Réunion ouverte POI


Réunion du CNRR local d'Antibes/Valbonne
Régulièrement à 12h15 à Garbejaire Valbonne
Réunion du POI 06 sur la situation politique et sociale
Prochaines réunions : Nous contacter poiam@orange.fr

lundi 24 janvier 2022

Lettre aux abstentionnistes

 A tous ceux qui résistent, qui en ont assez et qui veulent que ça change.

Dans quelques mois auront lieu les élections présidentielles. Que choisir ?

Il y a des certitudes, des doutes, des interrogations.

Que les Macron, Le Pen, Zemmour, Pécresse, veuillent poursuivre chacun à sa façon

la politique néfaste déjà mise en oeuvre, c’est une certitude.

Que les Hidalgo, Jadot, Roussel, Montebourg…, en contradiction totale avec les

idéaux de « gauche » dont ils se réclament, finissent par faire ou soutenir la même politique

que celle que leurs partis ont pratiquée en étant au pouvoir, c’est une certitude.

Ils s’en cachent à peine.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle d’élection en élection, las des revirements

et des promesses non tenues, nous nous sommes massivement abstenus. Et nous avons

bien fait.

Pourquoi continuer à voter pour ceux qui, une fois élus, font l’inverse de ce qu’ils ont

promis pour être élus ? Pourquoi continuer à faire confiance à ceux qui, « de gauche »,

font, une fois élus, une politique « de droite » contre nous ? On se souvient des appels

enflammés d’un Hollande, « pour moi l’ennemi c’est la finance ». Hollande, soutenu

par les dirigeants du parti socialiste, du parti communiste, des Verts et d’autres encore.

On sait ce qu’il est advenu de son « combat » contre la finance, des cadeaux princiers

aux plus riches, et aussi de la politique de ses différents gouvernements, avec la loi

El Khomri, l’utilisation de l’article 49-3, et pour finir les déclarations nauséabondes

d’un Valls, la proposition de déchéance de nationalité contre les immigrés dont on voit

aujourd’hui l’horreur qu’on leur fait subir.

Aucun doute, nous nous sommes abstenus en toute conscience et en toute connaissance

de cause.

Puis, en 2017, avec des millions d’autres, nous avons voté Mélenchon. Nous avons

été 7 millions à voter pour cette possibilité de rupture avec ce monde frelaté de la

soumission aux puissants, toujours partisans de « on ne peut pas faire autrement »

et toujours contre les hommes et les femmes, la population laborieuse qui n’a que son

travail pour vivre. Ou qui, sans travail, survit à peine et de moins en moins.

Puis, au 2e tour de 2017, nous nous sommes à nouveau abstenus. Et ce, malgré

la propagande effrénée, les pressions considérables de tous bords de la quasi-totalité

de tous les partis, du PC, du PS, des Verts… visant à nous enfermer dans « le piège de

l’extrême droite » savamment organisé. A l’inverse de tous ceux-là, et en rupture avec ce

qui est devenu une tragique tradition, LFI, le PG, Mélenchon, ne nous ont pas appelés

à voter pour Macron, donc à voter contre nos propres intérêts puisque Macron avait affiché

dès sa participation au gouvernement de Hollande ses objectifs antisociaux et antiouvriers.

Nous avons refusé ce piège infernal, au point que Macron n’a été élu qu’avec

18% du corps électoral.

Et là encore, nous avons eu raison.

Depuis, que s’est-il passé ?

Ensemble, hommes et femmes de tous horizons, militants syndicalistes ou politiques,

simples citoyens, laïques, républicains, par-delà nos différences ou même nos divergences,

nous nous sommes rassemblés pour résister et nous battre.

Dans l’action, dans les grèves, les manifestations, les protestations et refus de tous

ordres, dans ce mouvement pratique, concret, de liberté de conscience, de liberté

de choix et de libre confrontation. Cette action, au bout du compte principal vecteur

du combat pour un changement radical.

Avec les Gilets jaunes, avec nos organisations syndicales contre la réforme des

retraites, pour refuser la honteuse utilisation de la crise sanitaire par Macron et ce gouvernement

à leurs propres fins, pour la laïcité, contre les lois liberticides, contre l’utilisation

des religions pour nous dresser les uns contre les autres, contre la destruction des

services publics, de l’école et de l’université, contre les licenciements et la destruction

des hôpitaux, contre la répression d’État, avec les jeunes manifestant aux cris de « fin du

monde, fin du mois, même combat contre Macron » .

Dans toutes les grandes circonstances, LFI, le Parti de gauche et Jean-Luc Mélenchon

se sont retrouvés à nos côtés. A chaque fois, pendant ces cinq années, ils étaient

là, ensemble, avec nous.

Ils ont même cherché, avec leur groupe à l’Assemblée nationale, à relayer, à proposer,

à résister. Sans grande chance de succès. Les institutions de la Ve République ont été

façonnées de telle façon qu’elles interdisent tout exercice de démocratie réelle. Elles

concourent à concentrer tous les pouvoirs dans les mains d’un seul. A tel point que,

depuis des mois, nous sommes « gouvernés » par un conseil de défense présidé par le

président Macron, dont on ne connaît pas la composition, dont il est interdit de divulguer

les délibérations, et qui décide de ce que nous avons à accepter. C’est ça, les institutions

de la Ve République. Sans les balayer, sans s’en débarrasser, aucune rupture de

fond ne sera possible. C’est le peuple mobilisé qui, dans la Révolution de 1789, a balayé

l’Ancien Régime et a permis l’avènement d’une Assemblée constituante souveraine,

seule façon d’aller au changement radical et à la démocratie.

A chaque fois avec nous, et aussi refusant la compromission, LFI, PG et Jean-Luc

Mélenchon ont été parmi les rares forces politiques à refuser l’opération de Macron

d’utiliser la police pour obtenir le soutien à sa politique. Hidalgo, Jadot, Roussel,

Montebourg… s’y sont prêtés.

Que se passera-t-il d’ici les élections ?

Nous n’en savons rien. Constatons toutefois que les événements de Guadeloupe et de

Martinique donnent une indication de ce qui mature en profondeur. Au point qu’ils

provoquent réticences et inquiétudes. Pas pour nous.

Mais quels que soient les événements, et nous y sommes tous très attentifs, il se dessine

qu’à nouveau, comme en 2017, la candidature de Mélenchon est ressentie comme

portant une volonté de refus et de rupture. A nouveau, comme en 2017, et a fortiori

avec tous les combats menés en commun, nous ne nous abstiendrons pas et nous chercherons

à nous rassembler. Nous voterons Mélenchon.

Que sortira-t-il de ces élections en avril 2022 ?

Bien sûr, nous n’en savons rien et personne ne peut le prédire, tant la résistance qui a

fait reculer Macron sur sa réforme des retraites rend la situation instable.

Chat échaudé craint l’eau froide, nous connaissons bien cette fameuse formule

« les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». S’agit-il d’être d’accord avec tout

ce que disent et proposent LFI, le PG, Mélenchon ? D’accord ou pas, nous avons la

conception de la libre discussion et de la capacité à se convaincre mutuellement. S’agitil

de donner un chèque en blanc à qui que ce soit ? Non plus. Nous avons la conception

de la Commune de Paris, d’élus mandatés et révocables.

Mais nous avons une certitude. Nous avons une occasion, même au travers

des élections, de nous rassembler, de nous regrouper, pour dire : nous sommes là, nous

résistons, nous refusons, nous cherchons à regrouper nos forces en toute conscience, en

toute liberté de critique, pour les dégager eux et leurs institutions, pour résister, pour

vivre. Et montrer ainsi la force et la puissance de ce refus, avec quoi tout le monde devra

compter. En face, ils vont eux aussi se regrouper.

Avec nous, dans une volonté politique d’offensive, avec le POI, vous aussi, votez

Mélenchon.




mardi 6 avril 2021

Fermer des lits de réanimation va-t-il aider à lutter contre l’épidémie de Covid ?

 Alors qu’un nouveau confinement entre en vigueur afin, nous dit-on, de ne pas saturer les services de

réanimation, Nice-Matin nous apprend, le 31 mars, que :

« En pleine crise Covid-19, un service de réanimation va fermer à Nice »

"Débordés de malades, usés par des mois de lutte, les soignants de l’hôpital privé gériatrique des

Sources (Nice-Nord) ont appris, par mail, que leur service sera transféré au CHU de Nice en

septembre. Quelques lignes. Brutes. Abruptes pour les soignants de la clinique des Sources qui ont

appris « comme ça, en pleine crise Covid, sans plus d’explications », que c’était la fin. La fin de la réa. (…) Un couperet qui tombe alors que le service déborde. Que les huit de lits de réa ne suffisent plus. Et que, selon nos informations, des lits de soins continus, pas prévus pour ça, accueillent officieusement des patients en détresse. Et sont transformés en urgence en lits de réa non déclarés. Un mail comme un uppercut pour l’équipe usée par des mois de lutte contre la Covid. « Ça me fait mal », lâche le peu disert chef de service (…)

Une blouse blanche, deuxième, troisième vague, 12 heures par jour, pas de répit, pas de nuit: « On se bat pour donner une chance à nos patients, ceux trop âgés selon l’hôpital. Que vont-ils devenir? Ceux dont on dit qu’ils sont trop vieux et qu’ils peuvent terminer seuls dans un couloir ? »" .

Tandis que la cheffe du pôle réanimation anesthésie de l’hôpital s’interroge sur « la prise en charge des plus de 80 ans ». Comment en est-on arrivé là ? Le pays n’aurait-il plus les moyens de soigner sa population ?

Faudrait-il accepter les suppressions de lits, le tri des malades, la réduction des moyens et les

restructurations engagées dans le seul objectif de réduire les dépenses de santé ?

Le budget des armées a augmenté de 1,7 milliards en 2021, pour atteindre le record de 39,2 milliards

d’euros, et il faudrait s’interroger sur la pertinence de la prise en charge des malades âgés par manque de moyens hospitaliers ?

Dans quel monde veulent-ils nous entraîner ?

Depuis des années, Macron tente de nous embrouiller et de nous habituer aux contre-sens. Pour sauver la SNCF, il faudrait fermer des lignes ferroviaires. Pour sauver l’école, il faudrait fermer des classes. Pour sauver l’hôpital, il faudrait fermer des lits !

Pendant que ce petit monde, réuni à l’occasion de dîners clandestins dans de luxueux salons parisiens, décide des fermetures de lits, le peuple emprisonné doit se tenir sage. L’hypocrisie et le cynisme atteignent des sommets.

Comme disait Shakespeare :

« L’enfer est vide, tous les démons sont ici. »

La fermeture des lits de réanimation des Sources est « contrainte par les directives du projet régional de

santé de l’ARS », sous la tutelle directe du Ministre de la Santé Olivier Véran.

