Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

dimanche 27 mai 2012

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS PS ET FRONT DE GAUCHE

AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2012

SUR LA 6 ième

CIRCONSCRIPTION DES ALPES-MARITIMES



Chers camarades,
Vous êtes candidat(e)s aux législatives dans le département des Alpes-Maritimes et faites
campagne pour le changement. Comment en effet ne pas aspirer au changement alors que ce
pays compte officiellement 11 millions de pauvres, que les services publics sont en
cours de démantèlement et que l’emploi industriel est dévasté ? Pour toutes ces raisons,
une grande partie des Français a voulu se débarrasser de Sarkozy qui incarne, par sa
politique, cette situation désastreuse.
Mais, comme vous le savez, la politique gouvernementale ne vient pas de nulle part : elle est
même en tout point conforme aux
exigences de l’Union Européenne qui impose à chaque
État de l’Union Européenne de réduire les déficits publics, de déréglementer le
marché du travail.
Dans les prochaines semaines, François Hollande devra décider s’il ratifie ou non le traité
TSCG, dit « Super-Maastricht ». Rappelons-le : ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par
Sarkozy et Merkel, prévoit d’inscrire la « règle d’or » (c’est-à-dire l’obligation d’austérité),
soit dans la Constitution, soit dans les lois organiques des lois de finances; il prévoit des
sanctions automatiques en cas de non-respect et l’envoi d’émissaires, comme en Grèce,
chargés de faire appliquer les exigences destructrices de Bruxelles.
Ce traité prévoit une
obligation de réduction drastique des déficits publics et de la dette qui conduirait, dès
2013, à couper plus de 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques
(20 % du budget
total de la nation).
En toute logique,
il nous semble qu’on aurait été en droit d’attendre des sénateurs
de gauche, majoritaires au Sénat, un vote « contre » le premier volet du traité européen,
le Mécanisme européen de stabilité
. Tout le monde le savait, un vote « contre » au Sénat
aurait bloqué Sarkozy, ainsi que le mécanisme instaurant un fonds monétaire européen
sur le modèle du FMI, qui prêtera de l’argent en échange de coupes drastiques dans
les budgets nationaux. Force est de constater qu’un autre choix a été fait par la majorité
des sénateurs PS.
François Hollande a annoncé son intention de renégocier ce traité. Le gouvernement
allemand et les responsables de l’Union européenne ont déjà répondu : «
S’il s’agit de
rajouter une annexe qui parle de croissance et d’emploi, nous sommes prêts à le faire; mais
qu’on ne compte pas sur nous pour changer une seule virgule du traité tel qu’il est
». Ainsi,
même « renégocié » ou doté d’une « annexe », le traité TSCG, restera ce qu’il est :
l’instrument d’une dictature
qui, au nom d’une dette qui n’est pas celle du peuple et de
déficits publics artificiellement créés, ordonne la destruction de tous les droits et garanties.
Aujourd’hui, nul ne peut l’ignorer : quelle que soit la majorité parlementaire qui sera
issue des législatives,
il faudra trancher et ratifier ou non le TSCG.
Nous vous proposons d’en discuter.
Bien sûr, nous ne partageons pas nécessairement les mêmes analyses ni les mêmes points
de vue. Par exemple et sans préjuger de vos avis sur cette question, nous savons que des
camarades de gauche, dans notre département, souhaitent la poursuite du partenariat
public/privé entre les services de pédiatrie de Lenval et de l'Archet sous l'égide d'un
établissement public. Pour notre part, nous demandons l'
annulation du GCS, l'arrêt du
partenariat public/privé et le retour des services de pédiatrie au sein de l’hôpital public
avec des personnels sous statut de la Fonction Publique Hospitalière. La discussion doit se
mener.
Mais au-delà des différences sur tel ou tel point, du point de vue même de la
démocratie,
qu’y a-t-il de plus urgent que l’unité pour faire barrage à ce traité, l’unité
pour la non ratification du TSCG ? C’est pour oeuvrer à la réalisation de cette unité,
sans préalable ni conditions, que nous nous adressons à vous.
Le secrétariat national du POI a adressé au PS, au PC, au Parti de gauche, la lettre suivante :
« Chers camarades, vous trouverez ci-joint l’appel adopté par le bureau national du
Parti ouvrier indépendant. Nous y faisons la proposition
"d’organiser dans l’unité la
plus large une manifestation à Paris contre la ratification du traité de Bruxelles
(à une date qui dépendra du calendrier de ratification, inconnu à ce jour). C’est
pourquoi nous nous adressons largement à tous, aux organisations du mouvement
démocratique, à tous les niveaux comme au plan national."
Nous sommes à votre
disposition pour discuter, sous la forme qu’il vous convient, de cette proposition. »
Nous pensons que cette question doit être débattue. Nous proposons de vous rencontrer
pour discuter, le cas échéant, de ce que nous pouvons entreprendre ensemble.
Pour le POI, Paul FAVALE
candidat aux législatives dans la 6
ème circonscription des Alpes-Maritimes

mercredi 23 mai 2012

Communiqué du POI 06 :

NON AU PRADO !

