Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

mercredi 17 octobre 2018

Adresse aux maires, aux adjoints, aux conseillers municipaux

Cher(e) collègue,
La situation de nos communes, que nous connaissons tous, que le congrès des maires
de France a de nouveau éclairée, appelle une réaction collective des élus à la hauteur de
l’enjeu. Ce sont nos communes qui vont cesser d’exister. Avec elles, c’est un pilier de la
République, creuset de la démocratie, qui va disparaître.
Il n’y a aucune exagération dans cette affirmation. La preuve :
— Après avoir baissé de manière brutale et massive les dotations depuis 2014 afin de
contribuer au redressement des finances publiques, le gouvernement supprime maintenant
la taxe d’habitation, une des dernières sources de financement local des communes.
Les budgets de nos communes vont dépendre très majoritairement du financement de
l’État. De fait, la libre administration des communes n’est plus.
— Toujours au nom de la contribution au redressement des finances publiques, 13 milliards
d’euros seront versés à l’État par 319 grosses collectivités (régions, départements,
métropoles-agglomérations, grosses intercommunalités et grosses communes) sur leur
budget de fonctionnement.
— Ces collectivités devront s’engager par contrat à ne pas augmenter leurs dépenses
de fonctionnement de plus de 1,2 % afin de dégager de quoi payer ces 13 milliards. Ce qui
signifiera nécessairement baisser la masse salariale des agents !
— Les regroupements forcés de communes auxquels ont donné lieu la mise en place
des grandes intercommunalités, comme la création de grandes communes nouvelles dans
plusieurs départements, indiquent clairement la volonté gouvernementale de favoriser
les grands centres urbains ou ruraux.
— Une modification de la Constitution est envisagée pour autoriser de manière permanente
certaines dérogations aux normes. Le président envisage même que « l’augmentation
du point (d’indice), décidée pour les fonctions publiques hospitalière et d’État, ne soit pas automatiquement
applicable à toute la fonction publique territoriale » (extraits du discours du
président de la République au congrès des maires le 23 novembre) ! Si cela devait se produire,
c’est tout le tissu de nos services publics, adossés à la fonction publique territoriale, qui serait
menacé de délitement.
Ce n’est pas à une nouvelle, à une énième réforme que nous sommes confrontés, c’est
à la dislocation du cadre même de la République qui, jusqu’à présent, devait garantir à
tous les citoyens les mêmes droits sur tout le territoire et qui assurait à toutes les communes
la liberté de s’administrer dans le respect du mandat confié aux élus par la population.
Dans ce contexte, la commune deviendrait un simple rouage subsidiaire de l’État, un
organe de transmission des décisions gouvernementales et nos services publics s’étioleraient
ou disparaîtraient.
Nous, signataires de cet appel, maires, adjoints et conseillers municipaux de tout le
pays, nous adressons solennellement à nos collègues. Le moment est venu de nous rassembler,
par-delà les diversités d’opinions ou d’engagements, pour défendre la commune,
institution socle de la République.
Décembre 2017


Premiers signataires:

