Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

samedi 29 septembre 2012

Non à la précarisation de la jeunesse



Non aux “emplois d’avenir”

Dans les jours qui viennent, le gouvernement veut faire ratifier le TSCG par l’Assemblée nationale.

Ce traité européen veut imposer la dictature de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).

Sans attendre, le gouvernement a fait voter le 13 septembre par la majorité PS-PCF-PG-EELV, appuyée par une partie des députés UMP, une loi créant les « emplois d’avenir ».
 
C’est la précarisation permanente de la jeunesse
 
Pour l’employeur, ce sera une véritable aubaine : contrat à durée déterminée (maximum trois ans) ; les jeunes seront payés sur la base du Smic et pourront être licenciés à tout moment pour raison économique. De plus, l’employeur sera exonéré des charges sociales.

Ces emplois seront pris en charge à 75 % par l’Etat, le reste étant payé par l’employeur. Ils sont « une opportunité de gestion sérieuse des futurs départs à la retraite », a précisé le ministre du Travail, Michel Sapin, à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Sans même attendre l’adoption de la loi, l’Association des régions de France a signé un engagement avec l’Etat pour l’embauche massive d’emplois d’avenir qui se substitueront aux embauches sous statut de la fonction publique territoriale.

Le directeur de la SNCF veut en recruter dès que possible 500 pour « la médiation, l’entretien du patrimoine, l’accueil et le numérique », en lieu et place de jeunes cheminots sous statut.

150 000 emplois d’avenir à la place d’emplois statutaires

Dans l’Education nationale, alors qu’à cette rentrée 13 000 postes d’enseignants ont été supprimés, les établissements scolaires pourront recruter des étudiants sur « emplois d’avenir professeur », y compris pour des tâches d’enseignement, avec un mi-temps modulable, pour 400 euros par mois, soit 900 euros par mois, bourse comprise !
 
“Papa, j’ai trouvé un job : le tien !”…

… indiquait une banderole brandie par les jeunes lycéens et étudiants qui, en 2006, manifestaient contre le contrat première embauche (CPE) de Villepin, qui visait à substituer des emplois précaires et sous-payés aux emplois bénéficiant des garanties des statuts et des conventions collectives.
 
 
Face à la mobilisation de la jeunesse, appuyée par la classe ouvrière, le CPE, ancêtre des emplois d’avenir, avait dû être retiré.
 
Non à la précarisation de la jeunesse !
Oui à un vrai travail, garanti par les conventions collectives et les statuts !
Rupture avec la politique de déréglementation et d’abaissement du coût du travail
                                   de l’Union européenne
Non à la ratification du TSCG




 

Contre la dictature de la troïka et du TSCG

Pour une conférence nationale pour l’unité et la résistance


Le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus ont lancé un
appel à se regrouper pour dire :
Non à la dictature de la troïka,
Non à la dictature des déficits.
 
Le 26 novembre 2011, 413 militants représentatifs des différents
courants du mouvement ouvrier se sont réunis en conférence
nationale à Paris. Ils ont affirmé :
 

● Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut

imposer la « troïka » (FMI, BCE, UE). Pour aider à la résistance
et préparer les combats inévitables à venir, les signataires
appellent tous les travailleurs et démocrates, et leurs
organisations, à se rassembler au-delà de la diversité de leurs
engagements.

●

Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui
assignent les institutions internationales (FMI, BCE, UE) et les
gouvernements.

●

Il revient au mouvement ouvrier d’organiser la résistance
pour défendre les intérêts des travailleurs mais aussi les
conquêtes démocratiques et les acquis de la civilisation.
 
●

Il revient au mouvement ouvrier de s’unir au delà des
divergences compréhensibles pour refuser les diktats de
l’Union européenne. Sur ces bases, et face à la soumission des
partis politiques liés à l’Union européenne, il revient aux
travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs de se
regrouper.


