Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

lundi 11 mai 2020

Une véritable rentrée scolaire ? Non, un mensonge et une imposture !


Après les mensonges en rafales sur les masques, sur les tests, sur les chiffres, après les contradictions, les volte-face gouvernementales en série, le tout couvert par une propagande effrénée... maintenant, les conditions de la réouverture des écoles imposées par le gouvernement.
Une scandaleuse imposture !
Un parent d’élève dont Informations ouvrières a publié le témoignage, explique la situation dans l’école de son fils de 8 ans.
« Les élèves seront entre 10 et 15 par classe, pas nécessairement avec leur maîtresse. Par manque de personnel, la commune ne pourra désinfecter l’école que le mercredi
et le samedi. Les enfants qui iront à l’école seront accueillis deux jours par semaine : le lundi et le mardi ou le jeudi et le vendredi, une semaine sur deux ou plus selon les effectifs. Les enseignants, qui devront cumuler télétravail pour leurs élèves et accueil des enfants, prendront en charge un groupe deux fois par semaine et feront effectuer aux enfants le travail demandé par leur enseignant(e). (…) Lors des récréations aucun jeu de contact ne sera autorisé. Si vous le souhaitez, vous pouvez fournir
un cerceau, une corde à sauter ou autre jeu solitaire à votre enfant. »
C’est ce qui se passe partout. C’est du moins ce que voudrait imposer le gouvernement.
Non, ce n’est pas une rentrée scolaire. C’est du gardiennage bricolé localement au profit du patronat.
C’est la destruction du métier d’enseignant, au préjudice des conditions sanitaires qui ne sont pas garanties.
Comme le dit une enseignante sur une chaîne de télé : « Mon métier, c’est de transmettre le savoir, pas de faire de la garderie pour que les parents aillent au travail. »


Devant ce qui n’a rien à voir avec une rentrée scolaire, nombre de maires refusent d’en porter la responsabilité et le Sénat a voté un amendement les en dégageant.
Après la destruction des hôpitaux, après les millions d’emplois menacés de destruction et le sabotage de deux mois d’école du fait d’un confinement de plus en plus contesté, c’est maintenant un pas de plus de ce gouvernement pour détruire l’école et le droit à
l’instruction.
La preuve : tous les élèves ne sont pas concernés.
Le droit à l’instruction, c’est que tous les élèves puissent aller à l’école pour recevoir l’instruction qui leur est due. Foulant aux pieds les obligations qui sont celles de l’école publique, le gouvernement se décharge de ses responsabilités sur les parents et leur dit : « Décidez vous-mêmes. »
Il place les parents devant un choix impossible : ou bien placer ses enfants dans ce qui n’a plus rien à voir avec l’école, sans savoir si les conditions de santé seront garanties ; ou bien, si on le peut, les garder à la maison.
Quoi qu’on fasse, le gouvernement a donc décidé que tous les enfants seront privés d’école et d’instruction.
En multipliant prises de position, déclarations, pétitions, des milliers de parents, d’enseignants avec leurs syndicats, refusent ce chaos. Pour que les écoles puissent
rouvrir, ils exigent que les conditions de sécurité (le dépistage systématique, les masques...) soient réunies, que l’école reste l’école et qu’elle ne soit pas transformée
en garderie.

Comme les personnels hospitaliers qui refusent la destruction du service public de santé
et ses conséquences meurtrières, comme les personnels de Sécu qui refusent de fliquer les malades du Covid 19 et leurs contacts, les parents, les enseignants, les maires qui refusent l’imposture de la réouverture voulue par le gouvernement ont raison !
Ils exigent, ils se battent, ils s’organisent pour que les conditions de la reprise de l’école
soient assurées : il en va de la défense du droit à l’instruction !