Interrogée, l’ARS a répondu : "Ce sujet est extrêmement sensible. Rien n’est fait. Nous ne voulons pas de polémique, nous recevrons les médecins concernés prochainement". On les comprend : surtout, pas de vague ! Toute la panoplie de la manipulation et du trucage est de sortie : « Ce n’est pas une fermeture, c’est un transfert vers le CHU » !

Sauf que, comme le relève Nice-Matin : « Ça a l’air simple… Sauf qu’avant la crise Covid, le CHU n’avait pas pu, lui-même, ouvrir six lits de réa, faute de médecins et infirmiers qualifiés. Incapable d’armer ses propres lits (hors plan blanc exceptionnel): comment l’hôpital pourra-t-il dès lors absorber  les Sources ? ».

Manipulation, cynisme et impasse du système

Macron a donc promis 10 000 lits de réanimation. Mais « où ouvrir ces lits », s’interroge Nice Matin (2 avril) :

Les hôpitaux publics du département – qui abritent 80% des lits de réanimation – sont confrontés à

un déficit chronique de personnel soignant, alors que ces lits réclament d’importantes ressources

humaines. Les cliniques privées du département, qui ont déjà des unités de surveillance continue

(sortes d’antichambre à la réanimation), ont bien obtenu une autorisation temporaire d’ouverture de lits de réanimation; mais elles n’ont pas de personnel à leur dédier. (…) Et surtout, qu’adviendra-t-il après la crise de ces lits éphémères qu’elles auront créés? Faudra-t-il tout démanteler? Une perspective peu souriante… et peu incitative. Le décor étant planté, on se demande bien où et comment de nouveaux lits pourront ouvrir.

Nous n’avons d’ailleurs pu obtenir aucune réponse, à ce stade, des instances sanitaires. »

Comment ne pas faire le lien avec l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris, où 100 lits de réanimations sont armés et prêts à servir ? Le gouvernement refuse de les ouvrir, au motif que si on ouvre ces lits, il sera ensuite

impossible de les fermer ! Et pour cause : l’Hôtel-Dieu doit fermer pour être transformé en hôtel de luxe.

Pour le gouvernement, les restructurations doivent continuer, coûte que coûte. En conséquence de quoi,

Macron déclare, le doigt sur la couture du pantalon : nous ne pouvons pas faire autrement que confiner.

Nous n’acceptons pas ! Nous ne lâcherons rien !

Maintien des lits de réanimation des Sources !

Arrêt immédiat des restructurations hospitalières !

Création immédiate de tous les postes nécessaires !

Rétablissement de toutes les libertés !

Abrogation de l’Etat d’urgence !

TOUS au rassemblement du JEUDI 8 avril

à 14h à Nice, place Garibaldi


jeudi 11 mars 2021

LE CONFINEMENT, CA SUFFIT !

 Le gouvernement vient d’annoncer un troisième week-end de confinement total des 63 communes du littoral des Alpes-Maritimes, où vivent plus de 80% de la population du département.

Raz-le-bol !

} A-t-il annoncé l’annulation des suppressions de postes à l’hôpital de Nice, prévus par le contrat de retour à l’équilibre financier ? Non.

} A-t-il annoncé l’ouverture de lits et la création des postes tant réclamés par les personnels hospitaliers de la région avec leurs syndicats ? Non.

 

} A-t-il prévu de rétablir la liberté de soigner et la liberté de prescription des médecins ? Non.

 

} A-t-il annoncé la possibilité, pour tous ceux qui le souhaitent, de se faire vacciner ? Non.

 Par contre, il poursuit l’enfermement de la population, au moment où des dizaines de milliers se pressent dehors pour profiter des beaux jours et tenter de respirer un peu. 

Laissez-nous respirer !

Comme le dit le Dr. Guillaume Barucq, cité par le journal Sud-Ouest, fermer les plages « c’est du délire. Ce n’est d’ailleurs pas une mesure sanitaire, c’est une mesure politique. (…) Depuis des siècles, le bord de mer intervient en prévention des affections respiratoires à tous les stades : avant, pendant et après la maladie. Reprenez l’histoire de la tuberculose. Au départ, on a enfermé les gens, puis on a les envoyés au grand air. On a inventé les sanatoriums. Et miracle, ils ont guéri. On sait pourquoi aujourd’hui. Les malades trouvent ici, un air renouvelé en permanence, riche en iode et en sels minéraux. Ils font de l’activité physique et profitent de l’exposition solaire bénéficiant de la vitamine D. Les fondamentaux de la santé n’ont pas changé. (…) Il faut encourager les gens à être le plus possible en plein air et changer de paradigme : nous devons passer d’une logique de confinement à une logique d’aération. (…) j’ai eu plus de tentatives de suicide que de cas graves de Covid. Oui, les gens sont mal. Et il faut s’en occuper. »

Une préoccupation partagée par de nombreux médecins dans notre département.


Véronique Mondain, infectiologue au CHU de Nice et membre du conseil scientifique local, répondant aux questions de Nice-Matin après l’annonce du confinement des deux premiers week-ends, expliquait : 

« Avez-vous été consultée pour l’adoption de ces nouvelles mesures ?

Non, le conseil scientifique local n’a pas été sollicité. Étonnant ! Finalement tout a été décidé avec les élus locaux mais pas avec les acteurs de terrain dont c’est la mission. Je suis en colère et déçue.
J’ai l’impression que les politiques utilisent insuffisamment les données scientifiques, et qu’ils souhaitent à tout prix mettre en place des mesures, même si celles-ci n’ont pas d’intérêt.
Il paraît qu’un sondage de citoyens niçois rapporte que 74% d’entre eux sont favorables à des mesures de protection ! Je n’en doute pas une seconde, mais où est la protection dans les mesures qui ont été annoncées ?

Êtes-vous favorable au confinement partiel ?

Le confinement de week-end ça n’existe pas. Le seul confinement qui fonctionne c’est "à la chinoise". Total donc. Et nous n’y sommes pas favorables. Il n’y a rien de rationnel à laisser la population circuler librement la semaine pour la confiner le samedi et le dimanche.
Cela ne fait que pénaliser les Niçois qui travaillent et qui ne pourront même plus se détendre en allant respirer le grand air dans la nature. Ça n’a pas de sens (…)

Quels ont été les effets du couvre-feu à 18 heures ?
Impossible à dire. Ce que l’on constate c’est qu’on est sur un plateau ascendant. Donc manifestement, cela n’a pas permis de mettre un frein réel à la circulation du virus. »

Tout le monde le sait, à commencer par le gouvernement lui-même !


Le 3 mars, Le Canard enchaîné citait les propos du Premier ministre Castex à la sortie d’un Conseil de défense :


« Il ne faut pas laisser croire aux Français qu’un confinement une bonne fois pour toutes est la solution. On l’a fait en mars dernier, et cela n’a pas spécialement mis fin à la pandémie. D’ailleurs, l’Allemagne sort de 8 semaines de confinement dur et cela n’a pas stoppé le virus ! »


Alors, arrêtez de nous enfermer !

Assez de confinement !

Donnez les moyens aux médecins et aux hôpitaux

de vacciner et de soigner, et levez l’Etat d’urgence !

Pour la défense des libertés, TOUS en manifestation

SAMEDI 20 MARS (lieu et horaire à préciser)




 

Œuvrer à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour la levée de toutes les mesures liberticides et discriminatoires

 Un appel commun d’Ensemble!, La France insoumise, GDS, Génération.s, groupes parlementaires LFI, NPA, PEPS, PG, POI, PCOF.


La chasse aux sorcières annoncée par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à l’encontre des enseignant-e-s, chercheuse-r-s, étudiant-e-s qui « gangrèneraient » l’université par leur islamo-gauchisme marque un cran de plus dans la dérive droitière, autoritaire et liberticide du gouvernement et sa complaisance à l’égard des propagandes racistes. Les accusations infondées de la ministre ont déclenché des réactions d’ampleur dans le monde de l’université et de la recherche, en France et à l’étranger. Après tant d’autres, ce sont dorénavant les libertés académiques qui sont mises en cause au nom d’une chimère inventée par l’ultra-droite. Ensemble, nous disons que l’insupportable est atteint. Emmanuel Macron et son gouvernement se placent ainsi dans les pas de Donald Trump qui, en juillet dernier, s’en prenait à l’enseignement « antipatriotique de l’histoire américaine » dans les universités. Toujours plus libéral et autoritaire, le régime accumule les mesures liberticides, que ce soit parla répression et la criminalisation des mobilisations sociales, la situation d’état d’urgence permanent ou encore la loi sécurité globale. Il emprunte au Rassemblement national ses thèmes identitaires et discriminatoires, notamment à travers la loi contre les « séparatismes » et la stigmatisation des musulmans, au risque de renforcer les divisions dans la société et de distiller le venin du racisme. Chacun séparément nous nous opposons à cette politique. Il est temps de nous rassembler, au-delà des clivages partisans, pour dire notre refus de cette politique qui nous prive chaque jour davantage de nos libertés. Nous voulons aussi le faire ensemble, afin d’œuvrer à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour la levée de toutes les mesures liberticides et discriminatoires. Ensemble, nous soutiendrons et nous proposerons des initiatives en faveur des libertés publiques et contre les discriminations dans les mois à venir. Ensemble, nous affirmons notre soutien aux collectifs et associations qui militent avec constance dans ce domaine. Ce glissement de l’exécutif interroge bien au-delà de nos partis et suscite largement une réaction de tous ceux qui sont attachés aux libertés individuelles et publiques. Ensemble, nous commençons donc par affirmer notre soutien aux mobilisations annoncées par la coordination contre la loi sécurité globale : – le 16 mars au moment du passage de cette loi devant le Sénat ; – le 20 mars en rejoignant la marche contre les violences policières appelée parles collectifs de familles des victimes. Ensemble, nous affirmons la nécessité d’une grande initiative de rue pour les libertés, revendicative et festive au printemps. Elle devrait être la plus large possible,réunissant citoyen-ne-s, associations, syndicats, collectifs en lutte, partis, artistes, teufeurs. À cette fin, nous préférerions que la responsabilité de cet appel soit prise par l’actuelle coordination réunissant les associations, syndicats et collectifs œuvrant à la défense des droits de l’homme et des libertés publiques. Nous prenons dans les jours à venir des contacts avec ces organisations afin d’atteindre cet objectif.

 À Paris, le 9 mars

mercredi 2 décembre 2020

Retrait du projet de loi « sécurité globale » ! Retrait des mesures liberticides et de l’état d’urgence !

 Lundi 23 novembre, des centaines de réfugiés

ont été violemment expulsés par la police de

la place de la République à Paris. Ils s’y étaient

installés après avoir été chassés quelques

jours plus tôt d’un camp de migrants de Saint-Denis.

