Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

jeudi 13 mars 2014

Elections municipales dans les Alpes-Maritimes : un mic-mac ahurissant !

Comment s’en sortir ?

GRASSE

La nouvelle révision du Schéma Régional d'Organisation des Soins en PACA prévoit la fermeture du service de réanimation de l’hôpital de Grasse. Malgré un taux d’occupation de 94% en 2013, la Ministre de la santé Marisol Touraine (PS) veut fermer ce service, vital pour la population.

Cela n’a-t-il aucun lien avec le « pacte de responsabilité » que le Président HOLLANDE a appelé de ses vœux et qui prévoit 50 milliards de coupes dans les dépenses publiques et notamment les dépenses de santé ?

Dans ces conditions, comment comprendre que le Front de Gauche, qui voit en Hollande un « commis du patronat », décide de faire liste commune avec le PS aux élections municipales de Grasse ?

Est-ce pour masquer ce fait que la déclaration commune des représentants de ces deux formations politique insiste sur leur refus de « toute logique de parti » ?

VALLAURIS

Alors que s’organise l’un des plus vastes plans sociaux de ces dernières années avec 3 050 suppressions d’emplois chez Mory Ducros, dont la fermeture de l’agence de Vallauris, le Ministre Arnaud Montebourg (PS) demande aux grévistes de reprendre le travail et d’accepter les milliers de suppressions d’emploi.

Et que se passe-t-il à Vallauris ? Le PS soutien le candidat EELV – également soutenu par le MODEM – contre sa propre section PS, elle-même soutenue par le Front de Gauche …

Qui peut s’y retrouver ?

CANNES

Entreprise emblématique de Cannes la Bocca, Thalès Alenia Space est aujourd’hui mise en péril par une politique visant à privilégier la rémunération des actionnaires, au détriment des investissements nécessaires au secteur clé de la Recherche et du Développement, aboutissant à la mise en œuvre d’un plan de réduction des effectifs.

Mais qui est actionnaire majoritaire de l’entreprise ? L’Etat. C’est donc le Ministre Montebourg (PS) qui est responsable.

Et que se passe-t-il à Cannes ? La socialiste « historique » Apolline Crapiz, qui préside le groupe PS au conseil municipal, rompt avec le PS et offre ses services à l’UMP !

NICE

Le maire et ancien Ministre UMP Christian Estrosi emboîte le pas à Hollande et veut un « pacte de prospérité » pour « accorder davantage d’aides » au patronat et « développer un protectionnisme autour de la métropole » de Nice.

Le Président du Conseil Général et député UMP Eric Ciotti salue le « pacte de responsabilité » de Hollande et applique la politique de réduction des dépenses publiques en réduisant de 50% le budget départemental de la prévention spécialisée pour les jeunes et les familles en difficultés, préparant sa suppression pure et simple !

Et pendant ce temps là, le maire UMP de Malaussène passe au Front National …

Notre département a perdu 60 entreprises de fret sur 647 en 2013, le chômage a augmenté de 10%, mais Patrick Allemand, « leader » de la liste PS aux élections municipales de Nice, affirme que « 
cela fait bien longtemps qu’il n’y a pas eu en France, un gouvernement qui s’est intéressé à ce point aux aspect stratégiques du développement économique » !

Une hécatombe frappe les chauffeurs routiers en raison du principe de « concurrence libre et non faussée » imposée par l’Union Européenne, mais le PS, le Front de Gauche, l’UMP et le FN veulent sauver les institutions européennes et combattre l’abstention aux élections de mai prochain !

C’est à y perdre son latin …

LE DOSSIER BRULANT DE LA SNCM

L’UE poursuit son offensive pour liquider la SNCM et à livrer Nice, Toulon et Marseille au monopole de la Corsica Ferries. Pour quelle résultat ? En Sardaigne, cela a abouti au doublement des prix.

Et que dit
Dominique Bucchini, Président Front de Gauche de l’Assemblée de Corse, qui prétend défendre la SNCM en régionalisation sa gestion ?

A l’Assemblée de Corse, il vote l’exclusion du port de Nice de la Délégation de Service Public assigné à la SNCM et réduit son budget de 10% !