»

Depuis, la politique assassine de la troïka s’est encore accentuée
et plonge les peuples dans la misère.
Le traité européen TSCG, en particulier la « règle d’or », concocté
par M
me Merkel et M. Sarkozy, est l’expression concentrée de
cette politique réactionnaire.
Le gouvernement de M. Hollande a décidé, avec la majorité PS et
des députés UMP, de faire ratifier ce traité qu’il avait affirmé
vouloir renégocier pendant la campagne présidentielle.
Contre cette tentative d’imposer une austérité permanente, les
travailleurs, les peuples sont entrés en résistance.
Depuis plusieurs mois, les grèves, les manifestations se sont
multipliées, en particulier en Grèce, en Espagne et au Portugal.
En France aussi, la résistance est engagée. Elle prend des formes
diverses. Les travailleurs cherchent les moyens de s’opposer à la
fermeture des entreprises, à défendre leurs emplois, les services
publics, et à préserver leurs conquêtes sociales, en particulier la
protection sociale. Les élus sont engagés dans la défense des
communes et de la République.
De nombreux comités contre la ratification du TSCG se sont
constitués dans toute la France. Ils regroupent des militants
appartenant aux diverses organisations syndicales, des militants
engagés dans des organisations politiques diverses (Parti de
gauche, PCF, POI, PS, etc.), d’autres dans des associations ;
d’autres encore ne sont membres d’aucune organisation
politique. Mais tous ont une volonté commune : s’opposer à la
ratification du TSCG et à ses conséquences.
Il est certain que l’immense majorité des travailleurs et des
démocrates de ce pays est fermement opposée à la volonté de la
troïka d’imposer sa dictature.
Le temps est venu que cette force de résistance, cette majorité
qui a commencé à s’organiser sous des formes diverses se donne
une dimension nationale.
Bien sûr, compte tenu des engagements divers de tous ces
militants, il peut y avoir entre nous des nuances, des différences.
C’est normal, c’est la démocratie. Mais contre le TSCG et ses
conséquences, il est nécessaire, il est possible de se regrouper.
C’est pourquoi nous proposons que se tienne le 1

er décembre
2012 à Paris une conférence nationale
 

regroupant représentants
de tous ces comités, élus, syndicalistes, militants des
organisations politiques, afin de discuter librement des moyens à
mettre en oeuvre pour renforcer cette résistance.
Nous proposons également que dans cette conférence se
constitue un comité national pour l’unité et la résistance :
·

pour l’abrogation du TSCG de Merkel-Sarkozy-Hollande ;

·

pour aider à réaliser l’unité contre toutes les mesures
d’austérité prises par le gouvernement Hollande-Ayrault et
sa majorité parlementaire (souvent soutenus par des
députés de l’UMP) ;
·

contre toute forme de compromis historique remettant en
cause l’indispensable indépendance des organisations
syndicales et cherchant à en faire une courroie de
transmission de l’Union européenne et du gouvernement ;
·

pour en finir avec la dictature de la troïka.
 
Les initiateurs de l’appel des 160
Patrick Hébert, Claude Jenet, Jean Markun,
Bruno Ricque, Alain Roques, Bernard Saas

Non à la ratification du traité européen TSCG !

Députés PS, Verts, PG, PCF, votez non ! Tous enmanifestation le 30 septembre !

 
Début octobre, le gouvernement Hollande-Ayrault,
contrairement aux engagements électoraux, soumet pour
ratification au Parlement le traitéTSCG(pacte budgétaire).
Au nomde l’UMP, Copé a annoncé qu’il voterait pour.
C’est normal : ce traité rédigé par Sarkozy etMerkel (et pas
une ligne n’en a été changée depuis) grave dans lemarbre
l’obligation de l’austérité, et le renoncement à toute souveraineté.
C’estMaastricht en pire. Et cela :
— au moment où en Grèce, la troïka Union européenne-
FMI-Banque centrale européenne prétend imposer la semaine
de travail de six jours, qui s’ajoute auxmémorandums
destructeurs qui frappent ce pays depuis deux ans ;
— au moment où en Espagne, Rajoy impose le plan de
l’Union européenne, contre lequel les syndicats appellent
à lamarche nationale sur Madrid le 15 septembre.

