une conférence sur le déficit, destinée à associer élus des partis de « gauche » et administrateurs de la sécurité sociale à un « diagnostic partagé » prolongé par … la mise en pièce du système de retraite… Tout cela pour permettre aux patrons de continuer à spéculer, à licencier… et à profiter de la crise (en 2009, pleine année de crise, il y a eu officiellement près de 700 000 suppressions d’emplois en France, mais l’indice CAC40 de la Bourse de Paris a progressé de 22,3 %, et ainsi « presque entièrement gommé les pertes subies depuis la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008 » (Le Monde du 2 janvier)
Dans ces conditions, quelles pourraient être les propositions discutées au deuxième congrès du POI ?
D’abord, établir que la seule position ouvrière possible est : il n’y a d’issue que dans l’indépendance de classe, la sauvegarde de la classe ouvrière. Ce n’est pas à la population, ce n’est pas aux travailleurs et à la jeunesse de payer la crise !
C’est ce que nous n’avons cessé de dire depuis un an en combattant pour l’unité des organisations qui se réclament de la classe ouvrière pour l’interdiction des licenciements. Tournant le dos à cette exigence, pourtant vitale, les dirigeants de ces partis se sont engagés dans les états généraux pour une politique industrielle convoqués par Sarkozy, et dans lesquels ils participent à l’accompagnement des destructions d’emplois. Pire encore, à l’occasion des élections régionales qui viennent, ils rivalisent tous de propositions pour une bonne « gouvernance régionale » qui participe de la destruction des droits et garanties communs à toute la classe ouvrière.
Le rassemblement du 28 novembre a marqué une étape dans le combat pour l’interdiction des licenciements. L’importance des 240 délégations d’entreprises représentées, la diversité des camarades qui ont pris la parole à la tribune constituent un point d’appui dans une situation où, nous le savons, les licenciements sont appelés à tomber avec une violence sans précédent tout au long de l’année 2010. La proposition a été faite de réunir la délégation permanente, constituée par la tribune de la conférence de Puteaux, dans les toutes prochaines semaines. Les camarades seront amenés à dresser le bilan. Où en est la classe ouvrière face à la vague de licenciements ? A quels problèmes est-elle confrontée ? Quels résultats de l’activité engagée depuis le 28 ? Vient d’être rendu public le « rapport d’étape sur les états généraux de l’industrie ». Dans ce rapport, qui fait la synthèse des discussions des états généraux régionaux, l’accent est mis sur « la rentabilité insuffisante des entreprises ». Pourtant, selon le rapport, celles-ci bénéficient, selon le rapport, de « facteurs favorables » comme les « dispositifs d’aide (soutien financier direct ou dispositifs fiscaux favorables) » mis en place par « les pouvoirs publics français ». Mais, toujours selon le rapport, les entreprises sont frappées par des « facteurs pénalisants » que sont « les cotisations sociales » et « le coût horaire de la main d’œuvre ». Conclusion : il faut « inscrire les évolutions du coût du travail dans une perspective de compétitivité » et financer les patrons pour qu’ils « relocalisent ». La délégation permanente sera amenée à reposer la question : comment comprendre la participation des dirigeants des partis « de gauche » à ces états généraux : dès lors qu’ils n’ont pas formulé le préalable de l’interdiction des licenciements, peuvent-ils être conduits à autre chose que ces conclusions contraires aux intérêts des ouvriers. Il reviendra à la délégation permanente à faire des propositions sur la suite du combat permettant à tous les comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, dans le respect des positions de chacun, de redéployer cette indispensable campagne de front unique, qui s’adresse tout à la fois à l’ensemble des travailleurs et aux responsables des partis qui affirment représenter leurs intérêts.
Nous le savons, toutes les contre réformes du gouvernement Sarkozy sont liées entre elles.
- La contre réforme territoriale qui en disloquant le cadre de la Nation et de la République vise tout à la fois à livrer au pillage et au dépeçage des Veolia, Bouygues, Vinci, Suez, tous les pans de la propriété publique qui peuvent dégager des profits pour ces prévaricateurs ; à briser, pour le plus grand profit des exploiteurs, le cadre commun des droits et garanties qui font l’unité de la classe ouvrière de notre pays (un seul code du travail, un seul régime de sécurité sociale, etc.) ; et a liquider la cellule de base de la démocratie politique et de la République que constitue la commune, dans le cadre des « régions » de l’Union européenne.
- La contre réforme des retraites annoncée pour la rentrée de septembre et qui fait suite aux contre réformes précédentes, etc
Notre position comme Parti Ouvrier Indépendant : rien ne saurait justifier qu’un seul centime de plus soit prélevé sur le dos des travailleurs et de la jeunesse pour renflouer les spéculateurs.
Il faut que les patrons restituent les millions qu’ils doivent à la Sécurité sociale et que les négociations s’engagent pour l’augmentation immédiate des salaires et des pensions.
Certes, la situation n’est pas facile. La lutte de classe se confronte a de nombreux obstacles, que ce soient les états généraux de l’industrie, les journées d’action saute-moutons ou les opérations du type votation de la poste ou les prétendus « états généraux » des services publics. Pour autant, les travailleurs ne peuvent renoncer à réaliser les conditions d’un combat de classe dont dépend leur survie. Cette recherche, cette volonté, ils l’expriment sur le terrain même de la lutte de classe, comme ils l’exprimeront, sans aucun doute, dans l’abstention massive aux élections régionales.
Les travailleurs ont besoin qu’un parti authentiquement ouvrier et indépendant formule des propositions pour les conforter dans leur refus légitime de payer par leur salaire, leur sécurité sociale, leur emploi, leur retraite, leurs services publics les milliards de la spéculation.
C’est en relation avec cette recherche qu’au congrès, nous discuterons de notre position dans les élections régionales. Pouvons-nous au congrès décider sur cette ligne, avant les élections régionales la tenue de meetings ou d’assemblées dans les départements ou les localités sous la forme que décideront les comités où nous serons amenés à dire :
Il y a urgence à arrêter cette politique de destruction dictée par l’Union européenne et appliquée avec zèle par le gouvernement Sarkozy. Pour notre part, nous, POI, nous disons rien n’est plus important, rien ne devrait être plus important aux yeux de quiconque se réclamant des intérêts ouvriers.
Les travailleurs le savent : ce n’est pas dans les élections régionales que l’issue sera trouvée. Chacun peut constater le spectacle lamentable de tous ces partis, dits de « gauche », qui se déchirent entre eux et de manière interne, sur la répartition des postes dans les futurs exécutifs régionaux mais qui, tous, acceptent le cadre même de la « gouvernance régionale ». Tous parlent de « politique régionale », de « gouvernance régionale » et proposent différents moyens par lesquels, dans le cadre des régions, ils pourraient participer au démantèlement des services publics ou accompagner les plans de licenciements ou précariser la jeunesse. N’est-ce pas aider le gouvernement Sarkozy que de participer à cette gouvernance régionale totalement reliée à la politique du gouvernement au plan national ? Pour notre part, nous combattons ce système des régions, car c’est celui de l’éclatement et de la dislocation des droits. Ce système des régions, c’est celui proposé par l’Union européenne et du traité de Lisbonne pourtant rejeté massivement par le peuple le 29 mai 2005 et auxquels tous se soumettent aujourd’hui, y compris ceux, qui, à l’époque, avaient appelé à voter non. Pour notre part, nous, Parti Ouvrier Indépendant, nous estimons qu’il n’y a rien à attendre de ces élections régionales. C’est pourquoi, nous faisons le choix de ne pas y participer, car nous nous situons sur le terrain de la défense des droits égaux de la classe ouvrière, le terrain de la République une et indivisible, le terrain de la rupture avec l’Union européenne.
Concernant la question de l’unité pour la sauvegarde de la classe ouvrière et ses organisations, pouvons-nous au congrès national lancer un appel à l’unité contre toute contre réforme s’en prenant aux régimes de retraites ? Bien évidemment, comme POI, nous avons nos propres positions : abrogation des contre réformes précédentes, retour aux 37,5 annuités pour tous, défense de tous les régimes (général, spéciaux, particuliers) et du code des pensions civil et militaire. Mais, tout en réaffirmant ces positions, le POI peut-il dans son deuxième congrès proposer l’unité pour une manifestation nationale sur un seul mot d’ordre : ne touchez pas à nos retraites, aucune réforme, aucune prétendue négociation de discussion sur une prétendue réforme nécessaire. Le POI peut-il, sur cette base, dès son congrès, fixer une date de manifestation nationale sur ce mot d’ordre avant l’été, en appeler aux travailleurs, et organisations de toutes tendances à réaliser l’unité sur cette base, et en ce qui nous concerne engager toutes nos forces dans la préparation d’une telle manifestation.
Loin de s’y opposer, une telle proposition s’articulerait pleinement avec l’ensemble des autres initiatives sur lesquelles des propositions ont été faites ou sont en cours de l’être pour le congrès, en particulier la campagne pour l’interdiction des licenciements et plus une seule suppression de poste. Mais aussi les initiatives spécifiques sur la question de la fonction publique, de la santé (comme les ARS), de la reconquête du monopole des services publics, l’école, de la poste et télécom, du logement ou encore bien sur de la poursuite de la campagne pour l’interdiction des licenciements. Pas davantage cette proposition ne s’oppose-t-elle à la poursuite et à l’élargissement des campagnes engagées localement par les comités, en particulier contre les mesures imposées par les municipalités, départements et régions « de gauche » qui relaient la politique de Sarkozy aussi bien dans l’imposition locale que dans la privatisation des services publics ou encore la remise en cause du logement HLM. Pas davantage qu’elle ne s’oppose aux mesures que nous discuterons et prolongerons concernant la campagne en direction des élus pour la libre administration des communes, pour le retrait de la réforme territoriale ou encore les initiatives prises pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan ou la préparation de la Conférence Mondiale Ouverte d’Alger.