Ces élections donnent lieu à un mic-mac invraisemblable. Où cela peut-il mener ?

Le Front de Gauche, qui dénonce avec énergie la politique du gouvernement Hollande, appellera-t-il, comme d’habitude, à voter PS au second tour des élections ?

Quel travailleur honnête peut voir une issue dans ces élections qui seront, sans aucun doute, marquées par le rejet et l’abstention. Dès lors, comment s’en sortir ?



Le Président Hollande a déclaré : « « Le pacte de responsabilité ne suppose pas nécessairement l’accord de tous et je le comprends. Mais il appelle la participation de tous. »

Pour le POI et pour ses militants et ses adhérents, c’est clair et net : nous n’en serons pas.

Nous serons aux côtés des enseignants qui se sont dressés, par la grève à plus de 80% dans notre département, contre la réforme des rythmes scolaires, votée par les députés du PS et du Front de Gauche et qui sera appliquée à la rentrée prochaine dans l’ensemble des communes, malgré le désastre annoncé et constaté dans les communes qui l’appliquent depuis la rentrée 2013.



Nous serons aux côtés des travailleurs et des jeunes confrontés à la remise en cause des emplois, des garanties collectives, à la généralisation de la précarité et au démantèlement de l’Université.

Nous serons aux côtés de tous ceux et toutes celles qui veulent défendre leur Sécurité Sociale et faire reculer le gouvernement, qui prétend supprimer les cotisations patronales de la branche Famille de la Sécurité Sociale, c’est-à-dire voler le salaire différé des salariés !

Nous serons aux côtés de ceux qui veulent défendre l’existence et les prérogatives des communes, contre l’intercommunalité forcée et la métropolisation.

Nous serons aux côtés de ces militants ouvriers, réunis en conférence ouvrière le 30 novembre à la Bourse du Travail de Paris et qui affirmaient : « de plus en plus, mûrit cette conscience que c’est ensemble, en préservant l’indépendance des organisations, dans l’unité contre le gouvernement, contre les patrons, par la grève, en bloquant la production, qu’il sera possible de les faire reculer. »


Sur ces bases, nous invitons les travailleurs et les jeunes à rejoindre le POI, à s’abonner au journal Informations Ouvrières et à poursuivre la discussion pour mettre un coup d’arrêt à la politique de ce gouvernement.

mercredi 11 décembre 2013

Appel de la conférence pour l’unité et la résistance

– Paris, le 30 novembre 2013 -

Dès le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus ont lancé un appel pour dire :
- non à la dictature de la troïka,

- non à la dictature des déficits.

 
Le 26 novembre 2011, une première conférence regroupant 413 militants représentatifs des différents courants

du mouvement ouvrier déclarait :

« Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut imposer la “troïka” (FMI, BCE, UE).

Pour aider à la résistance et préparer les combats inévitables à venir, les signataires appellent tous les travailleurs et démocrates, et leurs organisations, à se rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements.


Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui assignent les institutions internationales (FMI, BCE, UE) et les gouvernements.
 

● Il revient au mouvement ouvrier d’organiser la résistance pour défendre les intérêts des travailleurs mais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis de la civilisation.
 
 
● Il revient au mouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences compréhensibles pour refuser les diktats de l’Union européenne. Sur ces bases, et face à la soumission des partis politiques liés à l’Union européenne, il revient aux travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs de se regrouper. »
 
