Le bureau national du POI s’est réuni au lendemain
de la grève interprofessionnelle et des manifestations
convoquées le 9 avril. Il a procédé à un examen de la
situation.
1 – Le 9 avril a montré que la volonté grandit parmi la
classe ouvrière et les militants de s’engager dans le combat
uni avec les organisations pour bloquer la politique
de destruction et de misère du gouvernement Hollande-
Valls. Le 9 avril a montré, à tous ceux qui prétendent
l’ignorer ou le contester, que la classe ouvrière organisée
est une réalité, une force, et que dès lors que les
organisations avancent clairement le mot d’ordre « Retrait
du pacte de responsabilité et de la loi Macron ! », les travailleurs,
les militants cherchent à se grouper dans une
lutte de classe unie contre le gouvernement. Cela dans
un contexte où, à Radio France, dans les hôpitaux, dans
les collectivités territoriales, dans l’Education nationale
et dans des centaines d’autres circonstances, les grèves
se multiplient contre les conséquences concrètes des
mesures gouvernementales, pour la défense de l’emploi,
des salaires, des garanties collectives. Partout, monte
une même exaspération : « On n’en peut plus, il faut que
cesse cette politique maintenant ! » La multiplication des
grèves et des combats de classe sur les revendications
particulières se heurtent à la politique de ce gouvernement.
Elle s’inscrit dans un processus qui pousse la
classe ouvrière à faire converger ses forces contre ce
gouvernement, agent du grand capital.Toute la situation
pousse à la lutte de classe unie pour contraindre le
gouvernement à reculer.
2 – Le pays s’enfonce chaque jour davantage dans
une profonde crise politique, sociale, institutionnelle,
économique. Tous les partis institutionnels et les institutions
elles-mêmes sont frappés. Cette crise s’inscrit
elle-même dans la crise de l’Union européenne, et plus
généralement du système basé sur la propriété privée
des moyens de production. Un système qui génère l’extension
des guerres, la dislocation des nations et qui,
partout, remet en cause ce qui a été conquis par le combat
ouvrier et démocratique. Le P-DG de l’une des principales
banques des Etats-Unis, la banque Morgan, vient
d’annoncer « l’imminence d’une crise financière sans précédent
dans l’histoire ». Au même moment, la Banque
centrale européenne continue chaque jour à déverser
des milliards d’euros en direction des spéculateurs, rendant,
selon les termes du journal Le Monde, « les marchés
euphoriques ».
3 – Le gouvernement Hollande-Valls est plus que jamais
déterminé à continuer sur la voie qu’il s’est tracé. Il veut
accélérer le rythme des contre-réformes et mesures antiouvrières
en application des traités européens. Les
mesures anti-ouvrières tombent en cascade : le pacte
de responsabilité, la loi Macron 1 et la loi Macron 2 sont
les plus connues. Mais il veut aussi imposer au pas de
charge la loi Touraine contre la santé, la réforme des collèges,
la réforme territoriale et des mesures contre les
libertés démocratiques. Et il le fait avec l’appui direct
des dirigeants du Parti socialiste et en profitant de l’attitude
des dirigeants du PCF et du Front de gauche.
4 – La défense des intérêts de la classe ouvrière et de
la démocratie se heurte frontalement aux institutions
de la VeRépublique et de l’Union européenne. L’exemple
de la Grèce est là pour le montrer. La défense des
intérêts des travailleurs et de la démocratie exige le
démantèlement des institutions — celles de la Ve République
et de l’Union européenne, qui sont là pour garantir
le système de la propriété privée des moyens de
production — et leur remplacement par un gouvernement
authentiquement au seul service de la classe
ouvrière, des opprimés, des exploités et de la démocratie.
5 – Dans ce contexte, les militants du POI sont invités,
à égalité avec les militants et travailleurs d’origines
diverses et de points de vue différents, à participer à la
préparation de l’assemblée-débat du 6 juin prochain
proposée par Informations ouvrières. Avec tous leurs
camarades et collègues, ils vont contribuer à cette discussion,
comme militants du Parti ouvrier indépendant,
sans prétendre pour autant fournir par avance toutes
les réponses. Dans le cadre de la préparation de l’assemblée
du 6 juin, et sur le plan spécifique qui est le leur,
les militants du POI prendront toutes leurs responsabilités
pour assurer l’élargissement de la diffusion d’Informations
ouvrières.
6 – C’est pour aider la classe ouvrière à réaliser les
conditions de son action de classe que nous avons constitué,
il y a sept ans, le Parti ouvrier indépendant. En
menant cette bataille, le POI entend contribuer au rassemblement
des forces militantes qui se dégagent dans
la construction d’une authentique représentation politique
de la classe ouvrière. Nous appelons tous les comités
du POI à mener très largement la discussion sur les
questions soulevées dans cette résolution, dans les assem-
blées qui se tiendront aux mois d’avril et de mai avec
l’ensemble des adhérents et, plus généralement, avec
les sympathisants, travailleurs, militants qui souhaiteront
s’y associer. Nous les appelons à saisir cette occasion
pour mener une campagne de renforcement du
Parti ouvrier indépendant.
7 – C’est dans ces conditions que le bureau national
appelle les comités départementaux du POI à mandater
leur délégué pour le conseil fédéral national (CFN)
des 8 et 9 mai, qui dégagera les leçons de la situation
pour les projeter dans la préparation du Ve Congrès du
Parti ouvrier indépendant des 21 et 22 novembre prochains.