Le 30 septembre, nous manifesterons avec tous ceux qui veulent bloquer le TSCG !

Depuis plus de sixmois, le POI a proposé aux partis qui se
prononcent contre la ratification (en particulier ceux du
Front de gauche) unemanifestation nationale.
Aujourd’hui, la date du 30 septembre est annoncée.
Le bureau national du POI regrette le caractère tardif de
cet appel qui pourrait limiter la possibilité d’une montée
la plusmassive possible pour balayer le traité.Mais le POI
n’a pas d’intérêts distincts de ceux de l’ensemble des travailleurs
et des militants qui veulent interdire au gouvernement
de faire passer le rouleau compresseur de l’austérité.

Députés PS, Verts, PG, PCF, ne votez pas avec l’UMP la ratification du traité TSCG !
Voter non, c’est la démocratie !

70 000 signatures ont été recueillies sur l’appel du POI.
Dans 120 localités, des comités pour l’unité contre la ratification
se sont constitués, rassemblant avec lesmilitants
du POI desmilliers de travailleurs et demilitants de toutes
tendances (PS, PCF, PG, etc.), des syndicalistes de toutes
origines, des élus, des démocrates, des républicains. Avec
eux, nous irons voir ces députés. Nous exigerons d’eux : la
démocratie, c’est que la volonté du peuple (qui a rejeté le
TCE en 2005) soit respectée, la démocratie, c’est que vous
votiez non !

Le Parti ouvrier indépendant appelle à se joindre à la manifestation du 30 septembre pour dire :
non à la ratification du TSCG et aux mesures d’austérité et de régression qui en découlent.

C’est un fait : au moment même où la Banque centrale européenne,
appuyée parHollande, décide de renflouer sans
limite les banquiers et les spéculateurs, le gouvernement
entreprend :

— de généraliser la précarité de la jeunesse avec les
« emplois d’avenir » ;

— de contraindre les organisations syndicales à remettre
en cause les garanties collectives, sous couvert d’« accords
compétitivité-emploi » ;

—d’accompagner les plans de destruction des emplois à
PSA, à Doux, à Sanofi…;

— de préparer la réforme du financement de la Sécurité
sociale, un pas de plus vers son démantèlement ;

—de décréter l’acte III de la décentralisation quimenace
l’existence des communes et des départements.

Contraindre le gouvernement à renoncer à faire ratifier
le TSCG porterait un coup d’arrêt à cette spirale de destruction.
Le 30 septembre, avec tous les manifestants,
nous exigerons du gouvernement Hollande : « Renoncez
à présenter votre projet de ratification », et des députés de
lamajorité : « Votez non à la ratification ».

Le POI, qui se prononce pour la rupture avec l’Union
européenne, appelle ses adhérents à préparer lamanifestation
du 30 septembre sur un objectif : aider les travailleurs
des villes et des campagnes, la jeunesse, les actifs et
les retraités, à rassembler leurs forces pour bloquer lamachine
de destruction de l’Union européenne, bloquer le
TSCG, bloquer les plans d’austérité et les contre-réformes.

A la veille d’une vague d’austérité sans précédent, le
POI s’engage à poursuivre et intensifier la bataille la plus
large pour réaliser l’unité contre la ratification. Plus que
jamais déterminés à favoriser l’action commune, nous
nous adresserons à nouveau, en ce sens, aux partis qui se
réclament de la classe ouvrière et de la démocratie. Et dans
le même mouvement, nous inviterons tous les manifestants,
tous ceux qui refusent de renoncer, à constituer et à
renforcer les comités pour l’unité contre la ratification, et
demain, si le gouvernement passait outre, les comités
pour l’unité pour l’abrogation du traité et de toutes les mesures
qui en découlent.