Daniel Jeannin, maire de Montenois (Doubs) ; Bruno
Lafon, maire de Biganos (Gironde), président de la
communauté de communes du bassin d’Arcachon-
Nord ; Didier Fouché, maire de Soulitré (Sarthe) ; Bruno
Guillaud-Bataille,maire de Charavines (Isère) ; Laurent
Cadou,maire de Carbay (Maine-et-Loire) ; Hugues
Vaulerin,maire de Saint-Jean-de-la-Croix (Maine-et-
Loire) ; Georges Cèbe,maire de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault) ; Philippe Dubourg, maire de
Carcarès-Sainte-Croix (Landes) ; Jean-Paul Labeyrie,
maire de Laruscade (Gironde) ; Frédéric Mortier,maire
de Longué-Jumelles (Maine-et-Loire) ; Anthony Chanaud,
maire de Fa (Aude) ; Guy Cassoly, maire de Los
Masos (Pyrénées-Orientales) ; Pierre Polard,maire de
Capestang (Hérault) ; Jean-Claude Rodriguez,maire
de Brissac (Hérault) ; Brigitte Gabirol, maire de Saint-
Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne) ; Gérard Martin,
maire de Varennes (Dordogne) ; Jacques Ranoux, maire
de Montrem (Dordogne); Patrick Gueysset, maire de
Grignols (Dordogne) ; Jean-Michel Sébastien, maire
de Saint-Jean-d’Ataux (Dordogne) ; Dominique Mazière,
maire de Douzillac (Dordogne) ; Daniel Champigny,
maire de Néons-sur-Creuse (Indre) ; Robert Azaïs,
maire de Saint-Julien (Hérault) ; Daniel Barbe,maire
de Blasimon (Gironde) ; Jean-Pierre Pastre,maire de
Féline-Minervois (Hérault) ; Dominique Hervo,maire
de Tournon-Saint Martin (Indre) ; Roger Pizot,maire
de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) ; Jean
Christophe Eichenlaub,maire du Montcel (Savoie) ;
Azzédine Taïbi,maire de Stains (Seine-Saint-Denis) ;
Jean-François Trossero,maire des Côtes-de-Corps
(Isère) ; Jean-Louis Chezeaux,maire de Saint-Aigny
(Indre) ; Martial Drui,maire de Sauzelles (Indre) ; Marie-
Pierre Barani, maire de Châbons (Isère) ; Roger
Deranque,maire de Cucuron (Vaucluse) ; Fernand
Perez, maire de Cadenet (Vaucluse) ; Christian Mounier,
maire de Cheval-Blanc (Vaucluse), vice-président du
conseil départemental du Vaucluse ; Gérard Clément,
maire de Greez-sur-Roc (Sarthe) ; Roger Meï,maire de
Gardanne (Bouches-du-Rhône) ; Fernand Perez,maire
de Cadenet (Vaucluse) ; Claude Garnier,maire de Brée
(Mayenne) ; Jean-Claude Potié, maire d’Izeron (Isère) ;
Christine Araneo, maire de Saint-Martin-d’Estréaux
(Loire) ; Jean-Marc Blot,maire de Vibraye (Sarthe) ;
Roland Caillaud, maire de Pouligny-Saint-Pierre
(Indre) ; Bernard Barre,maire de Lingé ; Joel Deloche,
maire de Rosnay (Indre) ; Philippe Garnier,maire de
Meys (Rhône) ; Francine Marty,maire de Roquebrun
(Hérault) ; Grégory Courtas, maire de Pussay
(Essonne) ; Marie-Christine Lemonnier,maire de
Belin-Béliet (Gironde) ; Robert Villetorte, maire de
Geloux (Landes) ;Olivier Martin, conseiller municipal
de Gagnières, président de la communauté de communes
Cèze Cévennes (Gard) ; Monique Hutter-Huck,
4e adjointe au maire de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille
(Gard) ; Laurent Reverdy, 2e adjoint au maire du Pasquier
(Jura) ; Hubert Dupont, 1er adjoint au maire du
May-sur-Èvre (Maine-et-Loire) ; Claude Maillet-Wicart,
adjointe au maire de Simiane-La Rotonde (Alpes-de-
Haute-Provence) ; Christian Baqué, adjoint au maire
de Mombrier (Gironde) ; Joëlle Arnal, adjointe au
maire de La Seyne-sur-Mer (Var) ; Catherine Salvetti,
adjointe au maire de Chaleins (Ain) ; Laurent Girard,
adjoint au maire délégué de Chemillé-Melay (commune
de Chemillé-en-Anjou, Maine-et-Loire) ; Xavier Charles,
adjoint de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne)
; Josette Bloem, adjointe de Saint-Barthélemyde-
Bellegarde (Dordogne) ; Marie-Claude Courty,
adjointe de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne)
; Sandrine Peyrouny, adjointe de Saint-Léonsur-
l’Isle (Dordogne) ; Philippe Tonneaut, adjoint de
Fougueyrolles (Dordogne) ;Claude Ageron, conseiller
municipal de Saint-Didier-de-Bizonnes (Isère) ; Michael
Anders, conseiller municipal de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault), conseiller communautaire de la communauté
de communes « Du Minervois au Caroux en
Languedoc » ; Thierry Gicquel, conseiller municipal
de Treillères (Loire-Atlantique) ; Maurice Vial, conseiller
municipal de Rochetoirin (Isère) ; Daniel Crusberg,
conseiller municipal de Lacourt-Saint-Pierre (Tarn-et-
Garonne) ; Michel Renault, conseiller municipal de
Baugé-en-Anjou (Maine-et-Loire) ; Daniel Dalla-Barba,
conseiller municipal de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-
Garonne) ; Patrice Laporte, conseiller municipal de
Chalo-Saint-Mars (Essonne) ; Alain Pagano, conseiller
municipal d’Angers (Maine-et-Loire), responsable
adjoint de la commission écologie au conseil municipal
d’Angers ; Denis Mauget, conseiller municipal de Saint-
Loubès (Gironde) ; Pascal Gremez, conseiller municipal
de Pussay (Essonne) ; Henri Garcès, conseiller municipal
de Malves-en-Minervois (Aude) ; Gérard Quéval,
conseiller municipal de Saint-Léon-sur-l’Isle (Dordogne)
; Henry Gleyze, conseiller municipal de Lavans-
Vuillafans (Doubs) ; Koen Goovaerts, conseiller
municipal de Saint-Pons-de-Thomières (Hérault) ;
Richard Boyé, maire adjoint de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault) ; Catherine Vivancos,maire adjointe
de Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), conseillère
communautaire « Du Minervois au Caroux en Languedoc
» ; Laurent Pellissier, conseiller municipal de Saint-
Pons-de-Thomières (Hérault) ; Claude Vivancos,