MAINTIEN DES HÔPITAUX

ET DE LA QUALITÉ DES SOINS !

 

Qu’est-ce que le PRADO ? Le Programme de Retour à Domicile des patients hospitalisés.


Objectif :

réduire de manière brutale la durée de l’hospitalisation, par un accord signé entre le patient, la Caisse d’Assurance Maladie et l’équipe médicale.


Le premier secteur concerné dans les

Alpes-Maritimes : la maternité, avec comme objectif le retour à domicile après 2 jours pour un accouchement sans complication (au lieu de 4,3 jours en moyenne aujourd’hui ) !


Le PRADO a fixé 4 critères

« d’éligibilité » pour une sortie anticipée de la maternité.


Bilan : la nécessité du repos post-natal, l’accompagnement de la mère lors de la montée de lait, le temps nécessaire à l’apprentissage des soins à donner à son bébé, à l’établissement du rapport entre la mère et son enfant, tout cela disparaît, sans compter les complications qui peuvent apparaître après l’accouchement !

Et c’est un

« conseiller de l’assurance maladie » qui a la charge de convaincre la patiente des bienfaits du suivi à domicile ! Les employés de l’assurance maladie devraient ainsi devenir des représentants chargés de «vendre» les choix d’économies budgétaires de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie !


Les mères et leur bébé jetés hors des maternités, les fermetures de service, d’établissements, voilà la conséquence de la « politique de réduction des dépenses publiques » imposée par l’Union européenne.


Le collège national des gynécologues a exprimé ses doutes

« en termes de santé publique », mais l’Assurance Maladie poursuit son plan.


Ainsi, certains départements sont pilotes pour appliquer le PRADO à l’orthopédie (prothèses totales de hanche et du genou). Toutes les branches de la médecine et de la chirurgie devraient y passer !

L’Agence Régionale de Santé PACA s’est donc fixé un objectif pour 2016 :

plus de 50% des interventions chirurgicales devront être faites en ambulatoire, sans une seule nuit passée à l’hôpital !


Et au même moment, elle annonce :


    1. la fermeture 9 services de réanimation, 20 sites de médecine et 15 sites de chirurgie !
    2. Plus une seule ouverture de maison de retraite en PACA d’ici 2017 !

    Dans ces conditions, comment comprendre que les élus locaux, départementaux et régionaux, de droite comme de gauche, siègeant à la conférence régionale de santé aient par deux fois rendu un avis favorable à ces mesures, malgré le refus des représentants des syndicats FO et CGT ?

    Où veut-on nous emmener ?



    Le PRADO est un
    « objectif prioritaire de l’Assurance maladie » inscrit dans sa convention d’objectifs et de gestion, comme le sont les réductions d’effectifs, les fermetures de centres de Caisse primaire. C’est la même politique dans toute la Sécurité sociale : CAF, Retraite, URSSAF, toute l’institution est touchée par la réduction des budgets et les plans de fermeture.

    Alors, répétons-le : comment comprendre que, le 29 mars, le Haut Conseil de l’Assurance maladie, dans lequel siègent des représentants du PS comme des dirigeants de la Mutualité française, ait rendu un rapport dans lequel on lit :
    « Il faut combler l’écart qui s’est brutalement creusé entre des dépenses courantes et les recettes courantes, et stopper la spirale de l’accroissement de la dette. Ce comblement doit se faire sans délai » ?

    S’agirait-il de faire payer aux accouchées, aux malades, aux retraités, aux allocataires et au personnel un
    «déficit» fabriqué, en 20 ans, par 316 milliards d’exonérations de cotisations patronales ?

    Comment comprendre le consensus des élus UMP, PS, MRC, VERTS et Front de Gauche du Conseil Régional qui ont voté la mise en place de maisons régionales de santé visant, notamment, à réduire les hospitalisations?

    C’est une certitude : continuer dans cette voie conduirait le pays au chaos.

    Le POI s’est adressé aux candidats du PS et du Front de gauche dans la sixième circonscription.

    Nous leur avons dit :
    « Dans les prochaines semaines, François Hollande devra décider s’il ratifie ou non le traité TSCG, dit « Super-Maastricht »
    . Rappelons-le : ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par Sarkozy et Merkel, prévoit d’inscrire la « règle d’or » (c’est-à-dire l’obligation d’austérité), soit dans la Constitution, soit dans les lois organiques des lois de finances; il prévoit des sanctions automatiques en cas de non-respect et l’envoi d’émissaires, comme en Grèce, chargés de faire appliquer les exigences destructrices de Bruxelles. Ce traité prévoit une obligation de réduction drastique des déficits publics et de la dette qui conduirait, dès 2013, à couper plus de 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques (20 % du budget total de la nation).
    (...) Qu’y a-t-il de plus urgent que l’unité pour faire barrage à ce traité, l’unité pour la non ratification du TSCG ? C’est pour oeuvrer à la réalisation de cette unité, sans préalable ni conditions, que nous nous adressons à vous. »

    Paul FAVALE et Lucie VIANO sont candidats dans notre circonscription pour dire :

    Retrait du schéma régional de santé !