Garde à vue pour une banderole

Le POI a été informé par son comité de la Haute-Garonne de l’appel commun ci-dessous
signé par de nombreuses organisations du département, parmi lesquelles le POI 31, la LDH 31,
la LFI 31, le PCF 31, le NPA 31 et des organisations syndicales et associatives :

Depuis un mois des habitants et habitantes de la Roseraie avaient affiché sur leur façade une banderole
« Macronavirus à quand la fin ? ». Le 29 janvier dernier, c’est Charlie Hebdo qui avait fait sa une
avec une caricature de Macron ayant pour légende « Macronavirus ».
Ce 21 avril, la police est arrivée chez eux pour leur ordonner de décrocher la banderole, ce qu’ils ont
fait même si aucun motif légal n’était avancé. Ils ont également demandé à ce qu’un ou une des locataires
donnent son identité, ce qu’une d’entre eux a fait. Le 22 avril, les forces de l’ordre sont revenues en
rentrant dans le jardin sans autorisation pour lui remettre une convocation pour une « audition » ce
23 avril à 11 heures. Elle s’y est rendue et a immédiatement été mise en garde à vue. Motif ? Outrage au
chef de l’État ! Elle a été interrogée en vue de donner l’identité de ses colocataires, ce qu’elle a refusé tout
comme le chef d’inculpation.
Cette habitante est sortie après 4 heures de garde à vue mais on lui a fait comprendre que cette
affaire n’était pas terminée et que ses colocataires allaient également être convoqués.
Nous dénonçons ces méthodes d’intimidation.
Nous sommes dans cette affaire confrontés à un cas grave de remise en cause de la liberté d’expression
comme du droit à critiquer le pouvoir, y compris par la caricature. Et pour faire respecter cela,
serions-nous face à la mise en place d’une police politique qui viendra jusque dans nos logements pour
nous faire retirer nos panneaux des balcons ?
Car depuis le début du confinement des milliers de personnes accrochent banderoles et pancartes à
leurs fenêtres pour dire ce qu’elles pensent de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. C’est
l’un des rares moyens que nous avons pour exprimer nos revendications, le droit de manifestation
ayant été suspendu dans le cadre du confinement.
Nous, organisations progressistes et démocratiques toulousaines, appelons à ce que ces pratiques
répressives cessent immédiatement et soient condamnées par le gouvernement ou ses représentants. Le
dossier doit être refermé sans aucune poursuite.
Le POI soutient totalement cet appel.
Il condamne l’escale répressive d’un niveau jamais atteint depuis la guerre d’Algérie. Pendant des mois, le gouvernement Macron a mutilé les Gilets jaunes, réprimé les manifestations de lycéens, d’étudiants, des personnels de santé, de pompiers… Il a fait adopter l’état d’urgence permanent, des mesures liberticides contre le droit de manifestation.
Au nom de l’urgence sanitaire, il a pris par ordonnances des mesures dérogatoires au droit commun permettant entre autres la détention provisoire de personnes incarcérées mais toujours présumées innocentes ! Et les témoignages se multiplient concernant les violences policières, notamment dans les banlieues, et l’arbitraire qui prévaut en matière de verbalisation pour non-respect du confinement.
Très récemment encore, c’est ce gouvernement qui a préféré commander des quantités astronomiques de LBD,
gaz lacrymogènes et autres munitions destinées aux forces de l’ordre quand tout le pays exige de lui les masques, les tests et tous les moyens indispensables pour surmonter la crise sanitaire.
Confronté à l’énorme colère de la population, des travailleurs, à coups de décrets, d’ordonnances liberticides, le gouvernement a pris la responsabilité d’une dérive dangereuse visant à intimider, à terroriser. Cette dérive menace les libertés, la liberté d’expression, la démocratie.
Ça suffit ! Ces pratiques doivent cesser ! Toutes les ordonnances liberticides doivent être abrogées !

dimanche 4 août 2019

Nice : le procureur reconnaît avoir menti « pour ne pas embarrasser Macron »

Retour sur les quatre derniers mois.

􀀀 20 mars : le préfet des Alpes-Maritimes
prend un arrêté interdisant les manifestations
dans le centre-ville de Nice, alors que Macron
s’apprête à y accueillir le président chinois.

􀀀23 mars : Geneviève Legay, militante d’Attac
et syndicaliste, est grièvement blessée à
la tête (trois fractures) au cours d’une charge
policière, en marge de l’acte XIX des Gilets
jaunes. Elle est hospitalisée dans le coma.
Le commissaire Rabah Souchi a dirigé les
opérations de « maintien de l’ordre ».