PARTOUT, CONSTITUONS ET RENFORÇONS LES COMITÉS POUR L’UNITÉ CONTRE LA RATIFICATION !

PARTOUT : UNITÉ CONTRE LE TSCG, UNITÉ CONTRE L’AUSTÉRITÉ !


TOUS EN MANIFESTATION LE 30 SEPTEMBRE

vendredi 29 juin 2012

Communiqué de Paul Favale, candidat du POI aux élections législatives sur la 6ème circonscription des Alpes-Maritimes


Le comité départemental du POI et moi-même tenons à remercier les 86
électeurs qui nous ont accordé leurs suffrages et tous les camarades qui ont participé et fait activement campagne pour obtenir ce résultat.

Les valeurs que nous avons défendues dans ces législatives, tout le monde les
connaît. C’est la volonté de préserver nos acquis sociaux, notre système de
santé, nos hôpitaux publics, de façon plus générale nos services publics, la
volonté de défendre vos droits, vos espérances, en une phrase, de préserver la
démocratie et la République une, indivisible, laïque.


Mais une question domine toutes les autres : c’est le refus du nouveau traité
européen.

Que vont faire M. Hollande et l’Assemblée Nationale qui a été élue face aux
exigences que l’Union Européenne a exprimées avant même que l’élection des
députés ne soit acquise ?

Le vrai changement, ce serait d’opposer un non ferme à ces recommandations,
de refuser de ratifier ce traité qui va nous entraîner, après la Grèce, l’Espagne,
le Portugal et toute l’Europe, dans une spirale de destruction et de misère.

Nous appelons au rassemblement et à nous rejoindre pour barrer la route à ce
traité qui mettrait notre pays, notre département à genoux.

Avec les 60000 signataires qui nous ont rejoints en signant l’appel contre la
ratification du traité, créons ensemble un vrai mouvement de tous les citoyens,
quelles que soient leurs opinions politiques, pour qu’enfin la voix du peuple soit
entendue.

Nous avons semé une graine, et nous n’allons pas tarder à la voir croître.

Merci à vous toutes et à vous tous.