    Retrait du PRADO et de toutes les mesures réduisant les remboursements et l’accès aux soins !

    Réouverture des maternités, des services et des hôpitaux fermés !

    NON À LA RATIFICATION DE SUPER-MAASTRICHT ! NON À LA « RÈGLE D’OR » !

    RÉUNION PUBLIQUE

    SAMEDI 26 mai de 10h à 12H

    à Cagnes-sur-mer

    Salle N°1, Espace Val Fleuri, 99 chemin du Val Fleuri

    Communiqué du POI 06 :

    Non à l'austérité !

    Non à l'Union Européenne !

    Non à la ratification du nouveau Traité européen !


    Pour le Parti Ouvrier Indépendant, l’échec du président sortant
    Nicolas SARKOZY ne peut être isolé de ce qui se passe dans
    tous les autres pays d’Europe qui voient tomber, les uns après les
    autres, les gouvernements de toutes couleurs politiques qui ont
    accepté d’appliquer les plans de l’Union européenne, au nom du
    remboursement de la dette et de la résorption des déficits
    publics(1).

    Dans toute l’Europe, ce rejet s’exprime dans les urnes, dans les
    grèves locales et les grèves générales qui se multiplient, de la
    Grèce à l’Espagne, du Portugal aux Pays Bas en passant par
    l’Allemagne.

    Le 6 mai 2012, une majorité s’est exprimée pour en finir avec la
    destruction des services publics, la remise en cause des systèmes
    de protection sociale, la multiplication des licenciements, … La
    démocratie, c’est que cette exigence débouche sur des actes
    concrets.

    Pour le POI, le premier de ces actes est de ne pas ratifier le
    nouveau traité européen instaurant la « règle d’or » sur l’équilibre
    des finances publiques, qui contraindrait le pays à 80 milliards de
    nouvelles coupes budgétaires. Dans les prochaines semaines, le
    Président François HOLLANDE doit décider de ratifier, ou non, ce
    traité.

    C’est pourquoi le POI, qui combat pour la rupture avec l’Union européenne et le non-paiement de la dette, s’adresse à tous ceux qui veulent un vrai changement :


    Pour que la politique mise en oeuvre demain commence à répondre aux besoins
    de la population et de la démocratie, il faut empêcher la dictature de
    «super Maastricht» et donc empêcher la ratification de ce nouveau traité.


    C’est le sens de la candidature aux élections législatives du 10 juin prochain de Paul FAVALE et Lucie VIANO, dans la 6ème circonscription des Alpes-Maritimes (Saint-Laurent, Cagnes-sur-mer, Villeneuve-Loubet ...).

    C’est le sens de la lettre que le POI a adressée aux partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie pour leur proposer d’engager ensemble, sans condition ni préalable, une campagne contre la ratification de ce traité.

    C’est pourquoi nous proposons à chaque jeune, travailleur, retraité de participer, avec le POI, à la campagne contre la ratification du traité européen «Super-Maastricht».

    POI 06, le 10 mai 2012

    (1) En France, le déficit est composé pour 1/3 des intérêts de la dette et pour 2/3 des exonérations au bénéfice des entreprises et des grandes fortunes.


    Réunions Publiques du candidat de la 6 ième circonscription, Paul FAVALE.

    Samedi 26 mai de 10h à 12H Cagnes-sur-mer Salle N°1, Espace Val Fleuri, 99 chemin du Val Fleuri

    Vendredi 8 juin de 18h à 21h St Laurent du Var Salle E, derrière le Gymnase municipal
    (à proximité immédiate du stade de football et non loin de l'Hôtel de Ville. Accès piéton par un passage situé entre le grand parking de l'esplanade du Levant (côté rives du Var) et l'avenue du 11 Novembre (rond-point)

    samedi 25 février 2012

    PAUL FAVALE, candidat à l’élection législative du 10 juin 2012

    à Villeneuve Loubet, Cagnes, Saint-Laurent...
    Travailleur dans le secteur automobile (équipementier). Syndicaliste, élu à 76% des voix par les salariés de son entreprise.

    A BAS LA DICTATURE
    DE L’UNION EUROPÉENNE !

    A la demande de l’UE, un nouveau Traité doit être officialisé en mars 2012.
    Ce projet vise à imposer l’austérité dans chaque pays d’Europe avec ou sans son accord.
    Il généralise la politique du «bulldozer» et du chantage appliqué à la Grèce, conduisant le pays et sa population à la ruine.
    Il ne peut y avoir d’Europe sociale comme le prétendent depuis des années, notamment, le PS et le Front de Gauche.
    Tant que sera respecté le cadre de l’Union européenne, il n’y aura pas d’autre politique que celle des marchés financiers et des institutions qui mettent en oeuvre leurs exigences.