􀀀25 mars : Macron s’exprime sur Geneviève
Legay avec toute sa morgue : « Quand on est
fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se
rend pas dans des lieux qui sont définis
comme interdits, et on ne se met pas dans des
situations comme celle-ci. » Il ajoute que
Geneviève Legay « n’a pas été en contact avec
les forces de l’ordre ».
Dans la foulée, le procureur de Nice, Jean-
Michel Prêtre, déclare à propos des images
vidéo saisies : « On ne voit pas qui la pousse,
mais elle n’a pas été touchée par les forces de
sécurité. »
Le procureur confie une investigation sur
les causes des blessures de Geneviève Legay
à Hélène Pédoya, compagne du commissaire
Souchi !

􀀀 16 juin : Castaner signe un arrêté attribuant
la médaille de la « sécurité intérieure »
à neuf mille policiers, dont Rabah Souchi et
Hélène Pédoya, médaille « destinée à récompenser
les actions revêtant un éclat particulier».

􀀀 25 juillet : selon Le Monde, le procureur
a reconnu devant sa hiérarchie « qu’il avait
dédouané les forces de l’ordre pour ne pas
embarrasser Macron ».

Ainsi va la Ve République nauséabonde, avec
ses médailles, ses mensonges d’État, sa justice
et sa police au service des puissants.

Arbitraire et violences policières Justice pour Steve !


«Ils » ont tué Steve ! Et Castaner
vient de décorer le commissaire
qui a supervisé la charge
de police durant laquelle Steve
a disparu dans la Loire ! Depuis un mois,
dans tout le pays, la disparition du jeune
homme a soulevé une indignation croissante
contre la violence policière débridée
qui se déchaîne depuis des mois avec l’encouragement
du gouvernement, y compris
contre des jeunes.
Dans la Haute-Loire, les Gilets jaunes appellent
à manifester, ce samedi 3 août, à
15 heures, devant la préfecture du Puy. Pourquoi
fin juin, à Paris, des manifestants écolos
assis sur le pont Sully ont-ils été aspergés de
gaz lacrymogène à bout portant ?
Pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il
décoré une “promotion Gilets jaunes” : des
policiers dont certains font l’objet d’enquêtes
pour des actions controversées (…) ?
La gestion de l’ordre est le résultat de décisions
politiques.
Le degré de brutalité dans les interventions
est le choix de M. Macron, le président des
ultra-riches. »

Les adhérents du POI sont bien sûr aux côtés de tout ceux
qui exigent, dans les rassemblements, les manifestations,
LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE POUR STEVE !

samedi 20 avril 2019

Appel de la convention nationale des délégués des comités de résistance et de reconquête

POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES DE 1936 ET DE 1945 !

Nous, délégués des comités de résistance et de reconquête, Gilets jaunes, syndicalistes,
militants politiques et associatifs d’appartenances diverses, jeunes,
retraités, nous sommes réunis à Paris le 30 mars.

Hier, vendredi 29 mars, une nouvelle fois le peuple algérien s’est massivement mobilisé, la
convention lui apporte son salut fraternel et chaleureux.

Nous, délégués de la convention nationale déclarons :

– Violences d’État, lois liberticides, mesures d’exception… le gouvernement
répond à la révolte exprimée par les Gilets jaunes
depuis plus de quatre mois par une escalade répressive aussi
ignoble que dangereuse.
– En quelques mois seulement, plus de 9 000 personnes placées
en garde à vue, 2 000 condamnations par la justice. Des milliers
de blessés, des centaines de blessés graves et de mutilés, parmi
lesquels des centaines de jeunes lycéens sauvagement réprimés.
La convention apporte son soutien à tous les Gilets jaunes et
militants blessés lors des manifestations, ainsi qu’aux familles
des Gilets jaunes décédés.
– Le gouvernement vient de franchir un cran supplémentaire.
Le 23 mars, dans plusieurs villes de ce pays, les manifestations
ont été interdites. Fait sans précédent depuis 1947 : il a été décidé
de faire appel à l’armée.
– Au moment où nous nous réunissons, des manifestations sont
interdites, comme c’est le cas à Bordeaux décrétée « ville morte »,
ce 30 mars. À Strasbourg, mercredi dernier, une manifestation
de fonctionnaires, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales,
a été interdite.
– Cette escalade répressive, totalitaire, a un
contenu : faire passer coûte que coûte la transformation
du pays que Macron a voulu engager
pour répondre aux exigences du capital, faire passer
ici les mêmes politiques destructrices qui provoquent
un rejet massif dans tous les pays européens.
Pour satisfaire ces exigences, des centaines
de milliards sont offerts en cadeaux aux grands
groupes, qui, au même moment, organisent les
plans de licenciements et veulent liquider les
acquis des luttes sociales.
– Services publics, fonction publique, protection
sociale, droit à l’instruction et à la santé : tout
devrait y passer. Quant à la réforme des retraites
en préparation, son objectif est simple : en finir
totalement avec cet acquis majeur arraché par la
classe ouvrière en 1945, en instaurant un système
universel par points et en liquidant les quarante deux
régimes existants.