conseiller municipal de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault) ; Céline Piot, conseillère municipale de Montde-
Marsan (Landes) ; Max Chambon, conseiller municipal
de Vorey (Haute-Loire) ; David Chevallier,
conseiller municipal de Varennes-sur-Loire (Maineet-
Loire) ; Catherine Leloup-Cottin, conseillère municipale
de Chemillé-Melay, commune déléguée de
Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire) ; Jean-Claude
Sancereau, conseiller municipal de Chalonnes-sur-
Loire (Maine-et-Loire) ; Cécile Berger, conseillère municipale
de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-Garonne) ;
Francine Desme, conseillère municipale de Brissac-
Loire-Aubance, commune déléguée de Saint-Rémyla-
Varenne (Maine-et-Loire) ; Sébastien Monnier,
conseiller municipal de Lézigné (Maine-et-Loire) ;
renault.mairie.clefs@gmail.com
Agnès Faugier, conseillère municipale de Saint-Romain-
Lachalm et conseillère communautaire (Haute-Loire) ;
Sylviane Stome, conseillère municipale de Gujan-
Mestras (Gironde) ; Jérémy Dupouy, conseiller municipal
de Gujan-Mestras (Gironde) ; Marie-Pierre
Rebufie, conseillère municipale de Saint-Loubès
(Gironde) ; Jean-Luc Feite, conseiller municipal de
Saint-Loubès (Gironde) ; Jean Maccoco, conseiller
municipal de Saint-Loubès (Gironde) ; Catherine
Brusq, conseillère municipale de Bédarieux (Hérault) ;
Colette Subirats, 1re adjointe au maire de Loupian
(Hérault) ; Dominique Thomas, conseillère de Coulounieix-
Chamiers (Dordogne) ; Isabelle Rouffineau,
conseillère de Coulounieix-Chamiers (Dordogne) ;
Dominique Attingré, conseillère de Coulounieix-
Chamiers (Dordogne) ; Martine Grellety, conseillère
de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde, (Dordogne) ;
Isabelle Brasseim, conseillère de Saint-Barthélemyde-
Bellegarde (Dordogne) ; Fabrice Verbote, conseiller
de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne) ;
Marc Besse, conseiller de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde
(Dordogne) ; Patrice Lathière, conseiller de
Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne) ; Philippe
Reynier, conseiller de Saint-Barthélemy-de-
Bellegarde (Dordogne) ; Jacques Renard, conseiller
de Cherveix-Cubas (Dordogne) ; Bernard Clément,
conseiller de Saint-Capraise-de-Lalinde (Dordogne) ;
Jean-Luc Sanchez, conseiller de Grignols (Dordogne) ;
Henri Rochas, conseiller de La Flachère (Isère) ;
Marie Lescoute, conseillère municipale de Sore
(Landes) ; Régis Nedelec, conseiller municipal de
Vauréal (Val-d’Oise); Hervé Techer, conseiller municipal
de Vauréal (Val-d’Oise) ; Sylvie Gisbert, adjointe
au maire de Capestang (Hérault) ; Annie Ducla,
adjointe au maire de Capestang (Hérault) ; Janine
Bouit-Mesnier, conseillère municipale de Mombrier
(Gironde) ; François Neuvy, adjoint au maire de
Néons-sur-Creuse (Indre) ; Roger Serrado, conseiller
municipal de Cruzy (Hérault) ; Jacques Peronnet,
conseiller municipal de Tournon-Saint-Martin (Indre) ;
Christian Bou, conseiller municipal de Rocheforten-
Yvelines (Yvelines) ; Sylvie Guinand, conseillère
municipale de Saint-Égrève (Isère) ; Serge Allié,maire
adjoint de Loupian (Hérault) ; Alain Lumeau, conseiller
municipal de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-
Garonne) ; Bruno Cailleteau, conseiller municipal
des Sorinières (Loire-Atlantique) ; Jean-Yves Rigaud,
adjoint au maire de Ville-sur-Jarnioux (Rhône) ; Rose-
Anne Lhermet, conseillère municipale de Montreuil
(Seine-Saint-Denis) ; Franck Boissier, conseiller
municipal de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ; Michel
Floret, conseiller municipal de Beaumont-en-Diois
(Drôme) ; Fernand Lecoat, 1er adjoint au maire de
Champcueil (Essonne) ; Rossana Morain, maire
adjointe de Nanterre (Hauts-de-Seine) ; Francis Cortez,
adjoint au maire de Coulounieix-Chamiers (Dordogne)
; Louis Gillier, adjoint au maire de
Néons-sur-Creuse (Indre) ; Patrick Capot, adjoint
au maire de Coulounieix-Chamiers (Dordogne) ;
Maryse Polastro, adjointe au maire de Saint-Paullez-
Durance (Bouches-du-Rhône) ; André Gomez,
adjoint au maire de Saint-Paul-lez-Durance (Bouchesdu-
Rhône) ; Doris Gauthier, conseillère municipale
de Portets (Gironde) ; Jean-Louis Valente, conseiller
municipal de Rive-de-Gier (Loire) ; Dominique Gabasio,
adjointe au maire de Varambon (Ain) ; Michel
Bordenave, 1er adjoint au maire de Roquebrun
(Hérault) ; Gérard Lissonnet, adjoint au maire de
Saint-Aigny (Indre) ; Michel Tiennault, adjoint au
maire de Saint-Aigny (Indre) ; Richard Williams,
adjoint au maire de Rosnay (Indre); Raymond Jullien,
conseiller municipal de Saint-Aigny (Indre) ; Léon
Ricordel, conseiller municipal de Saint-Aigny (Indre) ;
Martine Dumiot, conseillère municipale de Saint-
Aigny (Indre) ; Jean Vidy, conseiller municipal de
Saint-Aigny (Indre) ; Jean-Gabriel Lainey, conseiller
municipal de Morigny-Champigny (Essonne) ;
Daniel Hautem, conseiller municipal de Chalo-
Saint-Mars (Essonne) ; Catherine Taurelle, conseillère
municipale d’Auneau-Bleury-Saint-Symphorien
(Eure-et-Loire) ; Lise Redoute, conseillère municipale
de Ronchaux (Doubs) ; Anne-Marie Martin,
conseillère municipale de Draveil (Essonne) ; Dominique
Martinez, conseillère municipale d’Aigrefeuille-
d’Aunis (Charente-Maritime) ; Pierre Vividila,
conseiller municipal de Champagne-sur-Seine (Seineet-
Marne) ; Jacqueline Doineau, conseillère municipale
de Baugé-en-Anjou (Maine-et-Loire) ; Fabrice
Fisson, conseiller municipal de Baugé-en-Anjou
(Maine-et-Loire).