Leurs abris de fortune ont été démantelés, leurs occupants

matraqués, gazés, passés à tabac.

Ce lundi 23 novembre la violence d’État s’est abattue

brutalement contre des migrants, contre les manifestants

qui se sont massés place de la République. Des

journalistes, des élus ont été nassés, frappés.

Ce sont les images prises ce 23 novembre qui ont révélé

ces faits révoltants, insupportables. Ces mêmes

images que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin,

veut interdire avec sa loi sur la sécurité globale qui vise

précisément à empêcher les journalistes de filmer l’action

de la police dans les manifestations. Le ministre

de l’Intérieur demande une enquête. Mais les violences

exercées contre les réfugiés, contre les manifestants et

contre les journalistes ce 23 novembre, que sont-elles

sinon l’application par anticipation du projet de loi du

gouvernement de Macron sur la sécurité globale et de

sa loi sur le séparatisme ?

Car c’est bien le gouvernement de Macron qui est

lancé dans une fuite en avant autoritaire. C’est lui qui

vient de faire passer une loi qui détruit l’Université,

l’avenir de centaines de milliers d’étudiants ; une loi

qui prévoit de lourdes amendes et des peines de prison

pour empêcher les assemblées générales dans les facs

et les occupations d’université.

Cette fuite en avant s’inscrit dans la continuité de la

répression d’État qui, depuis deux ans, s’est abattue

contre les Gilets jaunes, contre la jeunesse, contre les

manifestants.

Elle est l’instrument d’un gouvernement qui entend

aller jusqu’au bout de sa politique de destruction au

service exclusif du capital financier. Un gouvernement

qui taille à coups d’ordonnances dans le droit du travail,

qui veut liquider les retraites, la Sécurité sociale, la

santé et l’École publiques et qui finance à coups de

centaines de milliards les plans de licenciements qui

tombent en avalanche. Un gouvernement qui a fermé

7500lits dans les hôpitaux en deux ans, qui a continué

d’en fermer depuis le début de l’épidémie et qui tente

de camoufler cette politique criminelle en décrétant le

confinement.

Il y a une semaine, le mardi 17 novembre, des milliers

ont manifesté et se sont dirigés à Paris en direction

de l’Assemblée nationale, contre la loi de la ministre de

l’Enseignement supérieur et le projet de loi sur la sécurité

globale.

Quatre jours plus tard, le samedi 21 novembre, ils

étaient encore plus nombreux rassemblés dans toutes

les villes du pays.

L’exaspération contre Macron et le gouvernement

monte dans toute la population qui n’en peut plus de

cet état d’urgence sans cesse prolongé, du confinement

qui suspend toutes les libertés et qui est en train de

provoquer un effondrement brutal, dramatique des

conditions d’existence de centaines de milliers de travailleurs

et de jeunes.

Les prises de position, les appels à manifester,

notamment le samedi 28 novembre se multiplient.

Le POI, ses militants y seront

et appellent à y participer en masse.

vendredi 6 novembre 2020

De toutes parts, effarement et colère contre l’incurie et les incohérences du gouvernement

 Mercredi 28 octobre, Macron a décrété le reconfinement.

En mars et avril derniers, la population a été

confinée par le gouvernement, avec des conséquences

sociales dévastatrices. Des centaines de

milliers de travailleurs parmi les plus précaires, du

jour au lendemain, ont tout perdu. Le journal Le Parisien du

3 novembre indique par exemple qu’en septembre 2020, l’Île-de-

France comptait 100 000 chômeurs de plus qu’en décembre 2019.

UNE NOUVELLE FOIS LE CONFINEMENT

Ce 28 octobre, Macron, une nouvelle fois, a décidé le confinement.

La population est assignée à résidence, sauf… pour aller travailler.

On ne peut plus se déplacer, circuler librement, on ne peut pas

sortir à plus d’un kilomètre de chez soi, mais on peut s’entasser dans

le métro et les transports en commun pour se rendre au travail. Le

gouvernement profite du reconfinement pour aller plus loin dans

les attaques contre les libertés. Les mesures d’exception de l’état

d’urgence sont rétablies. Le droit de se réunir, de se rassembler, de

manifester est suspendu aux pouvoirs spéciaux des préfets.

Alors qu’au même moment, des centaines de milliers d’emplois

sont menacés d’être supprimés par le capital financier, par les grands

groupes à qui le gouvernement offre des milliards pour qu’ils licencient.

Alors qu’au même moment, le gouvernement, profitant du régime

d’exception de l’état d’urgence, peut, à grands coups d’ordonnances,

tailler dans le droit du travail.

C’EST LE GOUVERNEMENT QUI EST RESPONSABLE

DE L’ENGORGEMENT DES HÔPITAUX

Pour justifier sa décision de reconfiner, le gouvernement explique

qu’il faut éviter la saturation des hôpitaux.

Mais qui est responsable de cette situation ?

Ce gouvernement a supprimé 7 500 lits dans les hôpitaux en

deux ans. Depuis mai, a-t-il pris la moindre mesure pour renforcer

l’hôpital ? Non, il a continué comme si de rien n’était à fermer des

lits d’hôpitaux, y compris de réanimation. Une grande partie des

lits et services fermés en mars pour faire face au Covid n’ont jamais

rouvert. Au lieu de porter à 130 le nombre de recrutements de médecins

réanimateurs lors de la dernière promotion afin de maintenir

le nombre de lits actuels, le gouvernement a bloqué le nombre à

70. Aujourd’hui ce sont 600 lits de réanimation qui sont fermés faute

de personnel. Dernière nouvelle : le gouvernement et la direction

de l’AP-HP viennent de décider de fermer les urgences de l’Hôtel-

Dieu à Paris !

Ce n’est pas le virus, c’est la politique de ce gouvernement, dans

la continuité de ses prédécesseurs tous au service du capital, qui est

responsable de l’engorgement des hôpitaux.

Cherchant à masquer sa responsabilité, le gouvernement a décidé

le confinement. Les petits commerces doivent fermer, mais pas la

grande distribution ou Amazon qui voit ses profits exploser. Des

milliers de petits commerçants, d’artisans, leurs employés parmi

lesquels de nombreux petits boulots, de professionnels du spectacle,

sont menacés d’être acculés à la ruine, de basculer dans la misère.

Mais les milliards continuent à pleuvoir sur les grands groupes capitalistes

qui restructurent à tout va pour se débarrasser de leurs

concurrents les plus faibles.

Depuis plusieurs jours, malgré l’inquiétude légitime, la défiance

et aussi le rejet montent dans la population. Des réactions de plus

en plus nombreuses de médecins mettent en doute le bien fondé

et la cohérence de ces décisions, pointent la responsabilité du gouvernement

dans la situation des hôpitaux. Dans les hôpitaux et les

Ehpad, par des AG, des grèves « spontanées », les mobilisations se

poursuivent pour défendre les conditions de travail, les services

menacés.

Dans le même temps, de nombreux maires s’opposent ouvertement

au gouvernement en prenant des arrêtés pour autoriser l’ouverture

des commerces de leurs communes.

MALGRÉ L’INQUIÉTUDE LÉGITIME,

LA DÉFIANCE, LE REJET MONTENT

Depuis la rentrée scolaire du 2 novembre, dans des dizaines et

des dizaines d’établissements scolaires, les personnels se sont réunis

en AG, ont décidé la grève ou des débrayages, pour exiger la création

massive et urgente des moyens nécessaires. Dans différents établissements,

ce sont également les lycéens qui ont pris part à la mobilisation.

De plus en plus de voix montent également contre la prorogation

de l’état d’urgence sanitaire, à l’image de la Ligue des droits de

l’homme (LDH) qui, la veille de la déclaration de Macron, caractérisait

une décision « qui tend à installer la France sous un régime dérogatoire

du droit commun et liberticide ».

« CETTE DÉFIANCE (…) REPRÉSENTE UN RISQUE

QUI N’EST PAS SANS RAPPELER LES GILETS JAUNES »

(LE PARISIEN, 31 OCTOBRE)

Au même moment en Europe, à Naples, Barcelone, Milan, Turin,

Burgos, Madrid, etc., des manifestations spontanées, massives, éclatent

contre les mesures de confinement. Comme le dit cette banderole

vue dans une manifestation à Barcelone : « Ce n’est pas un confinement,

c’est une guerre contre les pauvres. »

C’est bien ce vent de révolte qui effraie le gouvernement. C’est

ce qui donne à toutes ses décisions un caractère de panique.

Le POI appelle l’ensemble de ses militants à discuter de tous ces

éléments. À partager cette discussion avec des milliers de travailleurs

et de jeunes au travers de la diffusion du journal Informations

ouvrières, qui semaine après semaine reprend toutes ces informations

et discussions, pour aider à nourrir les processus en cours, aider à

organiser la résistance.

Dans ces conditions le POI apportera son plus grand soutien à

la réussite de la convention nationale du CNRR le 21 novembre


mercredi 2 septembre 2020

Au nom de notre santé ? Vraiment ?

 Communiqué du POI du 1er septembre 2020

Interdiction de tout rassemblement de plus de 5 000 personnes,

rassemblement de plus de 10 personnes soumis à

autorisation préalable, et obligation du port du masque

dans la totalité de l’espace public, y compris dans la rue,

dans de nombreuses villes de France, sous peine de 135 euros

d’amende, avec une répression accrue et des pouvoirs spéciaux

donnés au préfet. Telles sont les mesures annoncées par

Jean Castex, Premier ministre, à la suite du dernier « conseil

de défense ». Ainsi, après avoir rabâché pendant des mois que

les masques étaient inutiles, le gouvernement les impose

maintenant presque partout.

Évidemment, le premier devoir des autorités publiques est

de veiller à la santé de la population.

Mais c’est aussi une évidence que ceux qui prennent ces

mesures en utilisant les pouvoirs spéciaux que leur donne l’état

d’urgence sont les mêmes qui ont menti sur tout, les mêmes

qui poursuivent la destruction du système de santé, les fermetures

de lits dans les hôpitaux.

Sur cette question comme sur les autres, les décisions de ce

gouvernement n’ont rien à voir avec la protection de la santé.

Elles ont tout à voir en revanche avec une fuite en avant contre

les libertés, contre les droits des travailleurs, tout à voir avec le

renforcement, l’aggravation de la répression d’État. À partir de

maintenant, sur simple dénonciation, sanctions et fermetures

des locaux peuvent être décidées à l’encontre d’organisations

politiques ou syndicales. Rien que pour non-port du masque,

Castex revendique 700 verbalisations par jour depuis le 17 août !