En face, malgré la répression systématique,
malgré les tentatives pour terroriser, la
révolte ne reflue pas. Toutes les semaines, par
dizaines et dizaines de milliers, nous manifestons,
rassemblés pour changer le système et exiger :
Macron démission !
Assez de ce gouvernement au service exclusif du
capital financier, assez de cette politique qui détruit
toutes les bases de la société, qui condamne à la
marginalisation des couches entières de la population
et qui entend liquider toutes les conquêtes
sociales et démocratiques arrachées par les travailleurs.
Assez de ces partis qui se succèdent au
pouvoir, des institutions antidémocratiques de la
Ve République chargées d’assurer la domination
du capital financier.

Les travailleurs, les retraités, les jeunes, n’en
peuvent plus, n’en veulent plus : ils veulent vivre !
Ils aspirent à un changement complet, à reconquérir
la démocratie et à redonner le pouvoir au peuple.
Dans une semaine, des centaines de délégués mandatés
par les assemblées générales de Gilets jaunes
qui se tiennent dans tout le pays vont se réunir à
Saint-Nazaire. Nous les saluons fraternellement !
Depuis des semaines, nous constatons qu’au plan
local, malgré les « réserves », les « hésitations »
des directions du mouvement ouvrier qui ne
répondent pas à la révolte qui monte dans tout
le pays, au plan local, les travailleurs, jeunes,
retraités, avec les Gilets jaunes et les syndicalistes,
défilent côte à côte.
Dans nos comités de résistance et de reconquête,
Gilets jaunes, syndicalistes, militants ouvriers de
toutes tendances, nous nous réunissons parce que
nous sommes convaincus que notre responsabilité
est de mener la bataille pour réaliser l’unité, en
commençant par la base dans les localités.
Dans les organisations syndicales, la majorité des
militants ouvriers veulent que leurs organisations
jouent leur rôle, qu’elles restent indépendantes
vis-à-vis du gouvernement et qu’elles servent à
combattre ses plans destructeurs. Ils veulent l’unité
dans l’action avec les Gilets jaunes.
Dans toute une série de secteurs, s’exprime la
volonté des salariés, des jeunes, des retraités de
prendre leurs affaires en main. C’est ce que disent
notamment les assemblées générales de professeurs
des écoles qui se tiennent en ce moment,
qui cherchent à dégager les conditions de la grève
pour gagner pour faire plier Macron.

Partant de cette résistance acharnée qui, malgré et contre les obstacles, s’exprime sur tous les terrains, en France comme dans de nombreux pays d’Europe, nous décidons de continuer à agir, d’aider à susciter, d’appuyer et de faire connaître toutes les initiatives permettant de rassembler pour faire face. 
Parce que nous sommes persuadés que c’est unis, tous ensemble, par l’action collective, les manifestations et la grève massive, que nous parviendrons à bloquer, à les faire reculer et à défaire Macron et sa politique.
Nous appelons à renforcer et élargir les comités de résistance et de reconquête, à en constituer de nouveaux, à tenir partout et à multiplier les réunions les plus larges possible pour rendre compte de notre mandat, à maintenir la liaison permanente entre nous.