 Le 1 er décembre 2012, 500 militants, à nouveau réunis en conférence, décidaient de constituer un comité de liaison national pour l’unité et la résistance.
Les militants réunis le 30 novembre 2013 constatent que le gouvernement Hollande-Ayrault accélère encore la mise en oeuvre de la politique de rigueur. Après l’ANI, signé en particulier par la CFDT — dont on commence à mesurer dans les entreprises les dégâts tant il facilite les licenciements —, combattu, entre autres, par la CGT et la CGT-FO, et transposé immédiatement dans la loi, après la nouvelle contre-réforme des retraites, encore approuvée par la CFDT, sous prétexte de réforme fiscale, le gouvernement s’attaque à présent à la Sécurité sociale.
La fiscalisation voulue par le patronat et le gouvernement ouvre la voie à la privatisation de la Sécurité sociale de 1945 financée par les cotisations, expression de la solidarité ouvrière.
De même, la réforme des rythmes scolaires, sous le prétexte fallacieux de l’intérêt des enfants, ouvre la voie à l’éclatement de l’école républicaine et porte une atteinte majeure au principe de laïcité.
Cette politique entre dans le cadre d’une offensive plus générale qui, par la décentralisation (acte III), vise à remettre en cause purement et simplement l’existence des communes et des libertés communales qui y sont associées.
Alors que les licenciements se multiplient, les travailleurs, de très nombreux élus, ne supportent plus cette politique et la rejettent. Le pays est au bord de la révolte.
Dans ce contexte où toutes les manipulations sont possibles, où le gouvernement cherche à intégrer les organisations syndicales au travers des pactes, qu’ils soient régionaux ou sociaux, il appartient au mouvement ouvrier et paysan d’ouvrir une perspective claire. Il est évident que l’on ne peut pas espérer l’emporter en s’alliant avec les patrons qui profitent de cette politique ou avec ceux qui la soutiennent et la mettent en oeuvre.
Il est nécessaire et urgent de tirer les leçons du passé, notamment des récentes mobilisations. La confusion, l’alliance des contraires conduit à l’échec. A ceux qui nous opposent un prétendu « intérêt général », nous réaffirmons qu’en démocratie, la classe ouvrière a le droit de défendre ses intérêts particuliers, notamment au travers de ses statuts, conventions collectives et du Code du travail.
A des degrés divers, ce débat traverse toutes les organisations.
Pour aider à constituer l’indispensable axe de résistance face à ceux qui ont choisi d’accompagner les contreréformes, alors que, de plus en plus, mûrit cette conscience que c’est ensemble, en préservant l’indépendance des organisations, dans l’unité contre le gouvernement, contre les patrons, par la grève, en bloquant la production, qu’il sera possible de les faire reculer.
Comme le montrent les nombreux conflits dans toute la France, la volonté de combat de la classe ouvrière est flagrante. La conférence appelle tous les militants pour aider ce mouvement, à discuter, à sceller des accords d’unité sur des bases claires et conformes aux intérêts des travailleurs, à mettre en avant les ripostes ouvrières.
Telles sont les conclusions auxquelles nous sommes arrivés au terme de cette troisième conférence.

samedi 30 novembre 2013

Démocratie Zéro6, le film qui dénonce l'intercommunalité forcée

http://www.democratiezero6.fr

Déclaration des auteurs du film :
 "Les élections municipales approchent.
Qu'en est-il de la réalité de la démocratie locale qu'elles incarnent ?
La commune, en tant qu'espace de représentation politique, a-t-elle un avenir dans notre République, à l'heure du regroupement obligatoire en intercommunalité, et de l'absoption des territoires par les métropoles ? Ces nouvelles institutions n'éloignent-elles pas encore davatange les centres de décision de la majorité des citoyens ? Comment s'assurer au mieux du respect de l'intérêt général dans ce contexte ? Quels moyens légaux ont les élus de terrain pour conserver leur prérogatives ?

Partant d'une situation locale extrème - le rattachement autoritaire d'une vallée entière à une intercommunalité dont l'avenir est d'intégrer la métropole de Nice - Démocratie Zéro6 doit permettre de s'interroger et de débattre sur le fonctionnement de la démocratie dans notre pays. Témoignage passionnant de la mobilisation d'élus et de citoyens de tous bords contre une décision arbitraire, le documentaire de Michel Toesca sortira au cinéma à partir du 29 janvier 2014.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute question relative à l'organisation de projections, avant-premières, rencontres avec le réalisateur et les protagonistes du film.

N'hésitez pas à nous contacter aux coordonnées ci-dessous.