    DEHORS LA TROÏKA !
    DEHORS L’UE,
    LE FMI ET LA BCE !

    DANS NOTRE DEPARTEMENT:
    325 000 enfants des Alpes-Maritimes du Var Est et de Corse
    privés de pédiatrie publique ?


    Moins de deux ans après le regroupement des services de pédiatrie de l’hôpital public de l’Archet et de la fondation privée Lenval dans un «Groupement de Coopération Sanitaire» (GCS) expérimental privé, le bilan est accablant.
    Dans son rapport publié en octobre 2011, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) relevait de «nombreux problèmes (…) pouvant mettre en cause la sécurité des soins aux patients» et menacer «la santé physique et psychique de certains salariés» des établissements de santé.
    Ce GCS expérimental privé fut «soutenu par l’ensemble des responsables politiques, administratifs et médicaux locaux» indique l’IGAS, qui justifie ce regroupement par les doublons et la distance de deux kilomètres qui sépare les deux services de pédiatrie, l’un public et l’autre privé.
    Mais la distance est-elle vraiment la raison qui motive ce rapprochement, quand on sait que le Ministère organise le regroupement d’un autre établissement bas-alpin de la région sur un service de pédiatrie distant de soixante kilomètres ?
    La motivation des autorités n’est-elle pas au contraire la réduction des dépenses publiques ? Comment comprendre autrement les décisions prises par l’Agence Régionale de Santé (ARS PACA) le 9 février dernier :

    Fermeture de 9 services de réanimation
    20 sites de médecine
    15 sites de chirurgie

    Plus une seule ouverture de maison de retraite d’ici 2017 !
    Qui peut croire que ces fermetures de services publics, qui concernent de nombreux établissements dans les Alpes-Maritimes à Nice, Cannes, Grasse, Saint Etienne de Tinée, Saint Martin Vésubie, Puget Thénier, Sospel, Breil sur Roya et Tende, sont réalisées dans le but d’améliorer la prise en charge et l’accès aux soins de la population ?
    Depuis la privatisation de la pédiatrie et son regroupement à Lenval :

    •40 lits et 25 emplois dont 20 postes d’infirmières/puéricultrices ont été supprimés, 15% du personnel est parti dont plusieurs responsables médicaux.
    •les personnels de la fonction publique hospitalière disparaîtront progressivement puisque «les nouveaux recrutements se font dans le cadre de la Convention collective FEHAP, le GCS étant de droit privé».

    Manifestement, cela ne suffit pas aux autorités publiques, qui exigent
    «d’importantes mesures d’assainissement (financier) via l’activité, les effectifs non-médicaux et médicaux et le coût des prestations», ainsi qu’une accélération du déplacement de la gynécologie-obstétrique, de la réanimation néonatale, de l’hématologie et de la cancérologie pédiatrique de l’Archet à Lenval !

    Seul le secteur public hospitalier garantit l’accès aux soins pour tous

    Le basculement vers le privé remet en cause les principes qui ont fondé la Sécurité Sociale de 1945 et qui devraient garantir pour l’ensemble des assurés sociaux l’égalité des droits devant la maladie.
    La pédiatrie de Nice couvre les besoins de 1,5 millions d’habitants dont 325 000 enfants. Sa privatisation ne répond pas aux besoins de la population mais à un seul objectif : réduire les dépenses hospitalières pour rembourser un déficit public qui est composé pour 1/3 du paiement des intérêts de la dette aux marchés financiers et pour 2/3 d’exonérations sociales et fiscales au bénéfice des entreprises et des grandes fortunes.
    C’est pour imposer les privatisations et les fermetures d’établissements publics que le nouveau Traité européen qui doit être prochainement adopté prévoit d’inscrire la «règle d’or» dans la Constitution ou dans la loi des Etats. L’Union Européenne entend ainsi prolonger et aggraver le projet de Constitution Européenne (Traité de Lisbonne) qui avait été massivement rejeté par le peuple lors du référendum de 2005.

    Arrêt du GCS privé !
    Retour de la pédiatrie à l’hôpital public de l’Archet !


    Un «comité de défense hôpital santé publique 06», rassemblant notamment des militants du Front de Gauche, vient de lancer une pétition pour demander «l’ouverture de la discussion sur une offre de soins Mère-Enfant de statut public» réunissant les deux établissements pédiatriques de Nice, public et privé.
    Mais pourquoi ne pas exiger l’arrêt du GCS privé et le retour de la pédiatrie à l’hôpital public de l’Archet ?
    Pourquoi demander la mise en place d’un cadre compatible avec la loi BACHELOT (HPST), dont la fonction est justement de généraliser les partenariats public/privé et les délégations de service public aux établissements privés, au nom des directives européennes ?