Je m’associe à cette adresse
Nom, prénom :..................................................................................................................................................................
Précisez : maire/adjoint/conseiller : ..............................................................................................................................
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Signature à retourner à : Michel Renault, conseiller municipal de Baugé-en-Anjou 49150

mardi 15 mai 2018

Le POI condamne le massacre du peuple palestinien

Communiqué du secrétariat permanent du Parti ouvrier indépendant.

Le POI condamne
le massacre du peuple palestinien
organisé par le gouvernement israélien
avec le soutien de l’impérialisme

Deux mille quatre cents blessés, 55 morts, autant entre la vie et la mort, des hommes, des femmes, des
enfants, voilà le résultat provisoire du massacre organisé par l’armée israélienne ce lundi 14 mai 2018.
Répression farouche contre des manifestants venus exiger la levée du blocus, le droit au retour
dans leurs villes et leurs villages. Le gouvernement israélien s’appuyant sur ses alliés, les États-Unis
(mais aussi le gouvernement français) s’est senti libre d’organiser un massacre, ordonnant à l’armée
de gazer et de tirer sur une foule de familles palestiniennes venue manifester pacifiquement.
Soutien indéfectible au peuple palestinien, soutien aux manifestations immédiates qui ont eu
lieu en Galilée au soir du massacre, soutien à la manifestation organisée ce mardi 15 avril à Tel Aviv.
Soutien à l’appel à la grève générale dans les territoires palestiniens incluant les territoires de
1948 pour ce mardi 15 mai.
Indignation au moment où Donald Trump se félicitait ce 14 mai de l’inauguration de son ambassade
américaine à Jérusalem, au moment même où hommes, femmes et enfants et travailleurs palestiniens
étaient assassinés par l’armée israélienne.
Indignation face aux déclarations d’Emmanuel Macron, valet de Trump, qui ne voit dans ce massacre
que « des violences ».
Emmanuel Macron fait partie au premier « chef » de ceux qui ont engagé la France sous la tutelle
de Trump dans une politique de guerre au Moyen Orient qui a permit ce massacre perpétré par le
gouvernement israélien.
Depuis quarante ans, les « plans de paix » organisés par les institutions de l’impérialisme n’ont
conduit qu’au massacre du peuple palestinien.
Le Parti ouvrier indépendant condamne sans réserve cette tuerie et soutient le peuple palestinien
dans sa résistance, sa détermination pour la liberté, la souveraineté, la terre et le droit au retour.
Le secrétariat permanent du POI
Le 15 mai 2018, à 11 heures.

samedi 8 juillet 2017

APPEL POUR UN COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE pour la défense des acquis de 1936 et 1945

Le nouveau gouvernement, représentant 15% des inscrits, s’apprête à prendre par voie d’ordonnances une série de mesures qui toutes remettent en cause les conquêtes de la classe ouvrière ainsi que toutes les relations établies dans ce pays depuis 1945. Il veut en particulier s’en prendre une nouvelle fois au code du travail en allant jusqu’au bout de la logique de la loi El Khomri que le gouvernement de M. Valls avait imposé à coups de 49-3. L’inversion de la hiérarchie des normes a certes pour objectif d’abaisser le coût du travail en imposant la négociation au niveau de l’entreprise, c’est-à-dire là où souvent le rapport de forces est le plus favorable au patron. Elle vise aussi à modifier fondamentalement le rôle et la place du syndicalisme confédéré en imposant une forme de « syndicalisme maison». Par les grèves et les manifestations la classe ouvrière s’est opposée massivement à ces contre-réformes. A l’occasion des dernières élections, des millions d’électeurs (notamment les ouvriers, les employés et les jeunes) se sont saisis de l’abstention et de la candidature de Jean Luc Mélenchon, pour, sur le terrain électoral, exprimer leur refus de toute remise en cause des acquis et de leur volonté de poursuivre le combat. Bien évidemment, les millions de salariés, de jeunes, qui au printemps 2016 ont fait grève et ont manifesté, comme ceux qui au printemps 2017 se sont exprimé par leur vote ou par l’abstention massive, ne sont pas d’accord entre eux sur tout. Ils ont néanmoins un point commun. Ils veulent combattre pour la préservation des conquêtes sociales et démocratiques, notamment celles de 1936 et de 1945. Pour s’opposer aux projets du gouvernement qui, comme les précédents, appliquant servilement les directives européennes, s’apprêtent à porter de nouveaux coups, il est nécessaire que ces millions de travailleurs etjeunes puissent se regrouper afin d’organiser la résistance. C’est dans cet objectif que nous proposons la constitution d’un « Comité National de Résistance et de Reconquête ». Il ne s’agit pas de constituer une nouvelle organisation syndicale ou politique. La démocratie suppose que chacun, travailleur, militant ouvrier, syndicaliste, élu, démocrate, en fonction de ses convictions, milite activement dans le syndicat ou dans l’organisation politique de son choix. Il s’agit sur une question qui nous unifie, la défense des conquêtes sociales et dé- mocratiques, de réunir ceux qui le souhaitent, afin d’aider à l’organisation du combat. Paris, le 24 juin 2017, La tribune de la conférence du 25 mars Afin de constituer ce comité, nous proposons de nous réunir courant octobre (dates à préciser).