À Paris, des CRS rentrent en force dans un café et matraquent

pour imposer le masque. Dans les Alpes-Maritimes, un salarié

d’un supermarché est brutalement interpellé par les gendarmes

et menotté parce qu’il portait le masque sous le nez…

Une rentrée placée sous le signe

de la volonté de terroriser

Au fil des jours précédant la rentrée scolaire qui concerne

des millions de parents, d’élèves, de jeunes et d’enseignants, le

gouvernement, relayé par tous les médias, a orchestré, à coups

d’annonces chaque jour un peu plus alarmistes, une gigantesque

campagne autour du Covid. Une campagne pour tenter d’installer

un climat de peur, de terroriser la population et la jeunesse,

et tenter de détourner l’attention.

Dans les entreprises, des milliers de milliards sont offerts

au capital pour organiser les restructurations de la production,

les suppressions d’effectifs, la baisse du coût du travail qu’il

exige. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés de destruction

: un cataclysme social.

La réforme des retraites et celle de l’assurance-chômage

sont différées, mais le « cap » est maintenu.

« Une des vertus de la crise… » (J. Castex)

Ce 26 août, le Premier ministre Castex intervenait à l’université

d’été du Medef. Aux chefs d’entreprises, il livre la réalité de la

politique gouvernementale :

« Vous le savez, beaucoup de mesures de simplification ont

été adoptées pendant la crise sanitaire par ordonnances [remise

en cause des congés, des repos et du travail hebdomadaire…

ndlr]. C’est une des vertus de la crise. Je vous indique aujourd’hui

que ces dispositions seront prolongées, amplifiées et si possible,

pérennisées (…). Je sais que beaucoup d’entre vous considèrent

qu’elle (la situation) peut aussi représenter une opportunité ».

Le Covid sert de prétexte aux pires attaques, et pendant ce

temps, du côté des sommets des confédérations syndicales, il

faut bien le constater, les réactions sont au mieux timides, quand

elles ne sont pas inexistantes.

Une colère énorme…

Mais, en face, une colère énorme est en train de s’accumuler

contre ce gouvernement, contre ses mensonges, contre sa politique.

C’est ce qu’ont exprimé en juin dernier les manifestations

massives des hospitaliers, la mobilisation de dizaines et dizaines

de milliers de jeunes contre le racisme, et la violence d’État, et

plus récemment, les mobilisations qui ont eu lieu contre les

licenciements dans plusieurs groupes de l’industrie.

L’immense majorité n’a rien oublié des mensonges et des

décisions criminelles du gouvernement. Tenter d’empêcher

que s’exprime cette colère, c’est l’objectif des mesures et des

annonces du gouvernement, prétendument au nom de la lutte

contre l’épidémie.

Pour le POI, l’état d’urgence permanent, les mesures d’exception,

les mesures liberticides, les atteintes à la liberté de manifester,

de se réunir doivent être levées.

Le POI et ses militants, engagés notamment dans les comités

de résistance et de reconquête aux côtés de militants ouvriers

et de travailleurs de toutes tendances, entendent agir pour aider

à regrouper, aider à organiser la colère contre ce gouvernement,

contre sa politique, pour les balayer, pour « qu’ils dégagent

tous » !


lundi 15 juin 2020

Déclaration du comité de liaison des Jeunes pour la Révolution

Le 2 juin, en plein état d’urgence et malgré l’interdiction de Didier Lallement, préfet de
police de Paris, nous étions des milliers à être là, rassemblés devant le tribunal de Paris. Nous
étions des milliers à réclamer justice pour Adama Traoré, pour toutes les victimes de violences
policières dans les quartiers, avec en tête l’assassinat de George Floyd, qui a déchaîné une
colère monstre dans les 50 États des USA.
Macron a multiplié les lois liberticides, les mesures d’exception, il a décrété l’état d'urgence.
Nous avons tous assisté à la mise en place de l’État policier, particulièrement dans les quartiers.
Pendant le confinement, nous avons tous assisté aux contrôles abusifs, aux coups, aux défoulements,
à la violence décomplexée de la part des policiers en toute impunité, comme ce soir
à Villeneuve-la-Garenne où un policier a jugé bon d’ouvrir sa portière pour stopper un jeune
à moto.
Mais maintenant, ça suffit. « Enough is enough », comme le dit Tamika Mallory.
Nous ne voulons plus de leur politique qui laisse assassiner et tabasser, leur politique qui
laisse des millions dans la misère, leur politique qui liquide la santé, l’éducation, leur politique
qui promet le chômage et le travail précaire.
Il n’y aura pas de justice dans ce système.
Nous descendrons encore dans la rue pour que cette politique cesse.

UNE MARÉE DE MANIFESTANTS

Samedi 13 juin, le comité « Justice pour Adama » appelait à manifester à Paris
de la place de la République à l’Opéra. Des dizaines et des dizaines de milliers se sont
rassemblés à République. Bloqués par la police, ils n’ont pas pu défiler. Des rassemblements
avaient également lieu au même moment à Lyon, Marseille, Bordeaux, Pau, Angoulême…

Depuis le 2 juin, jour où des dizaines de milliers
de jeunes ont déferlé aux pieds des tours du TGI
de Paris, pour la justice pour Adama, mort il y a
quatre ans des suites de son interpellation par la
police, la mobilisation s’est étendue à la jeunesse dans tout
le pays, balayant l’état d’urgence liberticide de Macron et de
son gouvernement.
Ils se dressent contre la violence, la répression d’État, contre
le racisme. Ils rejoignent les mobilisations de masse aux États-
Unis déclenchées par l’assassinat d’un Noir par un policier.
Par-delà les frontières, « justice pour Adama » et « justice pour
George Floyd » se font écho.
Ce 13 juin, des milliers manifestaient au même moment
dans plusieurs villes du pays, notamment à Marseille où ils
ont scandé : « justice pour Adama », « pas de justice, pas de
paix », « Zineb, on ne t’oublie pas », faisant référence à cette
dame âgée décédée à la suite de tirs de grenades au tout début
du mouvement des Gilets jaunes.
Tous exigent la vérité et la justice. Cette exigence se dresse
contre tout un système. Contre ce gouvernement qui a menti
sur tout.
Mensonges sur les masques, sur les tests.
Mensonges pour couvrir leur politique criminelle, responsable
du désastre dans les hôpitaux, où il a manqué de
tout ; de l’hécatombe meurtrière dans les Ehpad.
Propagande digne d’un État totalitaire et mensonges pour
imposer l’état d’urgence, ses mesures d’exception, son arbitraire,
sa répression et ses ordonnances contre les droits des
travailleurs.
Mensonges pour imposer des protocoles prétendus « sanitaires
», qui disloquent l’école publique, qu’ils ont toujours
cherché à détruire, qui reviennent à trier les élèves, à priver
des centaines de milliers de familles du droit à l’instruction.
Ils ont utilisé et utilisent l’épidémie, aujourd’hui ils utilisent
la « crise » pour chercher à baisser les salaires, pour justifier
et faciliter les licenciements.

Trop, c’est trop ! Assez de victimes de ce gouvernement !
JUSTICE POUR ADAMA ! PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

États-Unis : révolte et explosion de la colère

Un graffiti écrit à la hâte sur une baraque
de chantier de Minneapolis : « 2018 :
France ; 2019 : Hong Kong et Chili ; 2020 :
Minneapolis. » En inscrivant les manifestations
en cours dans la continuité des Gilets
jaunes, des manifestations d’étudiants de Hong
Kong et des manifestations de masse du Chili, ce
manifestant anonyme illustre la portée mondiale
de l’explosion sociale en cours.
Explosion qui se produit au coeur des États-Unis,
l’impérialisme le plus puissant. Ce ne sont pas les
premières émeutes que connaissent les États-Unis,
mais la situation aujourd’hui a un caractère particulier
: aucun affrontement communautaire, mais
au contraire la jonction des Noirs américains, des
Latinos, d’une large couche de la jeunesse blanche ;
il ne s’agit pas d’une explosion localisée, mais d’un
embrasement simultané de toutes les grandes villes
du pays – plus de cent cinquante !
La classe ouvrière américaine a été divisée par l’impérialisme
: en races, entre États, entre professions.
En regroupant, sur la base de la reconnaissance de
la situation particulière des Noirs américains, toutes
les composantes de la population américaine, ces
manifestations marquent un pas dans la reconstruction
de son unité.
Les images terribles de la mort de George Floyd ont
provoqué cette colère déterminée de toute la population
noire américaine et au-delà. Ce nouveau
meurtre condense la brutalité du régime américain
contre tous les travailleurs et singulièrement contre
les Noirs. C’est cette même brutalité qui a rejeté ces
dernières semaines des dizaines de millions d’Américains
dans le chômage, dans la misère et dans la
maladie. Les Noirs sont les plus touchés, à chaque
fois, car ils sont les plus précarisés ; mais c’est une
attaque frontale contre tous les travailleurs et la
population laborieuse. Il y a une conscience de cela
chez les manifestants.
La crise de l’appareil d’État américain est révélée au
grand jour par ces manifestations. On voit des policiers
et des gardes nationaux (les militaires réservistes
appelés à la rescousse par les gouverneurs de plus
de vingt États) se joindre aux manifestants. Ces
scènes de fraternisation expriment la crise qui déchire
les institutions américaines. Face au développement
des manifestations, Donald Trump menace les gouverneurs
des États de déployer l’armée pour mater
le mouvement qu’ils n’arrivent pas à contenir.
C’est tout le système politique américain qui est en
cause, des républicains aux démocrates, qui ont
tous perpétué l’oppression des Noirs aux États-Unis.
La mort de George Floyd est un déclencheur de cette
révolte des Noirs, des Latinos, d’une large couche
de la jeunesse blanche qui, ensemble, veulent enfin
respirer (cf notre légende) et mettent en cause la
politique des sommets des États-Unis.
Et il ne s’agit pas seulement d’une question américaine.
Elle a une portée mondiale.

Justice pour Adama Traoré

Mardi 2 juin, des rassemblements étaient appelés pour exiger la vérité, la justice pour
Adama Traoré, ce jeune mort il y a quatre ans, à la suite de son interpellation par la police.