à bientôt

Julien Navarro "

SéANCE TENANTE
mobile : 06.63.59.18.85
julien@seance-tenante.fr

 
http://www.democratiezero6.fr


Lettre d'invitation à la conférence du 30 novembre, du comité de liaison national pour l'unité et la résistance

A nouveau, militants du mouvement ouvrier de toutes tendances, nous proposons de nous retrouver, sans engager nos organisations, le 30 novembre, à partir de 10 h 30 à la Bourse du travail de Paris.

Nous vous y invitons.

Initialement prévue pour le 19 octobre, notre rencontre a été repoussée au 30 novembre.

L'actualité nous a dicté ce changement de date. Tous investis à fond dans la bataille pour le retrait de la « réforme Ayrault sur les retraites », nous nous sommes concentrés sur la réussite du 15 octobre appelé par la CGT, la CGT-FO, la FSU et Solidaires avec notamment le rassemblement devant l’Assemblée nationale.

On se souvient qu'après la manifestation du 10 septembre, conçue par les sommets comme une protestation sans lendemain, c'est l'intervention résolue de milliers de militants, reflétant la volonté massive de l'écrasante majorité de la population du refus de cette réforme, qui avait imposé le rassemblement du 15 octobre. Suivi d'un nouveau rassemblement le 30 octobre devant le Sénat, initié, là encore par CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires.

A ce jour, le Sénat a rejeté le projet gouvernemental déjà adopté de justesse par l'Assemblée nationale.

C'est ainsi que s'amplifie encore la fragilité du dispositif du gouvernement qui, sous l'égide de l'Union européenne et de son TSCG, ne cesse de porter des coups sévères contre la classe ouvrière et toute la population laborieuse,.

Le récent recul du gouvernement sur le Plan Épargne logement (PEL), comme l’extrême inquiétude sur l'application de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires témoignent de cette fragilité. Et ce gouvernement est plus prompt à prendre en compte les exigences des patrons comme le montre le recul sur l’écotaxe.

Au point qu'un sentiment s'impose de plus en plus : pourquoi, nous aussi, travailleurs, démocrates contre qui le gouvernement concentre ses coups pour tenter d'honorer ses engagements européens, pourquoi, nous aussi, ne pourrions nous pas le faire reculer ?
 
L'enjeu est d'importance puisqu'il s'agit du sort de milliers de travailleurs voués à la destruction par des licenciements annoncés quasi-quotidiennement ; de ces enfants que la réforme des rythmes scolaires sacrifie et qui disloque l’école nationale de la République en une multitude de projets locaux ; des salaires bloqués qui poussent des millions à la décomposition sociale...
Ce sentiment qui s'impose, repose sur une réalité que beaucoup voudraient masquer, mais qui est indéniable : l'écrasante majorité de la classe ouvrière et, par-delà, de toute la population laborieuse se mobiliserait comme un seul homme et en masse si des appels clairs, nets, pour faire reculer le gouvernement sur des revendications précises, leur étaient adressés.
Personne ne peut nier que face à toutes les attaques et dans tous les secteurs, les travailleurs, les maires de petites communes se battent avec acharnement.
Ils fragilisent le dispositif du gouvernement. Et ils se trouvent à chaque fois confrontés à la nécessité incontournable pour gagner de réaliser l'unité des travailleurs et des organisations, mouvement dans lequel ils sont d'ores et déjà engagés.
Ce sont des centaines de maires de petites communes qui se sont prononcés contre l'intercommunalité forcée. Ce sont des milliers d'enseignants, de personnels municipaux qui se préparent, avec l'appui des parents et à l'appel de plusieurs organisations, à une grève le 14 novembre contre les rythmes scolaires, dont chacun pressent que la volonté s'impose qu'elle ne soit pas une journée sans lendemain...
Et chaque jour, dans chaque usine touchée, les travailleurs refusent les licenciements. Et ils doivent faire face aux provocations des patrons, comme en ce moment même, à Goodyear et à Gad.
Que le gouvernement n'ait pas réussi à obtenir un « pacte social » liant le sort des travailleurs à l'Europe, constitue un point d'appui. Que contrairement aux pressions et tergiversations de tous bords, il ait été imposé le maintien de l'unité avec la CGT et la CGT-FO pour refuser le plan Ayrault, constitue un point d'appui, sans pour autant sous-estimer le danger de détournement de la colère des travailleurs au profit d'intérêts qui leur sont étrangers.
 