dimanche 6 novembre 2016

Communiqué du POI des Alpes-Maritimes

L'hôpital Sainte-Marie de Nice en danger !

Le Parti Ouvrier Indépendant apporte son soutien aux personnels de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Nice qui combattent avec leurs organisations syndicales CGT et FO le plan de « réorganisation » de la Ministre Touraine et du gouvernement Hollande.

Ce plan prévoit la fermeture de 100 lits sur 400 et la suppression de 300 emplois, soit un quart des effectifs.

Ancien asile privé de Nice, il a été construit sous le Second Empire après l’annexion du comté de Nice à la France et a reçu ses premiers malades en 1867.

Ce centre hospitalier, qui accueille aujourd’hui 10 000 patients par an et qui est un des plus gros établissements de la région PACA, est devenu une référence incontournable dans la prise en charge de la maladie mentale.

C’est le seul dans les Alpes-Maritimes à prendre en charge les soins aux détenus, une mission aujourd’hui remise en cause par le gouvernement.

Après le terrible attentat qui a frappé la ville de Nice le 14 juillet dernier, la Ministre de la santé Marisol Touraine a « salué le travail formidable des personnels de santé ». Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour « protéger la population ».

Or, c’est ce même gouvernement, cette même Ministre de la santé qui organisent, avec une froide préméditation, le démantèlement de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie qui accueille 90% des patients dangereux du département.

Est-ce ainsi que l’on va mieux protéger la population ?

Faut-il rappeler qu’à proximité immédiate de Nice, en Italie, les patients atteints de troubles mentaux ne sont hospitalisés que lorsqu’ils sont en crise ? Qu’après avoir pris quelques médicaments, ils sont renvoyés chez eux ou jetés à la rue ? Va-t-on en arriver là nous aussi ?

Que se passera-t-il en cas de problème ou d’agression ? Les personnels hospitaliers seront-il accusés d’avoir mal suivi, mal diagnostiqué l’état des malades ?

Le POI l’affirme avec netteté : ce ne sont ni les personnels hospitaliers, ni les médecins qui sont responsables de ce qu’il faut bien appeler la « barbarie ordinaire » qui est en train d’être méthodiquement organisée par le gouvernement Hollande/Valls/Touraine.

Maintien de tous les emplois, de tous les lits, de toutes les missions de l’hôpital psychiatrique Sainte-Marie, non aux Groupements Hospitaliers de Territoire, abrogation de la loi santé !

samedi 18 juin 2016

Conférence Nationale du 4 Juin 2016

Pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945.

A l’issue de la conférence nationale de défense des conquêtes de 1936 et 1945, regroupant 1 800 participants, il est proposé de soumettre à la discussion des travailleurs, syndicalistes, militants politiques, jeunes, une plate-forme appuyée sur la défense de ces acquis qui constituent le socle de la défense de la classe ouvrière et de l’indépendance de ses organisations, aujourd’hui remise en cause dans ses fondements.
Pour élaborer cette plate-forme, pour maintenir les liens entre les participants à cette conférence, pour échanger les informations, il est proposé que se constituent autour des participants des comités de liaison et d’échange. Cette plate-forme à élaborer, à préciser, à discuter collectivement, répond aux considérants qui suivent.