Dans ce CFN, nous centraliserons le bilan de
notre propre activité : après les assemblées d’avril ; l’état
de la campagne de renforcement du parti, incluant la
centralisation des cartes et des timbres ; la centralisation
de la diffusion d’IOet le lancement de la campagne
des abonnements d’été ; la mise en oeuvre, en France,
de la campagne internationale contre la répression antisyndicale
en Espagne, qui se relie à la préparation de la
rencontre de l’Entente internationale des travailleurs et
des peuples organisée à Genève le 7 juin, à l’occasion de
la conférence annuelle de l’Organisation internationale
du travail (OIT).
8 – En résumé, les médias ont beau avoir fait un « black
out » pratiquement total sur la grève interprofessionnelle
et les manifestations appelées par la CGT, la CGTFO,
la FSU et SUD ; ils ont beau, comme la majorité des
dirigeants politiques de ce pays, s’acharner à minimiser
ce qui s’est passé ce 9 avril ; il n’en demeure pas moins
que pour les centaines de milliers de grévistes et de
manifestants, pour tous les militants qui ont construit
cette grève et ces manifestations... cette journée du
9 avril constitue un formidable encouragement. Les
premiers éléments d’une perspective capable d’unifier
toutes les forces de la classe ouvrière se dégagent de ces
centaines de défilés où, fraternellement, les militants
CGT, FO, FSU et SUD ont manifesté dans l’unité, côte à
côte, pour le retrait de la loi Macron, contre la politique
de contre-réformes de ce gouvernement au service du
patronat, du Medef et du capital financier. Ce qui ne fait
pas disparaître les obstacles auxquels la préparation du
9 avril s’est heurtée, y compris au sein même des organisations
qui y appelaient, et qui trouveront encore à
s’exprimer.
Si ce 9 avril a constitué un formidable encouragement
pour tous les travailleurs et les militants qui y ont participé,
il souligne avec plus de force que jamais la contradiction
majeure de toute la situation. Pendant la grève
et les manifestations, le Sénat poursuivait, comme si de
rien n’était, l’examen de la loi Macron ; l’Assemblée nationale
poursuivait, elle, l’examen d’une loi Touraine (totalement
appuyée par les députés du PS, et à laquelle les
députés du Front de gauche et de la gauche du PS ont
évité de s’opposer), tandis que Hollande et Valls annonçaient
de nouvelles mesures fiscales en faveur du patronat,
ainsi que de nouvelles menaces contre le Code du
travail…
Une contradiction qui pose avec une force nouvelle
la question : « Et maintenant, après que des centaines
de milliers de travailleurs et de militants ont indiqué leur
entière disponibilité, en se saisissant de l’appel de leurs
confédérations, comment faire pour que le gouvernement
soit contraint de retirer effectivement sa loi Macron
et de renoncer à la nouvelle avalanche de mesures qu’il
a programmées pour frapper les travailleurs ? » Comment
les choses se présentent-elles au lendemain de
cette grève ? A l’évidence, le travail commun réalisé par
les militants et les responsables qui ont travaillé ensemble
pour organiser cette grève et ces manifestations a
construit et renforcé de nouveaux points d’appui dans
la bataille qu’ont engagée, par exemple, les salariés en
grève de Radio France pour défendre le service public
de radio, ou bien les salariés dans les hôpitaux pour s’opposer
à l’offensive de destruction sans précédent dont
ils sont l’objet avec la loi Touraine. Il en est de même
pour les marins de la SNCM, qui sont renforcés et encouragés
à poursuivre et amplifier la bataille qu’ils mènent
contre l’offensive du gouvernement pour les liquider
dans le cadre de son attaque contre le « droit social français
»... Comme pour les enseignants, qui sont engagés
dans la bataille contre la réforme du collège qui menace
de dynamiter tout le système de l’instruction publique
de ce pays. A l’évidence, la grève et les manifestations
du 9 avril marquent le franchissement d’une étape dans
le processus qui pousse à la convergence des luttes de
la classe ouvrière que la politique de ce gouvernement
dirige inexorablement contre lui.
Les choses vont vite. La frénésie dont fait preuve ce
gouvernement exige que le débat entre militants et travailleurs
autour de ces questions pressantes, tirant profit
des conditions favorables créées par cette journée de
grève et de manifestations du 9 avril, s’organise et s’élargisse
à l’échelle de tout le pays. La crise dans laquelle le
pays s’enfonce ne pourra trouver d’issue que comme le
produit du développement de ce libre débat et des solutions
que son extension à une large surface militante
sera capable d’y apporter... C’est le sens de la proposition
d’assemblée-débat (6 juin) lancée par l’hebdomadaire
Informations ouvrières et adressée à tous les
travailleurs et militants, quelle que soit leur appartenance
politique et dans le respect de celle-ci, une assemblée-
débat dans laquelle les militants du POI s’inscrivent
à égalité avec tous les autres travailleurs et militants qui
souhaitent y participer.
Adoptée à l’unanimité du bureau national du POI,
Paris, le 11 avril 2015, 16 heures
Réunion ouverte POI
Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr
dimanche 19 avril 2015
samedi 14 février 2015
Conférence ouvrière pour l'unité et la résistance du 17 janvier
Déclaration de la conférence du 17 janvier 2015.