Mais il nous semble que dans une situation où le gouvernement prétend placer l’année 2010 sous le signe d’une « réforme des retraites » qui concentre sa volonté de faire payer aux travailleurs le coût de la spéculation et de la destruction des emplois, il revient au POI de combattre pied à pied pour la réalisation de l’unité contre toute réforme des retraites. Et, en affirmant dès le départ, en tout état de cause : cette manifestation nationale devra avoir lieu avec la participation de tous ceux, militants, courants, organisations, qui décident de franchir le pas du front unique pour cette cause commune de toute la classe ouvrière.
Voilà en substance ce que le BN souhaite soumettre aux comités et aux congrès départementaux avant le congrès national. Voila ce sur quoi il propose d’ouvrir la discussion au congrès national. Discutez-en. Soumettez ces propositions aux congrès départementaux. C’est au congrès national souverain que conformément aux règles de la démocratie ouvrière qui sont les nôtres, reviendra la décision.
Réunion ouverte POI
Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
mardi 12 janvier 2010
jeudi 3 décembre 2009
Compte rendu du rassemblement du 28 novembre
APPEL ADOPTE LORS DU RASSEMBLEMENT DU 28 NOVEMBRE 2009 DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE
Faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements Nous, travailleurs venus de plus de 240 entreprises frappées ou menacées par les plans de licenciements dans 48 départements, rassemblés ce jour à l’Assemblée nationale à l’appel des comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, nous avons répondu à l’appel des comités pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements constitués par des travailleurs et des militants de toutes origines du mouvement ouvrier (PS, PC, PG, NPA, LO) avec l’appui du POI. Depuis près d’un an, ces comités n’ont eu de cesse d’organiser dans tout le pays une campagne incessante autour du mot d’ordre d’interdiction des licenciements s’adressant en particulier à chaque reprise aux dirigeants nationaux des partis PS, PC, PG, NPA, LO pour qu’ils s’engagent avec nous dans l’organisation d’une marche unie et qu’ils y appellent.
Force est de constater qu’à ce stade ils n’ont pas répondu à cette proposition Et pourtant : y a-t-il une autre issue que l’interdiction des licenciements ? x Depuis un an, près de 800 000 emplois industriels ont été détruits dans ce pays. Le gouvernement lui-même annonce une aggravation dans les semaines à venir. Au total, ce pays compte 7 millions de chômeurs ! A cela s’ajoutent des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans tous les secteurs de la fonction publique, et la ruine de milliers d’agriculteurs. Et pour les patrons licencieurs ? 420 milliards de fonds publics ont été mis à disposition des patrons, des spéculateurs au nom de la “ relance ”. Pour en faire quoi ? 18,7 millions pour Valeo…qui licencie des centaines de salariés dans le Calvados, la Somme et l’Isère. 55 millions pour Mécaplast qui supprime des centaines d’emplois. Des millions encore pour Nexans où 300 emplois sont supprimés. Et encore, les milliards à Peugeot-Citroën, ce dernier venant d’annoncer 6 000 nouvelles suppressions d’emplois !
Le 2 novembre, le gouvernement et le patronat ont lancé leurs “ états généraux de l’industrie ” qui seront organisés dans tout le pays, de novembre à février. Dans ces états généraux, le gouvernement invite à participer les syndicats ouvriers et les “ partis de gauche ” dans le but d’aboutir à ce qu’il appelle “un nouveau pacte économique et social associant tous les partenaires économiques et les pouvoirs publics” aux plans de restructuration et de licenciements.
Nous, travailleurs et militants de toutes tendances rassemblés ce 28 novembre à Paris, conscients que dans les prochains mois la crise qui s’aggrave entraînera l’annonce de nouveaux plans massifs de suppressions d’emplois. Nous réaffirmons que la seule réponse conforme aux besoins de la population c’est : Interdiction des licenciements ! Nous nous adressons à tous les travailleurs de toutes les usines de ce pays. Les faits sont là : il n’y a pas d’alternative à l’interdiction des licenciements. Dans chaque département, dans chaque localité, les travailleurs et la population, confrontés aux plans meurtriers qui démantèlent l’industrie et l’emploi, aboutissent invariablement à cette conclusion. Le gouvernement prétend que ces états généraux visent à définir la “politique industrielle” du pays. Mais pour les travailleurs, le premier acte d’une politique industrielle, c’est le maintien de l’emploi, le maintien de tous les emplois, l’arrêt des licenciements, leur interdiction ! Est-ce bien de cela qu’il s’agit ? Ou bien s’agit-il d’une opération visant à faire partager par tous que les destructions d’emplois sont inévitables voire nécessaires ? Dans chaque département, dans chaque localité, nous invitons les travailleurs : à s’organiser en comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements , à s’adresser aux élus et représentants des organisations qui affirment défendre les intérêts de la population laborieuse pour leur dire : « Vous êtes invités à participer à ces états généraux. Nous vous demandons d’affirmer nettement et solennellement qu’il ne peut y avoir de politique industrielle conforme aux besoins du peuple qui ne commence par garantir le maintien de tous les emplois et l’arrêt de tous les licenciements. » Nous qui représentons les travailleurs qui nous ont mandatés dans plus de 240 entreprises du secteur privé, nous qui nous sommes rassemblés à l’Assemblée nationale et avons demandé à être reçus par les groupes parlementaires, nous avons conscience de constituer ici un premier regroupement.
Nous appelons dans tout le pays, travailleurs, jeunes et militants de toutes tendances qui partagent notre position à construire le réseau des comités pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements et à porter partout à tous les niveaux et dans toutes les circonstances cette exigence chaque jour plus pressante, la seule sur laquelle la classe ouvrière puisse s’unir : interdiction des licenciements. Nous sommes résolus à faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements. La crise, les licenciements et les prétentions patronales contre nos acquis et la protection sociale ne laissent pas d’autres choix aux travailleurs que de se dresser, unis, pour y porter un coup d’arrêt. D’où vient cette initiative ? Le 7 décembre 2008, à l’initiative du POI, une première conférence pour l’unité décide d’appeler à la constitution de comités pour l’unité pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Une deuxième Conférence s’est tenue à Paris au mois de mai 2009. En juin, des ouvriers de Caterpillar, réunis à Echirolles avec des délégués de 20 entreprises appelaient à une deuxième rencontre nationale qui s’est tenue le 5 septembre 2009. C’est cette dernière qui a convoqué le rassemblement national du 28 novembre au cours duquel ont pris la parole sous la présidence de Gérard Luiggi (conférence de Puteaux) : Nicolas Benoît, militant PCF, délégué syndical CATERPILLAR Echirolles, (Isère) Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre, conseiller général PS de Meurthe-et-Moselle ; Pierre Priet, syndicaliste du bâtiment, CEGELEC (Ille-et-Vilaine ) ; Guy Copin, syndicaliste métallurgie, comité pour l’unité de Trappes et environ (Yvelines) ; Véronique Ducandas, syndicaliste, SANOFI-AVENTIS (Val-de-Marne) ; Jean-Marc Perez, syndicaliste, chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ; Mariane Longuet, secrétaire de la section PCF de Montereau ( Seine-et-Marne) ; Arsène Schmitt, Comité de défense des travailleurs frontaliers de Moselle ; Didier Gadéa syndicaliste viticulteur (Hérault) ; Michel Pidoux, syndicaliste, PSA Poissy (Yvelines) ; Jean Markun, secrétaire national du POI ; Maurice Pelletier, syndicaliste STANLEY (Doubs) ; José Matos, syndicaliste, MANUFACTURE-PARISOT (Somme) ; Francis Yénar, syndicaliste, MOLEX (Haute-Garonne) ; message de Sylvain Dallarosa, secrétaire fédéral PCF des Ardennes.
Nous avons reçu le message de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui a été lu à la tribune du rassemblement : “ Chers camarades, j’ai bien reçu votre courrier, je vous en remercie. J’ai pris bonne note de votre argumentaire ; j’y suis d’autant plus sensible que j’ai présenté à l’Assemblée nationale une proposition de loi intitulée ” Interdire les licenciements boursiers ” dont vous voudrez bien trouver un exemplaire joint. Avec mes plus cordiales salutations ”
Je m’associe à cet appel pour faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements: NOM, Prénom entreprise adresse mail, tel signature public (oui/non) Pour tout contact : marche-unie@laposte.net
intervention sanofi:
Faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements Nous, travailleurs venus de plus de 240 entreprises frappées ou menacées par les plans de licenciements dans 48 départements, rassemblés ce jour à l’Assemblée nationale à l’appel des comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, nous avons répondu à l’appel des comités pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements constitués par des travailleurs et des militants de toutes origines du mouvement ouvrier (PS, PC, PG, NPA, LO) avec l’appui du POI. Depuis près d’un an, ces comités n’ont eu de cesse d’organiser dans tout le pays une campagne incessante autour du mot d’ordre d’interdiction des licenciements s’adressant en particulier à chaque reprise aux dirigeants nationaux des partis PS, PC, PG, NPA, LO pour qu’ils s’engagent avec nous dans l’organisation d’une marche unie et qu’ils y appellent.