Le gouvernement et le préfet de police de Paris avaient interdit la manifestation.
Bravant l’interdiction et l’état d’urgence, des dizaines de milliers de jeunes se sont massés devant
le TGI de Paris. Les pancartes, les slogans, font écho aux États-Unis, où l’assassinat de George Floyd
a fait exploser la colère, la révolte de la population noire, latino ainsi que d’une large couche de la
jeunesse blanche. Un soulèvement qui se dresse contre le régime, le système politique américain,
sa brutalité contre tous les travailleurs et particulièrement contre les Noirs.
Des dizaines de milliers à Paris, des milliers à Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Montpellier, qui descendent
dans la rue pour dire : Assez !
Assez de la répression d’État dont le gouvernement Macron a ouvert grand les vannes, en multipliant
les lois liberticides, les mesures d’exception, en décrétant l’état d’urgence. À Marseille, les
manifestants ont scandé « Justice pour Adama » et « Zineb, on ne t’oublie pas » (évoquant cette vieille
dame tuée par un tir de grenade lacrymogène au tout début des Gilets jaunes).
Assez du racisme, des contrôles au faciès, des humiliations, des discriminations et des violences
d’État qui sont le lot quotidien de centaines de milliers et qui n’ont fait que s’amplifier pendant le
confinement. Chacun a en tête ce qui s’est passé il y a quelques semaines à l’Île-Saint-Denis (93) ou
à Villeneuve-la-Garenne (92).

Le POI est aux côtés des dizaines de milliers qui manifestent pour exiger la vérité,
la justice pour Adama, pour que cesse la répression d’État !
Il appuie et soutient toutes les initiatives sur ce terrain et appelle ses adhérents à y participer.

lundi 11 mai 2020

Une véritable rentrée scolaire ? Non, un mensonge et une imposture !


Après les mensonges en rafales sur les masques, sur les tests, sur les chiffres, après les contradictions, les volte-face gouvernementales en série, le tout couvert par une propagande effrénée... maintenant, les conditions de la réouverture des écoles imposées par le gouvernement.
Une scandaleuse imposture !
Un parent d’élève dont Informations ouvrières a publié le témoignage, explique la situation dans l’école de son fils de 8 ans.
« Les élèves seront entre 10 et 15 par classe, pas nécessairement avec leur maîtresse. Par manque de personnel, la commune ne pourra désinfecter l’école que le mercredi
et le samedi. Les enfants qui iront à l’école seront accueillis deux jours par semaine : le lundi et le mardi ou le jeudi et le vendredi, une semaine sur deux ou plus selon les effectifs. Les enseignants, qui devront cumuler télétravail pour leurs élèves et accueil des enfants, prendront en charge un groupe deux fois par semaine et feront effectuer aux enfants le travail demandé par leur enseignant(e). (…) Lors des récréations aucun jeu de contact ne sera autorisé. Si vous le souhaitez, vous pouvez fournir
un cerceau, une corde à sauter ou autre jeu solitaire à votre enfant. »
C’est ce qui se passe partout. C’est du moins ce que voudrait imposer le gouvernement.
Non, ce n’est pas une rentrée scolaire. C’est du gardiennage bricolé localement au profit du patronat.
C’est la destruction du métier d’enseignant, au préjudice des conditions sanitaires qui ne sont pas garanties.
Comme le dit une enseignante sur une chaîne de télé : « Mon métier, c’est de transmettre le savoir, pas de faire de la garderie pour que les parents aillent au travail. »


Devant ce qui n’a rien à voir avec une rentrée scolaire, nombre de maires refusent d’en porter la responsabilité et le Sénat a voté un amendement les en dégageant.
Après la destruction des hôpitaux, après les millions d’emplois menacés de destruction et le sabotage de deux mois d’école du fait d’un confinement de plus en plus contesté, c’est maintenant un pas de plus de ce gouvernement pour détruire l’école et le droit à
l’instruction.
La preuve : tous les élèves ne sont pas concernés.
Le droit à l’instruction, c’est que tous les élèves puissent aller à l’école pour recevoir l’instruction qui leur est due. Foulant aux pieds les obligations qui sont celles de l’école publique, le gouvernement se décharge de ses responsabilités sur les parents et leur dit : « Décidez vous-mêmes. »
Il place les parents devant un choix impossible : ou bien placer ses enfants dans ce qui n’a plus rien à voir avec l’école, sans savoir si les conditions de santé seront garanties ; ou bien, si on le peut, les garder à la maison.
Quoi qu’on fasse, le gouvernement a donc décidé que tous les enfants seront privés d’école et d’instruction.
En multipliant prises de position, déclarations, pétitions, des milliers de parents, d’enseignants avec leurs syndicats, refusent ce chaos. Pour que les écoles puissent
rouvrir, ils exigent que les conditions de sécurité (le dépistage systématique, les masques...) soient réunies, que l’école reste l’école et qu’elle ne soit pas transformée
en garderie.

Comme les personnels hospitaliers qui refusent la destruction du service public de santé
et ses conséquences meurtrières, comme les personnels de Sécu qui refusent de fliquer les malades du Covid 19 et leurs contacts, les parents, les enseignants, les maires qui refusent l’imposture de la réouverture voulue par le gouvernement ont raison !
Ils exigent, ils se battent, ils s’organisent pour que les conditions de la reprise de l’école
soient assurées : il en va de la défense du droit à l’instruction !


Garde à vue pour une banderole

Le POI a été informé par son comité de la Haute-Garonne de l’appel commun ci-dessous
signé par de nombreuses organisations du département, parmi lesquelles le POI 31, la LDH 31,
la LFI 31, le PCF 31, le NPA 31 et des organisations syndicales et associatives :

Depuis un mois des habitants et habitantes de la Roseraie avaient affiché sur leur façade une banderole
« Macronavirus à quand la fin ? ». Le 29 janvier dernier, c’est Charlie Hebdo qui avait fait sa une
avec une caricature de Macron ayant pour légende « Macronavirus ».
Ce 21 avril, la police est arrivée chez eux pour leur ordonner de décrocher la banderole, ce qu’ils ont
fait même si aucun motif légal n’était avancé. Ils ont également demandé à ce qu’un ou une des locataires
donnent son identité, ce qu’une d’entre eux a fait. Le 22 avril, les forces de l’ordre sont revenues en
rentrant dans le jardin sans autorisation pour lui remettre une convocation pour une « audition » ce
23 avril à 11 heures. Elle s’y est rendue et a immédiatement été mise en garde à vue. Motif ? Outrage au
chef de l’État ! Elle a été interrogée en vue de donner l’identité de ses colocataires, ce qu’elle a refusé tout
comme le chef d’inculpation.
Cette habitante est sortie après 4 heures de garde à vue mais on lui a fait comprendre que cette
affaire n’était pas terminée et que ses colocataires allaient également être convoqués.
Nous dénonçons ces méthodes d’intimidation.
Nous sommes dans cette affaire confrontés à un cas grave de remise en cause de la liberté d’expression
comme du droit à critiquer le pouvoir, y compris par la caricature. Et pour faire respecter cela,
serions-nous face à la mise en place d’une police politique qui viendra jusque dans nos logements pour
nous faire retirer nos panneaux des balcons ?
Car depuis le début du confinement des milliers de personnes accrochent banderoles et pancartes à
leurs fenêtres pour dire ce qu’elles pensent de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. C’est
l’un des rares moyens que nous avons pour exprimer nos revendications, le droit de manifestation
ayant été suspendu dans le cadre du confinement.
Nous, organisations progressistes et démocratiques toulousaines, appelons à ce que ces pratiques
répressives cessent immédiatement et soient condamnées par le gouvernement ou ses représentants. Le
dossier doit être refermé sans aucune poursuite.
Le POI soutient totalement cet appel.
Il condamne l’escale répressive d’un niveau jamais atteint depuis la guerre d’Algérie. Pendant des mois, le gouvernement Macron a mutilé les Gilets jaunes, réprimé les manifestations de lycéens, d’étudiants, des personnels de santé, de pompiers… Il a fait adopter l’état d’urgence permanent, des mesures liberticides contre le droit de manifestation.
Au nom de l’urgence sanitaire, il a pris par ordonnances des mesures dérogatoires au droit commun permettant entre autres la détention provisoire de personnes incarcérées mais toujours présumées innocentes ! Et les témoignages se multiplient concernant les violences policières, notamment dans les banlieues, et l’arbitraire qui prévaut en matière de verbalisation pour non-respect du confinement.
Très récemment encore, c’est ce gouvernement qui a préféré commander des quantités astronomiques de LBD,
gaz lacrymogènes et autres munitions destinées aux forces de l’ordre quand tout le pays exige de lui les masques, les tests et tous les moyens indispensables pour surmonter la crise sanitaire.
Confronté à l’énorme colère de la population, des travailleurs, à coups de décrets, d’ordonnances liberticides, le gouvernement a pris la responsabilité d’une dérive dangereuse visant à intimider, à terroriser. Cette dérive menace les libertés, la liberté d’expression, la démocratie.
Ça suffit ! Ces pratiques doivent cesser ! Toutes les ordonnances liberticides doivent être abrogées !

dimanche 4 août 2019

Nice : le procureur reconnaît avoir menti « pour ne pas embarrasser Macron »

Retour sur les quatre derniers mois.

􀀀 20 mars : le préfet des Alpes-Maritimes
prend un arrêté interdisant les manifestations
dans le centre-ville de Nice, alors que Macron
s’apprête à y accueillir le président chinois.

􀀀23 mars : Geneviève Legay, militante d’Attac
et syndicaliste, est grièvement blessée à
la tête (trois fractures) au cours d’une charge
policière, en marge de l’acte XIX des Gilets
jaunes. Elle est hospitalisée dans le coma.
Le commissaire Rabah Souchi a dirigé les
opérations de « maintien de l’ordre ».

􀀀25 mars : Macron s’exprime sur Geneviève
Legay avec toute sa morgue : « Quand on est
fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se
rend pas dans des lieux qui sont définis
comme interdits, et on ne se met pas dans des
situations comme celle-ci. » Il ajoute que
Geneviève Legay « n’a pas été en contact avec
les forces de l’ordre ».
Dans la foulée, le procureur de Nice, Jean-
Michel Prêtre, déclare à propos des images
vidéo saisies : « On ne voit pas qui la pousse,
mais elle n’a pas été touchée par les forces de
sécurité. »
Le procureur confie une investigation sur
les causes des blessures de Geneviève Legay
à Hélène Pédoya, compagne du commissaire
Souchi !

􀀀 16 juin : Castaner signe un arrêté attribuant
la médaille de la « sécurité intérieure »
à neuf mille policiers, dont Rabah Souchi et
Hélène Pédoya, médaille « destinée à récompenser
les actions revêtant un éclat particulier».

􀀀 25 juillet : selon Le Monde, le procureur
a reconnu devant sa hiérarchie « qu’il avait
dédouané les forces de l’ordre pour ne pas
embarrasser Macron ».

Ainsi va la Ve République nauséabonde, avec
ses médailles, ses mensonges d’État, sa justice
et sa police au service des puissants.

Arbitraire et violences policières Justice pour Steve !