La « Conférence de militants pour l’unité et la résistance » a rassemblé 550 militants ouvriers d'origines diverses, ce 17 janvier huit jours après les terribles attentats qui ont fait 17 victimes
550 militants et responsables ouvriers, venus de tout le pays, ont décidé d'être là en dépit du climat de dramatisation et de méfiance généralisée instillés par les sommets de l'Etat comme par les médias au moment où tout est fait pour se servir de ces odieux attentats pour « couvrir » le passage en catimini de la loi Macron qui porte un coup mortel au Code du travail. Ce serait pour le gouvernement un pas dans la voie de la réalisation du programme formulé en 2007 par Denis Kessler : « sortir de 1945 et défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance (CNR) » ;
550 militants membres d'organisations syndicales différentes se sont fraternellement réunis, alors que les organisations syndicales font l'objet d'attaques visant à remettre en cause leur existence et leur indépendance et que « l'union sacrée » est invoquée pour tenter de les faire renoncer à ce pourquoi elles ont été construites : la défense de toutes les conquêtes sociales de la classe ouvrière.
Contrairement à ce que les initiateurs du Pacte de responsabilité au profit exclusif du patronat, voudraient nous faire croire, nous affirmons que la lutte de classes ne s’interrompt pas.
« Hollande-Valls -était-il écrit dans l'appel à notre conférence- ont décidé, pour se conformer aux diktats du Medef, de l'Union européenne, et plus généralement du capital financier, de passer en force, au mépris des protestations qui s’élèvent dans les rangs de leur propre majorité; ils le font de façon provocatrice, en ignorant l’avertissement constitué par la sortie de la CGT, de la CGT-FO, suivies par FSU et Solidaires, de la conférence sociale qui avait en réalité provoqué le changement de gouvernement.
Et faute de pouvoir s'appuyer sur cette conférence sociale, ils annoncent qu’ils auront recours, chaque fois que cela sera nécessaire, aux dispositions les plus anti-démocratiques des institutions de la Ve République : les ordonnances — maniant comme moyen de chantage la menace de la dissolution
. »
Quelques mois après nous avons entendu dans cette conférence de nombreuses interventions qui témoignent d’une même réalité que dans de multiples entreprises, services, départements, etc., se multiplient les déclarations et actions communes pour la défense des revendications des salariés face aux attaques gouvernementales et patronales.
Nous avons entendu les camarades qui nous ont annoncé la manifestation appelée par les Unions régionales CGT et CGT-FO de la Région parisienne avec SUD et FSU le 26 janvier pour le retrait de la loi Macron, le jour de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale.
Nous avons entendu les camarades de l'énergie qui nous indiqué l'appel de leurs fédérations CGT/CGT-FO à une montée nationale le 29 janvier contre la loi de transition énergétique.
Nous avons entendu les camarades cheminots qui nous ont informé de l’appel de leurs fédérations CGT, CGT-FO et SUD à une montée nationale ce même 29 janvier contre la réforme ferroviaire.
« Comment pouvons-nous, travailleurs et militants de toutes origines politiques, élus, démocrates… agir pour aider l’immense force disponible à surmonter tous les obstacles à son rassemblement dans l’unité de ses organisations contre le « pacte de responsabilité » qui aujourd'hui concentre la politique de rigueur (d’austérité) et prétend engager les organisations syndicales dans l’accompagnement du plan gouvernemental ? » était-il écrit dans l'appel à notre conférence de ce 17 janvier.
Le libre débat qui s'est poursuivi depuis des mois entre nous, les liens que nous avons resserrés, surmontant les différences, ont commencé à porter leurs fruits. Ils fournissent un levier important dans la bataille que nous menons ensemble pour la défense de l'indépendance de nos organisations respectives. Pour barrer la route à l'entreprise de destruction sans précédent engagée par ce gouvernement nous sommes parvenus à même conclusion l’heure est à la mobilisation, l’heure à construction du rapport de force : pour bloquer cette offensive, il faut bloquer le pays.
En conséquence, nous invitons tous les participants à cette conférence à organiser dans leurs régions et dans leurs différentes branches professionnelles des réunions de compte-rendu permettant d'élargir encore la surface de cet échange et de saisir les occasions qui ne peuvent manquer de se présenter d'agir concrètement sur la situation dans le sens du rassemblement de la classe ouvrière dans son unité face à ce gouvernement entièrement dévoué au capital.
Le comité de liaison constitué à l’issue de cette conférence participe en mars 2013 à une conférence ouvrière européenne à Tarragone (Etat espagnol) pour « débattre librement dans un objectif unique : contribuer, de façon coordonnée, dans chacun de nos pays, à lever les obstacles qui se dressent contre la réalisation de l’unité. Pour abroger les plans assassins de l'Union européenne et ses traités. Contre la dictature de la troïka. »
Le 1er décembre 2012, le 30 novembre 2013, puis le 14 juin 2014, trois nouvelles conférences, représentant toujours plus de militants.
Libellés :
Appel,
appel des 160,
Conférence pour l unité et la résistance
le POI 06 informe : liquidation de la SNCM
suite à la conférence de presse du lundi 19 janvier 2015
Les organisations syndicales départementales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES du Var ont décidés d’agir ensemble contre la liquidation de la SNCM.