Au moment où nous tenons cette conférence nationale (4 juin), personne ne sait ce qui va se passer dans les jours qui viennent, à commencer par le gouvernement lui-même – dont les divisions s’étalent quotidiennement dans la presse.
Durant ces trois derniers mois, la masse des travailleurs et des militants a déjoué les manoeuvres visant à lui faire lâcher prise dans la bataille qu’elle a engagée pour arracher le retrait de la loi El Khomri.
Elle a rejeté le syndicalisme d’accompagnement de la CFDT. Elle a surmonté, un à un, les obstacles
qui tentaient de s’opposer à son rassemblement. Elle a fait corps avec les organisations syndicales (CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires) qui exigeaient le retrait, alternant dans la durée : grèves, manifestations et blocages... et entraînant des milliers de jeunes et les organisations (Unef, Fidl, UNL). Elle a gagné le soutien de la grande majorité de la population (70 % selon les sondages).
Et, aujourd’hui, les grèves continuent... Lorsqu’elles cessent dans un secteur, c’est pour repartir dans un autre, élargissant, chaque jour, le nombre de secteurs professionnels et de régions qui se sont engagés dans le mouvement.
Les grèves et les manifestations continuent, faisant « tanguer » dangereusement ce gouvernement.
La manifestation nationale appelée pour le 14 juin, à Paris, par CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF, Fidl, va – de l’avis unanime des participants à la conférence nationale du 4 juin – exprimer sans équivoque et avec force le rejet des travailleurs, des militants et des citoyens, d’une loi qui concentre toute la politique destructrice du gouvernement Hollande-Valls-Macron.
Ce 14 juin, un pas supplémentaire sera franchi dans la manifestation, au plan politique, de la cassure
irrémédiable qui s’est opérée entre la majorité du peuple et un gouvernement, isolé, ne bénéficiant
plus de l’appui unanime de ses troupes et réduit à l’arbitraire et aux expédients les plus réactionnaires des institutions de la Ve République (49-3).
Il ne reste plus à ce gouvernement, pour se maintenir aux affaires, que le chantage au « vide » politique, à la menace de la droite et de l’extrême droite, et au chaos...
Pour les travailleurs, il apparaît en revanche, chaque jour plus clairement, que la seule issue capable d’éviter le chaos et les aventures à ce pays réside désormais dans la capacité qu’ils se donneront d’imposer, dans l’unité de leurs organisations de classe, la volonté de l’immense majorité et de poursuivre leur action,
quelle qu’en soit la forme, pour aller jusqu’à faire céder ce gouvernement.
Ce qui donne force et cohésion depuis ces trois mois de mobilisation, ce qui donne à la masse des
travailleurs une confiance nouvelle dans leurs propres forces...., c’est le refus de céder sur le mot d’ordre de retrait, formulé dans l’unité par les confédérations CGT et CGT-FO, et appuyé par la grande masse de la population.
C’est là que se concentre toute la situation politique.
L’exigence du retrait de la loi El Khomri cristallise le refus politique de toute une classe de renoncer à ses droits, au nom de la préservation de la compétitivité de l’économie nationale qui imposerait
l’adaptation de tout le cadre réglementaire aux prétendues exigences de « l’économie du XXIe siècle » et à l’économie numérique, chère à Macron. Une économie qui se résume au retour au contrat de
louage et à la transformation des salariés en véritables esclaves.
L’ampleur qu’a prise la mobilisation pour exiger le retrait de cette loi est une confrontation qui prépare et annonce un choc. Elle annonce une confrontation entre la majorité de la population de ce pays et politique de ce gouvernement aux ordres des grands monopoles impérialistes qui exigent (via le FMI, l’UE, l’OCDE et la Banque mondiale) qu’il aille jusqu’au bout de la liquidation qu’il a entreprise avec celle du Code du travail (dont les principales dispositions ont été intégrées dans la loi par la grève générale de 1936).
Les grands groupes monopolistes s’emploient, au nom de la défense de leur marges, à accélérer la destruction des bases industrielles du pays (Alstom, Mittal, Total, Technip...). Ils exigent que soient démantelés et privatisés à leur profit les monopoles publics bâtis en 1945-1947 pour assurer le redémarrage de l’économie nationale et répondre aux besoins vitaux de la population au lendemain de la guerre. Ils exigent que soit « réorganisée » une agriculture débarrassée des exploitations familiales... et broyé tout ce qui subsistait de l’organisation républicaine du territoire basée sur l’indépendance des communes.
Tous les travailleurs sont, dans la situation actuelle, confrontés à un problème crucial.
Il leur est de plus en plus difficile, voire impossible, de compter sur les partis politiques qui traditionnellement sont censés les représenter politiquement.
Pour certains de ces partis, installés au gouvernement, ils sont les instigateurs directs des pires plans réactionnaires.
Pour d’autres, la question se pose : est-il possible de prétendre défendre les travailleurs, est il
possible d’ouvrir la moindre perspective en restant encamisolés dans les institutions antidémocratiques de la Ve République ? Est-il possible de n’avoir comme seul horizon qu’une élection destinée à remettre son sort entre les mains d’un seul homme disposant d’une Constitution autorisant toutes les manoeuvres
antidémocratiques ? Et ce, au moment où, instruits par l’expérience, des millions de citoyens s’abstiennent avec des taux de 70 % et rejettent les partis. Et si, dans cette situation, les travailleurs et les militants – quelles qu’aient été leurs origines politiques – ont, à juste titre, été poussés à se tourner vers les organisations syndicales pour se rassembler sur le terrain de la défense des acquis sociaux et politiques qui forment encore le socle de toutes les relations dans une société démocratique, il est évident que se pose désormais la question d’inscrire cette défense des conquêtes de 1936 et 1945 dans une perspective plus large.
Le combat pour la préservation des droits collectifs des travailleurs opposée à « l’ubérisation » de la
société, pour le rétablissement des monopoles publics bâtis au lendemain de la guerre, pour le rétablissement du financement public du logement et de l’aménagement du territoire, interdit par l’UE, pour le rétablissement de la souveraineté des communes, pour la défense de la Sécurité sociale de 1945, pour la défense de la laïcité..., constitue l’ébauche d’un programme susceptible de s’appuyer sur la mobilisation des masses, appuyées sur leurs syndicats de classe, pour ouvrir la voie à une issue politique conforme à leurs intérêts et à ceux de toute la société.
Un programme qu’on appelait autrefois « le socialisme », abandonné par tous ceux qui s’en réclamaient encore il y a peu.
La discussion des éléments d’une telle plate-forme, ou d’un manifeste, a commencé dans les réunions préparatoires à cette conférence nationale. Elle a commencé à trouver place dans la rubrique « Débats » ouverte, dans cet objectif, dans Informations ouvrières, hebdomadaire du POI et tribune libre de la lutte des classes. Elle s’est poursuivie tout au long de cette conférence.
Des milliers de travailleurs, de militants, de cadres syndicaux, de jeunes, de représentants des exploitations familiales agricoles, des centaines d’élus qui ne peuvent accepter la « démocratie » du 49-3, quelles que soient les organisations politiques dont ils étaient membres il y a peu de temps ou qui en sont encore membres, sont prêts à s’inscrire dans cette démarche.
Organisons-la !
Adressez vos propositions, vos informations à Informations ouvrières qui les fera circuler.

