Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

lundi 15 juin 2020

UNE MARÉE DE MANIFESTANTS

Samedi 13 juin, le comité « Justice pour Adama » appelait à manifester à Paris
de la place de la République à l’Opéra. Des dizaines et des dizaines de milliers se sont
rassemblés à République. Bloqués par la police, ils n’ont pas pu défiler. Des rassemblements
avaient également lieu au même moment à Lyon, Marseille, Bordeaux, Pau, Angoulême…

Depuis le 2 juin, jour où des dizaines de milliers
de jeunes ont déferlé aux pieds des tours du TGI
de Paris, pour la justice pour Adama, mort il y a
quatre ans des suites de son interpellation par la
police, la mobilisation s’est étendue à la jeunesse dans tout
le pays, balayant l’état d’urgence liberticide de Macron et de
son gouvernement.
Ils se dressent contre la violence, la répression d’État, contre
le racisme. Ils rejoignent les mobilisations de masse aux États-
Unis déclenchées par l’assassinat d’un Noir par un policier.
Par-delà les frontières, « justice pour Adama » et « justice pour
George Floyd » se font écho.
Ce 13 juin, des milliers manifestaient au même moment
dans plusieurs villes du pays, notamment à Marseille où ils
ont scandé : « justice pour Adama », « pas de justice, pas de
paix », « Zineb, on ne t’oublie pas », faisant référence à cette
dame âgée décédée à la suite de tirs de grenades au tout début
du mouvement des Gilets jaunes.
Tous exigent la vérité et la justice. Cette exigence se dresse
contre tout un système. Contre ce gouvernement qui a menti
sur tout.
Mensonges sur les masques, sur les tests.
Mensonges pour couvrir leur politique criminelle, responsable
du désastre dans les hôpitaux, où il a manqué de
tout ; de l’hécatombe meurtrière dans les Ehpad.
Propagande digne d’un État totalitaire et mensonges pour
imposer l’état d’urgence, ses mesures d’exception, son arbitraire,
sa répression et ses ordonnances contre les droits des
travailleurs.
Mensonges pour imposer des protocoles prétendus « sanitaires
», qui disloquent l’école publique, qu’ils ont toujours
cherché à détruire, qui reviennent à trier les élèves, à priver
des centaines de milliers de familles du droit à l’instruction.
Ils ont utilisé et utilisent l’épidémie, aujourd’hui ils utilisent
la « crise » pour chercher à baisser les salaires, pour justifier
et faciliter les licenciements.

Trop, c’est trop ! Assez de victimes de ce gouvernement !
JUSTICE POUR ADAMA ! PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

États-Unis : révolte et explosion de la colère

Un graffiti écrit à la hâte sur une baraque
de chantier de Minneapolis : « 2018 :
France ; 2019 : Hong Kong et Chili ; 2020 :
Minneapolis. » En inscrivant les manifestations
en cours dans la continuité des Gilets
jaunes, des manifestations d’étudiants de Hong
Kong et des manifestations de masse du Chili, ce
manifestant anonyme illustre la portée mondiale
de l’explosion sociale en cours.
Explosion qui se produit au coeur des États-Unis,
l’impérialisme le plus puissant. Ce ne sont pas les
premières émeutes que connaissent les États-Unis,
mais la situation aujourd’hui a un caractère particulier
: aucun affrontement communautaire, mais
au contraire la jonction des Noirs américains, des
Latinos, d’une large couche de la jeunesse blanche ;
il ne s’agit pas d’une explosion localisée, mais d’un
embrasement simultané de toutes les grandes villes
du pays – plus de cent cinquante !
La classe ouvrière américaine a été divisée par l’impérialisme
: en races, entre États, entre professions.
En regroupant, sur la base de la reconnaissance de
la situation particulière des Noirs américains, toutes
les composantes de la population américaine, ces
manifestations marquent un pas dans la reconstruction
de son unité.
Les images terribles de la mort de George Floyd ont
provoqué cette colère déterminée de toute la population
noire américaine et au-delà. Ce nouveau
meurtre condense la brutalité du régime américain
contre tous les travailleurs et singulièrement contre
les Noirs. C’est cette même brutalité qui a rejeté ces
dernières semaines des dizaines de millions d’Américains
dans le chômage, dans la misère et dans la
maladie. Les Noirs sont les plus touchés, à chaque
fois, car ils sont les plus précarisés ; mais c’est une
attaque frontale contre tous les travailleurs et la
population laborieuse. Il y a une conscience de cela
chez les manifestants.
La crise de l’appareil d’État américain est révélée au
grand jour par ces manifestations. On voit des policiers
et des gardes nationaux (les militaires réservistes
appelés à la rescousse par les gouverneurs de plus
de vingt États) se joindre aux manifestants. Ces
scènes de fraternisation expriment la crise qui déchire
les institutions américaines. Face au développement
des manifestations, Donald Trump menace les gouverneurs
des États de déployer l’armée pour mater
le mouvement qu’ils n’arrivent pas à contenir.
C’est tout le système politique américain qui est en
cause, des républicains aux démocrates, qui ont
tous perpétué l’oppression des Noirs aux États-Unis.
La mort de George Floyd est un déclencheur de cette
révolte des Noirs, des Latinos, d’une large couche
de la jeunesse blanche qui, ensemble, veulent enfin
respirer (cf notre légende) et mettent en cause la
politique des sommets des États-Unis.
Et il ne s’agit pas seulement d’une question américaine.
Elle a une portée mondiale.