L’Etat n’a pas respecté les engagements pris l’année dernière pour la sauvegarde de la compagnie. Pire l’Etat qui reste le principal actionnaire de la SNCM par le biais de TRANSDEV et de la caisse des dépôts et consignations a participé à une mise en redressement judiciaire savamment construite.
Les éventuels repreneurs avaient jusqu’à ce lundi 19 janvier pour déposer leurs offres. L’objectif poursuivi est clair : vendre à la découpe les navires de la compagnie et attribuer la délégation de Service Public à d’autres compagnies qui seront des compagnies low-cost.
En agissant ainsi, le gouvernement Français se plie aux injonctions de l’Union Européenne. Il s’agit de liquider la SNCM, les emplois, le Service Public de continuité territoriale et le pavillon français de 1er registre. Il s’agit également de céder aux compagnies Low-Cost les lignes assurées par la SNCM.
L’Intersyndicale SNCM a déposé des résolutions dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire. Les organisations syndicales départementales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES du Var apportent leur soutien aux résolutions des syndicats de la SNCM.
Nous considérons qu’il faut une riposte la plus unitaire et la plus large possible pour faire échec à la volonté du gouvernement de démanteler la SNCM. Nous irons interpeller le préfet du Var ce 21 janvier sur cette question.
Nos organisations syndicales n’acceptent pas que TOULON soit le point d’ancrage du Low-cost et du non respect du droit du travail français.
Notre action vise à défendre l’existence d’une compagnie française, ses emplois et sa convention collective et non à opposer des travailleurs entre eux. Qu’ils soient sous statut, précaires, détachés, ou immigrés, ils sont tous victimes de la concurrence imposée par les marchés financiers.
D’autres mobilisations unitaires contre les privatisations et externalisations sont en cours à la SNCF ou dans l’énergie.
Derrière le démantèlement SNCM, c’est bien la question du droit du travail et de la mise en concurrence sauvage des salariés sous la houlette de l’Union Européenne ce que nous ne cessons de dénoncer au quotidien.
Toulon, le 19 janvier 2015.
mercredi 8 octobre 2014
Réforme des rythmes scolaires
LE POI 06 INFORME:
Ce 10 septembre, la Ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud–Belkacem martèle : « oui, la rentrée s’est bien passée ».
Mais bien passée pour qui ?
La réforme des rythmes scolaires s’applique désormais dans l’ensemble des écoles et c’est un désastre.
Sur la Côte d’Azur, des enfants de 3 ans se retrouvent à 30 par classe. Certains, épuisés par une matinée de 3H30 contre 3H auparavant, s’endorment à la cantine.
L’école peut finir à 15H45, comme à Nice par exemple, voire plus tôt dans d’autres communes ! Des classes jusqu’ici réservées à l’instruction et aux apprentissages peuvent désormais être utilisées et chamboulées pour n’importe quelle activité récréative ou de garderie.
Chaque commune a du définir de nouveaux rythmes scolaires pour respecter, nous dit-on, les rythmes biologiques de l’enfant. Comme si le rythme d’un enfant changeait d’une commune à l’autre, voire d’une école à l’autre sur une même commune et même d’un jour à l’autre !
Le cadre national de l’instruction publique est disloqué, favorisant le développement des écoles privées confessionnelles, qui n’ont pas l’obligation d’appliquer cette réforme.
A Nice, le PS réclame que le « Temps d’Accueil Educatif Périscolaire » qui a lieu entre 15H45 et 16H30 et qui sera facturé 15€ par mois et par enfant soit pris en charge par la commune. De même, le PCF demande l’abandon de la facturation.
Mais comment les communes peuvent-elles financer ces activités, sinon en augmentant les impôts, en baissant d’autres dépenses ou en faisant payer les parents ?
Sans aucun doute, il est inadmissible de faire payer les parents.
Mais qui remet en cause dotations de l’Etat aux collectivités locales et le cadre national de l’instruction publique ?
Qui oblige les parents à payer, si ce n’est le Pacte de Responsabilité qui prévoit la baisse de 11 milliards de dotations de l’Etat aux collectivités locales et contre laquelle 10 000 communes ont pris position pour exiger « le réexamen du plan de réduction des dotations de l’Etat (et) la remise à plat des politiques nationales et européennes impactant les budgets des collectivités locales » ?
Qui oblige les parents et les contribuables à payer si ce n’est la loi Peillon de refondation de l’école qui a instauré la territorialisation de l’école, loi votée par la majorité PS, PCF et Vert à l’Assemblée Nationale ?
Dans les Alpes-Maritimes, des syndicats d’enseignant se sont élevés avec raison contre la loi et le décret Peillon/Hamon de réforme des rythmes scolaires.
Par exemple, la CGT indique : « si les mobilisations des enseignants, des personnels territoriaux ou des salariés du secteur associatif, comme celles de nombreux parents d’élèves ont contraint le gouvernement à aménager cette réforme si difficilement applicable, les modifications apportées par le ministère ne changent rien au fond et n’améliorent ni les conditions d’apprentissage des élèves ni les conditions de travail des personnels. »
Pour le SNUDI-Force Ouvrière : « toutes les informations qui nous parviennent indiquent déjà que la rentrée 2014, avec la mise en œuvre à marche forcée des rythmes scolaires, se traduit par une désorganisation des écoles, une dégradation des conditions de travail et une remise en cause généralisée des droits des personnels ! Pour éviter le désastre annoncé, une seule solution : suspension immédiate de la mise en place de la réforme ! Abrogation des décrets Peillon-Hamon ! »
Pour sa part, le SNUipp-FSU 06 demande : « la non-généralisation de la réforme à la rentrée, la suspension de sa mise en œuvre quand il y a désaccord avec la proposition de la mairie, la réécriture du décret et la pérénisation du financement des TAP par l’Etat ».