Force est de constater qu’à ce stade ils n’ont pas répondu à cette proposition Et pourtant : y a-t-il une autre issue que l’interdiction des licenciements ? x Depuis un an, près de 800 000 emplois industriels ont été détruits dans ce pays. Le gouvernement lui-même annonce une aggravation dans les semaines à venir. Au total, ce pays compte 7 millions de chômeurs ! A cela s’ajoutent des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans tous les secteurs de la fonction publique, et la ruine de milliers d’agriculteurs. Et pour les patrons licencieurs ? 420 milliards de fonds publics ont été mis à disposition des patrons, des spéculateurs au nom de la “ relance ”. Pour en faire quoi ? 18,7 millions pour Valeo…qui licencie des centaines de salariés dans le Calvados, la Somme et l’Isère. 55 millions pour Mécaplast qui supprime des centaines d’emplois. Des millions encore pour Nexans où 300 emplois sont supprimés. Et encore, les milliards à Peugeot-Citroën, ce dernier venant d’annoncer 6 000 nouvelles suppressions d’emplois !
Le 2 novembre, le gouvernement et le patronat ont lancé leurs “ états généraux de l’industrie ” qui seront organisés dans tout le pays, de novembre à février. Dans ces états généraux, le gouvernement invite à participer les syndicats ouvriers et les “ partis de gauche ” dans le but d’aboutir à ce qu’il appelle “un nouveau pacte économique et social associant tous les partenaires économiques et les pouvoirs publics” aux plans de restructuration et de licenciements.
Nous, travailleurs et militants de toutes tendances rassemblés ce 28 novembre à Paris, conscients que dans les prochains mois la crise qui s’aggrave entraînera l’annonce de nouveaux plans massifs de suppressions d’emplois. Nous réaffirmons que la seule réponse conforme aux besoins de la population c’est : Interdiction des licenciements ! Nous nous adressons à tous les travailleurs de toutes les usines de ce pays. Les faits sont là : il n’y a pas d’alternative à l’interdiction des licenciements. Dans chaque département, dans chaque localité, les travailleurs et la population, confrontés aux plans meurtriers qui démantèlent l’industrie et l’emploi, aboutissent invariablement à cette conclusion. Le gouvernement prétend que ces états généraux visent à définir la “politique industrielle” du pays. Mais pour les travailleurs, le premier acte d’une politique industrielle, c’est le maintien de l’emploi, le maintien de tous les emplois, l’arrêt des licenciements, leur interdiction ! Est-ce bien de cela qu’il s’agit ? Ou bien s’agit-il d’une opération visant à faire partager par tous que les destructions d’emplois sont inévitables voire nécessaires ? Dans chaque département, dans chaque localité, nous invitons les travailleurs : à s’organiser en comités pour l’unité pour l’interdiction des licenciements , à s’adresser aux élus et représentants des organisations qui affirment défendre les intérêts de la population laborieuse pour leur dire : « Vous êtes invités à participer à ces états généraux. Nous vous demandons d’affirmer nettement et solennellement qu’il ne peut y avoir de politique industrielle conforme aux besoins du peuple qui ne commence par garantir le maintien de tous les emplois et l’arrêt de tous les licenciements. » Nous qui représentons les travailleurs qui nous ont mandatés dans plus de 240 entreprises du secteur privé, nous qui nous sommes rassemblés à l’Assemblée nationale et avons demandé à être reçus par les groupes parlementaires, nous avons conscience de constituer ici un premier regroupement.
Nous appelons dans tout le pays, travailleurs, jeunes et militants de toutes tendances qui partagent notre position à construire le réseau des comités pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements et à porter partout à tous les niveaux et dans toutes les circonstances cette exigence chaque jour plus pressante, la seule sur laquelle la classe ouvrière puisse s’unir : interdiction des licenciements. Nous sommes résolus à faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements. La crise, les licenciements et les prétentions patronales contre nos acquis et la protection sociale ne laissent pas d’autres choix aux travailleurs que de se dresser, unis, pour y porter un coup d’arrêt. D’où vient cette initiative ? Le 7 décembre 2008, à l’initiative du POI, une première conférence pour l’unité décide d’appeler à la constitution de comités pour l’unité pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Une deuxième Conférence s’est tenue à Paris au mois de mai 2009. En juin, des ouvriers de Caterpillar, réunis à Echirolles avec des délégués de 20 entreprises appelaient à une deuxième rencontre nationale qui s’est tenue le 5 septembre 2009. C’est cette dernière qui a convoqué le rassemblement national du 28 novembre au cours duquel ont pris la parole sous la présidence de Gérard Luiggi (conférence de Puteaux) : Nicolas Benoît, militant PCF, délégué syndical CATERPILLAR Echirolles, (Isère) Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre, conseiller général PS de Meurthe-et-Moselle ; Pierre Priet, syndicaliste du bâtiment, CEGELEC (Ille-et-Vilaine ) ; Guy Copin, syndicaliste métallurgie, comité pour l’unité de Trappes et environ (Yvelines) ; Véronique Ducandas, syndicaliste, SANOFI-AVENTIS (Val-de-Marne) ; Jean-Marc Perez, syndicaliste, chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ; Mariane Longuet, secrétaire de la section PCF de Montereau ( Seine-et-Marne) ; Arsène Schmitt, Comité de défense des travailleurs frontaliers de Moselle ; Didier Gadéa syndicaliste viticulteur (Hérault) ; Michel Pidoux, syndicaliste, PSA Poissy (Yvelines) ; Jean Markun, secrétaire national du POI ; Maurice Pelletier, syndicaliste STANLEY (Doubs) ; José Matos, syndicaliste, MANUFACTURE-PARISOT (Somme) ; Francis Yénar, syndicaliste, MOLEX (Haute-Garonne) ; message de Sylvain Dallarosa, secrétaire fédéral PCF des Ardennes.
Nous avons reçu le message de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui a été lu à la tribune du rassemblement : “ Chers camarades, j’ai bien reçu votre courrier, je vous en remercie. J’ai pris bonne note de votre argumentaire ; j’y suis d’autant plus sensible que j’ai présenté à l’Assemblée nationale une proposition de loi intitulée ” Interdire les licenciements boursiers ” dont vous voudrez bien trouver un exemplaire joint. Avec mes plus cordiales salutations ”
Je m’associe à cet appel pour faire grandir l’exigence de l’unité pour l’interdiction des licenciements: NOM, Prénom entreprise adresse mail, tel signature public (oui/non) Pour tout contact : marche-unie@laposte.net
intervention sanofi:
mercredi 2 décembre 2009
Rassemblement national du 28 novembre
dimanche 15 novembre 2009
Le POI 06 informe:
APPEL DE LA CONFERENCE
DE MOUANS‐SARTOUX
Dans le cadre de l’appel de la conférence nationale de
Puteaux du 5 septembre pour l’unité, pour une marche
unie pour l’interdiction des licenciements, nous nous
sommes réunis ce jour.
Notre rencontre a lieu dans une salle prêtée par la
mairie de Mouans‐Sartoux, une ville où vivent des
centaines de salariés directement menacés par les plans
de licenciements, les restructurations et les
délocalisations imposés par de grands groupes pourtant
largement bénéficiaires.
Nous apprécions ce geste de Monsieur André Aschieri,
Maire de Mouans‐Sartoux. Pour nous, c’est un signe de
solidarité avec les salariés frappés par la crise. Nous
remercions Monsieur le Maire et son conseil municipal.
Aujourd’hui sont présents des travailleurs de 14
entreprises : Schneider, Wipro, Alcatel‐Lucent, Thalès
Alenia Space, Amadeus, Neo Security, Sogeti, GFI,
Sopra, Visteon, Veolia, France Telecom, ADSEA,
ASEICA.
Nous avons reçu un message de soutien d’un médecin
de la Sécurité Sociale.
Des agents de la fonction publique de l’enseignement,
du CNRS et de la commune de Nice, frappés par la
nouvelle loi sur la mobilité qui introduit la possibilité de
licencier des fonctionnaires, sont également présents.
Une large discussion a commencé et se poursuit.
La situation ne fait que s’aggraver et, lundi 26 Octobre,
le Président de l’Observatoire Français des
Conjonctures Economiques a prévenu : « le plus dur est
devant nous », tablant sur un taux de chômage à 10,6 %
de la population active en 2010.
Nous le constatons dans nos entreprises, grandes ou
petites : les plans se succèdent. Ces plans ne visent qu’à
réduire les coûts de production pour améliorer les
marges au bénéfice des actionnaires. La production et
les bureaux d’études partent dans les pays où la main
d’oeuvre est peu chère, surexploitée et faiblement
organisée, principalement en Chine, en Inde, dans les
pays de l’Est et en Afrique du Nord.
C’est un fait : dans notre département aussi, des
centaines d’emplois sont supprimés, les garanties
collectives sont systématiquement remises en cause, le
chômage des jeunes explose (+38,4% en 1 an dans les
Alpes‐Maritimes).