Justice pour Adama Traoré

Mardi 2 juin, des rassemblements étaient appelés pour exiger la vérité, la justice pour
Adama Traoré, ce jeune mort il y a quatre ans, à la suite de son interpellation par la police.

Le gouvernement et le préfet de police de Paris avaient interdit la manifestation.
Bravant l’interdiction et l’état d’urgence, des dizaines de milliers de jeunes se sont massés devant
le TGI de Paris. Les pancartes, les slogans, font écho aux États-Unis, où l’assassinat de George Floyd
a fait exploser la colère, la révolte de la population noire, latino ainsi que d’une large couche de la
jeunesse blanche. Un soulèvement qui se dresse contre le régime, le système politique américain,
sa brutalité contre tous les travailleurs et particulièrement contre les Noirs.
Des dizaines de milliers à Paris, des milliers à Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Montpellier, qui descendent
dans la rue pour dire : Assez !
Assez de la répression d’État dont le gouvernement Macron a ouvert grand les vannes, en multipliant
les lois liberticides, les mesures d’exception, en décrétant l’état d’urgence. À Marseille, les
manifestants ont scandé « Justice pour Adama » et « Zineb, on ne t’oublie pas » (évoquant cette vieille
dame tuée par un tir de grenade lacrymogène au tout début des Gilets jaunes).
Assez du racisme, des contrôles au faciès, des humiliations, des discriminations et des violences
d’État qui sont le lot quotidien de centaines de milliers et qui n’ont fait que s’amplifier pendant le
confinement. Chacun a en tête ce qui s’est passé il y a quelques semaines à l’Île-Saint-Denis (93) ou
à Villeneuve-la-Garenne (92).

Le POI est aux côtés des dizaines de milliers qui manifestent pour exiger la vérité,
la justice pour Adama, pour que cesse la répression d’État !
Il appuie et soutient toutes les initiatives sur ce terrain et appelle ses adhérents à y participer.

lundi 11 mai 2020

Une véritable rentrée scolaire ? Non, un mensonge et une imposture !


Après les mensonges en rafales sur les masques, sur les tests, sur les chiffres, après les contradictions, les volte-face gouvernementales en série, le tout couvert par une propagande effrénée... maintenant, les conditions de la réouverture des écoles imposées par le gouvernement.
Une scandaleuse imposture !
Un parent d’élève dont Informations ouvrières a publié le témoignage, explique la situation dans l’école de son fils de 8 ans.
« Les élèves seront entre 10 et 15 par classe, pas nécessairement avec leur maîtresse. Par manque de personnel, la commune ne pourra désinfecter l’école que le mercredi
et le samedi. Les enfants qui iront à l’école seront accueillis deux jours par semaine : le lundi et le mardi ou le jeudi et le vendredi, une semaine sur deux ou plus selon les effectifs. Les enseignants, qui devront cumuler télétravail pour leurs élèves et accueil des enfants, prendront en charge un groupe deux fois par semaine et feront effectuer aux enfants le travail demandé par leur enseignant(e). (…) Lors des récréations aucun jeu de contact ne sera autorisé. Si vous le souhaitez, vous pouvez fournir
un cerceau, une corde à sauter ou autre jeu solitaire à votre enfant. »
C’est ce qui se passe partout. C’est du moins ce que voudrait imposer le gouvernement.
Non, ce n’est pas une rentrée scolaire. C’est du gardiennage bricolé localement au profit du patronat.
C’est la destruction du métier d’enseignant, au préjudice des conditions sanitaires qui ne sont pas garanties.
Comme le dit une enseignante sur une chaîne de télé : « Mon métier, c’est de transmettre le savoir, pas de faire de la garderie pour que les parents aillent au travail. »