Mais le financement des activités périscolaires par l’Etat rendrait-il la réforme plus acceptable ? Des négociations mairie par mairie rendraient-elles l’éclatement du cadre national de l’instruction publique plus acceptable ?
Le Parti Ouvrier Indépendant des Alpes-Maritimes vous propose d’en discuter autour du journal Informations Ouvrières, qui apporte chaque semaine témoignages, éclairages et analyses pour le retrait du pacte de responsabilité et de la réforme Peillon, pour la défense de l’école publique républicaine, laïque et gratuite.
Ce 10 septembre, la Ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud–Belkacem martèle : « oui, la rentrée s’est bien passée ».
Mais bien passée pour qui ?
La réforme des rythmes scolaires s’applique désormais dans l’ensemble des écoles et c’est un désastre.
Sur la Côte d’Azur, des enfants de 3 ans se retrouvent à 30 par classe. Certains, épuisés par une matinée de 3H30 contre 3H auparavant, s’endorment à la cantine.
L’école peut finir à 15H45, comme à Nice par exemple, voire plus tôt dans d’autres communes ! Des classes jusqu’ici réservées à l’instruction et aux apprentissages peuvent désormais être utilisées et chamboulées pour n’importe quelle activité récréative ou de garderie.
Chaque commune a du définir de nouveaux rythmes scolaires pour respecter, nous dit-on, les rythmes biologiques de l’enfant. Comme si le rythme d’un enfant changeait d’une commune à l’autre, voire d’une école à l’autre sur une même commune et même d’un jour à l’autre !
Le cadre national de l’instruction publique est disloqué, favorisant le développement des écoles privées confessionnelles, qui n’ont pas l’obligation d’appliquer cette réforme.
A Nice, le PS réclame que le « Temps d’Accueil Educatif Périscolaire » qui a lieu entre 15H45 et 16H30 et qui sera facturé 15€ par mois et par enfant soit pris en charge par la commune. De même, le PCF demande l’abandon de la facturation.
Mais comment les communes peuvent-elles financer ces activités, sinon en augmentant les impôts, en baissant d’autres dépenses ou en faisant payer les parents ?
Sans aucun doute, il est inadmissible de faire payer les parents.
Mais qui remet en cause dotations de l’Etat aux collectivités locales et le cadre national de l’instruction publique ?
Qui oblige les parents à payer, si ce n’est le Pacte de Responsabilité qui prévoit la baisse de 11 milliards de dotations de l’Etat aux collectivités locales et contre laquelle 10 000 communes ont pris position pour exiger « le réexamen du plan de réduction des dotations de l’Etat (et) la remise à plat des politiques nationales et européennes impactant les budgets des collectivités locales » ?
Qui oblige les parents et les contribuables à payer si ce n’est la loi Peillon de refondation de l’école qui a instauré la territorialisation de l’école, loi votée par la majorité PS, PCF et Vert à l’Assemblée Nationale ?
Dans les Alpes-Maritimes, des syndicats d’enseignant se sont élevés avec raison contre la loi et le décret Peillon/Hamon de réforme des rythmes scolaires.
Par exemple, la CGT indique : « si les mobilisations des enseignants, des personnels territoriaux ou des salariés du secteur associatif, comme celles de nombreux parents d’élèves ont contraint le gouvernement à aménager cette réforme si difficilement applicable, les modifications apportées par le ministère ne changent rien au fond et n’améliorent ni les conditions d’apprentissage des élèves ni les conditions de travail des personnels. »
Pour le SNUDI-Force Ouvrière : « toutes les informations qui nous parviennent indiquent déjà que la rentrée 2014, avec la mise en œuvre à marche forcée des rythmes scolaires, se traduit par une désorganisation des écoles, une dégradation des conditions de travail et une remise en cause généralisée des droits des personnels ! Pour éviter le désastre annoncé, une seule solution : suspension immédiate de la mise en place de la réforme ! Abrogation des décrets Peillon-Hamon ! »
Pour sa part, le SNUipp-FSU 06 demande : « la non-généralisation de la réforme à la rentrée, la suspension de sa mise en œuvre quand il y a désaccord avec la proposition de la mairie, la réécriture du décret et la pérénisation du financement des TAP par l’Etat ».
Mais le financement des activités périscolaires par l’Etat rendrait-il la réforme plus acceptable ? Des négociations mairie par mairie rendraient-elles l’éclatement du cadre national de l’instruction publique plus acceptable ?
Le Parti Ouvrier Indépendant des Alpes-Maritimes vous propose d’en discuter autour du journal Informations Ouvrières, qui apporte chaque semaine témoignages, éclairages et analyses pour le retrait du pacte de responsabilité et de la réforme Peillon, pour la défense de l’école publique républicaine, laïque et gratuite.