Pour tout contact : cnrr2017@gmail.com
cnrr2018.sitew.fr




mercredi 17 octobre 2018

Perquisitions chez Mélenchon et au siège de La France insoumise et maintenant poursuites judiciaires

Mardi matin 16 octobre, des perquisitions ont été menées sur réquisition du
parquet de Paris aux sièges de La France insoumise, du Parti de gauche et
aux domiciles de Jean-Luc Mélenchon et de plusieurs autres responsables.
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une énorme opération de police politique ». Dans
une vidéo, il a filmé la scène de la perquisition à son domicile en déclarant : « Nous
sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l’Assemblée,
mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 7 heures du
matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du
Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement La France insoumise. »
Et il a ajouté dans cette vidéo : « Voilà le début du nouveau ministre de l’Intérieur et
du ministre de la Justice, voilà ce qu’ils sont en train de faire dans tout le pays, pour
intimider et faire peur. »
Devant le siège de La France insoumise où il avait appelé ses militants à se rassembler,
il a lancé à l’adresse de Macron et de la ministre de la Justice : « Ce que vous
êtes en train de faire est une honte », ajoutant : « C’est un coup de force contre nous,
parce que c’est destiné à nous faire peur et à m’intimider. Pour ce qui me concerne, c’est
un échec total. C’est eux qui vont avoir peur du retour de bâton. » À ses côtés, le député
Alexis Corbière a dénoncé « une agression politique intolérable » en disant : « S’il y a
des comptes de campagne qui doivent être observés, ce sont ceux de Macron. »

Le Parti ouvrier indépendant était représenté à ce rassemblement en solidarité.
Le POI réaffirme qu’il ne saurait accepter de telles méthodes et s’indigne des poursuites
judiciaires contre Jean-Luc Mélenchon et les militants de La France Insoumise
annoncées le 17 octobre 2018.

POI PARTI OUVRIER
I N D É P E N DA N T
Pour le socialisme, la République et la démocratie
Membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples
87, rue du Faubourg-Saint-
Denis,75010 Paris
Tél : 01 48 01 88 20
Mercredi 17 octobre 2018
E-mail :poi@fr.oleane.com
www.partiouvrierindependant-poi.fr

POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES DE 1936 ET 1945


10 NOVEMBRE 2018 – PARIS
DE 11 H À 16 H 30

GRAND RASSEMBLEMENT
à l’appel du Comité national
de résistance
et de reconquête (CNRR)

Le 23 juin, 250 délégués
des comités de résistance
et de reconquête,
militants politiques, élus,
syndicalistes
d’origines diverses,
ont décidé d’organiser
un grand rassemblement
à Paris le 10 novembre 2018,
de 11 heures à 16 heures 30,
pour la défense
des acquis de 1936 et 1945.
POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES
DE 1936 ET 1945

Espace Charenton, 327, rue de Charenton, 75012 Paris.
l Métro ligne 8, station : Porte de Charenton l Tram T3, station : Porte de Charenton
l Bus, ligne 87, arrêt : Charenton jardinier

Pour tout contact :
cnrr2017@gmail.com
cnrr2018.sitew.fr

Depuis cet été, Macron et son gouvernement sont
secoués par les affaires, affaiblis par les démissions
successives. C’est ce gouvernement en crise, en
chute libre, qui prétend « maintenir le cap » : au
compte du capital financier, tous les droits collectifs
devraient être liquidés. Édouard Philippe vient ainsi de présenter
son « programme de travail » contre les aides
sociales, l’assurance chômage, le système de santé, le statut
de la Fonction publique... et pour couronner le tout, contre
tous les régimes de retraites.
Cette politique n’épargne rien. Les retraités viennent de voir
leurs pensions gelées. 200 000 jeunes, qui ont pourtant obtenu
le baccalauréat, ont été privés par les réformes de Macron de
leur droit à s’inscrire à l’université dans la formation de leur
choix. Les communes sont étranglées.
Face à cette situation, les forces pour résister existent. L’écrasante
majorité des militants ouvriers entend ne rien lâcher.
Le rejet est massif chez les travailleurs, dans la jeunesse.
Dans les comités de résistance et de reconquête, chez des
milliers de militants ouvriers, syndicalistes, militants politiques,
élus, des discussions intenses ont lieu. À la lumière de ce qui
s’est passé sur les ordonnances de la loi travail, sur la réforme
ferroviaire contre laquelle les cheminots se sont dressés, ils
s’interrogent, ils réfléchissent aux moyens à mettre en oeuvre
pour résister, pour bloquer l’offensive.
Des questions urgentes
sont posées, qui sont à discuter :
Macron a décidé de s’en prendre aux retraites. Ce
qu’il veut faire c’est bien plus que poursuivre les contreréformes
des Balladur, Juppé, Fillon, Ayrault qui l’ont
précédé. Il veut en finir une fois pour toutes. Avec son
projet de régime universel par points, les 43 régimes
de retraites existants disparaîtraient. Fillon (qui s’y
connaît) a tout résumé : « avec la retraite par points,
vous pouvez baisser le niveau, le montant des points,
donc des pensions, tous les ans ». Face à la volonté de
Macron de tout liquider, faut-il faire des « propositions
» ? Peut-on penser sérieusement que des propositions,
aussi justes soient-elles, puissent être satisfaites
sans qu’au préalable les contre-réformes de Macron
ne soient bloquées ? En particulier, est-ce qu’on peut
faire barrage au projet sur les retraites sans dire clairement
: non au régime universel par points, maintien
de tous les régimes existants ?