    •Non à la privatisation, annulation du GCS !
    •Non au regroupement public/privé !
    •Les services de pédiatrie délocalisés à Lenval doivent retourner au sein de l’hôpital public de l’Archet avec des personnels sous statut de la Fonction Publique Hospitalière !
    •Maintien de l’ensemble des services et des emplois à l’hôpital public de l’Archet !
    •Non au nouveau Traité européen qui prétend imposer partout la privatisation, les partenariats public/privé et la réduction des dépenses de santé !


    N’EST-CE PAS SUR CE TERRAIN QUE L’UNITÉ PEUT ET DOIT SE RÉALISER ?

    Telle est la position du Parti Ouvrier Indépendant.
    Rejoignez le POI !

    Pétition contre la privatisation de la pédiatrie dans les Alpes-Maritimes

    samedi 11 février 2012

    Législatives 2012 : 103 candidats du POI pourquoi ?

    Le Parti ouvrier indépendant organise dans tout le
    pays en ce premier trimestre 2012 des assemblées débats,
    en particulier avec les 103 candidats qu'il
    présente aux élections législatives. Il vous invite à
    venir discuter avec lui.

    1.Dans quelle situation sommes-nous à trois mois
    de l’élection présidentielle?

    Le sentiment grandit que ce gouvernement et ce président qui
    appliquent la politique de destruction dictée par la troïka (FMI,
    Union européenne, Banque centrale européenne) pourraient bien
    être contraints à quitter le pouvoir.Mais après ? Si le POI, avec des
    millions de travailleurs, se prononce inconditionnellement pour
    chasser ce gouvernement afin de chasser cette politique, on ne
    saurait se contenter de remplacer un président par un autre qui,
    pour rassurer lesmarchés financiers, continuerait à payer la dette
    aux banques, à imposer la réduction des déficits publics et à
    respecter toutes les exigences de la troïka qui veut démanteler
    les conquêtes sociales et démocratiques arrachées par la lutte de
    classe. Ce que veut le peuple, ce n’est pas suivre la voie empruntée
    en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie où des gouvernements
    de toutes couleurs ou de « salut national »mettent en oeuvre
    des politiques de destruction au service du capitalisme contre
    les besoins de la population.

    2.Quelle réponse ouvrière à la hauteur de l’offensive déclenchée
    par le capital financier à travers ses agences de notation ?

    L’immense majorité des travailleurs, des jeunes, des retraités,
    des chômeurs ont été littéralement saisis en apprenant que
    l’abaissement de la notation de la France par Standard and Poor’s
    était justifié par cette officine de la classe capitaliste des Etats-Unis
    au nom des « trop grandes rigidités du marché du travail et de la
    nécessité d’assurer l’équilibre des finances publiques » en France.
    Autrement dit : les droits, les garanties, le Code du travail, la
    Sécurité sociale, les conventions collectives et les statuts arrachés
    par la classe ouvrière et la démocratie. L’angoisse grandit de jour
    en jour. Angoisse provoquée par la remise en cause de l’emploi,
    des garanties sociales, du logement, de tous les droits arrachés
    par les travailleurs depuis des décennies. Chacun comprend que
    les «marchés », qui ont déjà mis à genoux la Grèce, saigné l’Italie,
    l’Espagne, le Portugal, veulent faire basculer à son tour notre pays
    dans l’abîme. Face à cela, peut-on considérer que les dispositions
    annoncées par les directions des « partis de gauche » sont à la
    hauteur de l’enjeu ? Leur refus de manifester la moindre volonté
    de rompre avec le cadre imposé par le capital financier, celui de
    « l’obligation du paiement de la dette », conduit les travailleurs –
    en nombre de plus en plus grand, et quelle que soit l’attitude qu’ils
    adopteront à l’élection présidentielle – à s’interroger : comment
    faire front, sinon en s’attelant au rassemblement des travailleurs
    et de la population laborieuse des villes et des campagnes, dans
    l’unité, autour de leurs organisations, sur le terrain de la lutte de
    classe ? Existe-t-il un autre moyen d’ouvrir une issue politique
    conforme aux exigences fondamentales de la démocratie politique ?

    3. Faut-il rembourser la dette ?

    La réforme du financement de la Sécurité sociale, comme les
    privatisations, les suppressions d’emplois dans les services publics,
    les mesures de restructuration dans l’industrie, toutes les attaques
    contre les droits ouvriers et démocratiques, sont prises,
    prétendument, au nom de la dette et des déficits publics.
    Mais est-ce la réalité ? A qui appartient la dette publique française ?
    Elle est entre les mains de grandes sociétés d’assurance
    et de banques, de groupes financiers français et étrangers.
    Et on ose exiger des travailleurs et des jeunes qu’ils sacrifient
    tout ce qui a été conquis par la lutte de classe au nom de la dette,
    des déficits publics, alors qu’il s’agit exclusivement d’engraisser
    les banquiers et les spéculateurs ! Depuis 2008, des milliers
    de milliards d’euros ont été mis à disposition des banquiers,
    des capitalistes et des spéculateurs qui les utilisent dans le seul but
    d’accroître leur profit. Pendant ce temps, le chômage dépasse
    les 10%. Le gouvernement s’attaque aux retraites, aux salaires.
    900 usines ont été fermées en trois ans et 150 000 emplois
    supprimés dans la fonction publique. En trente ans, 1 800 000
    emplois ont disparu dans l’industrie de notre pays.
    Il y a aujourd’hui près de cinq millions de chômeurs.N’est-ce pas
    cette spirale qu’il faut briser ? N’est-ce pas avec cette politique
    qu’il est urgent de rompre? Comment avancer dans cette voie ?