Libellés :
1- Le POI 06 informe,
2- Les billets du POI 06,
Réforme Peillon
samedi 12 juillet 2014
Conférence nationale pour l'unité et la résistance - 14 juin 2014
La rencontre nationale du 14 juin à la Bourse du travail de Paris à l’initiative de l’appel des 160 regroupés pour la résistance, l'unité et l'indépendance des organisations ouvrières en particulier « contre les plans de l'Union européenne et de la troïka », a, sans aucun doute, rempli son rôle en permettant un large débat pour le renforcement de l’axe de la résistance fondé sur l’indépendance des organisations syndicales.La rencontre s’est tenue alors qu’avait démarré, trois jours avant, la grève reconductible des cheminots pour le retrait de la réforme ferroviaire. Grève dans laquelle les cheminots ont renoué avec les assemblées convoquées avec les syndicats qui sont pour la grève, avec la décision de reconduction soumise aux grévistes. Et, bien sûr, ce n’est pas une affaire de cheminots. Cela concerne toute la classe ouvrière.Notre conférence a rassemblé 387 militants. Nous devions être beaucoup plus nombreux.De nombreuses délégations n’ont pu gagner Paris faute de trains, ce qui a démenti les déclarations fanfaronnes du gouvernement et de la direction de la SNCF.Notre débat a vraiment été marqué du début jusqu’à la fin par la grève des cheminots.Notre rencontre a d’ailleurs débuté par la lecture d’une impressionnante liste de prises de position d’instances syndicales CGT, Force ouvrière, Solidaires, FSU, intersyndicales exprimant leur soutien à la mobilisation des cheminots et à leur exigence de retrait du projet de loi de réforme ferroviaire, préalable à toute satisfaction des revendications des cheminots.Un soutien dont chacun comprenait qu’il exprime la volonté commune de résistance qui se manifeste partout. Un soutien qui résumait la nécessité de notre rencontre comme l’ont exprimé les militants engagés par l’appel sur la SNCM.On ne peut que partager le sentiment d’un participant : le débat a évolué entre les premières conférences, encore marquées par une tendance à constater et déplorer les difficultés et cette rencontre où s’est exprimée la conviction que la réponse est en train de se constituer et que cette rencontre en est une composante.Sur les 387 participants, 37 sont intervenus. Quelle que soit leur appartenance syndicale, qu’ils soient CGT, Force ouvrière, FSU, quelle que soit leur éventuelle appartenance politique, quelle que soit leur profession, les 37 intervenants ont exprimé la résistance de la classe ouvrière aux plans destructeurs de tous ses acquis. Et cela dans tous les secteurs, à la SNCF, à la SNCM, chez les territoriaux, dans l’enseignement supérieur et la recherche, à la Sécurité sociale, dans les hôpitaux, dans le privé.Et ce mouvement de résistance qui s’exprime dans tous les secteurs s’appuie sur le fait que, comme il a été démontré dans de nombreuses interventions, le « syndicalisme rassemblé » auquel se sont heurtés les salariés du public et du privé dans leur exigence de retrait des contre réformes des retraites est, de plus en plus, battu en brèche par le syndicalisme de combat matérialisé par les prises de position communes des instances syndicales.Le lien est immédiat entre le refus du pacte de responsabilité et l’unité qui s’affirme pour défendre ensemble les revendications et réunir les moyens de la lutte de classe pour faire reculer le gouvernement. Unité qui devient un enjeu. Unité qui répond à l’aspiration des salariés.Alors que s’affirme ce syndicalisme de combat contre le syndicalisme rassemblé, le gouvernement tente, au travers de la conférence sociale, de restaurer le syndicalisme rassemblé pour associer les confédérations à la mise en œuvre du pacte de responsabilité, même lorsqu’elles ne l’ont pas signé.Le véritable objectif étant donné par le ministre Sapin lorsqu’il met en place le « comité de suivi » du pacte de responsabilité.De nombreux intervenants sont revenus sur cette question en appuyant avec force tous ceux qui agissent contre la participation à la conférence sociale des organisations qui ont refusé de signer le pacte de responsabilité.Ils ont insisté sur la contradiction qu’il y a entre la résistance qui se manifeste contre le pacte de responsabilité et toutes ses conséquences et la volonté du gouvernement d’imposer un « dialogue social » consistant à tenter d’instrumentaliser les organisations syndicales pour la mise en œuvre de ses plans anti-ouvriers.Cette question devient une question majeure qui appellera de notre part de nous rencontrer à nouveau.
lundi 14 avril 2014
Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !
Appel à tous les travailleurs et citoyens
Confirmons le rejet de la politique anti-ouvrière de Hollande !
Amplifions le rejet des politiques d’austérité de l’Union européenne !
Rupture avec l’Union européenne ! Abrogation des traités !
Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !
Les 23 et 30 mars, le peuple a exprimé un rejet sans appel de la politique de destruction des acquis sociaux et de la démocratie du gouvernement Hollande ; cette même politique que les gouvernements soumis aux plans de l’Union européenne imposent à tous les peuples du continent.
Le 8 avril, le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis à l’Assemblée nationale, au nom du « gouvernement de combat », un programme qui veut aller « plus loin, plus vite » encore dans la mise en oeuvre de cette politique de régression sociale.
Aujourd’hui, au nom du respect des critères imposés par l’Union européenne, toutes les forces politiques institutionnelles (y compris le Front national) appellent à voter le 25 mai pour un prétendu Parlement européen !