A bientôt

dimanche 27 mai 2012

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS PS ET FRONT DE GAUCHE

AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2012

SUR LA 6 ième

CIRCONSCRIPTION DES ALPES-MARITIMES



Chers camarades,
Vous êtes candidat(e)s aux législatives dans le département des Alpes-Maritimes et faites
campagne pour le changement. Comment en effet ne pas aspirer au changement alors que ce
pays compte officiellement 11 millions de pauvres, que les services publics sont en
cours de démantèlement et que l’emploi industriel est dévasté ? Pour toutes ces raisons,
une grande partie des Français a voulu se débarrasser de Sarkozy qui incarne, par sa
politique, cette situation désastreuse.
Mais, comme vous le savez, la politique gouvernementale ne vient pas de nulle part : elle est
même en tout point conforme aux
exigences de l’Union Européenne qui impose à chaque
État de l’Union Européenne de réduire les déficits publics, de déréglementer le
marché du travail.
Dans les prochaines semaines, François Hollande devra décider s’il ratifie ou non le traité
TSCG, dit « Super-Maastricht ». Rappelons-le : ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par
Sarkozy et Merkel, prévoit d’inscrire la « règle d’or » (c’est-à-dire l’obligation d’austérité),
soit dans la Constitution, soit dans les lois organiques des lois de finances; il prévoit des
sanctions automatiques en cas de non-respect et l’envoi d’émissaires, comme en Grèce,
chargés de faire appliquer les exigences destructrices de Bruxelles.
Ce traité prévoit une
obligation de réduction drastique des déficits publics et de la dette qui conduirait, dès
2013, à couper plus de 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques
(20 % du budget
total de la nation).
En toute logique,
il nous semble qu’on aurait été en droit d’attendre des sénateurs
de gauche, majoritaires au Sénat, un vote « contre » le premier volet du traité européen,
le Mécanisme européen de stabilité
. Tout le monde le savait, un vote « contre » au Sénat
aurait bloqué Sarkozy, ainsi que le mécanisme instaurant un fonds monétaire européen
sur le modèle du FMI, qui prêtera de l’argent en échange de coupes drastiques dans
les budgets nationaux. Force est de constater qu’un autre choix a été fait par la majorité
des sénateurs PS.
François Hollande a annoncé son intention de renégocier ce traité. Le gouvernement
allemand et les responsables de l’Union européenne ont déjà répondu : «
S’il s’agit de
rajouter une annexe qui parle de croissance et d’emploi, nous sommes prêts à le faire; mais
qu’on ne compte pas sur nous pour changer une seule virgule du traité tel qu’il est
». Ainsi,
même « renégocié » ou doté d’une « annexe », le traité TSCG, restera ce qu’il est :
l’instrument d’une dictature
qui, au nom d’une dette qui n’est pas celle du peuple et de
déficits publics artificiellement créés, ordonne la destruction de tous les droits et garanties.
Aujourd’hui, nul ne peut l’ignorer : quelle que soit la majorité parlementaire qui sera
issue des législatives,
il faudra trancher et ratifier ou non le TSCG.
Nous vous proposons d’en discuter.
Bien sûr, nous ne partageons pas nécessairement les mêmes analyses ni les mêmes points
de vue. Par exemple et sans préjuger de vos avis sur cette question, nous savons que des
camarades de gauche, dans notre département, souhaitent la poursuite du partenariat
public/privé entre les services de pédiatrie de Lenval et de l'Archet sous l'égide d'un
établissement public. Pour notre part, nous demandons l'
annulation du GCS, l'arrêt du
partenariat public/privé et le retour des services de pédiatrie au sein de l’hôpital public
avec des personnels sous statut de la Fonction Publique Hospitalière. La discussion doit se
mener.
Mais au-delà des différences sur tel ou tel point, du point de vue même de la
démocratie,
qu’y a-t-il de plus urgent que l’unité pour faire barrage à ce traité, l’unité
pour la non ratification du TSCG ? C’est pour oeuvrer à la réalisation de cette unité,
sans préalable ni conditions, que nous nous adressons à vous.
Le secrétariat national du POI a adressé au PS, au PC, au Parti de gauche, la lettre suivante :
« Chers camarades, vous trouverez ci-joint l’appel adopté par le bureau national du
Parti ouvrier indépendant. Nous y faisons la proposition
"d’organiser dans l’unité la
plus large une manifestation à Paris contre la ratification du traité de Bruxelles
(à une date qui dépendra du calendrier de ratification, inconnu à ce jour). C’est
pourquoi nous nous adressons largement à tous, aux organisations du mouvement
démocratique, à tous les niveaux comme au plan national."
Nous sommes à votre
disposition pour discuter, sous la forme qu’il vous convient, de cette proposition. »
Nous pensons que cette question doit être débattue. Nous proposons de vous rencontrer
pour discuter, le cas échéant, de ce que nous pouvons entreprendre ensemble.
Pour le POI, Paul FAVALE
candidat aux législatives dans la 6
ème circonscription des Alpes-Maritimes

mercredi 23 mai 2012

Communiqué du POI 06 :

NON AU PRADO !

MAINTIEN DES HÔPITAUX

ET DE LA QUALITÉ DES SOINS !

 

Qu’est-ce que le PRADO ? Le Programme de Retour à Domicile des patients hospitalisés.


Objectif :

réduire de manière brutale la durée de l’hospitalisation, par un accord signé entre le patient, la Caisse d’Assurance Maladie et l’équipe médicale.