«Ils » ont tué Steve ! Et Castaner
vient de décorer le commissaire
qui a supervisé la charge
de police durant laquelle Steve
a disparu dans la Loire ! Depuis un mois,
dans tout le pays, la disparition du jeune
homme a soulevé une indignation croissante
contre la violence policière débridée
qui se déchaîne depuis des mois avec l’encouragement
du gouvernement, y compris
contre des jeunes.
Dans la Haute-Loire, les Gilets jaunes appellent
à manifester, ce samedi 3 août, à
15 heures, devant la préfecture du Puy. Pourquoi
fin juin, à Paris, des manifestants écolos
assis sur le pont Sully ont-ils été aspergés de
gaz lacrymogène à bout portant ?
Pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il
décoré une “promotion Gilets jaunes” : des
policiers dont certains font l’objet d’enquêtes
pour des actions controversées (…) ?
La gestion de l’ordre est le résultat de décisions
politiques.
Le degré de brutalité dans les interventions
est le choix de M. Macron, le président des
ultra-riches. »

Les adhérents du POI sont bien sûr aux côtés de tout ceux
qui exigent, dans les rassemblements, les manifestations,
LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE POUR STEVE !

samedi 20 avril 2019

Appel de la convention nationale des délégués des comités de résistance et de reconquête

POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES DE 1936 ET DE 1945 !

Nous, délégués des comités de résistance et de reconquête, Gilets jaunes, syndicalistes,
militants politiques et associatifs d’appartenances diverses, jeunes,
retraités, nous sommes réunis à Paris le 30 mars.

Hier, vendredi 29 mars, une nouvelle fois le peuple algérien s’est massivement mobilisé, la
convention lui apporte son salut fraternel et chaleureux.

Nous, délégués de la convention nationale déclarons :

– Violences d’État, lois liberticides, mesures d’exception… le gouvernement
répond à la révolte exprimée par les Gilets jaunes
depuis plus de quatre mois par une escalade répressive aussi
ignoble que dangereuse.
– En quelques mois seulement, plus de 9 000 personnes placées
en garde à vue, 2 000 condamnations par la justice. Des milliers
de blessés, des centaines de blessés graves et de mutilés, parmi
lesquels des centaines de jeunes lycéens sauvagement réprimés.
La convention apporte son soutien à tous les Gilets jaunes et
militants blessés lors des manifestations, ainsi qu’aux familles
des Gilets jaunes décédés.
– Le gouvernement vient de franchir un cran supplémentaire.
Le 23 mars, dans plusieurs villes de ce pays, les manifestations
ont été interdites. Fait sans précédent depuis 1947 : il a été décidé
de faire appel à l’armée.
– Au moment où nous nous réunissons, des manifestations sont
interdites, comme c’est le cas à Bordeaux décrétée « ville morte »,
ce 30 mars. À Strasbourg, mercredi dernier, une manifestation
de fonctionnaires, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales,
a été interdite.
– Cette escalade répressive, totalitaire, a un
contenu : faire passer coûte que coûte la transformation
du pays que Macron a voulu engager
pour répondre aux exigences du capital, faire passer
ici les mêmes politiques destructrices qui provoquent
un rejet massif dans tous les pays européens.
Pour satisfaire ces exigences, des centaines
de milliards sont offerts en cadeaux aux grands
groupes, qui, au même moment, organisent les
plans de licenciements et veulent liquider les
acquis des luttes sociales.
– Services publics, fonction publique, protection
sociale, droit à l’instruction et à la santé : tout
devrait y passer. Quant à la réforme des retraites
en préparation, son objectif est simple : en finir
totalement avec cet acquis majeur arraché par la
classe ouvrière en 1945, en instaurant un système
universel par points et en liquidant les quarante deux
régimes existants.

En face, malgré la répression systématique,
malgré les tentatives pour terroriser, la
révolte ne reflue pas. Toutes les semaines, par
dizaines et dizaines de milliers, nous manifestons,
rassemblés pour changer le système et exiger :
Macron démission !
Assez de ce gouvernement au service exclusif du
capital financier, assez de cette politique qui détruit
toutes les bases de la société, qui condamne à la
marginalisation des couches entières de la population
et qui entend liquider toutes les conquêtes
sociales et démocratiques arrachées par les travailleurs.
Assez de ces partis qui se succèdent au
pouvoir, des institutions antidémocratiques de la
Ve République chargées d’assurer la domination
du capital financier.

Les travailleurs, les retraités, les jeunes, n’en
peuvent plus, n’en veulent plus : ils veulent vivre !
Ils aspirent à un changement complet, à reconquérir
la démocratie et à redonner le pouvoir au peuple.
Dans une semaine, des centaines de délégués mandatés
par les assemblées générales de Gilets jaunes
qui se tiennent dans tout le pays vont se réunir à
Saint-Nazaire. Nous les saluons fraternellement !
Depuis des semaines, nous constatons qu’au plan
local, malgré les « réserves », les « hésitations »
des directions du mouvement ouvrier qui ne
répondent pas à la révolte qui monte dans tout
le pays, au plan local, les travailleurs, jeunes,
retraités, avec les Gilets jaunes et les syndicalistes,
défilent côte à côte.
Dans nos comités de résistance et de reconquête,
Gilets jaunes, syndicalistes, militants ouvriers de
toutes tendances, nous nous réunissons parce que
nous sommes convaincus que notre responsabilité
est de mener la bataille pour réaliser l’unité, en
commençant par la base dans les localités.
Dans les organisations syndicales, la majorité des
militants ouvriers veulent que leurs organisations
jouent leur rôle, qu’elles restent indépendantes
vis-à-vis du gouvernement et qu’elles servent à
combattre ses plans destructeurs. Ils veulent l’unité
dans l’action avec les Gilets jaunes.
Dans toute une série de secteurs, s’exprime la
volonté des salariés, des jeunes, des retraités de
prendre leurs affaires en main. C’est ce que disent
notamment les assemblées générales de professeurs
des écoles qui se tiennent en ce moment,
qui cherchent à dégager les conditions de la grève
pour gagner pour faire plier Macron.

Partant de cette résistance acharnée qui, malgré et contre les obstacles, s’exprime sur tous les terrains, en France comme dans de nombreux pays d’Europe, nous décidons de continuer à agir, d’aider à susciter, d’appuyer et de faire connaître toutes les initiatives permettant de rassembler pour faire face. 
Parce que nous sommes persuadés que c’est unis, tous ensemble, par l’action collective, les manifestations et la grève massive, que nous parviendrons à bloquer, à les faire reculer et à défaire Macron et sa politique.
Nous appelons à renforcer et élargir les comités de résistance et de reconquête, à en constituer de nouveaux, à tenir partout et à multiplier les réunions les plus larges possible pour rendre compte de notre mandat, à maintenir la liaison permanente entre nous.


Pour tout contact : cnrr2017@gmail.com
cnrr2018.sitew.fr




mercredi 17 octobre 2018

Perquisitions chez Mélenchon et au siège de La France insoumise et maintenant poursuites judiciaires

Mardi matin 16 octobre, des perquisitions ont été menées sur réquisition du
parquet de Paris aux sièges de La France insoumise, du Parti de gauche et
aux domiciles de Jean-Luc Mélenchon et de plusieurs autres responsables.
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une énorme opération de police politique ». Dans
une vidéo, il a filmé la scène de la perquisition à son domicile en déclarant : « Nous
sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l’Assemblée,
mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 7 heures du
matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du
Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement La France insoumise. »
Et il a ajouté dans cette vidéo : « Voilà le début du nouveau ministre de l’Intérieur et
du ministre de la Justice, voilà ce qu’ils sont en train de faire dans tout le pays, pour
intimider et faire peur. »
Devant le siège de La France insoumise où il avait appelé ses militants à se rassembler,
il a lancé à l’adresse de Macron et de la ministre de la Justice : « Ce que vous
êtes en train de faire est une honte », ajoutant : « C’est un coup de force contre nous,
parce que c’est destiné à nous faire peur et à m’intimider. Pour ce qui me concerne, c’est
un échec total. C’est eux qui vont avoir peur du retour de bâton. » À ses côtés, le député
Alexis Corbière a dénoncé « une agression politique intolérable » en disant : « S’il y a
des comptes de campagne qui doivent être observés, ce sont ceux de Macron. »

Le Parti ouvrier indépendant était représenté à ce rassemblement en solidarité.
Le POI réaffirme qu’il ne saurait accepter de telles méthodes et s’indigne des poursuites
judiciaires contre Jean-Luc Mélenchon et les militants de La France Insoumise
annoncées le 17 octobre 2018.

POI PARTI OUVRIER
I N D É P E N DA N T
Pour le socialisme, la République et la démocratie
Membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples
87, rue du Faubourg-Saint-
Denis,75010 Paris
Tél : 01 48 01 88 20
Mercredi 17 octobre 2018
E-mail :poi@fr.oleane.com
www.partiouvrierindependant-poi.fr

POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES DE 1936 ET 1945


10 NOVEMBRE 2018 – PARIS
DE 11 H À 16 H 30

GRAND RASSEMBLEMENT
à l’appel du Comité national
de résistance
et de reconquête (CNRR)

Le 23 juin, 250 délégués
des comités de résistance
et de reconquête,
militants politiques, élus,
syndicalistes
d’origines diverses,
ont décidé d’organiser
un grand rassemblement
à Paris le 10 novembre 2018,
de 11 heures à 16 heures 30,
pour la défense
des acquis de 1936 et 1945.
POUR LA DÉFENSE DES CONQUÊTES
DE 1936 ET 1945

Espace Charenton, 327, rue de Charenton, 75012 Paris.
l Métro ligne 8, station : Porte de Charenton l Tram T3, station : Porte de Charenton
l Bus, ligne 87, arrêt : Charenton jardinier

Pour tout contact :
cnrr2017@gmail.com
cnrr2018.sitew.fr

Depuis cet été, Macron et son gouvernement sont
secoués par les affaires, affaiblis par les démissions
successives. C’est ce gouvernement en crise, en
chute libre, qui prétend « maintenir le cap » : au
compte du capital financier, tous les droits collectifs
devraient être liquidés. Édouard Philippe vient ainsi de présenter
son « programme de travail » contre les aides
sociales, l’assurance chômage, le système de santé, le statut
de la Fonction publique... et pour couronner le tout, contre
tous les régimes de retraites.
Cette politique n’épargne rien. Les retraités viennent de voir
leurs pensions gelées. 200 000 jeunes, qui ont pourtant obtenu
le baccalauréat, ont été privés par les réformes de Macron de
leur droit à s’inscrire à l’université dans la formation de leur
choix. Les communes sont étranglées.
Face à cette situation, les forces pour résister existent. L’écrasante
majorité des militants ouvriers entend ne rien lâcher.
Le rejet est massif chez les travailleurs, dans la jeunesse.
Dans les comités de résistance et de reconquête, chez des
milliers de militants ouvriers, syndicalistes, militants politiques,
élus, des discussions intenses ont lieu. À la lumière de ce qui
s’est passé sur les ordonnances de la loi travail, sur la réforme
ferroviaire contre laquelle les cheminots se sont dressés, ils
s’interrogent, ils réfléchissent aux moyens à mettre en oeuvre
pour résister, pour bloquer l’offensive.
Des questions urgentes
sont posées, qui sont à discuter :
Macron a décidé de s’en prendre aux retraites. Ce
qu’il veut faire c’est bien plus que poursuivre les contreréformes
des Balladur, Juppé, Fillon, Ayrault qui l’ont
précédé. Il veut en finir une fois pour toutes. Avec son
projet de régime universel par points, les 43 régimes
de retraites existants disparaîtraient. Fillon (qui s’y
connaît) a tout résumé : « avec la retraite par points,
vous pouvez baisser le niveau, le montant des points,
donc des pensions, tous les ans ». Face à la volonté de
Macron de tout liquider, faut-il faire des « propositions
» ? Peut-on penser sérieusement que des propositions,
aussi justes soient-elles, puissent être satisfaites
sans qu’au préalable les contre-réformes de Macron
ne soient bloquées ? En particulier, est-ce qu’on peut
faire barrage au projet sur les retraites sans dire clairement
: non au régime universel par points, maintien
de tous les régimes existants ?