    4. Est-il possible d’accepter de discuter dans le cadre de la réduction
    du «coût du travail» ?

    Les réactions, après l’annonce par les marchés financiers qu’ils
    passaient à l’offensive contre la France, ont de quoi interpeller les
    travailleurs et la jeunesse.D’un côté – c’est dans l’ordre des choses
    – Sarkozy a ouvert son sommet social sous l’égide de la nécessaire
    réduction du « coût du travail ». Au nom de quoi, il a annoncé des
    mesures énergiques pour réformer le financement de la Sécurité
    sociale. Reprenant les exigences du Medef, il prétend donc
    introduire la TVA sociale, c’est-à-dire transférer à l’impôt le plus
    injuste les milliards de cotisations dues par les patrons.Mais, il faut
    bien le constater, de manière stupéfiante,Hollande et à sa suite tous
    ceux qui s’élèvent contre la proposition de TVA sociale proposent
    en guise d’alternative, au nom de la baisse du « coût du travail »,
    une augmentation de la CSG, c'est-à-dire, là-aussi, le transfert
    à un impôt qui, à près de 90%, est payé par les salariés.
    Or CSG et TVA sociale répondent à une même logique : la remise
    en cause du financement de la Sécurité sociale par les cotisations,
    salariales comme patronales, qui sont dues par les patrons
    et qui constituent le salaire différé. Il y a donc bien l’amorce
    d’un consensus qui aboutirait à transférer le financement
    de la Sécurité sociale vers un impôt, qui, lui, sous le contrôle
    de l’Etat, deviendrait un instrument visant à étrangler purement
    et simplement la Sécurité sociale de 1945.

    5. Est-il possible d’accepter de réformer le financement
    de la Sécurité sociale ?

    Cela fait maintenant vingt ans, depuis la création de la CSG,
    que les exonérations de cotisations patronales ne cessent
    d’augmenter, atteignant 30 milliards d’euros pour la seule année
    2010. Elles ont été justifiées depuis vingt ans au nom de la
    croissance et de l’emploi.Or, dans le même temps, le chômage
    n’a cessé de grimper. Force est de le constater : tous les candidats,
    y compris ceux qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers
    et populaires, restent prisonniers du cadre imposé par le FMI,
    l’Union européenne, la Banque centrale européenne.
    Nous avons publié tous les chiffres dans notre journal Informations
    ouvrières. Il n’y a pas de déficit de la Sécurité sociale.
    Que les exonérations accordées aux patrons (316 milliards
    en dix-neuf ans) soient restituées à la Sécu, et le problème serait
    réglé. La Sécurité sociale est une conquête de la classe ouvrière.
    Elle est financée par le salaire différé. Elle appartient aux
    travailleurs.Quiconque se réclame des intérêts ouvriers ne devrait il
    pas dire clairement : « Retour à la Sécurité sociale de 1945 fondée
    sur la solidarité ouvrière,abrogation des exonérations patronales,
    la Sécu doit rester la propriété des travailleurs ! »
    Certes, à la sortie du sommet social, les représentants
    des organisations qui participaient ont clairement dit leur refus
    de la TVA sociale.Mais, il faut bien constater que tous sont invités
    à la mise en place du Haut Conseil sur le financement de la Sécurité
    sociale.Tous sont invités à venir y faire leurs propositions.
    Répétons-le, rien ne justifie la moindre réforme du financement
    de la Sécurité sociale.Une seule mesure : l’annulation
    des exonérations, le retour de l’argent de la Sécurité sociale
    entre les mains de la classe ouvrière, posant donc toute la question
    de l’indépendance du mouvement ouvrier.