Les seules alternatives que l’on nous propose sont :
• le chômage partiel,
• la négociation de plans sociaux « quatre étoiles »,
• les Contrats de Transition Professionnelle, les
Conventions de Reclassement,
• la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des
Compétences …
Les gouvernements ont trouvé des milliers de milliards
de dollars pour sauver les banquiers, les spéculateurs et
le système financier mondial. Et il ne serait pas possible
de sauver les emplois qui permettent de faire vivre des
millions de familles ?
Faut‐il donc se résigner aux licenciements et aux
délocalisations dans les pays à bas coût, jusqu’à ce
qu’il ne reste quasiment plus rien ? Faut‐il accepter le
délitement du tissu industriel ?
Pour nous, c’est une certitude : si les partis PS, PCF,
NPA, LO, PG, POI décidaient d’appeler à une marche
unie pour l'interdiction des licenciements, s'appuyant
sur les comités pour l'unité qui se sont constitués et qui
se constitueraient dans le pays et sur de nombreuses
prises de position des adhérents de ces partis, des
centaines de milliers de salariés du privé et du public y
répondraient.
Nous constatons que la proposition de marche unie
pour l’interdiction des licenciements fait son chemin.
Notre conférence, à laquelle participent le Parti Ouvrier
Indépendant, le NPA de Cannes‐Grasse et des militants
PCF, en est l’expression.
Mais nous sommes obligés de constater également que
les partis PS, PCF, PG n’ont pas décidé de répondre
positivement à notre appel, malgré les invitations et les
courriers que nous leur avons adressé.
• Dans le journal du PS Le Sud à Gauche, nous
apprenons que Pascale Gérard, militante du PS des
Alpes‐Maritimes et « secrétaire nationale en charge de
la formation professionnelle et de la sécurité sociale
professionnelle », se prononce pour un « pacte social »
entre « l’Etat, les Régions et les partenaires sociaux »
pour « un droit au travail tout au long de la vie », sans
dire un mot des licenciements, du CDI et des garanties
qui y sont attachées dans le Code du Travail et les
Conventions Collectives.
• Le 3ème engagement du programme du PCF propose
« une sécurisation de l’entrée dans l’emploi et des
parcours professionnels ». On y lit notamment que
« Tout‐e salarié‐e licencié‐e pourra bénéficier d’un
« congé de reclassement » amélioré ».
• Le Parti de Gauche se prononce également pour un
« nouveau statut du salarié, fondé sur une sécurité
sociale professionnelle lui garantissant ses droits y
compris en cas de changement d'emploi ou de
chômage ».
Nous posons donc la question à nos collègues du PS,
du PCF et du PG et à leur organisation : est‐il possible
de sécuriser nos parcours professionnels et de garantir
un emploi à chaque jeune sans arrêter la vague de
licenciements et de délocalisations qui déferle sur le
pays, sans interdire les licenciements ?
• Au plan national, diverses organisations appellent à
des « marches régionales chômeurs / précaires /
salariés en lutte / mal‐logés / sans papiers pour l’arrêt
des licenciements et une nouvelle législation sociale qui
rende le droit à l’emploi effectif et soit fondée sur la
continuité des droits : contrat de travail, obligation de
reclassement (…) » et « un revenu décent avec ou sans
emploi ».
Nous partageons cet objectif d’arrêt des licenciements
et nous posons la question : est‐il possible d’arrêter les
licenciements région par région ? En séparant les
« chômeurs, précaires, salariés en lutte … » des autres
travailleurs ?
Nous avons des droits nationaux comme le Code du
Travail et les Conventions Collectives issues des
conquêtes sociales. Faut‐il leur substituer une nouvelle
législation fondée « sur la continuité des droits », c’està‐
dire la « sécurité sociale professionnelle » qui ne ferait
pas la différence entre celui qui est « avec ou sans
emploi » ?
Je m’associe à cet appel :
Nous voulons ouvrir et poursuivre la discussion sur ces
problèmes.
Nous constatons qu’à ce stade, les projets de loi
déposés par le PCF et le PG pour interdire les
licenciements boursiers ont été bloqués à l’Assemblée
Nationale. Or, chacun sait que des centaines de milliers
de salariés vont encore perdre leur emploi dans les
prochains mois. Nous ne pouvons patienter jusqu’aux
prochaines élections. Nous ne pouvons pas plus nous
résigner à négocier les plans de licenciement, à
organiser la compétitivité des entreprises face à la
concurrence des pays à bas coût – c’est‐à‐dire
organiser la perte des emplois et la baisse du coût du
travail en France ‐ en participant aux Etats Généraux
de l’Industrie dans les régions.
Informés de l’appel à un premier rassemblement
devant l’Assemblée Nationale le 28 novembre, issue
des décisions prises par la conférence de Puteaux,
nous décidons :
1‐ de nous joindre au rassemblement du 28 novembre
en cherchant la participation la plus large possible ;
2‐ de lancer une campagne financière pour permettre
la montée sur Paris.
3‐ de constituer un comité de liaison départemental.
Ce comité n’est pas concurrent aux syndicats, il n’a pas
vocation à devenir une organisation, un parti politique,
il ne cherche pas à se transformer en cartel
d’organisations. Ce comité a un objectif : agir pour
l’unité pour mettre un coup d’arrêt aux plans de
licenciements.
4‐ dans la mesure du possible, de constituer des
comités locaux pour l’unité, pour la marche unie pour
l’interdiction des licenciements.
5‐ d’organiser des délégations aux partis PS, PCF, PG,
MRC, NPA, LO, POI pour aller chercher des réponses à
nos questions et les inviter à venir avec nous le 28
novembre.
Adopté à l’unanimité des 37 présents, le 6 Nov. 2009
NOM‐PRENOM ENTREPRISE EMAIL / ADRESSE SOUTIEN FINANCIER SIGNATURE
A retourner à marcheunie06@gmail.com / Chèques à adresser à Bernard Pignault, 280 chemin de Clavel 06 370 Mouans‐Sartoux
DE MOUANS‐SARTOUX
Dans le cadre de l’appel de la conférence nationale de
Puteaux du 5 septembre pour l’unité, pour une marche
unie pour l’interdiction des licenciements, nous nous
sommes réunis ce jour.
Notre rencontre a lieu dans une salle prêtée par la
mairie de Mouans‐Sartoux, une ville où vivent des
centaines de salariés directement menacés par les plans
de licenciements, les restructurations et les
délocalisations imposés par de grands groupes pourtant
largement bénéficiaires.
Nous apprécions ce geste de Monsieur André Aschieri,
Maire de Mouans‐Sartoux. Pour nous, c’est un signe de
solidarité avec les salariés frappés par la crise. Nous
remercions Monsieur le Maire et son conseil municipal.
Aujourd’hui sont présents des travailleurs de 14
entreprises : Schneider, Wipro, Alcatel‐Lucent, Thalès
Alenia Space, Amadeus, Neo Security, Sogeti, GFI,
Sopra, Visteon, Veolia, France Telecom, ADSEA,
ASEICA.
Nous avons reçu un message de soutien d’un médecin
de la Sécurité Sociale.
Des agents de la fonction publique de l’enseignement,
du CNRS et de la commune de Nice, frappés par la
nouvelle loi sur la mobilité qui introduit la possibilité de
licencier des fonctionnaires, sont également présents.
Une large discussion a commencé et se poursuit.
La situation ne fait que s’aggraver et, lundi 26 Octobre,
le Président de l’Observatoire Français des
Conjonctures Economiques a prévenu : « le plus dur est
devant nous », tablant sur un taux de chômage à 10,6 %
de la population active en 2010.
Nous le constatons dans nos entreprises, grandes ou
petites : les plans se succèdent. Ces plans ne visent qu’à
réduire les coûts de production pour améliorer les
marges au bénéfice des actionnaires. La production et
les bureaux d’études partent dans les pays où la main
d’oeuvre est peu chère, surexploitée et faiblement
organisée, principalement en Chine, en Inde, dans les
pays de l’Est et en Afrique du Nord.
C’est un fait : dans notre département aussi, des
centaines d’emplois sont supprimés, les garanties
collectives sont systématiquement remises en cause, le
chômage des jeunes explose (+38,4% en 1 an dans les
Alpes‐Maritimes).
Les seules alternatives que l’on nous propose sont :
• le chômage partiel,
• la négociation de plans sociaux « quatre étoiles »,
• les Contrats de Transition Professionnelle, les
Conventions de Reclassement,
• la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des
Compétences …
Les gouvernements ont trouvé des milliers de milliards
de dollars pour sauver les banquiers, les spéculateurs et
le système financier mondial. Et il ne serait pas possible
de sauver les emplois qui permettent de faire vivre des
millions de familles ?
Faut‐il donc se résigner aux licenciements et aux
délocalisations dans les pays à bas coût, jusqu’à ce
qu’il ne reste quasiment plus rien ? Faut‐il accepter le
délitement du tissu industriel ?
Pour nous, c’est une certitude : si les partis PS, PCF,
NPA, LO, PG, POI décidaient d’appeler à une marche
unie pour l'interdiction des licenciements, s'appuyant
sur les comités pour l'unité qui se sont constitués et qui
se constitueraient dans le pays et sur de nombreuses
prises de position des adhérents de ces partis, des
centaines de milliers de salariés du privé et du public y
répondraient.
Nous constatons que la proposition de marche unie
pour l’interdiction des licenciements fait son chemin.
Notre conférence, à laquelle participent le Parti Ouvrier
Indépendant, le NPA de Cannes‐Grasse et des militants
PCF, en est l’expression.