Informations ouvrières, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris,
E-mail : informations-ouvrieres@fr.oleane.com

dimanche 13 mars 2016

Conférence nationale le 4 juin à Paris pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945

LOI EL KHOMRI CONTRE LE CODE DU TRAVAIL : IO SPECIAL

Déclaration du BN du POI le 22 février 2016.

Madame Myriam El Khomri, ministre du Travail, a rendu public son projet de loi sur la réforme du droit du travail. Ce projet de loi sera présenté au conseil des ministres du 9 mars et au Parlement au printemps.
Informations ouvrieres n° 390 qui sortira le 24 février présentera un dossier complet d’analyse de ce projet de loi.
Le bureau national du POI invite tous et toutes à prendre connaissance de ce dossier spécial. Il a
pour objectif de permettre à chacun de se faire sa propre idée.
Pour François Hollande, président PS de la République, ce projet de loi « ne remet aucunement en
cause les droits fondamentaux des salariés ».
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, proche du pouvoir en place et déjà artisan du Pacte
de responsabilité, tente une ultime manoeuvre pour appeler les dirigeants des autres confédérations
syndicales à s’inscrire dans l’amendement du texte El Khomri, en déclarant : ce projet est « très déséquilibré entre la flexibilité et la sécurité ».
« Aucune remise en cause » ? Un simple déséquilibre qu’il faudrait corriger ? Ou un projet de
loi totalement réactionnaire remettant en cause de fond en comble tous les droits et acquis des
travailleurs ? Et qu’il convient donc de rejeter dans sa totalité.
Y aurait-il un quelconque aspect positif pour les travailleurs dans ces 57 articles et 131 pages que
compte ce projet ? Qu’il s’agisse de la durée légale du temps de travail, du plafonnement des indemnités de licenciements, du Compte personnel d’activité (CPA), du principe de faveur, du référendum dans l’entreprise... ?
En décortiquant ce projet de loi avec l’aide d’inspecteurs du travail, d’avocats, de militants syndicalistes…,
Informations ouvrières entend aider à ce que chacun puisse juger en toute connaissance de cause.
On peut d’ores et déjà verser à ce dossier des premières réactions du monde politique et patronal.
Pour le Medef : « Ce projet de loi va dans le bon sens. Il faut qu’il aille jusqu’au bout. » Pour Le Figaro : « On voudrait y croire car même la droite n’est jamais allée aussi loin. »
Pour Les Echos : « Un texte qu’aurait pu/dû rédiger la droite. »
Pour Marianne : « Le projet de loi de Myriam El Khomri représente en l’état l’un des pires reculs sociaux depuis la Libération.Il est l’équivalent du tournant Blairiste en Grande-Bretagne ou de la potion Schroeder en Allemagne.. au grand bénéfice de Mme Lepen, laquelle peut tranquillement continuer sa cure de silence. D’autres font le travail pour elle. »
Qu’est ce qui permet au gouvernement de « faire le travail », comme l’écrit l’hebdomadaire Marianne ?
A nouveau la question est posée : comment est il possible que Hollande puisse se permettre de
poursuivre et d’amplifier une politique massivement rejetée par les travailleurs ?

Le bureau national du POI rappelle que se prépare dans tout le pays une conférence nationale, qui se tiendra le 4 juin pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et en 1945 aux capitalistes par la mobilisation dans la grève et les manifestations de millions de travailleurs avec leurs organisations,
conquêtes dont la défense est plus que jamais à l’ordre du jour.

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samedi 12 décembre 2015

Appel pour une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945

Lettre aux lecteurs d’Informations ouvrières,
aux militants de toutes tendances du mouvement ouvrier
et à tous les citoyens attachés à la défense de la démocratie.

“Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et 1945”.

Réunion fraternelle, discussion large, dégagée de toute idée préconçue, entre les 197
délégués mandatés par les adhérents de 68 départements, les membres du bureau national
sortant, les invités non membres du POI, mais attachés au libre débat au sein du mouvement ouvrier
et qui ont rejoint l’association Les Amis d’Informations ouvrières.