Et il y en a bien d'autres.
Echanger nos expériences, débattre de nos points de vue, proposer des solutions pour aider ce profond mouvement qui se cherche, préserver l'indépendance des organisations dans la continuité de nos conférences du 26 novembre 2011,

du 1er décembre 2012 (réunissant 500 participants), de la constitution en avril 2013 de notre comité de liaison, de la conférence de Tarragone, c'est ce qui nous rassemblera, à nouveau, le 30 novembre.
Le comité de liaison,
Le 7 novembre 2013




 

Le ministre Peillon s’en prend maintenant aux collèges et aux lycées…

Le ministre Peillon est déjà connu. Et pour cause !

Sa réforme des rythmes scolaires provoque un rejet dans tout le pays. Enseignants, parents d’élèves et élus refusent l’éclatement de l’Education nationale en autant de projets locaux, commune par commune.

 
Le 5 décembre, une grève nationale est appelée de manière convergente. Le syndicat enseignant SNUipp-FSU revendique « la suspension de la réforme des rythmes scolaires ». Les fédérations FO, CGT, SUD des enseignants et des personnels territoriaux revendiquent « la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires et l’abrogation du décret ».

Face à ce rejet grandissant, le ministre Peillon non seulement s’entête mais s’attaque maintenant aux statuts des enseignants, avec ce qu’il appelle son « acte II de la refondation de l’école ».


… en s’attaquant aux statuts des enseignants

Jusqu’à présent, les élèves des lycées et des collèges ont droit aux mêmes programmes nationaux, leurs professeurs devant leur enseigner la discipline pour laquelle ils sont recrutés comme fonctionnaire d’Etat.

Selon les propositions du ministre, le conseil d’administration de chaque établissement pourrait définir les tâches des enseignants et leurs horaires de travail.

 
Par exemple, le professeur de mathématiques n’aurait pas les seuls mathématiques à enseigner mais devrait se plier au projet d’établissement, enseigner d’autres disciplines, faire du « scolaire » et du « périscolaire » et travailler au « contrat d’objectifs » avec la collectivité territoriale, les entreprises, les associations.

Les statuts des enseignants voleraient en éclats ainsi que l’égalité du droit à l’instruction.

 
C’est ce que le ministre Peillon ose proposer aux organisations syndicales.

 
C’est un fait, dans les collèges et les lycées comme à l’école primaire, ils veulent éclater l’Education nationale en autant de projets éducatifs territoriaux, en autant de projets d’établissement dépendant des collectivités territoriales.


La raison de cette contre-réforme ? L’Union européenne exige la baisse du coût du travail et la mise en concurrence des travailleurs. C’est pour cela que le gouvernement Hollande-Ayrault, inféodé à l’Union européenne et au Medef, veut casser le cadre national des programmes et des diplômes qui servent de base aux conventions collectives nationales.


Le rejet de cette politique grandit dans le pays

Lisez Informations ouvrières, le journal du POI

Rejet de la réforme Peillon des rythmes scolaires

Après les enseignants, les parents… maintenant, les maires

Le 14 novembre, enseignants et personnels communaux étaient en grève ensemble.
Dans tout le pays, des milliers d’écoles étaient fermées.
Ils étaient en grève à l’appel de leurs organisations syndicales CGT, FO, SUD, rejointes dans 25 départements
par le SNUipp-FSU.
Leurs exigences sont simples :
la suspension immédiate de la réforme Peillon,
l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Dans de nombreuses communes, ils ont été rejoints par les parents de leurs élèves.
Ils ne veulent de l’éclatement de l’Education nationale.
Le 19 novembre, au congrès de l’Association des maires de France, les élus ont signifié au Premier ministre qu’ils ne voulaient pas de cette réforme qui transfère sur les communes les responsabilités et les charges de l’Etat.

Ce jour-là, face à des milliers de maires en colère, le Premier ministre a affirmé qu’il entendait maintenir la réforme Peillon des rythmes scolaires. Et il a exigé des élus locaux qu’ils élaborent des « projets d’activités Périscolaires pour la rentrée 2014 ».