Mais nous sommes obligés de constater également que
les partis PS, PCF, PG n’ont pas décidé de répondre
positivement à notre appel, malgré les invitations et les
courriers que nous leur avons adressé.
• Dans le journal du PS Le Sud à Gauche, nous
apprenons que Pascale Gérard, militante du PS des
Alpes‐Maritimes et « secrétaire nationale en charge de
la formation professionnelle et de la sécurité sociale
professionnelle », se prononce pour un « pacte social »
entre « l’Etat, les Régions et les partenaires sociaux »
pour « un droit au travail tout au long de la vie », sans
dire un mot des licenciements, du CDI et des garanties
qui y sont attachées dans le Code du Travail et les
Conventions Collectives.
• Le 3ème engagement du programme du PCF propose
« une sécurisation de l’entrée dans l’emploi et des
parcours professionnels ». On y lit notamment que
« Tout‐e salarié‐e licencié‐e pourra bénéficier d’un
« congé de reclassement » amélioré ».
• Le Parti de Gauche se prononce également pour un
« nouveau statut du salarié, fondé sur une sécurité
sociale professionnelle lui garantissant ses droits y
compris en cas de changement d'emploi ou de
chômage ».
Nous posons donc la question à nos collègues du PS,
du PCF et du PG et à leur organisation : est‐il possible
de sécuriser nos parcours professionnels et de garantir
un emploi à chaque jeune sans arrêter la vague de
licenciements et de délocalisations qui déferle sur le
pays, sans interdire les licenciements ?
• Au plan national, diverses organisations appellent à
des « marches régionales chômeurs / précaires /
salariés en lutte / mal‐logés / sans papiers pour l’arrêt
des licenciements et une nouvelle législation sociale qui
rende le droit à l’emploi effectif et soit fondée sur la
continuité des droits : contrat de travail, obligation de
reclassement (…) » et « un revenu décent avec ou sans
emploi ».
Nous partageons cet objectif d’arrêt des licenciements
et nous posons la question : est‐il possible d’arrêter les
licenciements région par région ? En séparant les
« chômeurs, précaires, salariés en lutte … » des autres
travailleurs ?
Nous avons des droits nationaux comme le Code du
Travail et les Conventions Collectives issues des
conquêtes sociales. Faut‐il leur substituer une nouvelle
législation fondée « sur la continuité des droits », c’està‐
dire la « sécurité sociale professionnelle » qui ne ferait
pas la différence entre celui qui est « avec ou sans
emploi » ?
Je m’associe à cet appel :
Nous voulons ouvrir et poursuivre la discussion sur ces
problèmes.
Nous constatons qu’à ce stade, les projets de loi
déposés par le PCF et le PG pour interdire les
licenciements boursiers ont été bloqués à l’Assemblée
Nationale. Or, chacun sait que des centaines de milliers
de salariés vont encore perdre leur emploi dans les
prochains mois. Nous ne pouvons patienter jusqu’aux
prochaines élections. Nous ne pouvons pas plus nous
résigner à négocier les plans de licenciement, à
organiser la compétitivité des entreprises face à la
concurrence des pays à bas coût – c’est‐à‐dire
organiser la perte des emplois et la baisse du coût du
travail en France ‐ en participant aux Etats Généraux
de l’Industrie dans les régions.
Informés de l’appel à un premier rassemblement
devant l’Assemblée Nationale le 28 novembre, issue
des décisions prises par la conférence de Puteaux,
nous décidons :
1‐ de nous joindre au rassemblement du 28 novembre
en cherchant la participation la plus large possible ;
2‐ de lancer une campagne financière pour permettre
la montée sur Paris.
3‐ de constituer un comité de liaison départemental.
Ce comité n’est pas concurrent aux syndicats, il n’a pas
vocation à devenir une organisation, un parti politique,
il ne cherche pas à se transformer en cartel
d’organisations. Ce comité a un objectif : agir pour
l’unité pour mettre un coup d’arrêt aux plans de
licenciements.
4‐ dans la mesure du possible, de constituer des
comités locaux pour l’unité, pour la marche unie pour
l’interdiction des licenciements.
5‐ d’organiser des délégations aux partis PS, PCF, PG,
MRC, NPA, LO, POI pour aller chercher des réponses à
nos questions et les inviter à venir avec nous le 28
novembre.
Adopté à l’unanimité des 37 présents, le 6 Nov. 2009
NOM‐PRENOM ENTREPRISE EMAIL / ADRESSE SOUTIEN FINANCIER SIGNATURE
A retourner à marcheunie06@gmail.com / Chèques à adresser à Bernard Pignault, 280 chemin de Clavel 06 370 Mouans‐Sartoux
COMPTE-RENDU DE LA CONFÉRENCE DE MOUANS-SARTOUX
Près de quarante participants se sont retrouvés pour la conférence départementale, dans une salle aimablement prêtée par la mairie de Mouans Sartoux, vendredi 6 novembre 2009 pour discuter des propositions de la conférence de Puteaux.
Des travailleurs de 14 entreprises du département étaient présents : Schneider, Wipro, Alcatel Lucent, Thalès Alenia Space, Amadeus, Neo Security, Sogeti, GFI, Sopra, Visteon, Veolia, France Telecom, ADSEA, ASEICA. Dans plusieurs de ces entreprises, des plans de licenciements sont en cours ou en projet.
Des agents de la fonction publique de l’enseignement, du CNRS et de la Commune de Nice, frappés par la nouvelle loi sur la mobilité qui introduit la possibilité de licencier des fonctionnaires étaient également présents.
Le PS, PCF, NPA, MRC, POI et le PG ont été invités à participer à la discussion, mais seuls le NPA et le POI ont répondu à l’invitation, le MRC, non disponible, s’est tout de même déclaré ouvert à une rencontre. Des militants du PCF étaient présents. Une discussion très riche s’est ouverte, notamment à propos du slogan « interdiction des licenciements ».
« Doit on utiliser un slogan aussi sec, tel que l’interdiction des licenciements, parce qu’il y a des fois où on ne peut pas faire autrement, cela dépend des entreprises » demandait un participant.
« Je n’ai jamais vu autant de personnes réunies ici, sur un sujet come celui là, est ce que déjà ce n’est pas tout un symbole de notre volonté de nous unir, pour mettre un coup d’arrêt à ces licenciements ? Il y a un mois, 500 salariés de Sophia manifestaient pour dire « non aux licenciements, » je n’avais jamais vu çà» lui répondait un autre salarié.
« Le problème aujourd’hui, c’est la filialisation des boîtes, on externalise des missions, les emplois et les compétences, puis quand certaines filiales sont en difficulté, on s’en débarrasse. Ainsi on met des entreprises en difficulté délibérément depuis des dizaines d’années. » expliquait un salarié de Thalès (600 sous traitants.)
Si les grandes entreprises arrêtaient d’externaliser et de licencier, les petits artisans n’auraient plus de problèmes pour travailler.
Un salarié d’Alcatel Lucent expliquait la mobilisation qui a eu lieu contre les 32 suppressions de postes prévus à SOPHIA, et qui a pour l’instant permis de conserver l’emploi.
D’autres participants indiquaient :
« Ce n’est pas un problème idéologique, l’interdiction des licenciements, quand on voit 600 000 licenciements en quelques mois, sans compter les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, les cotisations en moins pour la sécurité sociale…
On ne peut se satisfaire de la réponse d’un dirigeant syndical à la fin du conflit Molex : « On a sauvé l’industrie mais pas l’emploi ».
Comment va-t-on sauver l’industrie de ce pays si on ne sauve pas les emplois ? Le problème est national, c’est au niveau national qu’on trouvera la solution.
« Pour moi la discussion de ce mot d’ordre, interdiction des licenciements, me rappelle la discussion sur le mot d’ordre « retrait de la réforme Darcos », évoquait une enseignante, représentant le POI à cette réunion. On en discutait entre collègues, certains disant : « c’est trop restrictif, «retrait », il faudrait aussi donner des solutions, mais finalement ce qui nous unissait, c’était le retrait, parce que cela qualifiait exactement l’attaque et comment la repousser. Et nous avons obtenu le retrait…jusqu’à aujourd’hui ! »
Rappelant ensuite la campagne du POI (à l’aide d’Informations ouvrières) et les conférences qui se sont tenues depuis fin 2008, elle concluait : « on peut se demander aussi à l’inverse, pourquoi les partis de gauche nationalement, à part le POI, refusent, eux, de dire « interdiction des licenciements et d’appeler à la marche unie…. N’y a-t-il pas un contenu derrière cette obstination à refuser de le dire ?
Nous soutenons de toutes nos forces le rassemblement national du 28 novembre et espérons que les camarades des autres partis appelleront au rassemblement devant l’assemblée nationale ce jour là. »
Le NPA (Cannes- Grasse) intervenait ensuite « L’initiative de la marche unie pour l’interdiction des licenciements est intéressante, le slogan est juste et bon, auparavant à la LCR, on disait « nos vies valent plus que leurs profits » . Il y a aussi d’autres lieux de résistances, est ce que le 28 novembre ne va pas faire un « plouf », ne doit on pas prendre l’initiative avec d’autres ? »
« Je pense finalement que l’interdiction des licenciements est un slogan juste et rassembleur », terminait un salarié de Schneider : « on verra ce qu’on fait après, mais avec ce mot d’ordre, on a déjà regroupé une force, on a cristallisé quelque chose…on nous dira : c’est rudimentaire, les choses sont beaucoup plus complexes…mais on a plus de temps à perdre, parce qu’effectivement, on veut vivre et que d’autres ne veulent pas nous laisser vivre. Alors on a besoin d’action, on y va, on sait pourquoi, c’est un premier pas. Et on redemandera aux autres partis, et on verra bien leurs réponses. Leurs réponses, ou leur absence de réponses, ce sera significatif ».