Les faits le prouvent : l’Union européenne, ses traités, la Banque centrale européenne (BCE) ont été taillés sur mesure par le capital financier international, les banques et les gestionnaires de fonds spéculatifs pour leurs seuls intérêts.
L’Union européenne, ses traités, la BCE, ne servent qu’à :
— déposséder les peuples d’Europe de toutes prérogatives démocratiques et de souveraineté ;
— renflouer les banquiers et les spéculateurs qui ont ainsi bénéficié de milliers de milliards d’euros depuis 2008 ;
— fixer le cadre contraignant des politiques d’austérité et des contre-réformes dans lequel des gouvernements soumis s’attaquent à tous les droits et garanties des peuples, au nom de la dette et des déficits publics.
L’Union européenne, c’est la dévastation de la Grèce, la ruine du Portugal, la misère généralisée en Espagne. L’Union européenne, ce sont les accords imposés à l’Ukraine qui poussent ce pays sur la voie de la ruine.
L’Union européenne, c’est, en France,
le pacte de responsabilité de Hollande-Gattaz-Valls
C’est tromper les travailleurs, les jeunes, les retraités que de laisser croire qu’il serait possible au Parlement européen d’infléchir la politique de l’Union européenne et de la BCE !
C’est les tromper que de les appeler à voter au nom d’une « Europe sociale », du « dialogue social européen » ou d’un « pacte social européen », verbiage creux qui nous est servi depuis vingt ans pour accompagner la liquidation pure et simple des droits acquis dans chacun de nos pays !
Le peuple français a dit non à la « Constitution européenne » en mai 2005. Depuis, les gouvernements successifs ont piétiné son choix, ratifié le traité TSCG en 2012, violant la démocratie la plus élémentaire.
C’était non en 2005 ! Ce sera non en 2014 !
Travailleurs, jeunes, militants, affirmons ensemble cette exigence : les traités de l’Union européenne doivent être dénoncés, l’Union européenne, ses institutions, sa Banque centrale, son prétendu Parlement, doivent être démantelés.
Manifestons notre exigence de rupture avec l’Union européenne en refusant d’aller voter ce 25 mai !
En refusant de nous prêter à ce simulacre de démocratie, nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne… qui se révoltent contre les plans que leur impose l’Union européenne.
Nous appelons les travailleurs, les militants, les jeunes de toutes tendances, engagés comme nous dans le combat contre le pacte de responsabilité, contre chacune des mesures et des contreréformes qui en découlent, à rassembler leur force pour dire :
Non à l’Union européenne ! Non au Parlement européen !
Non aux traités européens ! Non à l’austérité !
Non au pacte de responsabilité !
Oui à l’union libre et fraternelle des peuples et des nations d’Europe débarrassés des traités européens.
Confirmons le rejet de la politique anti-ouvrière de Hollande !
Amplifions le rejet des politiques d’austérité de l’Union européenne !
Rupture avec l’Union européenne ! Abrogation des traités !
Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !
Les 23 et 30 mars, le peuple a exprimé un rejet sans appel de la politique de destruction des acquis sociaux et de la démocratie du gouvernement Hollande ; cette même politique que les gouvernements soumis aux plans de l’Union européenne imposent à tous les peuples du continent.
Le 8 avril, le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis à l’Assemblée nationale, au nom du « gouvernement de combat », un programme qui veut aller « plus loin, plus vite » encore dans la mise en oeuvre de cette politique de régression sociale.
Aujourd’hui, au nom du respect des critères imposés par l’Union européenne, toutes les forces politiques institutionnelles (y compris le Front national) appellent à voter le 25 mai pour un prétendu Parlement européen !
Les faits le prouvent : l’Union européenne, ses traités, la Banque centrale européenne (BCE) ont été taillés sur mesure par le capital financier international, les banques et les gestionnaires de fonds spéculatifs pour leurs seuls intérêts.
L’Union européenne, ses traités, la BCE, ne servent qu’à :
— déposséder les peuples d’Europe de toutes prérogatives démocratiques et de souveraineté ;
— renflouer les banquiers et les spéculateurs qui ont ainsi bénéficié de milliers de milliards d’euros depuis 2008 ;
— fixer le cadre contraignant des politiques d’austérité et des contre-réformes dans lequel des gouvernements soumis s’attaquent à tous les droits et garanties des peuples, au nom de la dette et des déficits publics.
L’Union européenne, c’est la dévastation de la Grèce, la ruine du Portugal, la misère généralisée en Espagne. L’Union européenne, ce sont les accords imposés à l’Ukraine qui poussent ce pays sur la voie de la ruine.
L’Union européenne, c’est, en France,
le pacte de responsabilité de Hollande-Gattaz-Valls
C’est tromper les travailleurs, les jeunes, les retraités que de laisser croire qu’il serait possible au Parlement européen d’infléchir la politique de l’Union européenne et de la BCE !
C’est les tromper que de les appeler à voter au nom d’une « Europe sociale », du « dialogue social européen » ou d’un « pacte social européen », verbiage creux qui nous est servi depuis vingt ans pour accompagner la liquidation pure et simple des droits acquis dans chacun de nos pays !