Autant de projets que de communes ! C’est l’éclatement de l’école de la République.

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !
Mais dans de plus en plus de communes, la mobilisation des enseignants avec les organisations syndicales, avec les parents, entraîne les maires à refuser de mettre en place la réforme Peillon à la prochaine rentrée.
Ainsi, le maire de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) vient-il de déclarer : « C’est non pour 2013, non pour 2014, non pour 2015, nous refusons d’appliquer la réforme » afin « que l’Education nationale soit bien nationale » et annonce qu’un projet de délibération sera soumis au conseil municipal dans ce sens.

Ailleurs, les maires annoncent leur refus de remettre un projet territorial d’éducation aux autorités administratives de l’Education nationale. « Ce n’est pas notre rôle », disent-ils avec raison.

Réforme des rythmes scolaires, réforme territoriale avec ses métropoles à géométrie variable, éclatement du Code du travail par région : tout cela, c’est la même logique, celle de la territorialisation et de la dislocation de l’égalité des droits.

Enseignants, parents, élus de plus en plus nombreux rejettent cette politique du gouvernement Hollande-Ayrault dictée par l’Union européenne.




 

Réforme Peillon de l’école. Maintenant, il faut que ça s’arrête !

Dans tout le pays, la mobilisation des enseignants, des personnels communaux, des parents et des élus se dresse contre la réforme Peillon.

 
Et pour cause ! La réforme Peillon organise l’éclatement de l’école de la République.

 
C’est une catastrophe pour les enseignants et les personnels territoriaux, dont les statuts sont menacés.

C’est une catastrophe pour les enfants, perturbés par la confusion organisée entre l’enseignement scolaire et les activités périscolaires.

C’est une catastrophe pour les communes, touchées de plein fouet par la baisse drastique des dotations budgétaires et qui n’entendent pas se substituer aux responsabilités de l’Education nationale.

 
Le 14 novembre, enseignants, personnels communaux, soutenus par les parents, se dressent dans la grève nationale appelée par les syndicats des enseignants et des personnels communaux CGT, FO, SUD, rejoints dans 25 départements par le SNUipp-FSU.


 
Face à la mobilisation, Peillon parle « d’aménagements » de sa réforme. Il manœuvre !


Ce que veulent les enseignants, les personnels communaux, les parents, c’est :


la suspension immédiate de la réforme,

l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires


En se déchargeant des responsabilités relevant de l’Education nationale, l’Etat crée la dislocation de l’école publique.

En faisant dépendre les écoles des possibilités financières de chaque commune, donc d’un financement direct ou indirect par les parents, la réforme Peillon va à l’encontre du principe d’égalité de tous les élèves. 

En « territorialisant » l’école, qui serait différente d’une commune à l’autre, la réforme Peillon n’a qu’un seul objectif : faire éclater le cadre de l’Education nationale pour remettre en cause le droit des enfants à des programmes, des qualifications et des diplômes nationaux !

Certaines communes, parmi les 20 % qui l’avaient mise en œuvre en 2013, font marche arrière… D’autres, comme Marseille, Colmar…, annoncent qu’elles ne la mettront pas en place en 2014.

 
La territorialisation de l’école, comme la territorialisation de la République avec la métropolisation, ou comme l’éclatement du Code du travail avec l’ANI :

 
c’est la remise en cause généralisée de l’égalité des droits !

C’est la mise en œuvre par le gouvernement Hollande-Ayrault de la politique de l’Union européenne et du Medef, qui exigent la baisse du coût du travail afin de mettre en concurrence les travailleurs que le patronat licencie par milliers.


Réforme des rythmes scolaires, réforme territoriale, ANI, fiscalité, réforme des retraites, fermeture d’entreprises… Toute la politique de ce gouvernement consiste à mettre en œuvre les directives de l’Union européenne dont la Commission de Bruxelles, se saisissant des publications de l’agence Standard and Poor’s, exige la résorption « du déficit excessif » ; c’est une spirale sans fin ! Cette politique provoque exaspération et colère.