Après un chaleureux salut du maire de Mouans Sartoux, André Aschieri, qui s’est informé des décisions de la réunion et a expliqué en quelques mots les désastreuses conséquences de la réforme territoriale pour sa commune, la réunion a été saisie d’un projet d’appel qui se conclut ainsi :
1. « Nous joindre au rassemblement du 28 novembre en cherchant la participation la plus large.
2. Lancer une campagne financière pour permettre la montée sur Paris
3. Constituer un comité de liaison départemental…
4. Dans la mesure du possible constituer des comités locaux pour l’unité, pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements.
5. Organiser des délégations aux partis PS, PCF, PG, MRC, NPA, POI pour aller chercher des réponses à nos questions et les inviter à venir avec nous le 28 novembre.
Suit un appel à souscription.
Adopté à l’unanimité des 37 présents, le 6 novembre 2009. »
Des travailleurs de 14 entreprises du département étaient présents : Schneider, Wipro, Alcatel Lucent, Thalès Alenia Space, Amadeus, Neo Security, Sogeti, GFI, Sopra, Visteon, Veolia, France Telecom, ADSEA, ASEICA. Dans plusieurs de ces entreprises, des plans de licenciements sont en cours ou en projet.
Des agents de la fonction publique de l’enseignement, du CNRS et de la Commune de Nice, frappés par la nouvelle loi sur la mobilité qui introduit la possibilité de licencier des fonctionnaires étaient également présents.
Le PS, PCF, NPA, MRC, POI et le PG ont été invités à participer à la discussion, mais seuls le NPA et le POI ont répondu à l’invitation, le MRC, non disponible, s’est tout de même déclaré ouvert à une rencontre. Des militants du PCF étaient présents. Une discussion très riche s’est ouverte, notamment à propos du slogan « interdiction des licenciements ».
« Doit on utiliser un slogan aussi sec, tel que l’interdiction des licenciements, parce qu’il y a des fois où on ne peut pas faire autrement, cela dépend des entreprises » demandait un participant.
« Je n’ai jamais vu autant de personnes réunies ici, sur un sujet come celui là, est ce que déjà ce n’est pas tout un symbole de notre volonté de nous unir, pour mettre un coup d’arrêt à ces licenciements ? Il y a un mois, 500 salariés de Sophia manifestaient pour dire « non aux licenciements, » je n’avais jamais vu çà» lui répondait un autre salarié.
« Le problème aujourd’hui, c’est la filialisation des boîtes, on externalise des missions, les emplois et les compétences, puis quand certaines filiales sont en difficulté, on s’en débarrasse. Ainsi on met des entreprises en difficulté délibérément depuis des dizaines d’années. » expliquait un salarié de Thalès (600 sous traitants.)
Si les grandes entreprises arrêtaient d’externaliser et de licencier, les petits artisans n’auraient plus de problèmes pour travailler.
Un salarié d’Alcatel Lucent expliquait la mobilisation qui a eu lieu contre les 32 suppressions de postes prévus à SOPHIA, et qui a pour l’instant permis de conserver l’emploi.
D’autres participants indiquaient :
« Ce n’est pas un problème idéologique, l’interdiction des licenciements, quand on voit 600 000 licenciements en quelques mois, sans compter les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, les cotisations en moins pour la sécurité sociale…
On ne peut se satisfaire de la réponse d’un dirigeant syndical à la fin du conflit Molex : « On a sauvé l’industrie mais pas l’emploi ».
Comment va-t-on sauver l’industrie de ce pays si on ne sauve pas les emplois ? Le problème est national, c’est au niveau national qu’on trouvera la solution.
« Pour moi la discussion de ce mot d’ordre, interdiction des licenciements, me rappelle la discussion sur le mot d’ordre « retrait de la réforme Darcos », évoquait une enseignante, représentant le POI à cette réunion. On en discutait entre collègues, certains disant : « c’est trop restrictif, «retrait », il faudrait aussi donner des solutions, mais finalement ce qui nous unissait, c’était le retrait, parce que cela qualifiait exactement l’attaque et comment la repousser. Et nous avons obtenu le retrait…jusqu’à aujourd’hui ! »
Rappelant ensuite la campagne du POI (à l’aide d’Informations ouvrières) et les conférences qui se sont tenues depuis fin 2008, elle concluait : « on peut se demander aussi à l’inverse, pourquoi les partis de gauche nationalement, à part le POI, refusent, eux, de dire « interdiction des licenciements et d’appeler à la marche unie…. N’y a-t-il pas un contenu derrière cette obstination à refuser de le dire ?
Nous soutenons de toutes nos forces le rassemblement national du 28 novembre et espérons que les camarades des autres partis appelleront au rassemblement devant l’assemblée nationale ce jour là. »
Le NPA (Cannes- Grasse) intervenait ensuite « L’initiative de la marche unie pour l’interdiction des licenciements est intéressante, le slogan est juste et bon, auparavant à la LCR, on disait « nos vies valent plus que leurs profits » . Il y a aussi d’autres lieux de résistances, est ce que le 28 novembre ne va pas faire un « plouf », ne doit on pas prendre l’initiative avec d’autres ? »
« Je pense finalement que l’interdiction des licenciements est un slogan juste et rassembleur », terminait un salarié de Schneider : « on verra ce qu’on fait après, mais avec ce mot d’ordre, on a déjà regroupé une force, on a cristallisé quelque chose…on nous dira : c’est rudimentaire, les choses sont beaucoup plus complexes…mais on a plus de temps à perdre, parce qu’effectivement, on veut vivre et que d’autres ne veulent pas nous laisser vivre. Alors on a besoin d’action, on y va, on sait pourquoi, c’est un premier pas. Et on redemandera aux autres partis, et on verra bien leurs réponses. Leurs réponses, ou leur absence de réponses, ce sera significatif ».
Après un chaleureux salut du maire de Mouans Sartoux, André Aschieri, qui s’est informé des décisions de la réunion et a expliqué en quelques mots les désastreuses conséquences de la réforme territoriale pour sa commune, la réunion a été saisie d’un projet d’appel qui se conclut ainsi :
1. « Nous joindre au rassemblement du 28 novembre en cherchant la participation la plus large.
2. Lancer une campagne financière pour permettre la montée sur Paris
3. Constituer un comité de liaison départemental…
4. Dans la mesure du possible constituer des comités locaux pour l’unité, pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements.
5. Organiser des délégations aux partis PS, PCF, PG, MRC, NPA, POI pour aller chercher des réponses à nos questions et les inviter à venir avec nous le 28 novembre.
Suit un appel à souscription.
Adopté à l’unanimité des 37 présents, le 6 novembre 2009. »
INITIATIVES OUVRIERES DES ALPES-MARITIMES n° 02/03/04/05
IOAM n° 05
• Il a osé …
Michel VAUZELLE est en campagne pour sa réélection à la tête du conseil régional PACA.
Il déclare, dans Nice-Matin du 30 octobre : « je vais donc durant cette campagne défendre les idéaux de tous les républicains, de tous ceux qui ressentent concrètement ce qu’est la république française, qui ne connaît ni race, ni religion, ni classes sociales, et qui jusqu’à présent a été très humaine. »
Pour le dirigeant du PS, il n’y aurait donc plus de classe sociale, plus d’exploitation, plus d’intérêts contradictoires entre patrons et salariés ?
N’y aurait-il donc plus besoin de partis politiques et de syndicats pour défendre les intérêts particuliers des travailleurs ?
• GREVE AU C.C.A.S. DE NICE
26 agents du CCAS de la Ville de Nice étaient en grève le 12 Octobre dernier. Ils dénonçaient notamment une « déshumanisation du service social à l’image des veilleurs de nuit remplacés par des caméras ».
• FIN DE LA RETRAITE D’OFFICE POUR LES FONCTIONNAIRES.
La retraite d’office à 55 ou 60 ans, qui s’imposait pour certains fonctionnaires comme les policiers, les douaniers ou les infirmières, va être supprimée et l’âge maximal de la retraite sera repoussé à 65 ans à compter du 1er janvier 2010.
IOAM n° 04
• HEWLETT-PACKARD
300 salariés ont défilé le 12 octobre pour protester contre la suppression annoncée de 134 emplois chez Hewlett-Packard.
Le Sénateur-Maire de la Ville de Valbonne, Mr Marc DAUNIS, s’est prononcé en faveur d’initiatives comme la mise en commun entre les sociétés de Sophia des CV des Personnels, et ce, afin de faciliter les transferts en interne au parc et de mettre en place par la région PACA des programmes de formation.
• CCAS : après le coup du bouclier fiscal pour exonérer les grandes fortunes, le gouvernement a donné des centaines de milliards pour sauver les banques, qui viennent d’annoncer le versement de 140 milliards de bonus. C’est maintenant au service public de payer la facture ! Le POI se prononce pour la nationalisation des banques.