    6. Pourquoi le Parti ouvrier indépendant a-t-il choisi
    de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle ?

    Pour les capitalistes, les banquiers, les spéculateurs, les agences
    de notation, cette élection présidentielle présente l’immense
    avantage de se limiter à désigner celui qui sera le plus efficace
    pour appliquer les plans de l’Union européenne, de la Banque
    centrale européenne, du Fond monétaire international grâce
    aux pouvoirs que lui confèrent les institutions antidémocratiques
    de la Ve République.
    Le suffrage universel perd, dans ces conditions, sa signification
    d’expression de la volonté démocratique. Le débat est biaisé,
    la communication prend le pas sur le fond et les idées.
    Le citoyen est bafoué, la souveraineté du peuple piétinée, au nom,
    précisément, du suffrage universel. Nous avons estimé qu’en ne
    présentant pas de candidat, nous rendrons plus claire et plus nette
    la nécessité de rejeter ces institutions antidémocratiques,
    de rompre avec l’Union européenne et de jeter les bases
    d’une authentique démocratie. Avons-nous eu raison ?
    Au-delà, le débat porte sur : qu’est-il possible de faire pour sortir
    de cette situation ? Pour notre part, nous estimons que la rupture
    nécessaire avec la politique de destruction généralisée passera par la mobilisation du peuple et de la jeunesse : la mobilisation
    de la classe ouvrière sur son propre terrain de lutte de classe,
    la mobilisation des élus contre les plans d’austérité, quelle que soit
    la couleur politique du gouvernement qui les impose.
    Cette question n’est pas seulement française, elle est européenne.
    C’est le sens de l’appel lancé à la tribune du meeting
    internationaliste organisé le 1er octobre 2011 par le POI
    en commun par des militants ouvriers et des responsables
    venus de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Grèce, d’Irlande,
    d’Espagne, du Portugal, de France.

    7. Est-il possible de se fixer un autre objectif que d’ouvrir la voie
    à la reconstruction du pays, de l’économie, de la démocratie ?

    Tous les travailleurs peuvent faire le calcul : les milliers
    de milliards d’euros déversés à guichets ouverts pour les banquiers
    et les spéculateurs ne pourraient-ils être mis à profit pour créer
    des millions d’emplois ? Ne serait-ce que pour construire
    les millions de logements nécessaires, les hôpitaux ou les écoles.
    Ce serait non seulement répondre à des besoins sociaux vitaux,
    mais porter un coup d’arrêt à la vague de chômage, de misère, de
    précarité, de pauvreté qui s’étend de jour en jour. Est-ce possible ?
    Qui oserait prétendre qu’il est impossible de mettre en oeuvre
    une politique qui parte des besoins de la population et pas
    des besoins des spéculateurs ?

    8.Quelles sont les premièresmesures qui permettraient immédiatement
    de répondre aux besoins les plus urgents du peuple ?

    N’importe quel travailleur peut en dessiner les contours. Il s’agirait
    de toute évidence d’abord d’annuler la dette et de rompre avec les
    traités de Maastricht, Lisbonne, Amsterdam et les institutions de
    l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne.
    Impossible de répondre aux besoins du peuple sans prendre
    les mesures visant à stopper la saignée des destructions d’emplois
    en décrétant l’interdiction des licenciements et des délocalisations,
    l’arrêt de la révision générale des politiques publiques (RGPP),
    le rétablissement des centaines de milliers d’emplois supprimés
    dans les hôpitaux, écoles, bureaux de poste.
    Impensable de répondre aux besoins du peuple sans porter un coup
    d’arrêt aux privatisations, sans procéder à la renationalisation
    des services publics et sans rétablir la Sécurité sociale sur ses bases
    de 1945. Répondre aux besoins du peuple impliquerait tout autant,
    de manière urgente, d’abroger les contre-réformes, à commencer
    par celles des retraites, de faire respecter la stricte séparation
    des Eglises et de l’Etat.

    9.Mais quel gouvernement serait à même de prendre de telles mesures ?

    Un gouvernement qui n’hésiterait pas à confisquer les avoirs
    des banques, les fusionnant en une banque unique sous le contrôle
    de l’Etat pour en faire un instrument au service d’une politique
    de création d’emplois permettant à chacun de vivre dignement
    de son travail et de son salaire dans le cadre des garanties
    collectives.Un tel gouvernement, qui n’hésiterait pas à briser
    le carcan imposé par la troïka (FMI,UE, BCE) au service des
    capitalistes, ne peut être porté au pouvoir que par la mobilisation
    de millions et de millions pour imposer une politique partant
    de leurs besoins. Seule une telle mobilisation pourra imposer
    un gouvernement qui se donnera les moyens de balayer
    les institutions antidémocratiques de la Ve République et de
    l’Union européenne dont la seule fonction est de perpétuer
    l’oppression du peuple et l’exploitation de la classe ouvrière.

    10. Est-ce possible dans le cadre de ces institutions ?

    Partisan du suffrage universel, conquête de la démocratie,
    le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’élection
    d’une Assemblée constituante souveraine qui lui redonnera
    toute sa signification démocratique.
    Une telle Assemblée, composée de délégués élus et mandatés,
    redonnera son véritable sens à la souveraineté populaire
    dans la mesure où elle prendra entre ses mains, sur la base
    du mandat qui lui a été confié, le pouvoir d’établir les institutions
    libres qui briseront la dictature de la troïka et établiront
    une authentique démocratie.

    11.Que propose le Parti ouvrier indépendant ?