Le premier secteur concerné dans les

Alpes-Maritimes : la maternité, avec comme objectif le retour à domicile après 2 jours pour un accouchement sans complication (au lieu de 4,3 jours en moyenne aujourd’hui ) !


Le PRADO a fixé 4 critères

« d’éligibilité » pour une sortie anticipée de la maternité.


Bilan : la nécessité du repos post-natal, l’accompagnement de la mère lors de la montée de lait, le temps nécessaire à l’apprentissage des soins à donner à son bébé, à l’établissement du rapport entre la mère et son enfant, tout cela disparaît, sans compter les complications qui peuvent apparaître après l’accouchement !

Et c’est un

« conseiller de l’assurance maladie » qui a la charge de convaincre la patiente des bienfaits du suivi à domicile ! Les employés de l’assurance maladie devraient ainsi devenir des représentants chargés de «vendre» les choix d’économies budgétaires de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie !


Les mères et leur bébé jetés hors des maternités, les fermetures de service, d’établissements, voilà la conséquence de la « politique de réduction des dépenses publiques » imposée par l’Union européenne.


Le collège national des gynécologues a exprimé ses doutes

« en termes de santé publique », mais l’Assurance Maladie poursuit son plan.


Ainsi, certains départements sont pilotes pour appliquer le PRADO à l’orthopédie (prothèses totales de hanche et du genou). Toutes les branches de la médecine et de la chirurgie devraient y passer !

L’Agence Régionale de Santé PACA s’est donc fixé un objectif pour 2016 :

plus de 50% des interventions chirurgicales devront être faites en ambulatoire, sans une seule nuit passée à l’hôpital !


Et au même moment, elle annonce :


    1. la fermeture 9 services de réanimation, 20 sites de médecine et 15 sites de chirurgie !
    2. Plus une seule ouverture de maison de retraite en PACA d’ici 2017 !

    Dans ces conditions, comment comprendre que les élus locaux, départementaux et régionaux, de droite comme de gauche, siègeant à la conférence régionale de santé aient par deux fois rendu un avis favorable à ces mesures, malgré le refus des représentants des syndicats FO et CGT ?

    Où veut-on nous emmener ?



    Le PRADO est un
    « objectif prioritaire de l’Assurance maladie » inscrit dans sa convention d’objectifs et de gestion, comme le sont les réductions d’effectifs, les fermetures de centres de Caisse primaire. C’est la même politique dans toute la Sécurité sociale : CAF, Retraite, URSSAF, toute l’institution est touchée par la réduction des budgets et les plans de fermeture.

    Alors, répétons-le : comment comprendre que, le 29 mars, le Haut Conseil de l’Assurance maladie, dans lequel siègent des représentants du PS comme des dirigeants de la Mutualité française, ait rendu un rapport dans lequel on lit :
    « Il faut combler l’écart qui s’est brutalement creusé entre des dépenses courantes et les recettes courantes, et stopper la spirale de l’accroissement de la dette. Ce comblement doit se faire sans délai » ?

    S’agirait-il de faire payer aux accouchées, aux malades, aux retraités, aux allocataires et au personnel un
    «déficit» fabriqué, en 20 ans, par 316 milliards d’exonérations de cotisations patronales ?

    Comment comprendre le consensus des élus UMP, PS, MRC, VERTS et Front de Gauche du Conseil Régional qui ont voté la mise en place de maisons régionales de santé visant, notamment, à réduire les hospitalisations?

    C’est une certitude : continuer dans cette voie conduirait le pays au chaos.

    Le POI s’est adressé aux candidats du PS et du Front de gauche dans la sixième circonscription.