Le peuple français a dit non à la « Constitution européenne » en mai 2005. Depuis, les gouvernements successifs ont piétiné son choix, ratifié le traité TSCG en 2012, violant la démocratie la plus élémentaire.
C’était non en 2005 ! Ce sera non en 2014 !
Travailleurs, jeunes, militants, affirmons ensemble cette exigence : les traités de l’Union européenne doivent être dénoncés, l’Union européenne, ses institutions, sa Banque centrale, son prétendu Parlement, doivent être démantelés.
Manifestons notre exigence de rupture avec l’Union européenne en refusant d’aller voter ce 25 mai !
En refusant de nous prêter à ce simulacre de démocratie, nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne… qui se révoltent contre les plans que leur impose l’Union européenne.
Nous appelons les travailleurs, les militants, les jeunes de toutes tendances, engagés comme nous dans le combat contre le pacte de responsabilité, contre chacune des mesures et des contreréformes qui en découlent, à rassembler leur force pour dire :
Non à l’Union européenne ! Non au Parlement européen !
Non aux traités européens ! Non à l’austérité !
Non au pacte de responsabilité !
Oui à l’union libre et fraternelle des peuples et des nations d’Europe débarrassés des traités européens.
Communiqué du POI 06 sur les élections municipales
Le deuxième tour des élections municipales, tant au niveau national que dans notre département a confirmé le rejet par la population de la politique de l’ex-gouvernement Hollande-Ayrault. Le taux d’abstention historique notamment dans les quartiers populaires a provoqué une déroute des listes qui ont soutenu, au premier ou au deuxième tour, la majorité présidentielle sanctionnant sans appel cette politique de casse des droits des travailleurs, de liquidation de la sécurité sociale, d’austérité mortifère orchestrée par l’union européenne sous la direction des marchés financiers soucieux de préserver leur profits.
A Nice, c’est 46,6 % des électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du deuxième tour, plaçant la liste PS en troisième position avec 17% derrière le FN (21%) et l’UMP (48%).
A Grasse, malgré une large union autour du PS, PCF, EELV, et une fusion avec des listes de droite ou assimilées au deuxième tour, c’est la liste UMP qui est passée en tête avec une abstention de près de 40%.
A peine nommé le nouveau gouvernement Hollande-Valls loin de prendre en compte le résultat des élections décide d’aller encore plus vite et encore plus loin. Ce gouvernement de « combat » accélère la destruction de la sécurité sociale en remettant en cause le salaire différé, en la privant toujours plus de ses rentrées d’argent que sont les cotisations sociales. Zéro cotisations sur le SMIC, exonérations progressives jusqu’à 3,5 fois le SMIC. Suppression programmée des conseils généraux des départements et donc in fine des départements. Perte totale d’autonomie des communes avec la suppression de la clause de compétence générale de celles-ci, c’est-à-dire la liberté de choisir sa cantine scolaire, son système de distribution de l’eau, etc.
De peur de ne point arriver au bout de sa route de plus en plus encombrée par les résistances des travailleurs qui s’accrochent, grâce à leur organisations ouvrières et conventions collectives, à leurs droits légitimes, ce gouvernement panique et appuie sur l’accélérateur.
Quel issue pour la population ?
Le Parti Ouvrier Indépendant propose d’ouvrir la discussion avec tous ceux et celles qui sont sur la ligne de la défense de l’indépendance des organisations ouvrières et qui refusent le pacte de responsabilité Hollande/MEDEF/CFDT dont le but est de faire passer toutes les réformes anti sociales exigées par le capitalisme en crise.
Construisons ensemble un parti ouvrier véritablement indépendant.
Rejoignez le POI.
A Nice, c’est 46,6 % des électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du deuxième tour, plaçant la liste PS en troisième position avec 17% derrière le FN (21%) et l’UMP (48%).
A Grasse, malgré une large union autour du PS, PCF, EELV, et une fusion avec des listes de droite ou assimilées au deuxième tour, c’est la liste UMP qui est passée en tête avec une abstention de près de 40%.
A peine nommé le nouveau gouvernement Hollande-Valls loin de prendre en compte le résultat des élections décide d’aller encore plus vite et encore plus loin. Ce gouvernement de « combat » accélère la destruction de la sécurité sociale en remettant en cause le salaire différé, en la privant toujours plus de ses rentrées d’argent que sont les cotisations sociales. Zéro cotisations sur le SMIC, exonérations progressives jusqu’à 3,5 fois le SMIC. Suppression programmée des conseils généraux des départements et donc in fine des départements. Perte totale d’autonomie des communes avec la suppression de la clause de compétence générale de celles-ci, c’est-à-dire la liberté de choisir sa cantine scolaire, son système de distribution de l’eau, etc.
De peur de ne point arriver au bout de sa route de plus en plus encombrée par les résistances des travailleurs qui s’accrochent, grâce à leur organisations ouvrières et conventions collectives, à leurs droits légitimes, ce gouvernement panique et appuie sur l’accélérateur.
Quel issue pour la population ?
Le Parti Ouvrier Indépendant propose d’ouvrir la discussion avec tous ceux et celles qui sont sur la ligne de la défense de l’indépendance des organisations ouvrières et qui refusent le pacte de responsabilité Hollande/MEDEF/CFDT dont le but est de faire passer toutes les réformes anti sociales exigées par le capitalisme en crise.
Construisons ensemble un parti ouvrier véritablement indépendant.
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