    LE POI A PRIS TROIS INITIATIVES:

    Il a apporté son soutien à la conférence du 26 novembre
    à l’initiative de 160 militants ouvriers, conférence qui a placé
    en son centre la défense de l’indépendance du mouvement ouvrier
    dont le rôle n’est pas d’accompagner les plans de la troïka :
    sa responsabilité, au contraire, est de défendre, pied à pied,
    l’ensemble des revendications ouvrières, conquêtes, acquis et de
    se dresser contre toute tentative de l’entraîner dans la gouvernance
    ou ce que d’autres appellent aujourd’hui la « coproduction».

    D’autre part, le POI présente 103 candidats aux élections
    législatives sur les mots d’ordre décidés par son congrès :
    – Non à la dictature de la troïka !
    – Dehors l’Union européenne, le Fondsmonétaire international,
    la Banque centrale européenne !
    – A bas les institutions de la Ve République, Assemblée constituante,
    maintenant, tout de suite pour rétablir la souveraineté du peuple,
    établir la démocratie, ouvrir la voie à un gouvernement d’urgence
    de sauvegarde du peuple travailleur et de la démocratie.

    Il s’agit d’aider à l’enracinement et à la construction d’un
    authentique parti ouvrier indépendant, un parti dont la politique
    est dictée par les seuls intérêts des opprimés et des exploités,
    et non par les exigences des banquiers.

    Sur le plan de la démocratie communale, nous avons apporté notre soutien à la mobilisation desmaires et des élus qui, à plusieurs centaines, ont préparé, soutenu,mandaté la délégation conduite par Gérard Schivardi,maire de Mailhac,
    qui s’est rendue au ministère de l’Intérieur le 19 décembre
    pour faire prévaloir l’exigence du respect de la libre organisation
    des communes et le refus de l’intercommunalité forcée.

    12. Pourquoi ces assemblées-débats ?

    C’est pour oeuvrer à l’ouverture d’une issue politique dans cette
    direction que le POI propose de faire de son journal Informations
    ouvrières une large « tribune libre de la lutte des classes »
    permettant d’approfondir ce débat et engage une campagne
    d’organisation d’assemblées-débats dans tout le pays.
    Que l’on partage tout ou partie des positions du Parti ouvrier
    indépendant, cette discussion ramène au point de départ :
    comment aider au groupement des travailleurs, des militants,
    des élus, des républicains et de tous les démocrates qui sont
    déterminés à faire prévaloir les exigences démocratiques
    et les revendications de la population et de la jeunesse ?
    Comment aider à réaliser, en toutes circonstances et sous
    toutes les formes, l’unité des travailleurs,des organisations
    et de la jeunesse,une unité scellée sur les aspirations
    et les revendications les plus urgentes ?

    Le Parti ouvrier indépendant exprime ses positions et les soumet
    à la discussion, car il ne prétend pas dicter des solutions toutes
    faites et les imposer.Débattre le plus largement possible de celles-ci
    ainsi que des moyens d’action, c’est le seul moyen de contribuer
    à réaliser les conditions d’une véritable victoire conforme
    aux aspirations de la population laborieuse.
    La situation est sans aucun doute difficile. Les plus grands combats
    sont à l’ordre du jour. C’est la raison qui nous a conduit à fonder
    ce parti, le Parti ouvrier indépendant, qui arbore ses objectifs
    dans sa devise «Pour le socialisme, la République et la démocratie. »
    C’est pourquoi nous invitons sans tarder tous ceux qui en partagent
    les objectifs à nous rejoindre pour renforcer ensemble ce travail
    de construction d’un authentique parti ouvrier indépendant.
    Mais le but de ces assemblées-débats va au-delà du nécessaire
    renforcement du Parti ouvrier indépendant.Nous comprenons
    que le regroupement des forces pour les luttes de classe à venir
    n’est pas, et ne sera pas, chose aisée. Il s’agit d’oeuvrer patiemment
    par le libre débat, à jeter les bases de l’unité ouvrière, du front
    uni des travailleurs et de leurs organisations sur la base
    des authentiques revendications. Les uns et les autres peuvent
    avoir, concernant la prochaine élection présidentielle, des points
    de vue différents. Cela ne doit pas être un obstacle à la réalisation
    de l’unité dans le combat pour la défense et la reconquête
    de la démocratie.

    Le Parti ouvrier indépendant ne fait pas de l’acceptation de sa politique
    le préalable à tout accord. C’est pourquoi nous invitons largement
    travailleurs, militants et jeunes de toutes tendances à venir poursuivre
    ce débat dans ses assemblées, à le poursuivre dans les colonnes
    d’Informations ouvrières, tribune libre de la lutte de classe, hebdomadaire
    du Parti ouvrier indépendant.
    Et ainsi, sous toutes les formes, aider à faire progresser la cause de la justice,
    de la civilisation et de la lutte contre la barbarie et la régression sociale.