    Nous leur avons dit :
    « Dans les prochaines semaines, François Hollande devra décider s’il ratifie ou non le traité TSCG, dit « Super-Maastricht »
    . Rappelons-le : ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par Sarkozy et Merkel, prévoit d’inscrire la « règle d’or » (c’est-à-dire l’obligation d’austérité), soit dans la Constitution, soit dans les lois organiques des lois de finances; il prévoit des sanctions automatiques en cas de non-respect et l’envoi d’émissaires, comme en Grèce, chargés de faire appliquer les exigences destructrices de Bruxelles. Ce traité prévoit une obligation de réduction drastique des déficits publics et de la dette qui conduirait, dès 2013, à couper plus de 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques (20 % du budget total de la nation).
    (...) Qu’y a-t-il de plus urgent que l’unité pour faire barrage à ce traité, l’unité pour la non ratification du TSCG ? C’est pour oeuvrer à la réalisation de cette unité, sans préalable ni conditions, que nous nous adressons à vous. »

    Paul FAVALE et Lucie VIANO sont candidats dans notre circonscription pour dire :

    Retrait du schéma régional de santé !

    Retrait du PRADO et de toutes les mesures réduisant les remboursements et l’accès aux soins !

    Réouverture des maternités, des services et des hôpitaux fermés !

    NON À LA RATIFICATION DE SUPER-MAASTRICHT ! NON À LA « RÈGLE D’OR » !

    RÉUNION PUBLIQUE

    SAMEDI 26 mai de 10h à 12H

    à Cagnes-sur-mer

    Salle N°1, Espace Val Fleuri, 99 chemin du Val Fleuri

    Communiqué du POI 06 :

    Non à l'austérité !

    Non à l'Union Européenne !

    Non à la ratification du nouveau Traité européen !


    Pour le Parti Ouvrier Indépendant, l’échec du président sortant
    Nicolas SARKOZY ne peut être isolé de ce qui se passe dans
    tous les autres pays d’Europe qui voient tomber, les uns après les
    autres, les gouvernements de toutes couleurs politiques qui ont
    accepté d’appliquer les plans de l’Union européenne, au nom du
    remboursement de la dette et de la résorption des déficits
    publics(1).

    Dans toute l’Europe, ce rejet s’exprime dans les urnes, dans les
    grèves locales et les grèves générales qui se multiplient, de la
    Grèce à l’Espagne, du Portugal aux Pays Bas en passant par
    l’Allemagne.

    Le 6 mai 2012, une majorité s’est exprimée pour en finir avec la
    destruction des services publics, la remise en cause des systèmes
    de protection sociale, la multiplication des licenciements, … La
    démocratie, c’est que cette exigence débouche sur des actes
    concrets.

    Pour le POI, le premier de ces actes est de ne pas ratifier le
    nouveau traité européen instaurant la « règle d’or » sur l’équilibre
    des finances publiques, qui contraindrait le pays à 80 milliards de
    nouvelles coupes budgétaires. Dans les prochaines semaines, le
    Président François HOLLANDE doit décider de ratifier, ou non, ce
    traité.

    C’est pourquoi le POI, qui combat pour la rupture avec l’Union européenne et le non-paiement de la dette, s’adresse à tous ceux qui veulent un vrai changement :


    Pour que la politique mise en oeuvre demain commence à répondre aux besoins
    de la population et de la démocratie, il faut empêcher la dictature de
    «super Maastricht» et donc empêcher la ratification de ce nouveau traité.


    C’est le sens de la candidature aux élections législatives du 10 juin prochain de Paul FAVALE et Lucie VIANO, dans la 6ème circonscription des Alpes-Maritimes (Saint-Laurent, Cagnes-sur-mer, Villeneuve-Loubet ...).

    C’est le sens de la lettre que le POI a adressée aux partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie pour leur proposer d’engager ensemble, sans condition ni préalable, une campagne contre la ratification de ce traité.

    C’est pourquoi nous proposons à chaque jeune, travailleur, retraité de participer, avec le POI, à la campagne contre la ratification du traité européen «Super-Maastricht».

    POI 06, le 10 mai 2012

    (1) En France, le déficit est composé pour 1/3 des intérêts de la dette et pour 2/3 des exonérations au bénéfice des entreprises et des grandes fortunes.