Dans un comité, un militant : « Depuis la démission
de Hulot, les appels pour sauver la planète se
multiplient. L’environnement, c’est un problème
majeur : les multinationales sont en train de tout saccager,
et on ne peut pas laisser faire. Mais il y a des
choses qui posent question. Récemment, un appel a
été lancé pour un “investissement vert” qui serait “isolé
du déficit budgétaire”. Donc, si je comprends bien, il
faudrait appliquer aux autres secteurs les plans de
réduction des déficits qui sont en train de dévaster la
santé, l’école et tous les services publics ? Est-ce que
cela ne revient pas à couvrir tout simplement Macron
et sa politique ? »

Dans un autre comité : « Le sort réservé aux
“migrants”, aux réfugiés, c’est une honte, une barbarie
sans nom. Et vous avez vu Macron, Merkel et compagnie
? Ils versent des larmes de crocodile. Ils brandissent
le danger des “nationalismes”, des
“populismes”. J’ai vraiment le sentiment qu’ils cherchent
à manipuler. Ils sont tous engagés dans les
guerres, dans les plans d’ajustement qui ravagent des
pays entiers et qui contraignent des centaines milliers
à prendre la route de l’exode. Et quand il faut qu’ils
s’entendent avec Orban ou Salvini pour taper sur les
migrants, là, ils n’ont aucun problème ».

Un autre : « En plus, avec les élections européennes
qui approchent, ils se posent en remparts des
“valeurs européennes”. Ces élections seront-elles marquées
par une abstention massive comme c’est généralement
le cas ? Est-ce qu’il en sera autrement ? A
cette étape, je n’en sais rien. Mais l’Union européenne,
je sais ce que c’est : c’est l’Europe du capital. Pour servir
et renflouer les marchés financiers qui sont les
vrais patrons, les gouvernements et l’Union européenne
ont imposé des traitements de choc qui ont
ravagé la Grèce, l’Espagne, le Portugal... Aujourd’hui,
tous sont en crise, massivement rejetés. Un rejet qui
n’a cessé de s’amplifier depuis le vote « Non » de 2005,
que tous les gouvernements successifs ont bafoué. Et
en même temps, je vois la situation en France, en
Europe : le rejet, la crise politique, ne suffisent pas à
les arrêter. Et je me dis que les travailleurs, la jeunesse
ont besoin de disposer d’une force pour ouvrir une
solution conforme à leurs intérêts. »
Sur toutes ces questions, et sur bien d’autres, la discussion
est nécessaire. Personne ne détient la « solution
miracle » aux problèmes posés par la situation. C’est
la libre discussion qui permet d’avancer. C’est le rôle
des comités de résistance et de reconquête.

Macron et le capital financier dont il est l’exécutant voudraient tirer un trait définitif
sur les conquêtes ouvrières de 1936, de 1945, sur les acquis de la démocratie.
Ils veulent tout reprendre ! Nous voulons tout garder !
En nous rassemblant massivement, syndicalistes, militants politiques, élus, travailleurs,
jeunes de toutes tendances, le 10 novembre à Paris, à l’Espace Charenton,
pour la défense des acquis de 1936 et de 1945, il s’agit de contribuer à regrouper la
large force dont les travailleurs ont besoin pour aider à organiser la résistance.

Je participe au rassemblement le 10 novembre à Paris appelé par le CNRR
NOM ……………………………………………… Prénom………………………………………………
Tel. …………………………………… email…………………………………………………………………………………
Soutien financier au rassemblement ……………………