Devant ce qui n’a rien à voir avec une rentrée scolaire, nombre de maires refusent d’en porter la responsabilité et le Sénat a voté un amendement les en dégageant.
Après la destruction des hôpitaux, après les millions d’emplois menacés de destruction et le sabotage de deux mois d’école du fait d’un confinement de plus en plus contesté, c’est maintenant un pas de plus de ce gouvernement pour détruire l’école et le droit à
l’instruction.
La preuve : tous les élèves ne sont pas concernés.
Le droit à l’instruction, c’est que tous les élèves puissent aller à l’école pour recevoir l’instruction qui leur est due. Foulant aux pieds les obligations qui sont celles de l’école publique, le gouvernement se décharge de ses responsabilités sur les parents et leur dit : « Décidez vous-mêmes. »
Il place les parents devant un choix impossible : ou bien placer ses enfants dans ce qui n’a plus rien à voir avec l’école, sans savoir si les conditions de santé seront garanties ; ou bien, si on le peut, les garder à la maison.
Quoi qu’on fasse, le gouvernement a donc décidé que tous les enfants seront privés d’école et d’instruction.
En multipliant prises de position, déclarations, pétitions, des milliers de parents, d’enseignants avec leurs syndicats, refusent ce chaos. Pour que les écoles puissent
rouvrir, ils exigent que les conditions de sécurité (le dépistage systématique, les masques...) soient réunies, que l’école reste l’école et qu’elle ne soit pas transformée
en garderie.

Comme les personnels hospitaliers qui refusent la destruction du service public de santé
et ses conséquences meurtrières, comme les personnels de Sécu qui refusent de fliquer les malades du Covid 19 et leurs contacts, les parents, les enseignants, les maires qui refusent l’imposture de la réouverture voulue par le gouvernement ont raison !
Ils exigent, ils se battent, ils s’organisent pour que les conditions de la reprise de l’école
soient assurées : il en va de la défense du droit à l’instruction !


Garde à vue pour une banderole

Le POI a été informé par son comité de la Haute-Garonne de l’appel commun ci-dessous
signé par de nombreuses organisations du département, parmi lesquelles le POI 31, la LDH 31,
la LFI 31, le PCF 31, le NPA 31 et des organisations syndicales et associatives :

Depuis un mois des habitants et habitantes de la Roseraie avaient affiché sur leur façade une banderole
« Macronavirus à quand la fin ? ». Le 29 janvier dernier, c’est Charlie Hebdo qui avait fait sa une
avec une caricature de Macron ayant pour légende « Macronavirus ».
Ce 21 avril, la police est arrivée chez eux pour leur ordonner de décrocher la banderole, ce qu’ils ont
fait même si aucun motif légal n’était avancé. Ils ont également demandé à ce qu’un ou une des locataires
donnent son identité, ce qu’une d’entre eux a fait. Le 22 avril, les forces de l’ordre sont revenues en
rentrant dans le jardin sans autorisation pour lui remettre une convocation pour une « audition » ce
23 avril à 11 heures. Elle s’y est rendue et a immédiatement été mise en garde à vue. Motif ? Outrage au
chef de l’État ! Elle a été interrogée en vue de donner l’identité de ses colocataires, ce qu’elle a refusé tout
comme le chef d’inculpation.
Cette habitante est sortie après 4 heures de garde à vue mais on lui a fait comprendre que cette
affaire n’était pas terminée et que ses colocataires allaient également être convoqués.
Nous dénonçons ces méthodes d’intimidation.
Nous sommes dans cette affaire confrontés à un cas grave de remise en cause de la liberté d’expression
comme du droit à critiquer le pouvoir, y compris par la caricature. Et pour faire respecter cela,
serions-nous face à la mise en place d’une police politique qui viendra jusque dans nos logements pour
nous faire retirer nos panneaux des balcons ?
Car depuis le début du confinement des milliers de personnes accrochent banderoles et pancartes à
leurs fenêtres pour dire ce qu’elles pensent de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. C’est
l’un des rares moyens que nous avons pour exprimer nos revendications, le droit de manifestation
ayant été suspendu dans le cadre du confinement.
Nous, organisations progressistes et démocratiques toulousaines, appelons à ce que ces pratiques
répressives cessent immédiatement et soient condamnées par le gouvernement ou ses représentants. Le
dossier doit être refermé sans aucune poursuite.
Le POI soutient totalement cet appel.
Il condamne l’escale répressive d’un niveau jamais atteint depuis la guerre d’Algérie. Pendant des mois, le gouvernement Macron a mutilé les Gilets jaunes, réprimé les manifestations de lycéens, d’étudiants, des personnels de santé, de pompiers… Il a fait adopter l’état d’urgence permanent, des mesures liberticides contre le droit de manifestation.
Au nom de l’urgence sanitaire, il a pris par ordonnances des mesures dérogatoires au droit commun permettant entre autres la détention provisoire de personnes incarcérées mais toujours présumées innocentes ! Et les témoignages se multiplient concernant les violences policières, notamment dans les banlieues, et l’arbitraire qui prévaut en matière de verbalisation pour non-respect du confinement.
Très récemment encore, c’est ce gouvernement qui a préféré commander des quantités astronomiques de LBD,
gaz lacrymogènes et autres munitions destinées aux forces de l’ordre quand tout le pays exige de lui les masques, les tests et tous les moyens indispensables pour surmonter la crise sanitaire.
Confronté à l’énorme colère de la population, des travailleurs, à coups de décrets, d’ordonnances liberticides, le gouvernement a pris la responsabilité d’une dérive dangereuse visant à intimider, à terroriser. Cette dérive menace les libertés, la liberté d’expression, la démocratie.
Ça suffit ! Ces pratiques doivent cesser ! Toutes les ordonnances liberticides doivent être abrogées !