• RETRAITE : cette mesure qui vise à allonger de 5 ans le départ à la retraite, vient de l’accord européen signé en 2002 par CHIRAC et JOSPIN, repris par le Rapport ATTALI en janvier 2008. Le POI est pour la défense de toutes les conquêtes qui ont été arrachées par les travailleurs pour garantir leur droit à la retraite :
- Retour au 37,5 annuités pour Tous et abrogation des lois BALLADUR de 1993 (secteur privé) et FILLON en 2003 (secteur public).
IOAM n° 03
•LE TIGNET
Une partie des élus de la commune se battent pour la préservation du domaine et contre l’installation programmée du 18ème Golf des A.M.
Le promoteur exige même la vente des chemins communaux pour compléter son domaine et réaliser son projet, en accord avec le Maire.
•IBM « LA GAUDE » : le site installé dans notre département depuis 1962 va déménager, probablement à Sophia ou dans la Plaine du Var.
• Entreprise de Sécurité
L’Employeur envoie des avenant aux contrats de travail de certains salariés pour baisser leur salaire : ces salariés qualifiés au niveau 140 sons vendus aux clients au coefficient
• BATIMENT
TP SPADA FILIALE EUROVIA
Dorénavant les salariés devront, pour se rendre sur les chantiers, assurer eux-mêmes les frais de déplacements, et partir avant leur horaire de début de journée, sans contrepartie financière.
• BESANCENOT et les élections régionales…
Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot appelle les électeurs à voter aux élections régionales pour créer des contre pouvoirs locaux au gouvernement actuel.
Son argumentation (entendue sur RMC Info) ?
« Le transport ferroviaire des voyageurs sera libéralisé et soumis à concurrence en 2011. Les Régions ayant la compétence sur les transports, elles pourraient s’opposer à ce que des compagnies privées transportent des voyageurs … » !!
•COURRIER DES LECTEURS
« Certains disent que l’Europe, les directives européennes, n’imposent pas la privatisation de la poste, mais uniquement Sarkozy. Et qu’il ne faut donc pas se battre contre les directives… En fait, les directives européennes libéralisent le marché, brisent le monopole de la poste, et interdisent le financement de l’Etat. Dans le texte elles n’imposent pas la privatisation.
Mais dans ce cadre, des entreprises privées peuvent alors « prendre des parts de marché » sur le terrain de la poste, forcément là où c’est le plus rentable. Par exemple la distribution du courrier aux entreprises, les colis, la distribution des prospectus…Par contre ils n’investissent pas un centime dans les missions de service public (bureaux de poste dans chaque village, courrier 6 jours sur 7, etc…) La poste perd alors de l’argent car les branches bénéficiaires sont concurrencées par les entreprises privées, les branches déficitaires sont toujours là. Or l’Etat n’a pas le droit de financer une entreprise publique (car sinon c’est de la distorsion de concurrence). Mécaniquement alors la poste doit augmenter sa productivité, fermer tout ce qui n’est pas rentable. Et n’ayant plus de financement pour se développer (ni de la part de l’Etat ni des bénéfices internes) et faire face à la concurrence, elle doit soit ouvrir son capital (vendre des actions sur le marché), ce qui amène progressivement à la privatisation (l’Etat détenant une part de plus en plus faible) soit fusionner avec un concurrent, ce qui d’un coup diminue la part de l’Etat dans le capital (ex Aérospatial fusionnée avec Matra puis les allemands, GDF).
Benoît
IOAM n° 02
• LA POSTE
5 novembre : la fédération Force Ouvrière de la communication « considère qu’il faut appeler les postiers à la grève jusqu’au retrait du projet de loi. »
Selon Nice-Matin du 11 novembre : « l’ensemble des postiers est appelé à faire grève le 24 novembre contre le projet de loi transformant le statut de la poste en société anonyme. » Contre le projet de loi ou Pour le retrait du projet de loi ?
C’est aux postiers de décider dans leurs assemblées générales. Pour notre part, nous pensons qu’il n’est d’autre solution, pour obtenir le retrait du projet de loi, que la grève dans l’unité, pour la satisfaction des revendications.
• COMMUNAUTE URBAINE
Le maire de Beausoleil refuse da fusion de sa commune dans la Communauté Urbaine de Nice
• Il a osé …
Michel VAUZELLE est en campagne pour sa réélection à la tête du conseil régional PACA.
Il déclare, dans Nice-Matin du 30 octobre : « je vais donc durant cette campagne défendre les idéaux de tous les républicains, de tous ceux qui ressentent concrètement ce qu’est la république française, qui ne connaît ni race, ni religion, ni classes sociales, et qui jusqu’à présent a été très humaine. »
Pour le dirigeant du PS, il n’y aurait donc plus de classe sociale, plus d’exploitation, plus d’intérêts contradictoires entre patrons et salariés ?
N’y aurait-il donc plus besoin de partis politiques et de syndicats pour défendre les intérêts particuliers des travailleurs ?
• GREVE AU C.C.A.S. DE NICE
26 agents du CCAS de la Ville de Nice étaient en grève le 12 Octobre dernier. Ils dénonçaient notamment une « déshumanisation du service social à l’image des veilleurs de nuit remplacés par des caméras ».
• FIN DE LA RETRAITE D’OFFICE POUR LES FONCTIONNAIRES.
La retraite d’office à 55 ou 60 ans, qui s’imposait pour certains fonctionnaires comme les policiers, les douaniers ou les infirmières, va être supprimée et l’âge maximal de la retraite sera repoussé à 65 ans à compter du 1er janvier 2010.
IOAM n° 04
• HEWLETT-PACKARD
300 salariés ont défilé le 12 octobre pour protester contre la suppression annoncée de 134 emplois chez Hewlett-Packard.
Le Sénateur-Maire de la Ville de Valbonne, Mr Marc DAUNIS, s’est prononcé en faveur d’initiatives comme la mise en commun entre les sociétés de Sophia des CV des Personnels, et ce, afin de faciliter les transferts en interne au parc et de mettre en place par la région PACA des programmes de formation.
• CCAS : après le coup du bouclier fiscal pour exonérer les grandes fortunes, le gouvernement a donné des centaines de milliards pour sauver les banques, qui viennent d’annoncer le versement de 140 milliards de bonus. C’est maintenant au service public de payer la facture ! Le POI se prononce pour la nationalisation des banques.
• RETRAITE : cette mesure qui vise à allonger de 5 ans le départ à la retraite, vient de l’accord européen signé en 2002 par CHIRAC et JOSPIN, repris par le Rapport ATTALI en janvier 2008. Le POI est pour la défense de toutes les conquêtes qui ont été arrachées par les travailleurs pour garantir leur droit à la retraite :
- Retour au 37,5 annuités pour Tous et abrogation des lois BALLADUR de 1993 (secteur privé) et FILLON en 2003 (secteur public).
IOAM n° 03
•LE TIGNET
Une partie des élus de la commune se battent pour la préservation du domaine et contre l’installation programmée du 18ème Golf des A.M.
Le promoteur exige même la vente des chemins communaux pour compléter son domaine et réaliser son projet, en accord avec le Maire.
•IBM « LA GAUDE » : le site installé dans notre département depuis 1962 va déménager, probablement à Sophia ou dans la Plaine du Var.
• Entreprise de Sécurité
L’Employeur envoie des avenant aux contrats de travail de certains salariés pour baisser leur salaire : ces salariés qualifiés au niveau 140 sons vendus aux clients au coefficient
• BATIMENT
TP SPADA FILIALE EUROVIA
Dorénavant les salariés devront, pour se rendre sur les chantiers, assurer eux-mêmes les frais de déplacements, et partir avant leur horaire de début de journée, sans contrepartie financière.
• BESANCENOT et les élections régionales…
Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot appelle les électeurs à voter aux élections régionales pour créer des contre pouvoirs locaux au gouvernement actuel.
Son argumentation (entendue sur RMC Info) ?
« Le transport ferroviaire des voyageurs sera libéralisé et soumis à concurrence en 2011. Les Régions ayant la compétence sur les transports, elles pourraient s’opposer à ce que des compagnies privées transportent des voyageurs … » !!
•COURRIER DES LECTEURS
« Certains disent que l’Europe, les directives européennes, n’imposent pas la privatisation de la poste, mais uniquement Sarkozy. Et qu’il ne faut donc pas se battre contre les directives… En fait, les directives européennes libéralisent le marché, brisent le monopole de la poste, et interdisent le financement de l’Etat. Dans le texte elles n’imposent pas la privatisation.
Mais dans ce cadre, des entreprises privées peuvent alors « prendre des parts de marché » sur le terrain de la poste, forcément là où c’est le plus rentable. Par exemple la distribution du courrier aux entreprises, les colis, la distribution des prospectus…Par contre ils n’investissent pas un centime dans les missions de service public (bureaux de poste dans chaque village, courrier 6 jours sur 7, etc…) La poste perd alors de l’argent car les branches bénéficiaires sont concurrencées par les entreprises privées, les branches déficitaires sont toujours là. Or l’Etat n’a pas le droit de financer une entreprise publique (car sinon c’est de la distorsion de concurrence). Mécaniquement alors la poste doit augmenter sa productivité, fermer tout ce qui n’est pas rentable. Et n’ayant plus de financement pour se développer (ni de la part de l’Etat ni des bénéfices internes) et faire face à la concurrence, elle doit soit ouvrir son capital (vendre des actions sur le marché), ce qui amène progressivement à la privatisation (l’Etat détenant une part de plus en plus faible) soit fusionner avec un concurrent, ce qui d’un coup diminue la part de l’Etat dans le capital (ex Aérospatial fusionnée avec Matra puis les allemands, GDF).