Dans un comité, un militant : « Depuis la démission
de Hulot, les appels pour sauver la planète se
multiplient. L’environnement, c’est un problème
majeur : les multinationales sont en train de tout saccager,
et on ne peut pas laisser faire. Mais il y a des
choses qui posent question. Récemment, un appel a
été lancé pour un “investissement vert” qui serait “isolé
du déficit budgétaire”. Donc, si je comprends bien, il
faudrait appliquer aux autres secteurs les plans de
réduction des déficits qui sont en train de dévaster la
santé, l’école et tous les services publics ? Est-ce que
cela ne revient pas à couvrir tout simplement Macron
et sa politique ? »

Dans un autre comité : « Le sort réservé aux
“migrants”, aux réfugiés, c’est une honte, une barbarie
sans nom. Et vous avez vu Macron, Merkel et compagnie
? Ils versent des larmes de crocodile. Ils brandissent
le danger des “nationalismes”, des
“populismes”. J’ai vraiment le sentiment qu’ils cherchent
à manipuler. Ils sont tous engagés dans les
guerres, dans les plans d’ajustement qui ravagent des
pays entiers et qui contraignent des centaines milliers
à prendre la route de l’exode. Et quand il faut qu’ils
s’entendent avec Orban ou Salvini pour taper sur les
migrants, là, ils n’ont aucun problème ».

Un autre : « En plus, avec les élections européennes
qui approchent, ils se posent en remparts des
“valeurs européennes”. Ces élections seront-elles marquées
par une abstention massive comme c’est généralement
le cas ? Est-ce qu’il en sera autrement ? A
cette étape, je n’en sais rien. Mais l’Union européenne,
je sais ce que c’est : c’est l’Europe du capital. Pour servir
et renflouer les marchés financiers qui sont les
vrais patrons, les gouvernements et l’Union européenne
ont imposé des traitements de choc qui ont
ravagé la Grèce, l’Espagne, le Portugal... Aujourd’hui,
tous sont en crise, massivement rejetés. Un rejet qui
n’a cessé de s’amplifier depuis le vote « Non » de 2005,
que tous les gouvernements successifs ont bafoué. Et
en même temps, je vois la situation en France, en
Europe : le rejet, la crise politique, ne suffisent pas à
les arrêter. Et je me dis que les travailleurs, la jeunesse
ont besoin de disposer d’une force pour ouvrir une
solution conforme à leurs intérêts. »
Sur toutes ces questions, et sur bien d’autres, la discussion
est nécessaire. Personne ne détient la « solution
miracle » aux problèmes posés par la situation. C’est
la libre discussion qui permet d’avancer. C’est le rôle
des comités de résistance et de reconquête.

Macron et le capital financier dont il est l’exécutant voudraient tirer un trait définitif
sur les conquêtes ouvrières de 1936, de 1945, sur les acquis de la démocratie.
Ils veulent tout reprendre ! Nous voulons tout garder !
En nous rassemblant massivement, syndicalistes, militants politiques, élus, travailleurs,
jeunes de toutes tendances, le 10 novembre à Paris, à l’Espace Charenton,
pour la défense des acquis de 1936 et de 1945, il s’agit de contribuer à regrouper la
large force dont les travailleurs ont besoin pour aider à organiser la résistance.

Je participe au rassemblement le 10 novembre à Paris appelé par le CNRR
NOM ……………………………………………… Prénom………………………………………………
Tel. …………………………………… email…………………………………………………………………………………
Soutien financier au rassemblement ……………………


Adresse aux maires, aux adjoints, aux conseillers municipaux

Cher(e) collègue,
La situation de nos communes, que nous connaissons tous, que le congrès des maires
de France a de nouveau éclairée, appelle une réaction collective des élus à la hauteur de
l’enjeu. Ce sont nos communes qui vont cesser d’exister. Avec elles, c’est un pilier de la
République, creuset de la démocratie, qui va disparaître.
Il n’y a aucune exagération dans cette affirmation. La preuve :
— Après avoir baissé de manière brutale et massive les dotations depuis 2014 afin de
contribuer au redressement des finances publiques, le gouvernement supprime maintenant
la taxe d’habitation, une des dernières sources de financement local des communes.
Les budgets de nos communes vont dépendre très majoritairement du financement de
l’État. De fait, la libre administration des communes n’est plus.
— Toujours au nom de la contribution au redressement des finances publiques, 13 milliards
d’euros seront versés à l’État par 319 grosses collectivités (régions, départements,
métropoles-agglomérations, grosses intercommunalités et grosses communes) sur leur
budget de fonctionnement.
— Ces collectivités devront s’engager par contrat à ne pas augmenter leurs dépenses
de fonctionnement de plus de 1,2 % afin de dégager de quoi payer ces 13 milliards. Ce qui
signifiera nécessairement baisser la masse salariale des agents !
— Les regroupements forcés de communes auxquels ont donné lieu la mise en place
des grandes intercommunalités, comme la création de grandes communes nouvelles dans
plusieurs départements, indiquent clairement la volonté gouvernementale de favoriser
les grands centres urbains ou ruraux.
— Une modification de la Constitution est envisagée pour autoriser de manière permanente
certaines dérogations aux normes. Le président envisage même que « l’augmentation
du point (d’indice), décidée pour les fonctions publiques hospitalière et d’État, ne soit pas automatiquement
applicable à toute la fonction publique territoriale » (extraits du discours du
président de la République au congrès des maires le 23 novembre) ! Si cela devait se produire,
c’est tout le tissu de nos services publics, adossés à la fonction publique territoriale, qui serait
menacé de délitement.
Ce n’est pas à une nouvelle, à une énième réforme que nous sommes confrontés, c’est
à la dislocation du cadre même de la République qui, jusqu’à présent, devait garantir à
tous les citoyens les mêmes droits sur tout le territoire et qui assurait à toutes les communes
la liberté de s’administrer dans le respect du mandat confié aux élus par la population.
Dans ce contexte, la commune deviendrait un simple rouage subsidiaire de l’État, un
organe de transmission des décisions gouvernementales et nos services publics s’étioleraient
ou disparaîtraient.
Nous, signataires de cet appel, maires, adjoints et conseillers municipaux de tout le
pays, nous adressons solennellement à nos collègues. Le moment est venu de nous rassembler,
par-delà les diversités d’opinions ou d’engagements, pour défendre la commune,
institution socle de la République.
Décembre 2017


Premiers signataires:

Daniel Jeannin, maire de Montenois (Doubs) ; Bruno
Lafon, maire de Biganos (Gironde), président de la
communauté de communes du bassin d’Arcachon-
Nord ; Didier Fouché, maire de Soulitré (Sarthe) ; Bruno
Guillaud-Bataille,maire de Charavines (Isère) ; Laurent
Cadou,maire de Carbay (Maine-et-Loire) ; Hugues
Vaulerin,maire de Saint-Jean-de-la-Croix (Maine-et-
Loire) ; Georges Cèbe,maire de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault) ; Philippe Dubourg, maire de
Carcarès-Sainte-Croix (Landes) ; Jean-Paul Labeyrie,
maire de Laruscade (Gironde) ; Frédéric Mortier,maire
de Longué-Jumelles (Maine-et-Loire) ; Anthony Chanaud,
maire de Fa (Aude) ; Guy Cassoly, maire de Los
Masos (Pyrénées-Orientales) ; Pierre Polard,maire de
Capestang (Hérault) ; Jean-Claude Rodriguez,maire
de Brissac (Hérault) ; Brigitte Gabirol, maire de Saint-
Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne) ; Gérard Martin,
maire de Varennes (Dordogne) ; Jacques Ranoux, maire
de Montrem (Dordogne); Patrick Gueysset, maire de
Grignols (Dordogne) ; Jean-Michel Sébastien, maire
de Saint-Jean-d’Ataux (Dordogne) ; Dominique Mazière,
maire de Douzillac (Dordogne) ; Daniel Champigny,
maire de Néons-sur-Creuse (Indre) ; Robert Azaïs,
maire de Saint-Julien (Hérault) ; Daniel Barbe,maire
de Blasimon (Gironde) ; Jean-Pierre Pastre,maire de
Féline-Minervois (Hérault) ; Dominique Hervo,maire
de Tournon-Saint Martin (Indre) ; Roger Pizot,maire
de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) ; Jean
Christophe Eichenlaub,maire du Montcel (Savoie) ;
Azzédine Taïbi,maire de Stains (Seine-Saint-Denis) ;
Jean-François Trossero,maire des Côtes-de-Corps
(Isère) ; Jean-Louis Chezeaux,maire de Saint-Aigny
(Indre) ; Martial Drui,maire de Sauzelles (Indre) ; Marie-
Pierre Barani, maire de Châbons (Isère) ; Roger
Deranque,maire de Cucuron (Vaucluse) ; Fernand
Perez, maire de Cadenet (Vaucluse) ; Christian Mounier,
maire de Cheval-Blanc (Vaucluse), vice-président du
conseil départemental du Vaucluse ; Gérard Clément,
maire de Greez-sur-Roc (Sarthe) ; Roger Meï,maire de
Gardanne (Bouches-du-Rhône) ; Fernand Perez,maire
de Cadenet (Vaucluse) ; Claude Garnier,maire de Brée
(Mayenne) ; Jean-Claude Potié, maire d’Izeron (Isère) ;
Christine Araneo, maire de Saint-Martin-d’Estréaux
(Loire) ; Jean-Marc Blot,maire de Vibraye (Sarthe) ;
Roland Caillaud, maire de Pouligny-Saint-Pierre
(Indre) ; Bernard Barre,maire de Lingé ; Joel Deloche,
maire de Rosnay (Indre) ; Philippe Garnier,maire de
Meys (Rhône) ; Francine Marty,maire de Roquebrun
(Hérault) ; Grégory Courtas, maire de Pussay
(Essonne) ; Marie-Christine Lemonnier,maire de
Belin-Béliet (Gironde) ; Robert Villetorte, maire de
Geloux (Landes) ;Olivier Martin, conseiller municipal
de Gagnières, président de la communauté de communes
Cèze Cévennes (Gard) ; Monique Hutter-Huck,
4e adjointe au maire de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille
(Gard) ; Laurent Reverdy, 2e adjoint au maire du Pasquier
(Jura) ; Hubert Dupont, 1er adjoint au maire du
May-sur-Èvre (Maine-et-Loire) ; Claude Maillet-Wicart,
adjointe au maire de Simiane-La Rotonde (Alpes-de-
Haute-Provence) ; Christian Baqué, adjoint au maire
de Mombrier (Gironde) ; Joëlle Arnal, adjointe au
maire de La Seyne-sur-Mer (Var) ; Catherine Salvetti,
adjointe au maire de Chaleins (Ain) ; Laurent Girard,
adjoint au maire délégué de Chemillé-Melay (commune
de Chemillé-en-Anjou, Maine-et-Loire) ; Xavier Charles,
adjoint de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne)
; Josette Bloem, adjointe de Saint-Barthélemyde-
Bellegarde (Dordogne) ; Marie-Claude Courty,
adjointe de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne)
; Sandrine Peyrouny, adjointe de Saint-Léonsur-
l’Isle (Dordogne) ; Philippe Tonneaut, adjoint de
Fougueyrolles (Dordogne) ;Claude Ageron, conseiller
municipal de Saint-Didier-de-Bizonnes (Isère) ; Michael
Anders, conseiller municipal de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault), conseiller communautaire de la communauté
de communes « Du Minervois au Caroux en
Languedoc » ; Thierry Gicquel, conseiller municipal
de Treillères (Loire-Atlantique) ; Maurice Vial, conseiller
municipal de Rochetoirin (Isère) ; Daniel Crusberg,
conseiller municipal de Lacourt-Saint-Pierre (Tarn-et-
Garonne) ; Michel Renault, conseiller municipal de
Baugé-en-Anjou (Maine-et-Loire) ; Daniel Dalla-Barba,
conseiller municipal de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-
Garonne) ; Patrice Laporte, conseiller municipal de
Chalo-Saint-Mars (Essonne) ; Alain Pagano, conseiller
municipal d’Angers (Maine-et-Loire), responsable
adjoint de la commission écologie au conseil municipal
d’Angers ; Denis Mauget, conseiller municipal de Saint-
Loubès (Gironde) ; Pascal Gremez, conseiller municipal
de Pussay (Essonne) ; Henri Garcès, conseiller municipal
de Malves-en-Minervois (Aude) ; Gérard Quéval,
conseiller municipal de Saint-Léon-sur-l’Isle (Dordogne)
; Henry Gleyze, conseiller municipal de Lavans-
Vuillafans (Doubs) ; Koen Goovaerts, conseiller
municipal de Saint-Pons-de-Thomières (Hérault) ;
Richard Boyé, maire adjoint de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault) ; Catherine Vivancos,maire adjointe
de Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), conseillère
communautaire « Du Minervois au Caroux en Languedoc
» ; Laurent Pellissier, conseiller municipal de Saint-
Pons-de-Thomières (Hérault) ; Claude Vivancos,
conseiller municipal de Saint-Pons-de-Thomières
(Hérault) ; Céline Piot, conseillère municipale de Montde-
Marsan (Landes) ; Max Chambon, conseiller municipal
de Vorey (Haute-Loire) ; David Chevallier,
conseiller municipal de Varennes-sur-Loire (Maineet-
Loire) ; Catherine Leloup-Cottin, conseillère municipale
de Chemillé-Melay, commune déléguée de
Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire) ; Jean-Claude
Sancereau, conseiller municipal de Chalonnes-sur-
Loire (Maine-et-Loire) ; Cécile Berger, conseillère municipale
de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-Garonne) ;
Francine Desme, conseillère municipale de Brissac-
Loire-Aubance, commune déléguée de Saint-Rémyla-
Varenne (Maine-et-Loire) ; Sébastien Monnier,
conseiller municipal de Lézigné (Maine-et-Loire) ;
renault.mairie.clefs@gmail.com
Agnès Faugier, conseillère municipale de Saint-Romain-
Lachalm et conseillère communautaire (Haute-Loire) ;
Sylviane Stome, conseillère municipale de Gujan-
Mestras (Gironde) ; Jérémy Dupouy, conseiller municipal
de Gujan-Mestras (Gironde) ; Marie-Pierre
Rebufie, conseillère municipale de Saint-Loubès
(Gironde) ; Jean-Luc Feite, conseiller municipal de
Saint-Loubès (Gironde) ; Jean Maccoco, conseiller
municipal de Saint-Loubès (Gironde) ; Catherine
Brusq, conseillère municipale de Bédarieux (Hérault) ;
Colette Subirats, 1re adjointe au maire de Loupian
(Hérault) ; Dominique Thomas, conseillère de Coulounieix-
Chamiers (Dordogne) ; Isabelle Rouffineau,
conseillère de Coulounieix-Chamiers (Dordogne) ;
Dominique Attingré, conseillère de Coulounieix-
Chamiers (Dordogne) ; Martine Grellety, conseillère
de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde, (Dordogne) ;
Isabelle Brasseim, conseillère de Saint-Barthélemyde-
Bellegarde (Dordogne) ; Fabrice Verbote, conseiller
de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne) ;
Marc Besse, conseiller de Saint-Barthélemy-de-Bellegarde
(Dordogne) ; Patrice Lathière, conseiller de
Saint-Barthélemy-de-Bellegarde (Dordogne) ; Philippe
Reynier, conseiller de Saint-Barthélemy-de-
Bellegarde (Dordogne) ; Jacques Renard, conseiller
de Cherveix-Cubas (Dordogne) ; Bernard Clément,
conseiller de Saint-Capraise-de-Lalinde (Dordogne) ;
Jean-Luc Sanchez, conseiller de Grignols (Dordogne) ;
Henri Rochas, conseiller de La Flachère (Isère) ;
Marie Lescoute, conseillère municipale de Sore
(Landes) ; Régis Nedelec, conseiller municipal de
Vauréal (Val-d’Oise); Hervé Techer, conseiller municipal
de Vauréal (Val-d’Oise) ; Sylvie Gisbert, adjointe
au maire de Capestang (Hérault) ; Annie Ducla,
adjointe au maire de Capestang (Hérault) ; Janine
Bouit-Mesnier, conseillère municipale de Mombrier
(Gironde) ; François Neuvy, adjoint au maire de
Néons-sur-Creuse (Indre) ; Roger Serrado, conseiller
municipal de Cruzy (Hérault) ; Jacques Peronnet,
conseiller municipal de Tournon-Saint-Martin (Indre) ;
Christian Bou, conseiller municipal de Rocheforten-
Yvelines (Yvelines) ; Sylvie Guinand, conseillère
municipale de Saint-Égrève (Isère) ; Serge Allié,maire
adjoint de Loupian (Hérault) ; Alain Lumeau, conseiller
municipal de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-
Garonne) ; Bruno Cailleteau, conseiller municipal
des Sorinières (Loire-Atlantique) ; Jean-Yves Rigaud,
adjoint au maire de Ville-sur-Jarnioux (Rhône) ; Rose-
Anne Lhermet, conseillère municipale de Montreuil
(Seine-Saint-Denis) ; Franck Boissier, conseiller
municipal de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ; Michel
Floret, conseiller municipal de Beaumont-en-Diois
(Drôme) ; Fernand Lecoat, 1er adjoint au maire de
Champcueil (Essonne) ; Rossana Morain, maire
adjointe de Nanterre (Hauts-de-Seine) ; Francis Cortez,
adjoint au maire de Coulounieix-Chamiers (Dordogne)
; Louis Gillier, adjoint au maire de
Néons-sur-Creuse (Indre) ; Patrick Capot, adjoint
au maire de Coulounieix-Chamiers (Dordogne) ;
Maryse Polastro, adjointe au maire de Saint-Paullez-
Durance (Bouches-du-Rhône) ; André Gomez,
adjoint au maire de Saint-Paul-lez-Durance (Bouchesdu-
Rhône) ; Doris Gauthier, conseillère municipale
de Portets (Gironde) ; Jean-Louis Valente, conseiller
municipal de Rive-de-Gier (Loire) ; Dominique Gabasio,
adjointe au maire de Varambon (Ain) ; Michel
Bordenave, 1er adjoint au maire de Roquebrun
(Hérault) ; Gérard Lissonnet, adjoint au maire de
Saint-Aigny (Indre) ; Michel Tiennault, adjoint au
maire de Saint-Aigny (Indre) ; Richard Williams,
adjoint au maire de Rosnay (Indre); Raymond Jullien,
conseiller municipal de Saint-Aigny (Indre) ; Léon
Ricordel, conseiller municipal de Saint-Aigny (Indre) ;
Martine Dumiot, conseillère municipale de Saint-
Aigny (Indre) ; Jean Vidy, conseiller municipal de
Saint-Aigny (Indre) ; Jean-Gabriel Lainey, conseiller
municipal de Morigny-Champigny (Essonne) ;
Daniel Hautem, conseiller municipal de Chalo-
Saint-Mars (Essonne) ; Catherine Taurelle, conseillère
municipale d’Auneau-Bleury-Saint-Symphorien
(Eure-et-Loire) ; Lise Redoute, conseillère municipale
de Ronchaux (Doubs) ; Anne-Marie Martin,
conseillère municipale de Draveil (Essonne) ; Dominique
Martinez, conseillère municipale d’Aigrefeuille-
d’Aunis (Charente-Maritime) ; Pierre Vividila,
conseiller municipal de Champagne-sur-Seine (Seineet-
Marne) ; Jacqueline Doineau, conseillère municipale
de Baugé-en-Anjou (Maine-et-Loire) ; Fabrice
Fisson, conseiller municipal de Baugé-en-Anjou
(Maine-et-Loire).


Je m’associe à cette adresse
Nom, prénom :..................................................................................................................................................................
Précisez : maire/adjoint/conseiller : ..............................................................................................................................
Commune, département : ..............................................................................................................................................
Adresse e-mail : ..........................................................................................................................................................
Téléphone : ....................................................................................................................................................................
Signature à retourner à : Michel Renault, conseiller municipal de Baugé-en-Anjou 49150