dimanche 4 août 2019

Nice : le procureur reconnaît avoir menti « pour ne pas embarrasser Macron »

Retour sur les quatre derniers mois.

􀀀 20 mars : le préfet des Alpes-Maritimes
prend un arrêté interdisant les manifestations
dans le centre-ville de Nice, alors que Macron
s’apprête à y accueillir le président chinois.

􀀀23 mars : Geneviève Legay, militante d’Attac
et syndicaliste, est grièvement blessée à
la tête (trois fractures) au cours d’une charge
policière, en marge de l’acte XIX des Gilets
jaunes. Elle est hospitalisée dans le coma.
Le commissaire Rabah Souchi a dirigé les
opérations de « maintien de l’ordre ».

􀀀25 mars : Macron s’exprime sur Geneviève
Legay avec toute sa morgue : « Quand on est
fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se
rend pas dans des lieux qui sont définis
comme interdits, et on ne se met pas dans des
situations comme celle-ci. » Il ajoute que
Geneviève Legay « n’a pas été en contact avec
les forces de l’ordre ».
Dans la foulée, le procureur de Nice, Jean-
Michel Prêtre, déclare à propos des images
vidéo saisies : « On ne voit pas qui la pousse,
mais elle n’a pas été touchée par les forces de
sécurité. »
Le procureur confie une investigation sur
les causes des blessures de Geneviève Legay
à Hélène Pédoya, compagne du commissaire
Souchi !

􀀀 16 juin : Castaner signe un arrêté attribuant
la médaille de la « sécurité intérieure »
à neuf mille policiers, dont Rabah Souchi et
Hélène Pédoya, médaille « destinée à récompenser
les actions revêtant un éclat particulier».

􀀀 25 juillet : selon Le Monde, le procureur
a reconnu devant sa hiérarchie « qu’il avait
dédouané les forces de l’ordre pour ne pas
embarrasser Macron ».

Ainsi va la Ve République nauséabonde, avec
ses médailles, ses mensonges d’État, sa justice
et sa police au service des puissants.

Arbitraire et violences policières Justice pour Steve !


«Ils » ont tué Steve ! Et Castaner
vient de décorer le commissaire
qui a supervisé la charge
de police durant laquelle Steve
a disparu dans la Loire ! Depuis un mois,
dans tout le pays, la disparition du jeune
homme a soulevé une indignation croissante
contre la violence policière débridée
qui se déchaîne depuis des mois avec l’encouragement
du gouvernement, y compris
contre des jeunes.
Dans la Haute-Loire, les Gilets jaunes appellent
à manifester, ce samedi 3 août, à
15 heures, devant la préfecture du Puy. Pourquoi
fin juin, à Paris, des manifestants écolos
assis sur le pont Sully ont-ils été aspergés de
gaz lacrymogène à bout portant ?
Pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il
décoré une “promotion Gilets jaunes” : des
policiers dont certains font l’objet d’enquêtes
pour des actions controversées (…) ?
La gestion de l’ordre est le résultat de décisions
politiques.
Le degré de brutalité dans les interventions
est le choix de M. Macron, le président des
ultra-riches. »

Les adhérents du POI sont bien sûr aux côtés de tout ceux
qui exigent, dans les rassemblements, les manifestations,
LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE POUR STEVE !