Benoît
IOAM n° 02
• LA POSTE
5 novembre : la fédération Force Ouvrière de la communication « considère qu’il faut appeler les postiers à la grève jusqu’au retrait du projet de loi. »
Selon Nice-Matin du 11 novembre : « l’ensemble des postiers est appelé à faire grève le 24 novembre contre le projet de loi transformant le statut de la poste en société anonyme. » Contre le projet de loi ou Pour le retrait du projet de loi ?
C’est aux postiers de décider dans leurs assemblées générales. Pour notre part, nous pensons qu’il n’est d’autre solution, pour obtenir le retrait du projet de loi, que la grève dans l’unité, pour la satisfaction des revendications.
• COMMUNAUTE URBAINE
Le maire de Beausoleil refuse da fusion de sa commune dans la Communauté Urbaine de Nice
mardi 27 octobre 2009
INITIATIVES OUVRIERES DES ALPES-MARITIMES (n°1)
Ça s’est passé à SOPHIA !
♦500 INGENIEURS, à l’appel des syndicats,
(CGT-FO-CFDT-CFTC-CFE-CGC), ont
manifesté le 25 Septembre dernier contre
les licenciements à Sophia. C’est la 1ère fois
en 40 ans d’histoire de la technopôle.
♦10 SALARIES d’Amadeus, Schneider, Wipro, monopole public.
GFI, Sopra, Neo Security, FR3, Thalès ont
écrit une lettre aux élus du PCF d’Antibes et
à la fédération du PC des AM, pour les
inviter à organiser en commun une rencontre
départementale pour « l’unité pour une
marche unie pour l’Interdiction des
Licenciements », suite à l’appel de la
conférence de Puteaux du 5 septembre.
♦L’APPEL du Comité de ROQUEBRUN
Parmi les 6000 élus qui ont signé le
projet de Loi proposé par le Comité de
ROQUEBRUN, figurent dans notre
département :
1 CONSEILLER GENERAL
LE MAIRE DE « MOUANS SARTOUX »
LE MAIRE DU « MOULINET »
LE MAIRE DE « LA BRIGUE »
LE MAIRE DE « SAORGE »
1 ADJOINT AU MAIRE DE « PEYMEINADE »
7 CONSEILLERS MUNICIPAUX DE « SAORGE »
1 CONSEILLERE MUNICIPALE DE « FONTAN »
1 CONSEILLER MUNICIPAL DE « GRASSE »
1 CONSEILLERE MUNICIPALE DE « TENDE »
1 CONSEILLER MUNICIPAL DE « NICE »
1 CONSEILLER MUNICIPAL DU « TIGNET »
Récemment LE MAIRE DE LA COMMUNE DE
SAORGE A SIGNE L’APPEL DU COMITE DE
ROQUEBRUN POUR LE RETOUR AU MONOPOLE
PUBLIC POSTAL ET LE RETRAIT DU PROJET DE LOI
GOUVERNEMENTAL DE CHANGEMENT DE STATUT
DE LA POSTE EN S.A., ouvrant la voie à la
Privatisation des Services Publics.
La délibération du Conseil Municipal de
SAORGE « demande solennellement que
le Gouvernement se ressaisisse et transige sur l'APPLICATION
VISANT A LA PRIVATISATION DES SERVICES
PUBLICS. »
♦LA POSTE Et Maintenant ?
TEMOIGNAGE : « j’ai tenu le 3 Octobre un point de vote du quartier populaire du Ray (Nice-Nord) ; Résultat: 516 votants pour 504 NON.
Mais cette votation ne soulevait pas le problème principal du retrait de projet de loi qui change le statut de La Poste et le retour au monopole public.
Sachant que 6000 élus ont signé une proposition de loi pour le retour au monopole public d’Etat, permettant de réinstaller, partout où les communes en font la demande, les bureaux de Poste avec les fonctionnaires nécessaires, ne faudrait-t-il pas poser la question D’UNE MANIFESTATION NATIONALE AVEC LES ELUS POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI DU GOUVERNEMENT ? »
♦LA POSITION DU P O I
Sur les Directives Postales Européennes
LE POI, A LA DIFFERENCE DE TOUS LES AUTRES PARTIS, SE PRONONCE POUR LE RETOUR AU MONOPOLE ET DONC POUR LA RUPTURE AVEC LES 3 DIRECTIVES POSTALES EUROPEENNES ET LES TRAITES DE MAASTRICHT – AMSTERDAM – ET LISBONNE.
AGENDA
♦ A VENIR
CONFERENCE DEPARTEMENTALE POUR L’UNITE POUR LA MARCHE UNIE POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS
Prévu le 6 Novembre à 18H30 (Mouans Sartoux)
♦ LECTURE ET PRISES D’ I.O.
Sur Nice : Tous les Vendredis à 18h30
Sur Cannes : Tous les Jeudis à 19h00
♦ Réunions de BUREAU DU POI
Comité de NICE : Tous les Jeudis
Comité départemental : Tous les Jeudis
♦ 30 OCTOBRE 2009
« CONGRES des MAIRES des Alpes-Maritimes »
♦500 INGENIEURS, à l’appel des syndicats,
(CGT-FO-CFDT-CFTC-CFE-CGC), ont
manifesté le 25 Septembre dernier contre
les licenciements à Sophia. C’est la 1ère fois
en 40 ans d’histoire de la technopôle.
♦10 SALARIES d’Amadeus, Schneider, Wipro, monopole public.
GFI, Sopra, Neo Security, FR3, Thalès ont
écrit une lettre aux élus du PCF d’Antibes et
à la fédération du PC des AM, pour les
inviter à organiser en commun une rencontre
départementale pour « l’unité pour une
marche unie pour l’Interdiction des
Licenciements », suite à l’appel de la
conférence de Puteaux du 5 septembre.
♦L’APPEL du Comité de ROQUEBRUN
Parmi les 6000 élus qui ont signé le
projet de Loi proposé par le Comité de
ROQUEBRUN, figurent dans notre
département :
1 CONSEILLER GENERAL
LE MAIRE DE « MOUANS SARTOUX »
LE MAIRE DU « MOULINET »
LE MAIRE DE « LA BRIGUE »
LE MAIRE DE « SAORGE »
1 ADJOINT AU MAIRE DE « PEYMEINADE »
7 CONSEILLERS MUNICIPAUX DE « SAORGE »
1 CONSEILLERE MUNICIPALE DE « FONTAN »
1 CONSEILLER MUNICIPAL DE « GRASSE »
1 CONSEILLERE MUNICIPALE DE « TENDE »
1 CONSEILLER MUNICIPAL DE « NICE »
1 CONSEILLER MUNICIPAL DU « TIGNET »
Récemment LE MAIRE DE LA COMMUNE DE
SAORGE A SIGNE L’APPEL DU COMITE DE
ROQUEBRUN POUR LE RETOUR AU MONOPOLE
PUBLIC POSTAL ET LE RETRAIT DU PROJET DE LOI
GOUVERNEMENTAL DE CHANGEMENT DE STATUT
DE LA POSTE EN S.A., ouvrant la voie à la
Privatisation des Services Publics.
La délibération du Conseil Municipal de
SAORGE « demande solennellement que
le Gouvernement se ressaisisse et transige sur l'APPLICATION
VISANT A LA PRIVATISATION DES SERVICES
PUBLICS. »
♦LA POSTE Et Maintenant ?
TEMOIGNAGE : « j’ai tenu le 3 Octobre un point de vote du quartier populaire du Ray (Nice-Nord) ; Résultat: 516 votants pour 504 NON.
Mais cette votation ne soulevait pas le problème principal du retrait de projet de loi qui change le statut de La Poste et le retour au monopole public.
Sachant que 6000 élus ont signé une proposition de loi pour le retour au monopole public d’Etat, permettant de réinstaller, partout où les communes en font la demande, les bureaux de Poste avec les fonctionnaires nécessaires, ne faudrait-t-il pas poser la question D’UNE MANIFESTATION NATIONALE AVEC LES ELUS POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI DU GOUVERNEMENT ? »
♦LA POSITION DU P O I
Sur les Directives Postales Européennes
LE POI, A LA DIFFERENCE DE TOUS LES AUTRES PARTIS, SE PRONONCE POUR LE RETOUR AU MONOPOLE ET DONC POUR LA RUPTURE AVEC LES 3 DIRECTIVES POSTALES EUROPEENNES ET LES TRAITES DE MAASTRICHT – AMSTERDAM – ET LISBONNE.
AGENDA
♦ A VENIR
CONFERENCE DEPARTEMENTALE POUR L’UNITE POUR LA MARCHE UNIE POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS
Prévu le 6 Novembre à 18H30 (Mouans Sartoux)
♦ LECTURE ET PRISES D’ I.O.
Sur Nice : Tous les Vendredis à 18h30
Sur Cannes : Tous les Jeudis à 19h00
♦ Réunions de BUREAU DU POI
Comité de NICE : Tous les Jeudis
Comité départemental : Tous les Jeudis
♦ 30 OCTOBRE 2009
« CONGRES des MAIRES des Alpes-Maritimes »
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