Discussion libre et fraternelle, d’autant plus nécessaire qu’après l’effroi provoqué dans le pays
tout entier par la sauvagerie des attentats terroristes du 13 novembre, le temps des questions est
venu pour tous les défenseurs de la démocratie.

Chacun, en effet, sent le piège qui est tendu aux travailleurs, ouvriers et paysans, et à leurs organisations, à toutes les couches de la population laborieuse frappées par les « réformes » successives dictées par l’Union européenne, aux élus des petites communes, littéralement étranglées par la politique de réduction des dépenses publiques, ainsi qu’à tous les citoyens attachés à la défense des valeurs de la démocratie républicaine. Chacun voit, avec la plus grande inquiétude, un dispositif institutionnel liberticide se mettre en place. L’impérieuse nécessité de protéger la population des attaques terroristes n’est-elle pas en contradiction criante avec la politique extérieure guerrière et interventionniste des gouvernements qui nourrit le terrorisme, avec les plus grandes conséquences pour la population ?

A quel niveau d’hypocrisie faut-il que ce gouvernement se hisse pour oser répondre à l’aspiration
à la paix et à la sécurité de l’immense majorité de la population frappée par l’horreur, en prenant
comme premières décisions : renforcer l’intervention de l’armée française en Syrie, la compléter
par l’annonce d’une prolongation de trois mois de l’état d’urgence ? Ces mesures lui permettent
d’interdire toutes les manifestations, à commencer par celles qui sont appelées par les organisations
syndicales pour défendre les revendications des travailleurs.

D’ores et déjà, se multiplient les prises de position d’organisations syndicales et démocratiques
refusant toute atteinte au droit de revendiquer, de faire grève, de manifester contre les atteintes
incessantes aux acquis des salariés. Comment ce gouvernement peut-il prétendre,
dans ses propositions de « réforme du Code du travail », préserver la durée légale du temps de
travail, alors qu’il s’agit de pulvériser le Code du travail et de liquider les CDI ?
Comment ce gouvernement peut-il prétendre fêter les soixante-dix ans de la Sécurité sociale,
alors qu’avec la loi Touraine il bouleverse les principes fondateurs de la Sécurité sociale, notamment
en donnant aux assurances complémentaires privées la même place que le régime obligatoire ?

Nous rejetons toute prétention à détenir à nous seuls la vérité, ou à proposer des solutions « miracles » qui résoudraient les difficiles problèmes qui se posent dans la situation qui vient de s’ouvrir. Tournant le dos à toute attitude péremptoire donnant des « leçons » aux travailleurs et aux dirigeants, nous nous adressons à vous pour construire ensemble, jour après jour, les réponses qui uniront la résistance des travailleurs et de la population laborieuse de ce pays.

Nous sommes, en effet, convaincus que seuls les travailleurs, se rassemblant dans l’unité la
plus large avec leurs organisations et entraînant toutes les couches de la population victimes des
contre-réformes coordonnées par l’Union européenne sont capables de protéger la société de la
barbarie — qu’il s’agisse du terrorisme ou des régressions profondes dans lesquelles les exigences
d’exploitation sans limites du capital plongent toute la société.

Nous sommes convaincus que c’est dans cette direction qu’une issue pourra être ouverte, et non
dans celle d’un renforcement des institutions antidémocratiques de la Ve République, renforcement
de l’arsenal antidémocratique approuvé, au nom de l’union nationale, par les députés de gauche
comme de droite et d’extrême-droite, à l’occasion du vote de la prolongation de l’état d’urgence à
l’Assemblée nationale.

Dans le débat qui s’est développé tout au long de notre congrès, une volonté s’est affirmée : ne nous laissons pas abuser, ne laissons pas couvrir, par le tonnerre des déclarations vengeresses et guerrières de nos gouvernants, la poursuite de la destruction des conquêtes sociales et démocratiques arrachées par les travailleurs et le peuple de ce pays en 1936 et en 1945, des conquêtes démocratiques de la Révolution française de 1789.

Ne laissons pas détruire le socle de ces conquêtes politiques et sociales !

Tel est le sens de la proposition que nous vous soumettons. Nous vous proposons de préparer ensemble une conférence de défense des conquêtes de 1936 et de 1945 (à commencer par le droit de grève et de manifestation) et de toutes les institutions démocratiques, telles que les communes et les départements issus de la Révolution française, la laïcité républicaine. Une conférence défendant la souveraineté du peuple face aux exigences du capital financier relayées par l’Union européenne et les institutions de la Ve République.

Nous vous proposons de débattre ensemble et nous nous engageons à faire de notre journal Informations ouvrières, fidèle à sa tradition de tribune libre de la lutte des classes, l’instrument de préparation d’une telle conférence. En aidant à la résistance, cette conférence, convoquée avant l’été, pourra jouer son rôle dans la situation d’offensive généralisée qui se dessine, sous couvert d’union nationale.

Adoptée à l’unanimité des délégués
au Ve Congrès du Parti ouvrier indépendant,

des 21 et 22 novembre 2015 .